Archives de 22 septembre 2015

Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

DSC01204Je devrais parler de tout un tas de choses, mais ma nausée politique ne cesse de s’amplifier. Que dire des quotas adoptés par Bruxelles, cette vieille obsession allemande, pour se partager 120 000 migrants/réfugiés? Entre mépris des hommes, femmes et enfants qu’on se répartit comme des petit pois , l’utopie folle d’organiser un vaste transfert forcé de population sur le territoire de l’Europe, le message clair du renoncement à maîtriser les flux migratoires et à agir en amont pour combattre les passeurs et les bourreaux, la trahison de l’idéal européen en pensant qu’on va forcer la main des pays récalcitrants par la menace et par la violence morale. Me voilà submergé par la bêtise, la crétinerie,  le cynisme qui se dissimule derrière le voile de la bonne conscience hypocrite. Donc je n’en parlerai pas. L’actualité française me dépite tout autant. Je trouve à vomir les manœuvres en cours, préparatoires aux « primaires » de la droite et…

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Dans l’actualité du 22 septembre 2015
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Laurent Fabius. Archive photoSyrie: Fabius prône à nouveau un gouvernement d’union nationale

© REUTERS/ Evan Vucci

07:43 22.09.2015(mis à jour 08:15 22.09.2015)

La solution à la crise syrienne passe par un « gouvernement d’union nationale » incluant des éléments du régime et de l’opposition, a réitéré le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, sans toutefois exiger le départ du président Bachar al-Assad comme préalable, dans un entretien à plusieurs journaux européens mardi.

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  • FRANCE 24Il y a 1 heure

    La présence militaire russe en Syrie s’est accrue lundi avec le déploiement de 28 avions de …

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media

Syrie: le message diplomatique de Moscou aux Occidentaux

RFIIl y a 3 heures

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Vladimir Poutine, président russe, et Hassan Rohani, président iranien

Syrie: la coopération russo-iranienne empêche Washington de renverser Assad

Sputnik FranceIl y a 10 heures

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La réflexion de Maxime TANDONNET

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Syrie, angélisme et politique des réalités

L’une des clés de la sortie de crise au Moyen-Orient et de la victoire contre l’Etat islamique Daesh se joue en Syrie. Les dirigeants occidentaux font une fixation sur Bachar El-Assad et excluent, contrairement à la Russie, de le soutenir temporairement pour vaincre le chaos génocidaire qui se répand. Ils semblent préférer les massacres en cours, les tueries massives de femmes et d’enfants, les égorgements de villageois, les supplices infligés aux prisonniers, les destructions du patrimoine de l’humanité commise par l’Etat islamique en pleine expansion, les vagues de millions de réfugiés, à un les-djihadistes-ont-pris-le-qg-des-forces-kurde-kobaneéventuel et temporaire appui stratégique au dictateur syrien, pourtant de toute évidence le dernier rempart avant la chute de Damas. Ce dernier est en effet accusé du  massacre d’au moins 200 000 personnes. Le raisonnement actuel des dirigeants occidentaux ressemble à s’y méprendre à celui d’une partie de la bourgeoisie européenne en 1936-1940 qui refusait de choisir entre Staline et Hitler, considérés  comme deux monstres de niveau équivalent. Or, pour des raisons de réalisme, de rapport de force, de nécessité de la guerre, les démocraties, Roosevelt, Churchill, de Gaulle, se sont alliées avec Staline pour vaincre l’Allemagne nazie. Les crimes de Staline? Lancée le 27 septembre 1929, la « dékoulakisation » des campagnes russes, sous la forme de déportations massives en Sibérie et d’exécutions sommaires fait 18 millions de morts. Au milieu des années 1930, la famine en Ukraine, organisée par Staline, provoque 4,5 à 7 millions de morts. Les purges de la fin des années 1930, dans l’armée et les administrations entraînent 700 000 morts. La déportation de 1,7 million de Polonais, le massacre de Katyn (22000 morts). Pourtant, pour gagner la deuxième guerre mondiale, il a bien fallu s’allier avec l’un des pires criminels de l’histoire. Et c’est l’Armée Rouge, avec ses 17 millions de tués, qui a brisé la Wehrmacht et le national-socialisme. Avec le raisonnement actuel des dirigeants occidentaux, il va de soi que la guerre contre le nazisme eût été perdue. C’est toute une conception du pouvoir qui est en cause: l’image narcissique et la posture prennent le pas sur le gouvernement des réalités, l’intérêt public et les rapports de force: ne pas salir son beau reflet dans le miroir médiatique.  S’il faut s’allier provisoirement avec le dictateur syrien pour résister à la progression du Daesh et éviter la chute de Damas, puis vaincre l’Etat islamique, il serait totalement irresponsable, d’une bêtise et d’une lâcheté innommables, de rejeter cette option.

Maxime TANDONNET

source: https://maximetandonnet.wordpress.com/2015/09/19/syrie-angelisme-et-politique-des-realites/

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photo_bilger_1ONPC : le dernier salon où l’on insulte…

Il faut y revenir, sans cesse et toujours.

Contre les dédaigneux de l’univers médiatique, souvent parce qu’ils n’y sont pas conviés, il convient de mettre l’accent sur les enseignements et les lumières que ce monde offre, pour le meilleur et le pire, sur notre société.

Commençons par une anecdote éclairante.

Il y a quelque temps par un tweet j’avais reproché à Pierre Ménès d’user trop volontiers de grossièretés, le dimanche, lors du Canal Football Club, alors qu’il pouvait évidemment s’en dispenser. Il m’avait vertement repris mais de tweet en tweet, il me semble que nous nous étions apaisés en nous accordant sur le fait que la liberté, la spontanéité et la sincérité se rapportaient au fond et n’exigeaient pas un dévoiement de la forme.

Ce débat microscopique ne l’est pas tant que cela si on veut bien s’attacher à ce que charrie l’émission de Laurent Ruquier « On n’est pas couché ».

Guy Bedos invité se permet, après avoir traité Nadine Morano de « conne » et de « salope » lors d’un spectacle, de l’insulter à nouveau en la qualifiant de « connasse ».

Yann Moix qui a remplacé Aymeric Caron, alors que Michel Onfray avait été sollicité par Laurent Ruquier mais avait refusé, s’autorise, parce que Patrick Devedjian est absent, l’injure « salaud » pour un propos dont celui-ci s’était déjà excusé.

Je pourrais citer d’autres vulgarités de ce type mais il m’importe de dénoncer l’air de supériorité avec lequel elles sont généralement assénées comme si elles relevaient du courage et de l’anticonformisme quand elles sont le contraire et révèlent une étrange perversion de la classe intellectuello-médiatique.

Il y a une dégradation par le bas en même temps qu’il y a une frilosité dans le haut. Plus la télévision s’enivre d’une chienlit qui ne choque plus personne mais suscite une adhésion indécente, plus la pensée vraie, vigoureuse, âpre, non consensuelle effarouche. Ce n’est pas sans lien. Etiqueter quelqu’un de « salaud  » évite d’avoir à questionner, dans la nuance et l’intelligence, ce qui a été proféré ou écrit. C’est la déplorable rançon d’une médiatisation qui répudie le complexe parce que le sommaire est son registre naturel, son confort de tous les instants.

Pourquoi Eric Zemmour, Eric Naulleau, Natacha Polony ou Audrey Pulvar, qu’on les approuve ou non, avaient-ils une classe, une allure qui leur étaient reconnues ? Parce que leur souci constant, en même temps qu’ils affichaient des points de vue contrastés, était, sur le service public et à ces heures de très grande écoute, de ne pas malmener une langue suffisamment ductile et inventive pour justifier, dans la courtoisie, les assauts les plus acerbes et les plus vigoureux.

Comment, après ce dérapage de Yann Moix sur Patrick Devedjian, s’étonner de l’empoignade entre Léa Salamé et lui-même avec Michel Onfray ?

Celui-ci, qu’on a attaqué stupidement, a réagi brillamment autant que les interruptions constantes de Yann Moix le lui ont permis. Il est clair qu’un procédé est de plus en plus cultivé qui fait du questionnement un réquisitoire mais interdit la plaidoirie.

Il est imputé à Michel Onfray d’intervenir partout, ce qui est un grief aberrant, puisque sa présence résulte des nombreuses sollicitations qui lui sont adressées même s’il en décline un certain nombre. En réalité, l’intolérable est qu’à chaque fois, par écrit ou par oral, il ne paie pas sa dîme au parisianisme convenu et à l’élitisme mondain et éditorial. Comme il serait porté aux nues s’il avait l’habileté, contre ses convictions et accordé à l’humus dominant, de célébrer BHL, d’idolâtrer France Inter ou de se priver d’analyser le réel au prétexte que la gauche authentique devrait lui interdire cette démarche dangereuse !

Alors que, pour France Inter notamment, il a dit ce qu’il fallait, qui était cinglant et quotidien ! En effet, une radio de service public se devrait d’être vraiment pluraliste alors qu’elle fait couler un flot unique où les bons sentiments, le corpus obligatoire et les visions hémiplégiques et biaisées torturent le réel !

Yann Moix se croit trop et Léa Salamé, qui s’acharne à imiter la musique et les paroles de gauche, aurait dû demeurer sur i-Télé où ses invités l’aidaient, alors qu’aujourd’hui, à la télévision comme à la radio, elle affronte seule des exercices où, pour la première, elle est écrasée et, sur le seconde, inspirée par une gravité banale dont je n’irais pas jusqu’à soutenir qu’elle me fait regretter Pascale Clark.

Pour sortir des miasmes de « salaud » et de « connasse » et des piètres répliques à Michel Onfray, je préfère terminer sur la belle définition du peuple que Yann Moix lui a demandée sur ton comminatoire mais qu’il n’a pas écoutée quand elle lui a été donnée.

Le peuple, c’est ceux sur lesquels le pouvoir s’exerce.

Sujet trop insignifiant pour ONPC !

Le dernier salon où l’on insulte…

Philippe Bilger

http://www.philippebilger.com/

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par Rédaction de France Info mardi 22 septembre 2015 13:46, mis à jour le mardi 22 septembre 2015 à 17h10
Iratxe Sorzabal à gauche, David Pla à droite, sont deux des chefs politiques d’ETA © MaxPPP

La police française, aidée de la Garde civile espagnole, a interpellé David Pla et Iratxe Sorzabal à Saint-Etienne-de-Baïgorry, près de Saint-Jean-Pied-de-Port. Avec Jose Antonio Urrutikoetxea, en fuite, ils formaient le trio à la tête de l’organisation séparatiste basque.

Des arrestations majeures. David Pla et Iratxe Sorzabal sont deux des trois chefs actuels de l’ETA, l’organisation séparatiste basque. La DGSI, la Direction générale de la sécurité intérieure, les a interpellés, avec l’aide de la Garde civile espagnole, dans une ferme de Saint-Etienne-de-Baïgorry, dans les Pyrénées-Atlantiques. Le ministère de l’Intérieur confirme ces deux arrestations ; le troisième chef d’ETA, Jose Antonio Urrutikoetxea,est toujours en fuite.

Ce qui n’empêche pas le ministre de l’Intérieur de crier victoire : « L’ETA est décapitée, démantelée », s’est réjoui Jorge Fernandez Diaz. Iratxe Sorzabal, 43 ans, ancienne porte-parole de 1997 à 1999 de Gestoras, un nouvement de soutien aux prisonniers basques, a déjà été condamnée à plusieurs reprises à de la prison en France ces dernières années pour son appartenance à ETA. Membre du commando « Ibarla » dans les années 1990, elle est soupçonnée d’avoir participé à de nombreux attentats et plusieurs assassinats. Elle a eu un fils avec l’ex-numéro un de l’appareil militaire de l’ETA, Mikel Carrera Sarobe, alias « Ata », condamné notamment à la perpétuité en 2013 pour l’assassinat de deux jeunes gardes civils espagnols à Capbreton (Landes) en 2007. Iratxe Sorzabal formait avec David Pla, 40 ans, originaire de Pampelune (Navarre espagnole), le « comité exécutif » de l’organisation basque.

Selon le quotidien El Pais, ce sont eux qui avaient annoncé, le 20 octobre 2011, « l’arrêt définitif des actions armées » de l’ETA. Depuis, l’organisation n’a plus commis d’attentat, vraisemblablement parce qu’elle n’en a plus les moyens.

Deux autres personnes ont également été interpellées, un Espagnol et un Français – le propriétaire du gîte qui avait caché le couple, et un ami qui l’accompagnait. Des faux papiers et des armes ont été découverts sur place.

Les quatre personnes vont être placées en garde à vue – celle-ci peut durer jusqu’à 96 heures en matière de terrorisme – avant un probable transfert vers le parquet de Paris.

http://www.franceinfo.fr/actu/europe/article/deux-des-principaux-chefs-d-eta-arretes-dans-les-pyrenees-atlantiques-732703

se souvenir:
Groupes antiterroristes de libération

https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupes_antiterroristes_de_lib%C3%A9ration

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LE SCAN ECO – Le constructeur allemand est au cœur de la tourmente depuis ce week-end. Le Figaro vous récapitule les points essentiels d’une affaire qui bouleverse tout le secteur automobile.

• Pourquoi Volkswagen est-il accusé de «tricherie»?Ce qui est reproché au constructeur. Le constructeur allemand aurait équipé ses modèles diesel d’un logiciel capable de tromper les tests de mesure anti-pollution des autorités. C’est-à-dire de leur faire croire qu’un modèle était moins polluant que ce qu’il n’était en réalité. Cela constitue une violation du Clean Air Act, la loi sur l’air propre, en vigueur aux Etats-Unis. «Utiliser un appareil pour échapper aux règles visant à garantir un air propre est illégal et constitue une menace pour la santé publique», a tonné Cynthia Giles, une des responsables de l’Agence fédérale de protection de l’environnement (EPA), citée dans le communiqué de l’agence, parlant d’actes «très graves».

Un logiciel étudié pour la triche. Le logiciel déclenche un mécanisme interne de limitation des gaz polluants permettant au véhicule de passer le test sans encombre et de se voir décerner un certificat de bonne conduite écologique. Une fois le test fini, le mécanisme anti-pollution se désactive et le véhicule libère alors davantage de gaz polluants, et notamment du dioxyde d’azote ou Nox, lié à de graves maladies respiratoires dont l’asthme.

Pas d’impact sur la sécurité. L’agence EPA a bien précisé dans son communiqué que cette tricherie n’avait aucun effet sur la sûreté des voitures concernées.

Les véhicules concernés. Plusieurs modèles des marques Volkswagen et Audi sont dans le collimateur des autorités. L’EPA a dans un premier temps incriminé les Golf, Audi A3, Passat et Beetle, pour un total de 480.000 véhicules touchés aux Etats-Unis. Mardi, coup de tonnerre: le constructeur annonce que plus de 11 millions de véhicules dans le monde sont équipés du fameux logiciel de trucage.
• Qui sont ceux par qui le scandale est arrivé?

L’université de Virginie-Occidentale. Le professeur Gregory J. Thompson, qui anime le Centre pour les émissions, les moteurs et les carburants alternatifs, dans cette université, a effectué une série de tests pour mesurer les polluants émis par les moteurs de certaines voitures, dont deux Volkswagen, en conditions d’utilisation réelle. Début 2014, les résultats tombent: la différence entre les données publiées par le constructeur et les mesures effectuées sont énormes.

L’International Council of Clean Transportation (ICCT). C’est à la requête de cette ONG opérant dans les transports écologiques que les tests ont été conduits. Elle convainc l’EPA de lancer une enquête… qui conduira les autorités à découvrir le fameux logiciel de trucage.

» Pour en savoir plus, lire notre article: Une ONG et une université ont fait tomber Volkswagen
• Que risque Volkswagen?

Une vague de rappels sans précédent. Aux Etats-Unis, le constructeur a été prié par les autorités américaines de rappeler tous les véhicules vendus sur le sol américain concernés. Ce qui devrait lui coûter très cher, d’une part financièrement mais aussi en termes d’image. Volkswagen va devenir «un paria pour le gouvernement et peut-être aussi pour les consommateurs américains», juge ainsi Max Warburton, analyste de Bernstein.

Une amende colossale... Au titre de la violation du Clean Air Act, le constructeur risque aux Etats-Unis une amende de 37.500 dollars par véhicule, soit une facture de totale de 18 milliards de dollars pour les véhicules concernés outre-Atlantique.

… mais peu surprenante. L’industrie automobile se retrouve régulièrement dans le collimateur de la justice américaine et sont sévèrement sanctionnés pour leurs irrégularités. En mars 2014, Toyota, accusé de dissimuler un dysfonctionnement de la pédale d’accélérateur de certains de ses modèles, qui avait provoqué cinq accidents mortels aux Etats-Unis, avait écopé d’une amende d’1,2 milliard de dollars, un record. La justice américaine se montre intraitable avec les cachottiers et les pénalités augmentent en flèche depuis quelques années. Banques et laboratoires se disputent jusqu’à maintenant les plus grosses amendes pour tromperie mais Volkswagen pourrait bien pulvériser tous les records.

» Pour en savoir plus, lire notre article: Scandale Volkswagen: la justice américaine a la main lourde

Un impact financier déjà conséquent. Le groupe a d’ores et déjà annoncé qu’il passerait une provision de 6,5 milliards d’euros pour faire face au scandale. Mais celui-ci est encore loin d’avoir connu son épilogue et les pertes pourraient s’avérer bien plus importantes pour Volkswagen.

Sa place de n°1. Au premier semestre, l’Allemand avait ravi la place de leader mondial à Toyota, qui l’occupait depuis 2012. Bien que le groupe écrase la concurrence en Europe, sa situation est loin d’être suffisamment stable pour lui éviter de vaciller sous le poids du scandale. Le ralentissement de l’économie chinoise, un marché-clé pour le constructeur, fait planer des craintes sur ses prochains résultats.

Un renouvellement de direction. La direction du groupe se remet à peine d’une «césure historique» entre le président du conseil de surveillance et le patron opérationnel du groupe, Martin Winterkorn. Mais l’Allemagne, où se situe le siège du groupe, met d’ores et déjà la pression sur la direction et nombreux sont ceux à demander la démission de Martin Winterkorn.

» Pour en savoir plus, lire notre article: L’Allemagne met la direction sous pression
• Et en Europe?

Le Vieux continent exposé. Selon l’ONG qui a contribué à révéler le scandale, l’International Council on Clean Transportation, il n’est «pas exclu» que Volkswagen ait eu recours aux mêmes techniques de dissimulation en Europe, a déclaré son directeur exécutif Drew Kodjak dans un entretien à l’AFP. «Il appartient aux régulateurs du continent de déterminer s’ils sont oui ou non en présence d’un logiciel trompeur comme aux Etats-Unis.»

L’Allemagne et l’Italie remontées. Berlin a d’ores et déjà ordonné des «tests approfondis» sur tous les modèles diesel de la marque Volkswagen. L’Italie, par la voix du ministère des Transports, a elle aussi annoncé l’ouverture d’une enquête.

Vers une enquête européenne. Une enquête est nécessaire «au niveau européen», a estimé mardi le ministre des Finances Michel Sapin. «Nous sommes sur un marché européen, avec des règles européennes, c’est celles qui doivent être respectées.»

Craintes pour le diesel. Si le diesel est marginal outre-Atlantique, il représente près de 60% des ventes en France. Et l’un des principaux arguments de vente des constructeurs reste qu’il s’agit d’un des carburants les plus propres du marché. Un marketing du «diesel propre» battu en brèche par les dernières révélations autour de Volkswagen.

» Pour en savoir plus, lire notre article: Scandale Volkswagen: un coup porté au slogan du «diesel propre»

D’autres constructeurs scrutés. Comme aux Etats-Unis, Michel Sapin a fait valoir que pour «rassurer» les citoyens, il semble «nécessaire» de mener également des contrôles sur d’autres constructeurs européens que Volkswagen. Une requête soutenue par les constructeurs français: un telle procédure «permettra de confirmer que les constructeurs français respectent les procédures d’homologation en vigueur dans tous les pays où ils opèrent», indique un communiqué du Comité des constructeurs français d’automobiles.

» Pour en savoir plus, lire notre article: L’affaire qui sème le doute sur les tests en Europe
• Comment ont réagi les marchés?

Volkswagen perd le tiers de sa valeur en Bourse. Le titre a perdu près de 30% de son cours à la Bourse de Francfort en trois jours. Ce sont donc plus de 22 milliards d’euros qui se sont envolés. Au cours actuel, la capitalisation boursière du groupe est en effet tombée à 50 milliards d’euros.

Tout le secteur automobile fragilisé. Victimes collatérales du scandale, les autres constructeurs européens et notamment ceux qui misent gros sur le diesel, ont subi les craintes des investisseurs. Peugeot chute de plus de 9% en l’espace d’une semaine et Renault abandonne 8%. La chute des plus grandes valeurs automobiles pèse aussi sur le CAC 40 qui perdait plus de 2,5% mardi matin.

http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/explicateur/2015/09/22/29004-20150922ARTFIG00230-cinq-questions-pour-comprendre-le-scandale-volkswagen.php

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