Archives de 14 octobre 2015

Hémicycle du Sénat, mardi après-midi. L’heure est aux explications de vote sur le projet de loi sur le droit des étrangers, durci par la droite. Le sénateur de jean-louis-masson-senateur-ump-anonymat-blog.1275275257Moselle Jean-Louis Masson prend la parole. S’il siège parmi les non-inscrits, il n’en est pas moins proche de l’extrême droite dans ses propos. Sa prise de parole a scandalisé les sénateurs, surtout de gauche, mais aussi à droite. Jean-Louis Masson s’est lancé dans un amalgame entre les populations immigrées de confession musulmane – tout en restant dans l’allusion – et les terroristes. Il a affirmé que « l’immigration d’aujourd’hui, ce sont les terroristes de demain ».

« On a l’impression qu’on ne peut pas avoir, dans notre société ou cette assemblée, un avis sur l’immigration qui soit divergeant de ce que pensent les soi-disant bien-pensants. Je le dis très clairement : je suis hostile à l’immigration pour des raisons conjoncturelles et structurelles » a-t-il commencé devant un hémicycle quasi-plein pour cause de vote solennel sur l’ensemble du texte. « Actuellement, une veuve d’agriculteur touche beaucoup moins que ce que touche un immigré qui n’a jamais travaillé pour la France » lance-t-il, sous les applaudissements des deux sénateurs FN, David Rachline et Stéphane Ravier. Il siège d’ailleurs à leur côté dans l’hémicycle, en tant que non-inscrit.

Jean-Louis Masson continue sa diatribe anti-immigrés : « Par le passé, nous avons eu d’énormes vagues d’immigration : des Polonais, des Italiens, des Portugais. Et c’était des gens qui ne posaient pas de problèmes… Et il faut le dire. Et c’était également le cas de gens venus du Sud-Est asiatique. Et très souvent, leurs enfants étaient les premiers de la classe. Actuellement, avec des gens qui viennent d’autres endroits, ce ne sont ni les premiers de la classe… Mais oui, mais oui » lance-t-il sous la bronca des sénateurs. Stéphane Ravier, lui, semble ne pas en croire ses oreilles et ne boude pas son plaisir. Hilare, il claque des mains en regardant en l’air.

« Par passé l’immigration conduisait à l’assimilation. Aujourd’hui elle conduit au communautarisme. Il y a des quartiers où on ne va plus. Et ce sont les mêmes gens qui sont dans ces quartiers » poursuit Jean-Louis Masson. « Il n’est pas pensable qu’on ait aujourd’hui des piscines où on sépare les hommes et les femmes, qu’on fasse des menus communautaristes dans les cantines scolaires ». Il conclut : « Tout à l’heure, on nous a dit que l’immigration avait conduit à des gens qui étaient de très bons Français, des Français remarquables. C’est vrai : Necker, Madame Curie, etc. C‘étaient des Français remarquables. Simplement, j’aurais aimé que la liste continue. Mohamed Merah, Amedy Coulibaly, ce sont les terroristes aujourd’hui ! L’immigration d’aujourd’hui, ce sont les terroristes de demain ! » Huées des sénateurs, à l’exception des deux représentants du FN, qui applaudissent (…)

Source : http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/l-immigration-d-aujourd-hui-terroristes-demain-tolle-senat-propos-senateur-masson-1082

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le 14 octobre 2015( 0 )

cpCL8QE« Que se passe-t-il en Europe? » se demande l’évêque catholique. « Cette invasion d’immigrants … sont-ils entièrement digne de confiance? Où cela va-t-il mener l’Espagne dans quelques années? »

Il a également soulevé la question de savoir si les réfugiés venaient en Espagne « parce qu’ils étaient persécutés », arguant que « beaucoup ne le sont pas ».

Il a appelé à la « clarté » et de voir « qui est derrière tout cela ».

« Nous devons être lucides et ne pas laisser entrer tout le monde, car aujourd’hui, ça peut être quelqu’un qui se comporte bien, mais qui en fait est un cheval de Troie pour les sociétés européennes et particulièrement pour l’Espagne. »

Source : http://www.thelocal.es/20151014/spanish-cardinal-questions-if-trojan-horse-refugees-are-trustworthy traduction via fdesouche.com

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Publié le 14 octobre 2015 par

Ce mercredi 14 octobre, les policiers ont manifesté Place Vendôme devant le ministère de la Justice. La préfecture de Paris a dit qu’elle trouvait le lieu « inapproprié » et, en un sens, elle n’a pas tort, puisque les policiers sont sous les ordres du ministre de l’Intérieur. Seulement, ils savent que le falot ministre de l’Intérieur, prolixe en beaux discours mais radin en actes efficaces, n’est pas pour grand-chose dans leurs malheurs. Ils ont voulu manifester contre celle qu’ils estiment être la cause et la responsable de leurs difficultés, de leur surcharge de travail qui devient intolérable, de la quasi impossibilité où elle les met d’exercer leur fonction, de la mort de ceux d’entre eux qui se suicident (47 en 2014), des blessures de ceux qui gisent sur des lits d’hôpitaux et garderont toute leur vie les marques de la nocivité qui double son incompétence : madame la ministre de la Justice.

Elle-même vient de se faire durement épingler par un rapport d’inspection interministérielle des inspections générales des finances, des services judiciaires et des affaires sociales, pour l’emploi dans son ministère de 40 500 personnes non déclarées, sans bulletin de salaire ni cotisations sociales, que l’on peut donc appeler « travailleurs au noir », mais comme elle y verra aussitôt une allusion raciste à sa grassouillette et courte personne (1,49 m), préférons le mot « esclaves ». La situation sera régularisée en 2016, affirme la chancellerie, et le ministère des Finances évalue le coût de cette régularisation à 500 millions, beaucoup plus en réalité puisque cela ne prend en compte que les charges sociales non payées jusqu’ici par le ministère de la Justice et pas le coût de l’embauche de 40 500 fonctionnaires supplémentaires.

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Mais ce n’est pas cela que lui reprochent les policiers, ce qu’ils lui demandent c’est de faire son travail de ministre de la Justice. Or, elle le fait puisque son travail consiste à gérer les moyens de la justice : personnel, parc immobilier et matériels ; préparer les textes de lois et règlements proposés par le gouvernement et les élus qui entrent dans son domaine de compétence ; prendre en charge les populations que lui confie l’autorité judiciaire, c’est-à-dire les délinquants – mineurs et majeurs – ; mettre en œuvre les décisions politiques concernant la justice ; aider et protéger les victimes. (1)

Le problème est qu’elle le fait mal : elle gère le personnel selon des critères trop ouvertement politiques ; elle ne se contente pas de « préparer les textes de lois et règlements proposés par le gouvernement et les élus » mais enterre au fond d’un tiroir ceux qui lui déplaisent et impose les siens, très marqués idéologiquement, en lieu et place ; elle estime que son travail est de relâcher les populations de délinquants qui lui sont confiées ; qu’elle a le droit de discuter la mise en œuvre des décisions politiques concernant la justice ; quant à aider et protéger les victimes, le « mur des cons » dont elle a toléré l’existence dans le local dédié au syndicat de la magistrature qu’elle héberge au sein du ministère en dit long sur ce qu’elle en pense.

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Françoise Martres, présidente du Syndicat de la magistrature devant le « mur des cons »

Dans une délicieuse litote, Céline Parisot, secrétaire nationale de l’Union Syndicale des Magistrats, a déclaré : « Aujourd’hui, la justice française n’est plus optimale, et nous n’avons pas les moyens techniques de l’améliorer ». Or, qui a la charge de gérer les moyens de la Justice ? « Le choix des contentieux doit être revu… On juge tout et n’importe quoi, notamment via la comparution immédiate. C’est une procédure qui mobilise trois magistrats, parfois pour un simple vol de canette de bière », ajoute une autre source judiciaire.

La Justice est devenue excessivement lente et laxiste. La lenteur lui est imposée par les procédures parfois ubuesques en vigueur et par un manque flagrant de moyens. Or qui a la capacité, si elle voulait bien se mettre au travail, de réformer les procédures pour que les tribunaux et les juges gagnent en efficacité et en vitesse ?

Le laxisme est imposé aux juges par les lois qu’ils ont la charge d’appliquer et dont les responsables sont ceux qui les votent, mais aussi les juges du Syndicat de la Magistrature pour qui la Justice est avant tout un acte politique, comme l’a fort bien démontré une jeune JAP (Juge d’Application des Peines) invitée récemment à C dans l’air expliquant qu’il fallait libérer le plus vite possible les prisonniers, même les plus dangereux, pour faciliter leur réinsertion (!). Les policiers présents avaient beau démontrer qu’un multirécidiviste – violeur ou braqueur – ne cherche que très rarement à se réinsérer dans la société mais à recommencer, la pécore ne démordait pas de sa position.
Il y a aussi les instructions que reçoivent directement des procureurs et les juges, pratiquement toujours par téléphone ou internet c’est-à-dire sans laisser de trace écrite et que nient les politiques qui les donnent, via le ministère : certaines plaintes qui concernent des ennemis politiques sont instruites dans l’heure qui suit, d’autres, celles qui mettraient en cause des amis politiques, trainent pendant des années.
Et puis il y a le rôle excessivement néfaste de ces associations grassement subventionnées pour harceler les ennemis politiques du pouvoir socialiste de plaintes sans cesse renouvelées.

Le résultat de cette politique de gribouille sectaire, c’est l’exaspération fort compréhensible des services de police.

Jusqu’en 1999, on dénombrait souvent plus d’une vingtaine de policiers tués par an. Mais après le passage de Jean-Jacques Queyranne à l’Intérieur, le nombre des victimes du devoir a baissé sensiblement pour se stabiliser entre 5 et 10 victimes par an. Cela peut s’expliquer par la modernisation et la dotation de moyens de protection et de défense individuels, gilets pare-balles, nouveaux bâtons de police, tasers, à une amélioration du parc automobile, et à une continuité des formations aux techniques professionnelles d’intervention et de défense.
Cela montre qu’un bon ministre de l’Intérieur peut améliorer les choses.

L’exaspération actuelle vient de ce que les morts depuis 2013 sont souvent dus à une mauvaise gestion des effectifs et des missions : travail administratif devenu démentiel, personnalités surprotégées, interdiction d’intervenir « pour ne pas stigmatiser » qui vous savez, mise en examen de policiers en état de légitime défense (2), réglementation empêchant une réactivité qui pourrait être salvatrice dans la défense personnelle des policiers, inculpations pour un mot de travers ou un comportement jugé raciste par une association quelconque (3), lois laxistes, etc.

Tout est fait pour que les policiers aient le sentiment justifié que leur mission de base « assurer la sécurité publique et protéger les citoyens en arrêtant ceux qui peuvent leur nuire » ne peut plus être remplie correctement parce que sous l’impulsion de la ministre de la Justice, la priorité aujourd’hui c’est de favoriser l’impunité des petits délinquants et le confort des grands « pour favoriser leur réinsertion », avec pour résultat une explosion incontestable de la violence criminelle.

« Christiane Taubira est allée au-delà de tout ce dont rêvaient les avocats pénalistes : suppression des peines plancher, instauration de la contrainte pénale, de la libération sous contrainte, et surtout la culture de l’excuse érigée au rang de principe du droit pénal. Criminels et délinquants ne s’y sont pas trompés : tant qu’elle restera au ministère, les priorités seront ailleurs » (François Teutsch, Boulevard Voltaire)

Les permissions de sortie et les aménagements de peines ne datent pas de Taubira. Celle-ci n’a fait qu’amplifier de manière totalement déraisonnable et irresponsable un système à manier avec prudence et circonspection. Cela correspond sans doute à son caractère impulsif, contestataire et pas vraiment républicain, d’une personne qui déclarait il n’y a pas si longtemps qu’elle préfèrerait – plutôt que de vivre en France -, « vivre au Brésil ou en Afrique du Sud » (où pourtant la chasse à courre aux Noirs non-bantous est devenue un sport national).

Espérons que les policiers en colère obtiendront quelque chose, mais c’est peu probable et certainement pas la tête de Taubira. C’est dommage, ils auraient rendu un grand service à la France. Cette manifestation, quel que soit son résultat, aura au moins servi à quelque chose : les Français savent que les policiers les ont rejoint dans leur exaspération contre la bande d’incompétents qui se trouve à la tête de l’État.

Aux dernières nouvelles, le premier ministre est intervenu avec Taubira à sa droite et Cazevide à sa gauche « pour rendre un hommage appuyé au travail des policiers« , faire quelques vagues promesses d’évolution législative (mais rien sur les moyens), et leur dire que François Hollande les recevra la semaine prochaine.

Autrement dit, pour le moment, c’est résultat zéro. Si les policiers l’ont compris, la prochaine fois ils iront peut-être plus nombreux (ils étaient officiellement 7 500) et plus agressifs place Vendôme, entourés de milliers de Parisiens ?

L’Imprécateur

1 : source Wikipédia

2 : sur ce point précis de la légitime défense, cf le § 31 du « PROJET DE GOUVERNEMENT » : « les forces de l’ordre opérationnelles bénéficieront de la présomption de légitime défense ». En cette période pré-insurrectionnelle, ce point à lui seul serait susceptible de rassurer les forces de l’ordre sur la volonté réelle du gouvernement de les soutenir et de les protéger dans leurs missions.

3 : les policiers ne sont pas responsables du fait, reconnu à l’émission de C dans l’air à laquelle a participé la JAP du Syndicat de la Magistrature, par le directeur d’une prison de la région parisienne, que « plus de 60 % des délinquants actuellement détenus sont de religion musulmane« .

source: http://www.minurne.org/?p=4283

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Des migrants à la frontière avec l'Allemagne

© Sputnik

18:46 14.10.2015(mis à jour 18:47 14.10.2015)
La formule concernant la croissance des flux migratoires en Allemagne que la chancelière Merkel ne cesse de répéter « Nous allons venir à bout de cela » provoque de vives critiques.

Selon une enquête réalisée par l’institut de sondage YouGov parmi 1198 Allemands du 9 au 13 octobre 2015, deux habitants sur trois n’ont pas confiance dans les paroles de la chancelière, estimant que le nombre de réfugiés dans le pays est trop élevé.

« Nous allons venir à bout de cela », a répété Angela Merkel lors d’une conférence de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) dans la ville allemande de Stade (Basse-Saxe, nord du pays).

Toutefois, cette déclaration a rapidement été soumise à de nombreuses critiques, surtout de la part de membres de son propre parti.

D’après le sondage, un tiers de la population (32%) partage la position de Mme Merkel, contre 64% qui ne sont pas de cet avis.
Il est à noter qu’il y a seulement un mois l’écart n’était pas aussi grand, 43% étaient d’accord avec la chancelière contre 51% qui ne partageaient pas son opinion.

De même, les avis des électeurs des trois partis, CDU, Die Linke et le Parti social-démocrate (SPD), sont étonnement unanimes. Dans chacun des trois groupes, plus de la moitié des sondés estiment que Mme Merkel a tort (CDU — 61%, Die Linke — 59%, SPD — 62%).

Quant au parti Alliance 90/Verts, les réponses sont opposées. Un nombre identique de personnes interrogées se sont exprimées pour (49%) et contre (51%) les propos de la chancelière allemande.

Par ailleurs, plusieurs autres déclarations de Mme Merkel n’ont reçu le soutien que de la part des sympathisants du parti Alliance 90/Verts. Il s’agit de l’émission « Anne Will » sur la chaîne de télévision ARD, lors de laquelle elle avait déclaré, « l’accueil des migrants ne cessera pas », car cela « est impossible dans les conditions de l’ouverture des frontières en Europe ».

Si 60% des Verts sont d’accord avec cette opinion, seulement 41% des sympathisants de la CDU ont un tel avis.

Dans les deux cas, ceux qui estiment que le nombre de migrants dans le pays est trop important sont les plus mécontents. De même, de tels avis apparaissent de plus en plus dans la population allemande. Si pendant les derniers mois, il y en avait 40 à 50% (46%, selon les données antérieures), actuellement il y aurait 56% des sondés qui partagent cet avis.

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09:27 13.10.2015(mis à jour 11:01 13.10.2015)

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié son dernier bilan démographique sur les « populations française, étrangère et immigrée en France depuis 2006 ».

Il est à noter que par le terme « immigré » les auteurs de l’étude désignent « une personne née de nationalité étrangère à l’étranger et résidant en France », alors que par « étranger » ils qualifient « une personne qui réside en France et ne possède pas la nationalité française ». L’étude est basée sur des données concernant l’immigration régulière, tandis que l’immigration irrégulière reste dans la zone grise de l’analyse.

Selon le rapport, au 1er janvier 2014, la France comptait « 65,8 millions d’habitants hors Mayotte: 11,6 % d’entre eux sont nés à l’étranger, 8,9 % sont immigrés et 6,4 % de nationalité étrangère ». Entre 2006 et 2013, « l’ensemble de la population résidant en France a augmenté de 2,6 millions de personnes, celle de nationalité française de 2,1 millions. Les immigrés, qui ne sont pas tous de nationalité étrangère, comptent 700.000 personnes en plus ».

Les chercheurs soulignent que cette évolution est « essentiellement liée aux flux migratoires: 1,6 million d’immigrés sont arrivés en France, 500.000 en sont repartis et 400.000 sont décédés en France ». Au final, « la part de la population immigrée dans la population totale est passée de 8,1%, début 2006, à 8,9% début 2014 ». L’an dernier, au 1er janvier, leur nombre atteignait 5.868.000, indiquent les auteurs de l’étude.Dans le même temps, en 2013, 63.000 naissances, soit 7,8% des naissances en France, « concernaient des enfants dont les deux parents étaient étrangers », d’après les chercheurs.

« Parmi les immigrés, 3,6 millions sont de nationalité étrangère et 2,3 millions, soit 39 % des immigrés, ont acquis la nationalité française », rapporte l’Insee. Cependant, l’acquisition de la nationalité française ne signifie pas forcément le renoncement à sa nationalité d’origine.

« Ainsi, en 2008, parmi les immigrés âgés de 18 à 50 ans devenus français, on estime qu’un sur deux a gardé sa nationalité d’origine et a donc une double nationalité », lit-on dans le rapport.

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Shaker Aamer, le dernier détenu britannique de Guantanamo, doit être relâché dans les prochaines semaines. © Twitter
Shaker Aamer, le dernier détenu britannique de Guantanamo, doit être relâché dans les prochaines semaines.

Shaker Aamer a parlé publiquement pour la première fois depuis le début de sa détention, il y a 14 ans. L’homme met en lumière des détails inédits sur les conditions de sa détention et sur l’origine de la guerre en Irak.

«Il y des gens qui refusent que je voie de nouveau le soleil. Qu’ils aient signé les papiers [de ma libération] ne veut rien dire, tout peut arriver avant que je sorte. Si je meurs, ça sera la pleine responsabilité des Américains». Ainsi s’exprime Shaker Aamer, le dernier détenu britannique de la tristement célèbre prison de Guantanamo. Alors que l’homme s’apprête à retrouver la liberté après 14 années de détention, il a livré à nos confrères du Daily Mail un témoignage troublant, révélant des faits qui font trembler en haut lieu. Le quotidien britannique a aussi mis la main sur un rapport de 24 000 mots que le prisonnier a fourni à la police de Londres et dans lequel il décrit les actes de torture qui lui ont été infligés.Afficher l'image d'origine

L’homme, qui espère retrouver sa liberté dans les prochaines semaines, a raconté au tabloïd qu’il était, aujourd’hui encore, l’objet de traitements dégradants et de maltraitances physiques. Il a expliqué avoir entamé une grève de la faim après avoir été forcé de donner des échantillons de son sang. Plus compromettant encore, notamment pour son pays d’origine, Shaker Aamer affirme avoir été témoin d’actes de torture ayant poussé un détenu à faire de faux aveux. Des aveux arrachés par la force, qui auraient été à l’origine de l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis en 2003. Si ces propos étaient avérés, ils pourraient avoir de graves conséquences pour l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, dont l’engagement à voir la Grande-Bretagne participer à la guerre en Irak est déjà sujet à de nombreux questionnements.

Torturé par les Américains et les Anglais

«J’ai été abusé par les militaires américains depuis le premier jour», a expliqué Shaker Aamer à la police londonienne, racontant qu’il avait été kidnappé en Afghanistan où il était en mission humanitaire, avant d’être vendu à l’armée américaine. Ce Britannique s’attendait à être rapidement relâché mais, considéré par l’armée comme un cadre d’Al-Qaïda, soupçonné d’appartenir au cercle d’Oussama Ben Laden, avant d’être relégué au rang de «recrue, trésorier et responsable, doté d’un passé de combattant djihadiste». Même si l’intéressé a toujours nié ces accusations, il n’est jamais passé devant un juge et n’a jamais bénéficié d’un procès pour se défendre.

L’homme raconte encore avoir été détenu dans un hangar, durant le rude hiver afghan. Il affirme en outre que des membres des services secrets britanniques étaient présents lors des interrogatoires où les militaires américains ont frappé sa tête contre un mur à plusieurs reprises. Il dit enfin avoir été interrogé par des espions anglais, notamment sur la vie qu’il menait à Londres, où il avait épousé une britannique et travaillait comme traducteur.

Le 14 février 2002 – le jour de la naissance de son quatrième enfant – Shaker Aamer a été mis tout nu, contraint de revêtir la tenue orange des prisonniers de Guantanamo. Il aurait dû être relâché une première fois en 2007, puis une nouvelle fois en 2009. C’est finalement le 25 septembre 2015 que l’annonce de sa remise en liberté a été prononcée par les Etats-Unis.

Pour son avocat, Maître Stafford Smith : «personne n’a autant souffert à Guantanamo que Shaker Aamer, parce qu’il s’est battu pour ses droits et celui des autres prisonniers – et qu’il a été constamment puni pour cela». «Le gouvernement [du Premier ministre britannique David] Cameron aime clamer que chacun doit prendre ses responsabilités pour ses actions. La Grande-Bretagne devra certainement accepter sa propre responsabilité dans cette affaire», ajoute l’homme de loi.Afficher l'image d'origine

En savoir plus : Prisonnier français de Guantanamo: privation de sommeil et humiliation – sa vie en camp de détention

En savoir plus : L’ex-commandant de Guantanamo traduit devant la justice française

source: https://francais.rt.com/international/7765-revelations-effarantes-guantanamo

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16:27 14.10.2015(mis à jour 16:31 14.10.2015)

La signature éventuelle d’un contrat entre Riyad d’un côté et Thales et Airbus de l’autre pourrait rapporter « plusieurs milliards », estime Matignon.

Les deux constructeurs de satellites français lanceront des négociations sur la fourniture de quatre satellites (deux d’observation et deux de télécoms) à Riyad.

Il s’agit d’un des contrats négociés lors de la visite de la délégation française en Arabie saoudite.

Le montant total du contrat éventuel s’élèvera à « plusieurs milliards », estime Matignon. Pour le moment, personne ne peut donner le chiffre exact. Pourtant, il semblerait que Thales et Airbus pourraient gagner entre 2,5 et 3 milliards d’euros si les parties prenantes concluent le contrat en question dont la signature est prévue pour 2016.

Pour le moment, les deux géants, qui ont réussi à se mettre d’accord sur le partage du programme, restent des négociateurs exclusifs de l’Arabie saoudite dans le cadre d’un programme concernant deux satellites d’observation et deux satellites de télécoms militaires sous le pilotage du gouvernement français. Selon l’accord atteint auparavant entre les deux groupes, Airbus se chargera du programme d’observation et Thales se concentrera sur les télécoms militaires.Lors de sa visite en Arabie saoudite, la délégation française a décroché des contrats d’un montant total de dix milliards d’euros.

Paris et Ryad ont conclu des contrats concernant un grand nombre de secteurs, dont l’énergie, les infrastructures, la santé, l’agroalimentaire, l’aéronautique, les télécommunications et l’armement.

Pour le moment, les contrats ne sont pas encore finalisés, pourtant la délégation française semble satisfaite des résultats déjà obtenus et des perspectives économiques s’ouvrant devant la France et l’Arabie saoudite.L’Arabie saoudite est considérée comme la première économie du monde arabe. Il est pourtant à noter que l’application étendue de la peine de mort dans le pays suscite l’inquiétude de nombreuses organisations, qui reprochent au gouvernement français de fermer les yeux sur ces dérives en matière de droits de l’homme.

Le gouvernement saoudien est notamment critiqué pour le non-respect des droits des femmes et des minorités.

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20:06 14.10.2015(mis à jour 20:21 14.10.2015)

L’afflux massif d’investisseurs chinois en France encourage les uns et effraie les autres. Qu’est-ce qui aura finalement le dernier mot? Le profit momentané ou l’orgueil national?

Ces dix dernières années, les rapports économiques et commerciaux franco-chinois ont un fort impact sur l’économie française, mais les investissements étrangers ne deviendront nocifs pour la France que lorsqu’il s’agit des secteurs stratégiques, a déclaré à Sputnik Charles-Henri Gallois, responsable national de l’UPR pour les questions économiques.

« L’investissement étranger n’est pas si nocif en soi, cela commence à le devenir quand il s’agit des secteurs stratégiques. On peut penser à des secteurs de l’énergie. Par exemple, Alstom qui a été racheté récemment par General Electric. C’est un secteur stratégique et c’est dangereux de laisser ce secteur à des puissances étrangères. Quand il s’agit de l’énergie, quand il s’agit de l’armement ou du patrimoine et on va finalement de la sûreté même de l’Etat, cela commence à devenir problématique », a indiqué M.Gallois.

En France, les investissements chinois se sont dirigés en 2014 vers l’industrie et les infrastructures aéroportuaires et hôtelières. Ils restent en valeurs absolues moins importants que les investissements français en Chine mais le rééquilibrage a commencé, avec un décollage de l’investissement chinois vers l’Europe: +200% en 2015, selon des experts.

L’Empire du Milieu ne cesse, en effet, de racheter des entreprises françaises, allant des aéroports (comme celui de Toulouse-Blagnac, décidée en décembre 2014 et réalisée en avril 2015) jusqu’aux clubs de football (en juillet dernier, Sochaux-Montbéliard est devenu le premier club européen à passer totalement sous contrôle chinois).

« Le gros problème c’est qu’effectivement il y a des cas médiatisés. Je pense notamment à Fram qui est en passe d’être acheté, je pense également à l’aéroport de Toulouse dont les Chinois ont pris des parts plus que significatives. Si vous voulez, c’est plus le secteur qui va faire +scandale+, puisqu’effectivement les aéroports c’est une partie de notre infrastructure, c’est notre dimension stratégique pour la France et là forcément cela devient problématique », a ajouté M.Gallois.

Même PSA Peugeot Citroën n’est plus une entreprise familiale: avec l’arrivée de l’Etat français et du groupe chinois Dongfeng au capital, la famille fondatrice a perdu le contrôle qu’elle exerçait depuis plus de 200 ans.

Parmi les contrats chinois les plus connus on trouve le rachat, en 2003, par le chinois TCL, fabricant de matériel électronique, de la branche téléviseurs de Thomson, ce qui l’a porté au rang de premier fabricant de téléviseurs au monde.

Croissance des investissements chinois en Europe
Croissance des investissements chinois en Europe

Selon M.Gallois, l’UPR dénonce depuis longtemps les traités européens qui empêchent à l’Etat français « d’interdire des rachats, par exemple d’entreprises françaises du patrimoine ou autres sans exception » sous le prétexte que cela entrave le mouvement des capitaux au sein de l’UE et vis-à-vis des pays tiers, et notamment de la Chine.Au final, pourrait-on voir les joyaux du patrimoine français passer sous pavillon rouge? Fait fâcheux: aujourd’hui, un château sur deux (ou presque), en Bourgogne notamment, est vendu aux Chinois. Une centaine de châteaux de Bordeaux sont sous contrôle chinois. Ce qui n’est pas étonnant, étant donné que l’Empire céleste est la première destination des vins de Bordeaux en volume et que les investissements chinois y progressent ces dernières années d’une manière exponentielle. Ainsi, l’homme d’affaires chinois Jinshan Zhang a acheté en 2012 le château du Grand Mouëys à Capian à l’est de Cadillac, dans l’Entre-deux-Mers. Et ce, avec l’ambition d’en faire un grand vin mais aussi un hôtel de luxe avec salles de séminaire pour le tourisme d’affaire chinois, plus un restaurant avec cuisine française et chinoise…

« Ils investissent beaucoup dans tout ce qui est agroalimentaire, ou même le domaine du vin, par exemple. Les Chinois ont racheté de nombreux châteaux. Mais après il y a également le tourisme (…). Ils investissent beaucoup en Bourgogne, ils investissent massivement dans le vin bordelais (…). Je pense que médiatiquement on en parle plus, même si l’affaire Alstom a fait beaucoup de vagues, comme ce sont des secteurs qui touchent à l’image de la France (…). Il y a vraiment ce côté symbolique qui fait que ça touche plus les Français quand on achète le château Gevrey-Chambertin qu’une entreprise entitaire de l’économie que peuvent acheter d’autres investisseurs », estime le responsable de l’UPR.

L’énergique Manuel Valls s’applique à attirer les investisseurs chinois en France. « La France est un pays qui vous attend », a déclaré le Premier ministre lors de sa visite en Chine en janvier 2015. Les Français, eux, ne semblent pas unanimes face à l’arrivée massive des Chinois.

Selon M.Gallois, les investissements chinois dans l’agroalimentaire et les secteurs marchands sont plutôt une bonne chose pour la France. L’arrivée de nouveaux investisseurs permet la création ou la sauvegarde d’emplois, ce qui n’est pas sans importance en temps de crise.

Qui plus est, la part des investisseurs chinois sur le marché français est largement inférieure à celle des Américains. « Si on prend les investissements en France, on dit que la Chine c’est important, mais les Etats-Unis c’est plus de 20%. On parle beaucoup de la Chine, mais finalement c’est plus les Etats-Unis qui rachètent la France et l’économie française que les Chinois à l’heure actuelle », a-t-il rappelé.

Pour Pékin, la zone euro est un champ d’action attrayant car, en phase de sortie de crise, elle offre un rendement sur investissement plus rapide.

Les investissements directs de la Chine à l’étranger ont bondi de 20,8% à 63,5 milliards de dollars durant les sept premiers mois de 2015, a récemment indiqué un responsable du ministère chinois du Commerce. 2,4 milliards d’euros sont destinés à l’Europe centrale et de l’Est… et ce n’est qu’une partie de l’enveloppe accordée par Pékin aux pays d’Europe.La Chine est devenue, dès 2012, le troisième plus grand investisseur du monde, après les Etats-Unis et le Japon. Et son développement est jugé prometteur, ce qui présente des défis considérables pour les hommes politiques comme pour les entreprises.

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Cet homme représente la seule issue qui ne soit pas dramatique, il faut le libérer. Et que des pourparlers s’engagent….(Danielle Bleitrach)

marwan

Marwan Barghouthi, leader palestinien emprisonné, député, Président du groupe d’amitié avec la France au Conseil Législatif Palestinien, Membre du Comité Central du Fatah, souvent appelé « le Mandela palestinien »

C’est avec plaisir que je partage aujourd’hui avec vous cette tribune de Marwan Barghouti paru dans le journal britannique Guardian. Patrick le Hyarec

Marwan Barghouthi: Aucun peuple sur terre n’accepterait de coexister avec l’oppression. Par nature, les êtres humains aspirent à la liberté, luttent pour la liberté, se sacrifient pour la liberté. Et la liberté du peuple palestinien n’a que trop tardé.

L’escalade n’a pas débuté avec la mort de deux colons israéliens. Elle a débuté il y a longtemps, et s’est poursuivie durant des années. Chaque jour, des palestiniens sont tués, blessés, arrêtés. Chaque jour, le colonialisme avance, le siège contre notre peuple à Gaza se poursuit, l’oppression et l’humiliation persistent. Alors que certains veulent que nous soyons accablés par les conséquences potentielles d’une nouvelle spirale de la violence, je continue à plaider, comme je l’ai fait en 2002[1], pour que l’on s’attaque aux causes de cette violence : le déni de liberté pour les Palestiniens.

Certains ont suggéré que la raison pour laquelle nous ne sommes pas parvenus à conclure un accord de paix est le manque de volonté de feu Président Yasser Arafat ou du manque de capacité du Président Mahmoud Abbas, alors que tous les deux étaient prêts et capables de signer un tel accord. Le véritable problème est qu’Israël a choisi l’occupation au dépend de la paix et a usé des négociations comme d’un écran de fumée pour faire avancer son projet colonial. Tous les gouvernements au monde connaissent pertinemment cette vérité élémentaire et pourtant nombre d’entre eux prétendent que le retour aux recettes éculées nous permettra d’atteindre la liberté et la paix. La folie c’est de répéter sans arrêt la même chose et d’espérer un résultat différent. Il ne peut y avoir de négociations sans un engagement israélien clair de se retirer complètement du territoire qu’Israël a occupé en 1967, y compris en ce qui concerne Jérusalem, une fin de l’ensemble des politiques coloniales, la reconnaissance des droits inaliénables du peuple palestinien, y compris le droit à l’auto-détermination et au retour, et la libération de tous les prisonniers palestiniens. Nous ne pouvons coexister avec l’occupation israélienne, et nous ne capitulerons pas devant elle.

On nous a demandé d’être patients, et nous l’avons été, donnant une chance après l’autre pour la conclusion d’un accord de paix, y compris depuis 2005 et jusqu’à aujourd’hui. Il est peut être utile de rappeler au monde que notre dépossession, exil et transfert forcés, et l’oppression que nous subissons ont duré près de 70 ans et nous sommes le seul point toujours à l’agenda des Nations Unies depuis sa création. On nous a dit qu’en ayant recours aux moyens pacifiques et aux cadres diplomatiques et politiques, nous engrangerions le soutien de la communauté internationale pour mettre fin à l’occupation. Et pourtant, comme en 1999 à la fin de la période intérimaire, la communauté internationale n’a pas réussi à adopter une seule mesure significative, y compris mettre en place un cadre internationale assurant la mise en œuvre du droit international et des résolutions onusiennes, et adopter des mesures pour mettre fin à l’impunité, y compris à travers le boycott, les désinvestissements et les sanctions, en s’inspirant des outils qui ont permis de débarrasser le monde du régime d’apartheid.

En l’absence d’intervention internationale pour mettre fin à l’occupation, et en l’absence d’actions sérieuses des gouvernements pour mettre fin à l’impunité d’Israël, et en l’absence de toute perspective de protection internationale accordée au peuple palestinien sous occupation, et alors même que la colonisation et ses manifestations diverses, y compris les attaques violentes des colons israéliens, s’intensifient, que nous demande-t-on de faire? Laissez faire et attendre qu’une autre famille palestinienne se fasse brûler, qu’un autre jeune palestinien se fasse tuer, qu’une nouvelle colonie soit construite, qu’une autre maison palestinienne soit détruite, qu’un autre enfant palestinien soit arrêté, qu’une nouvelle attaque de colons ait lieu, qu’une autre agression contre notre peuple à Gaza soit lancée? Le monde entier sait pertinemment que Jérusalem est la flamme qui peut inspirer la paix ou déclencher la guerre. Alors pourquoi demeure-t-il impassible alors que les attaques israéliennes contre le peuple palestinien dans la ville et les lieux saints musulmans et chrétiens, notamment Al-Haram Al-Sharif, continuent sans relâche? Les actions et les crimes israéliens ne détruisent pas seulement la solution à deux Etats sur les frontières de 1967 et violent le droit international. Ils menacent de transformer un conflit politique qui peut être résolu en un conflit religieux éternel qui ne fera que déstabiliser plus avant une région qui fait déjà l’expérience de bouleversements sans précédents.

Aucun peuple sur terre n’accepterait de coexister avec l’oppression. Par nature, les êtres humains aspirent à la liberté, luttent pour la liberté, se sacrifient pour la liberté. Et la liberté du peuple palestinien n’a que trop tardé. Pendant la première Intifada, le gouvernement israélien a lancé une politique « briser leurs os pour briser leur volonté », mais une génération après l’autre, le peuple palestinien a démontré que sa volonté ne peut être brisée et ne doit pas être testée.

Cette nouvelle génération palestinienne n’a pas attendu les pourparlers de réconciliation pour incarner une unité nationale que les partis politiques ont échouée à réaliser, dépassant les divisions politiques et la fragmentation géographique. Elle n’a pas attendu d’instructions pour mettre en œuvre son droit, et même son devoir, de résister à cette occupation. Elle le fait sans armes, alors même qu’elle est confrontée à une des plus importantes puissances militaires au monde. Et pourtant, nous demeurons convaincus que la liberté et la dignité l’emporteront, et que nous triompherons. Et que le drapeau palestinien que nous avons levé avec fierté à l’ONU flottera au-dessus des murailles de la vieille ville de Jérusalem, pas pour un jour, mais pour toujours.

J’ai rejoint la lutte palestinienne pour l’indépendance il y a 40 ans, et fut emprisonné pour la première fois à l’âge de 15 ans. Cela ne m’a pas empêché de plaider pour une paix fondée sur le droit international et les résolutions de l’ONU. Mais j’ai vu Israël détruire méthodiquement cette perspective année après année. J’ai passé 20 ans de ma vie dans les geôles israéliennes, y compris les 13 dernières années, et ces années n’ont fait que renforcer ma foi en cette vérité inaltérable: le dernier jour de l’occupation sera le premier jour de paix. Ceux qui veulent réaliser cette dernière doivent agir, et agir maintenant, pour précipiter la première.

Marwan Barghouthi

prison de Hadarim

cellule n°28

[1] Dans une tribune parue dans le Washington Post en Janvier 2002, après une tentative d’assassinat, et quelques mois avant son enlèvement

SOURCE: https://histoireetsociete.wordpress.com/2015/10/14/tribune-de-marwan-barghouthi-dans-le-guardian/

Un portrait de Marwan Barghouti. REUTERS/Baz Ratner

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Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

imagesL’un de mes amis, un ancien collègue, conseiller à la présidence de la République à la même époque que moi, m’a adressé le message suivant à la suite du billet d’hier:

« Maxime, mon avis est qu’il faut désormais obtenir la prise d’un texte tout simple par nos élus, pour sortir de la logique égotique et mortifère que tu décris : la fixation de la date des élections législatives avant celle des élections présidentielles. Cela vaudrait réforme constitutionnelle, sans en avoir la lourdeur, et assainirait la situation en mettant en avant un projet plutôt qu’un homme. »

Voilà une idée lumineuse. Nous voyons bien ce qui se passe en ce moment. Une lutte à mort entre une dizaine de  géants politico-médiatiques envoutés par l’obsession élyséenne, une course au trône devant laquelle tout doit s’effacer: l’intérêt national, les programmes,  l’avenir du pays. Cette République narcissique n’a aucun équivalent dans le monde, pas même aux Etats-Unis où l’omni-présence présidentielle est…

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