Archives de 24 septembre 2015

Des réfugiés affluent massivement en Croatie, le 17 septembre 2015
Migrants: l’Europe divisée sur la manière de régler la crise

© REUTERS/ Antonio Bronic

International

22:00 23.09.2015(mis à jour 07:47 24.09.2015) 4

Réunis en sommet extraordinaire à Bruxelles, les dirigeants des pays membres de l’Union européenne peinent à trouver une solution à la crise migratoire.

Alors que la Belgique n’exclut pas la mise en œuvre de mesures militaires pour stabiliser la situation dans les pays du sud de la Méditerranée, le Royaume-Uni plaide, quant à lui, pour le renvoi des migrants n’ayant pas de motifs plausibles pour demander l’asile politique dans l’Union européenne.

Toutes les mesures — y compris militaires — doivent être mises en œuvre pour stabiliser la situation dans les pays d’où viennent les migrants, a indiqué le premier ministre belge Charles Michel à son arrivée au sommet extraordinaire sur les réfugiés.Son homologue britannique David Cameron estime pour sa part que l’Europe doit déployer plus d’efforts pour inciter ces derniers à retourner dans leurs pays d’origine.

Rencontrant mardi soir le président français François Hollande, le chef du gouvernement britannique a par la même occasion souligné la nécessité d’aider les réfugiés qui viennent des pays ravagés par la guerre et qui, de ce fait, ont des raisons légitimes et réelles de demander l’asile politique, rapporte mercredi le quotidien Independent.

Un porte-parole du gouvernement britannique a fait savoir à l’issue de cet entretien que les deux dirigeants s’étaient mis d’accord sur la nécessité de trouver une solution au conflit en Syrie.

« Le règlement de la situation dans ce pays constitue une importante partie de la solution à la crise migratoire en Europe », a indiqué le porte-parole, ajoutant qu’il était essentiel « d’insuffler de la dynamique dans le processus politique en Syrie ».

Les deux dirigeants se sont déclarés prêts à œuvrer dans le cadre de la coalition internationale pour combattre le groupe djihadiste Etat islamique et éradiquer le terrorisme au Proche-Orient.

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Logo de TotalAffaire Total: la justice US comme outil de guerre économique

© AFP 2015. MARTIN BUREAU

International

22:08 23.09.2015(mis à jour 07:44 24.09.2015) 

La polémique autour des récents scandales liés aux accusations de certains acteurs du marché du gaz européens ne cesse d’enfler.

Philippe Béchade, chroniqueur économique pour BFM-TV et président des Econoclastes, a estimé que la justice américaine met « la pression sur des entreprises étrangères qui concurrencent parfois sérieusement les entreprises américaines », mercredi lors d’une interview exclusive accordée à Sputnik.

« La justice américaine peut mettre la pression sur des BNP Paribas, sur des BP, sur des Total, on comprend très bien le message et cela doit rendre les européens plus dociles dans les négociations, dans la mesure où de toute façon les européens n’ont à leur disposition aucun moyen de riposte », a-t-il ajouté.

Selon lui, « l’Europe est beaucoup plus vulnérable aujourd’hui qu’elle a l’euro qu’elle ne l’était du temps où chaque pays avait sa propre devise », expliquant qu' »il y avait des souverainetés nationales qui étaient défendues parfois de manières assez agressives et efficaces ».Le groupe pétrolier français Total a été accusé par l’autorité américaine de régulation de l’énergie, la Federal Energy Regulatory Commission (FERC), d’avoir manipulé le marché du gaz dans le sud-ouest américain, de juin 2009 à juin 2012. Cependant, le groupe considère les accusations de la FERC infondées et se dit « convaincu que (sa filiale, ndlr) TGPNA ou ses employés (n’ont, ndlr) commis aucune des allégations de la FERC », a rapporté le Wall Street Journal.

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