Archives de août, 2015

Lu dans la presse

12:37 24.08.2015(mis à jour 13:01 24.08.2015)

Novye Izvestia
Les migrants clandestins, essentiellement en provenance du Proche-Orient, causent des problèmes insurmontables à de plus en plus de pays européens.

La semaine dernière, les policiers et les militaires macédoniens ont tenté de fermer leur frontière avec la Grèce aux clandestins qui n’avaient pas suivi la procédure d’enregistrement. Durant l’opération, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène, de grenades assourdissantes et de matraques. Après ces altercations, les autorités macédoniennes ont renoncé à régler le problème par la force. Environ 6.000 clandestins ont franchi la frontière samedi et dimanche.Au cours du mois d’août, environ 3.000 personnes arrivaient chaque jour à la frontière gréco-macédonienne — la grande majorité d’entre eux d’abord par bateau sur les îles grecques situées à proximité des côtes turques. Sur ces îles, notamment Kos, grandit actuellement un risque réel de catastrophe humanitaire. Selon les estimations des autorités grecques, depuis le 1er juin presque 142.000 personnes y ont débarqué, soit bien plus que les 124.000 clandestins recensés depuis le début de l’année en Grèce par l’Onu. Toutefois, même ces chiffres sous-estimés, selon Athènes, donnent une augmentation du nombre de migrants de 750% en un an.

En arrivant sur le continent, les migrants se rendent en bus jusqu’à la ville de Thessalonique, d’où ils tentent d’entrer dans d’autres pays des Balkans (dont la Macédoine) pour aller ensuite vers le nord. Étant donné que la Macédoine n’est pas membre de l’UE, elle ne peut pas compter sur une aide financière conséquente pour accueillir les migrants. C’est pourquoi les Macédoniens préfèrent une manière d’agir ferme et « bon marché ». En vertu de la législation locale, une personne qui demande le statut de réfugié ne peut pas entrer dans le pays sans un enregistrement préalable (qui peut être refusé sans motif). Les personnes enregistrées sont autorisées à rester dans le pays pendant trois jours, après quoi elles doivent demander aux autorités un titre de séjour ou partir dans un autre pays européen. Cependant, ces méthodes se sont également avérées inefficaces.Cette crise migratoire capte de plus en plus l’attention du public. Plus de 3.000 ressortissants d’Asie et d’Afrique se trouvent également du côté français de la Manche et tentent régulièrement de franchir l’Eurotunnel pour pénétrer en Grande-Bretagne. Les ministres de l’Intérieur des deux pays, Bernard Cazeneuve et Theresa May, ont signé un accord sur la création d’un centre commun de contrôle et de commandement pour faire face à la situation. Le tunnel sera désormais surveillé par 500 policiers britanniques et français. Dans le cadre de l’accord, Londres versera à Paris 5 millions d’euros par an pendant deux ans pour que les Français puissent régler le problème des clandestins.

D’autres se prémunissent contre ces vagues migratoires par tous les moyens. Plusieurs pays européens ont considérablement renforcé le contrôle des frontières et la Hongrie a même déployé la semaine dernière des unités de « chasseurs frontaliers » chargés d’interpeller les clandestins le long de la frontière serbe.L’Italie est le pays le plus en difficulté — chaque jour des milliers de ressortissants d’Afrique tentent d’y pénétrer à bord des bateaux de fortune des contrebandiers. Les garde-frontières italiens ont établi un record samedi dernier en sauvant près de 3.000 migrants, réagissant rapidement aux signaux de SOS de plus de vingt bateaux surchargés partis de Libye à destination de l’Italie.

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Infographie | Ouest-France

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Migrants
Compte tenu de sa proximité avec la ville italienne de Vintimille, la ville de Menton (Alpes-Maritimes) est l’un des points de passage des migrants qui cherchent à rejoindre le nord de l’Europe.

Dans la ville frontalière italienne de Vintimille, les migrants illégaux se retrouvent dans une situation sans issue, la France ayant fermé sa frontière avec l’Italie à tous les sans-papiers.

Les policiers français ne laissent pas entrer en France les migrants en situation irrégulière, en les renvoyant en Italie. Aussi, le camp de réfugiés venus de Syrie, d’Irak, d’Afghanistan, du Soudan et d’autres pays ravagés par les guerres et les persécutions, ne cesse de croître sur le territoire italien.

« J’ai essayé de gagner Paris par train, mais les policiers m’ont attrapé à chaque fois et renvoyé à Vintimille », raconte un migrant.

Les autorités italiennes sont indignées, mais Jean-Claude Guibal, maire de Menton, ville qui fait face à l’afflux ininterrompu de migrants dans le sud de l’Europe depuis plusieurs mois, souligne que la France agit conformément aux lois de l’Union européenne.

Et de rappeler qu’en vertu des accords de Schengen, « c’est au pays dans lequel arrivent les réfugiés de les prendre en charge, et que ce pays se met en faute s’il laisse des immigrés pénétrer dans un autre Etat de l’UE, la France, en l’occurrence ».

M.Guibal reconnaît que « la Grèce et l’Italie ne peuvent pas à elles seules contrôler un littoral aussi important » et qu’il faut peut-être « revoir les accords de Schengen ».

« Ils (accords de Schengen, ndlr) ont été conçus pour permettre la libre circulation des ressortissants européens à l’intérieur de cet espace. Ils n’ont pas été conçus pour assurer la protection des frontières extérieures de l’Europe ou pour faire face à des situations de flux migratoires puissants, comme celle que l’on connaît actuellement », a indiqué le maire de Menton.

Pourtant rien ne change pour le moment, et la tension dans les relations entre voisins européens ne fait que monter.

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great-financial-crisis-ahead« La plupart des gens ignorent totalement que 2007-2008 n’était qu’un avant-goût de ce que nous allons bientôt connaître. Les 60 000 milliards $ supplémentaires de crédit et de monnaie imprimée depuis, ainsi que la baisse des taux d’intérêt à zéro, ont donné au monde l’impression que tout va pour le mieux à nouveau.

Je vais être très clair : rien ne va bien. Huit ans après le début de la Grande crise financière, l’économie de la bulle spéculative s’est maintenant étendue jusqu’à la deuxième plus grande économie, la Chine. La Chine a augmenté sa dette de façon exponentielle, en la faisant passer de 2 000 milliards $ à 28 000 milliards $ depuis le début de ce siècle. Une grande partie de cette dette a servi à financer des « éléphants blancs » et des villes fantômes. Il serait surprenant que le total des mauvaises dettes de la Chine soit inférieur à 10 000 milliards $ lorsque tout cela prendra fin.

Cette bulle a aussi infecté la plupart des marchés émergents. Avec une augmentation massive des dettes, un dollar plus fort et les prix des matières premières qui s’effondrent, presque toutes les économies émergentes sont au bord du précipice. Comme Michael Snyder, du Economic Collapse Blog, l’a récemment fait remarquer, 23 Bourses mondiales sont actuellement en train de s’effondrer. Parmi ces 23, 22 sont des économies émergentes, et la 23ème est la Grèce qui, définitivement, n’est pas émergente, mais qui s’enlise dans la Méditerranée. Mais ne croyez pas que cette épidémie n’affectera que les économies émergentes… Non, cette contagion s’étend déjà vers l’Ouest et nous verrons bientôt des marchés boursiers s’effondrer, ce qui étonnera beaucoup de personnes et provoquera une panique dans l’économie mondiale. Cet automne pourrait marquer le début de la fin de cette expérience, vieille de cent ans, de manipulation et de répression du système financier par les banquiers et les banques centrales.

La Grande crise financière de 2007-2009 va se transformer en Grande catastrophe financière. Cela pourrait se traduire par une remise à zéro majeure, mais plus probablement par un effondrement de l’économie mondiale, du système financier et du système mondial politique. Et cela ne se fera pas sans heurts. Cela prendra beaucoup de temps et il y aura des faillites de pans majeurs du système financier, même de plusieurs pays. Cela provoquera aussi des troubles sociaux, une hausse des conflits, de la pauvreté et de la famine.

Je suis conscient que ces prédictions sont alarmistes et ressemblent à un scénario d’Apocalypse. J’espère sincèrement me tromper. Mais, malheureusement, le risque que cela se réalise, au moins partiellement, est très grand, après cent ans d’excès dans un monde bâti sur aucune fondation solide, mais plutôt sur un océan de dette et de monnaie imprimée. Tous ces prix Nobel d’économie, ces banquiers centraux, et les gens ordinaires se rendront compte, dans la douleur, que les morceaux de papier sans valeur qu’ils appellent « monnaie » ne peuvent pas créer de richesse véritable et durable.

Pour les quelques privilégiés qui ont un patrimoine à protéger, il est essentiel de posséder de l’or et de l’argent en-dehors du système bancaire. À la fin de cette remise à zéro, il est à souhaiter que l’on assiste à l’émergence d’un monde basé sur la récompense du vrai travail et du vrai investissement, ayant de réelles valeurs éthiques et morales, ainsi qu’un système monétaire sain. Mais le chemin pour y arriver sera long et difficile ».

Egon von Greyerz, GoldSwitzerland (via Goldbroker.fr), le 21 août 2015

SOURCE:https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2015/08/23/la-grande-catastrophe-financiere-e-von-greyerz/#more-32894

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https://i0.wp.com/www.michelsanti.fr/wp-content/uploads/2015/08/rial.pngLa déroute des tarifs pétroliers dépasse en amplitude celle de la crise financière globale de 2008 et de la crise asiatique de 1998. En gravité aussi. En cette fin d’été 2015, l’OPEP n’est plus que l’ombre d’elle même: c’est simple, elle est de facto dissoute et ce cartel ferait mieux de fermer ses bureaux viennois afin de réaliser quelques économies… De même est-il aisé de constater que la tactique saoudienne consistant à inonder le marché du pétrole s’est retournée contre elle. D’ores et déjà en déclin et très fragile du fait de recettes ne provenant d’exportations que d’un seul et unique produit (le pétrole), l’Arabie chavire pour avoir mené une guerre avec des armes appartenant au passé!

Les marchés pétroliers ont en effet fondamentalement changé depuis l’époque où les investissements n’étaient rentables qu’après une décennie. Les saoudiens étaient certes les maîtres incontestés dès lors qu’il s’agissait de consacrer des sommes très substantielles pour exploiter des puits qui ne produiraient que de longues années plus tard. Voilà pourquoi ils usèrent de ces grosses ficelles lors qu’ils décidèrent, en novembre 2014, de faire baisser les prix afin d’étouffer les producteurs américains de pétrole de schiste qu’ils pensaient rayer de la carte. Quant au manque à gagner du fait de la chute des tarifs pétroliers, il serait récupéré par eux lors de la remontée des prix, inéluctable à mesure de la disparition des producteurs US. Pourtant, cette posture consistant à faire baisser des prix afin de nuire à ses compétiteurs avant de les remonter pour mieux profiter de son monopole est désormais caduque. Aussi, le pari fou de l’Arabie Saoudite d’augmenter sa propre production à 10.6 millions de barils/jours à l’hiver dernier au climax de la baisse des prix était-il perdu d’avance car il dévoile une méconnaissance profonde du « fracking » qui n’est pas une méthode d’extraction classique des ressources, qui n’exige pas d’investissement conséquent et qui ne requiert donc pas de prix élevés du pétrole pour être rentable.

LIRE sur http://www.michelsanti.fr/echec-et-mat-pour-larabie-seoudite/

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michel santi chroniqueur économiqueMichel Santi – http://www.michelsanti.fr/

 

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image« En ce qui concerne la situation compliquée dans les pays voisins et la vague de réfugiés, le ministère de la défense et le ministère de l’intérieur proposeront des mesures concrètes pour assurer la sécurité à la frontière » a déclaré dans un communiqué le ministère de la défense. «Les forces armées conduiront des actions conjointes avec la police des frontières pour renforcer le contrôle aux frontières » ajoute la note (…)

1.000 policiers supplémentaires ont déjà été envoyés à la frontière avec la Turquie.

Source : http://www.ilgiornale.it/news/mondo/profughi-bulgaria-pronti-schierare-lesercito-1162465.html?mobile_detect=false

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Crash d’un Boeing malaisien en Ukraine (228)
Les gouvernements occidentaux avaient compris le danger de voler au-dessus du territoire de l’est de l’Ukraine avant le crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines en juillet 2014, mais ils avaient préféré ne pas le dire, lit-on dans l’édition australienne The Sydney Morning Herald qui se réfère au rapport de l’organisation allemande Correctiv.

L’édition australienne indique que les autorités occidentales ont soumis à un risque les passagers des vols civils au-dessus de l’est de l’Ukraine, et qu’elles n’ont pas prévenu les transporteurs aériens sur l’escalade du conflit au Donbass, pourtant évidente.

Lors d’une réunion du 14 juillet 2014, à laquelle les ambassadeurs étrangers avaient pris part, les autorités ukrainiennes ont évoqué l’escalade de la situation dans l’espace aérien. Le ministère allemand des Affaires étrangères a déclaré plus tard que les vols civils et leur sécurité n’était pas au menu de cette rencontre.

L’agence Correctiv dit avoir une copie du rapport du diplomate néerlandais Gerrie Willems, dont le contenu est contraire aux déclarations du ministère allemand, écrit The Sydney Morning Herald.

Le rapport de M.Willems indique que les représentants des ambassades américaine, canadienne, brésilienne, japonaise, ainsi que celles des pays de l’Union européenne ont pris part à la rencontre du 14 juillet 2014. Les vols civils n’ont pas été mentionnés, mais la possibilité de l’escalade du conflit dans l’espace aérien est indiqué dans le rapport, ce qui « signifiait automatiquement les risques pour les vols civils », souligne l’édition qui cite l’agence Correctiv.

Selon l’enquête de Correctiv citée par The Sydney Morning Herald, l’ambassadeur allemand en Ukraine a remis ces données à son ministère. Cependant, le ministère allemand a refusé de publier l’information sur ce briefing sous prétexte qu’elle n’ait été destinée qu’aux participants à cette rencontre. En même temps, la partie ukrainienne a publié l’information correspondante le 15 juillet 2014, annonce l’édition australienne.

Cette semaine, suite à la requête de Correctiv, la Cour administrative de Berlin a obligé le ministère allemand des Affaires étrangères à rendre publiques certaines données sécrètes. L’enquête de Correctiv a découvert que le ministère allemand avait disposé de données précises sur le danger des vols au-dessus de l’est de l’Ukraine, plusieurs jours avant le décollage du MH17.

Conformément à la décision de la Cour administrative, le ministère allemand des Affaires étrangères devra informer l’agence Correctiv, si l’ambassadeur allemand avait fait un rapport sur le briefing et quand le ministère avait transmis ce rapport au ministre Franc-Walter Steinmeier, à l’administration de la chancelière Angela Merkel et au ministère de la Défense.

« Nous voulons savoir pourquoi des milliers de gens étaient soumis en danger, et pourquoi aucun avertissement n’ait été pas publié. C’était la responsabilité du ministère des Affaires étrangères, de prévenir les entreprises aériennes, et puis les passagers sur les dangers de vols au-dessus de l’Ukraine », estime l’agence Correctiv.

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Ce n’est pas aussi simple, heureusement.

D’abord parce que la dette publique élevée, souvent beaucoup plus élevée qu’actuellement, du Royaume Uni n’a pas empêché sa suprématie économique et politique pendant de très nombreuses années, décennies, siècles.

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Ensuite parce que la dette publique doit être élevée car c’est le moyen le moins risqué de transférer de la richesse dans le temps. C’était d’ailleurs une des questions posées lorsqu’Alan Greenspan, alors président de la Fed, imaginait une éventuelle disparition de la dette publique américaine.
En France, l’assurance vie s’appuie majoritairement sur de la dette publique pour jouer ce rôle de support de la richesse dans le temps. Que deviendrait l’assurance vie sans un actif comme la dette publique?

La dette publique est aussi un moyen d’amortir les chocs et d’en lisser l’impact dans le temps. La hausse de la dette anglaise a correspondu souvent à des guerres (napoléoniennes ou mondiales). En dehors de ces périodes cela permet de transférer un excès de dette privée sur l’Etat. Celui ci pourra l’amortir sur 30 ans ou plus tout en réduisant les contraintes sur le secteur privé. Cela doit permettre de renouveler les sources de la croissance.
C’est ce qu’on fait les Etats-Unis à partir de 2009. La dette privée (ménages et entreprises) a reculé et celle de l’Etat a augmenté. Ce mouvement n’a surement pas été suffisant néanmoins car la dette privée reste très importante;

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Le dernier point généralement évoqué est celui de la charge d’intérêt. Celle-ci trop élevée est perçue comme une contrainte dont la persistance pénalisera durablement la croissance, l’économie, nos petits enfants…..
Une remarque: qui touchera les intérêts sur les contrats d’assurance vie si ce ne sont nos enfants ou nos petits enfants. La boucle est bouclée.
Et puis ces montants sont ils aussi importants?
Si l’on prend le cas de la France, le montant des intérêts nets payés sur la dette publique n’a pas été aussi réduit depuis 1989. La baisse des taux d’intérêt fait son œuvre et c’est pour cela qu’il faut en profiter et ne pas hésiter à investir davantage pour créer une trajectoire de croissance plus élevée. Cela aura tendance à terme à faire baisser le ratio dette publique sur PIB.
Ne rien faire et frissonner devant le niveau de dette publique considéré comme trop important n’apporte rien et vouloir réduire rapidement le profil de la dette par la mise en place de politiques d’austérité a été catastrophique en zone Euro depuis 2011.
france-2015-Interetsurdette

Cette situation d’intérêts réduits n’est pas propre à la France. Le Royaume Unis, l’Espagne et les Etats-Unis paient des intérêts plus élevés qu’en France. Pourtant leur croissance a été plus forte que celle observée l’hexagone en 2014.
interetssurdettesource:http://philippewaechter.nam.natixis.com/2015/08/23/la-dette-publique-est-plutot-une-bonne-chose/

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Les gardes-côtes italiens sont intervenus samedi pour sauver des milliers de migrants en détresse, un afflux parmi les plus importants de ces dernières années.

Source AFP

Publié le 23/08/2015 à 14:49 – Modifié le 23/08/2015 à 16:24 | Le Point.fr
Les gardes-côtes italiens ont coordonné le sauvetage de 4 400 migrants en mer Méditerranée pour la seule journée de samedi, ont indiqué des responsables dimanche, alors que trois nouvelles opérations étaient lancées. Ce total de personnes secourues en 24 heures est l’un des plus élevés de ces dernières années. Le 30 mai dernier, quelque 4 200 migrants avaient été secourus en Méditerranée en une seule journée.

Le Blog de Philippe Waechter

L’enquête pour le mois d’août montre à nouveau une situation conjoncturelle qui tarde à s’améliorer dans la durée.
L’indice synthétique s’est à nouveau replié en aout tout en restant au-dessus du seuil de 50 (50.6 contre 51.2 en juillet). L’activité continue de progresser mais à un rythme qui est moins rapide notamment dans le secteur manufacturier. Cela traduit certainement une compétitivité insuffisante puisqu’en Allemagne, en Août, et dans les pays concurrents en juillet (Espagne, Italie) l’indice du secteur manufacturier s’améliore rapidement.
L’activité est compatible avec une croissance de 1% si l’on fait l’hypothèse que le prix de l’énergie restera bas comme cela s’observe depuis quelques courtes semaines.

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civilwarineurope

imageEnviron un millier de personnes ont manifesté contre l’accueil des demandeurs d’asile à Heidenau près de Dresde. Selon le « Sächsische Zeitung », ils ont scandé devant le maire Jürgen Opitz (CDU) « Traîtres nationaux ». La manifestation était organisée par le parti d’extrême-droite NPD et des dizaines de participants ont bloqué une ancienne quincaillerie où dans la nuit de samedi environ 250 réfugiés doivent y être logés. Les manifestants lançaient des pétards .

La police a rompu le blocus dans la soirée à l’aide de gaz lacrymogène selon l’Agence de presse dpa. La veille, il y avait eu des manifestations contre le logement des réfugiés dans le village. Selon la police, afin d’assurer la sécurité des demandeurs d’asile, le terrain sera surveillé par la police.

Source : http://www.spiegel.de/politik/deutschland/heidenau-rechte-demonstranten-blockieren-fluechtlingsunterkunft-a-1049350.html

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civilwarineurope

imageUn véhicule de gendarmerie a été incendié par une fusée de détresse, jeudi matin à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), alors que les gendarmes intervenaient pour une expulsion locative, près du site occupé par les zadistes qui luttent contre la construction du futur aéroport, a-t-on appris de sources concordantes.

Les gendarmes étaient venus vers 10H00 accompagner un huissier qui devait procéder à l’expulsion de locataires ne payant pas les loyers de la maison qu’ils occupent. Le lieu-dit concerné, L’Epine, se trouve à proximité de la «Zad», acronyme de «zone d’aménagement différé» destinée à l’aéroport, rebaptisée «zone à défendre» par les dizaines d’opposants qui y vivent depuis 2010.

Un véhicule a surgi avec cinq personnes à bord, masquées et armées. «Ils ont attaqué avec des pistolets à billes le gendarme qui était seul à l’extérieur de la maison», près du véhicule de gendarmerie, a expliqué à l’AFP le colonel Didier Marconnet, commandant la Région…

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civilwarineurope

imageAvec 1.179 étrangers interpellés, les Alpes-Maritimes ont enregistré un nouveau pic d’interpellations de migrants en situation irrégulière venant d’Italie la semaine dernière (10 au 16 août), a indiqué jeudi la préfecture.

Un total de 1.179 étrangers ont été interpellés, dont les deux tiers ont été ramenés en Italie, a précisé Sébastien Humbert, sous-préfet des Alpes-Maritimes.

Le tiers restant a été laissé libre en France avec la consigne de quitter le territoire.

Le profil de ces migrants arrivés de l’Italie se compose majoritairement de Soudanais (environ 600 interpellés), suivis d’Afghans (150), de Pakistanais (120) et d’Erythréens (120).

Ces populations viennent pour la plupart directement d’Afrique, et arrivent dans le Sud de l’Italie par bateau.

Il s’agit de la deuxième semaine la plus importante de l’année en terme d’interpellations par les autorités françaises dans ce département frontalier, après celle du 8 au 14 juin (1.549 étrangers interpellés) (…)

Source : http://www.nicematin.com/menton/1179-migrants-interpelles-en-7-jours-dans-les-alpes-maritimes.2315387.html

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Le Blog de Philippe Waechter

J’ai donné un interview à Capital.fr. Le texte a été repris sous forme d’article par Nicolas Gallant. Le lien pour la publication originale est ici http://bit.ly/Bresil-Capital-PW

Le Brésil est à la peine. Entre 1 et 2 millions de personnes viennent de descendre dans la rue pour manifester contre la présidente Dilma Rousseff, prise en tenailles entre une économie chancelante et des affaires de corruption. Le ralentissement de l’économie de son principal partenaire commercial, la Chine, l’effondrement des cours des matières premières, les coupes budgétaires et une politique monétaire restrictive plombent la croissance. Parmi les grandes économies, le Brésil est ainsi celle qui alimente le plus d’inquiétudes, juge ainsi Philippe Waechter, chef économiste à Natixis Asset Management.

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21:45 20.08.2015(mis à jour 21:49 20.08.2015) 
Le conflit au Proche-Orient (1373)
Quatre missiles ont été tirés en direction d’Israël depuis une région frontalière syrienne en proie à des combats acharnés entre l’armée gouvernementale et les groupes islamistes.

Quatre missiles lancés depuis la Syrie ont explosé jeudi sur le territoire israélien sans faire de victimes, a annoncé le porte-parole de l’Armée de défense d’Israël, le lieutenant-colonel Peter Lerner.

« Quatre missiles ont été tirés contre Israël depuis la Syrie: deux ont explosé en Galilée et les deux autres sur le plateau du Golan », a déclaré le porte-parole.

« Nous avons des informations faisant état de plusieurs incendies », a indiqué M. Lerner. Selon la radio publique israélienne, il s’agit de feux d’herbe sèche et de broussailles provoqués par les explosions. »Mais il n’y a pas de victimes », a ajouté le lieutenant-colonel.

Les experts estiment que les tirs n’étaient pas prémédités. Les missiles ont été lancés depuis une région frontalière syrienne qui est le théâtre d’affrontements violents entre les forces gouvernementales et les groupes islamistes armés.

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Offensive des mondialistes contre la résistance identitaire européenne

Lorsqu’on vous dit que la presse est dans sa grande majorité contrôlée par l’oligarchie mondialiste c’est une réalité qui prend tout son sens lorsqu’il s’agit de mener une guerre à outrance contre toute résistance identitaire… En voici un exemple frappant… Lire la suite ›

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civilwarineurope

imageLe général Martin E. Dempsey, le président du comité des chefs d’état-major interarmées – l’autorité qui coordonne toutes les branches des forces armées américaines – était en Irlande avant-hier pour rencontrer les responsables de l’armée irlandaise.

A l’occasion de ce déplacement, le plus haut gradé de l’armée US a fait part de ses craintes quant à la montée des forces de résistance identitaire en Europe :

Le problème de l’immigration et des “réfugiés” impacte déjà l’Europe. Les politiques intérieures dans certains pays européens sont déjà affectées de manière importante par la crise des “réfugiés” avec des groupes “marginaux” qui accroissent leur présence dans les gouvernements dans toute l’Europe.

Avant d’ajouter :

Cela pourrait affecter la stabilité et la paix sur le continent. Je ne sais pas où cela va. Normalement, quand je ne sais pas où vont les choses, elles m’inquiètent. Et je suis ici pour dire que je…

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civilwarineurope

imageCe sont environ 600 agriculteurs qui ont bloqué les abords de l’aéroport de Liège. Sur l’autoroute E411 reliant Bruxelles au Luxembourg, 100 et 150 agriculteurs en colère ont installé des barrages filtrants.

Des barrages similaires ont aussi été installés sur la N4 à hauteur de Warnach-Fauvillers ainsi que la N40 Neufchâteau-Arlon à hauteur de Heinsch. Les camions transportant de la nourriture sont systématiquement fouillés pour s’assurer de la provenance des chargements.

Dans l’aéroport de Liège, certains manifestants se sont introduits dans les bâtiments de la société de manutention aéroportuaire. La police a dispersé la foule de protestataires en utilisant des gaz lacrymogènes. Les protestataires souhaitaient connaître la quantité de nourriture importée via l’aéroport de Liège.

Si les agriculteurs promettent d’autres actions importantes, les lieux d’actions sont encore tenus secrets (…)

Source : http://francais.rt.com/international/5783-colere-agriculteurs-belges-barrages

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civilwarineurope

imageLe journal autrichien Info-Direkt montre que, selon une fuite des services secrets viennois, les passeurs des migrants qui traversent la Méditerranée pour s’établir en Europe seraient payés par les Américains. On sait que tous ces passeurs sont, comme les agents du printemps arabe, hautement équipés sur le plan technologique, et que Facebook, Twitter ou Skype sont passés par là.

Car eschatologie rime ici avec technologie.

Rappelons que c’est sur ordre de l’OTAN que l’on a fait la guerre à la Libye, détruit son armée, lynché son chef et organisé un chaos tel qu’il débouche sur la venue sur notre sol de millions de Subsahariens. On a organisé, sous le prétexte indu et comique du printemps arabe, une guerre civile en Syrie, qui a débouché sur la mort d’un million de Syriens et le départ de plusieurs millions de malheureux.

Les Américains ont aussi tué ou déplacé quatre millions d’Afghans depuis…

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Des idées saines dans des cerveaux disponibles, ou la dictature insidieuse

fabiusdoigteAujourd’hui, on va parler d’un sujet aussi essentiel qu’ignoré dans ce pays: la liberté de la presse. Beaucoup critiquent les médias et les journalistes, souvent à raison. Le nivellement par le bas a eu des effets prodigieux sur cette profession. Les journalistes qui durent sont presque toujours ceux qui ont renoncé. Toutefois, avant de critiquer ce métier, les gens devraient savoir dans quelles conditions il est fait, aujourd’hui en france. Car, finalement, on a la presse qu’on mérite.

Les Guignols de l’Info qui passent à la trappe (ou en crypté, c’est pareil), un documentaire censuré [1] et une direction de Canal décapitée par Bolloré, actionnaire n°1 de Canal Plus. Dassault qui veut faire passer ses « idées saines » dans le Figaro (journal qui a effacé une bague à 15.000€ du doigt de Rachida Dati sur une photo), Le Lay de TF1 qui vend notre temps de cerveau disponible.

Voilà la situation des médias aujourd’hui, tenus par des groupes industriels qui passent des contrats avec l’État, et subventionnés par l’État.

Les citoyens ont laissé passer, sans réagir, énormément de retsrictions à la liberté d’expression, et à la liberté de la presse.

En 2014, la france se situait derrière le Salvador et la Lettonie, en 39e position du classement de Reporters sans Frontières sur la liberté de la presse dans le monde. Le Costa Rica est 21e, le Ghana est 27e, le Surinam 31e… Bref, on n’a  vraiment pas de quoi se vanter, même si on remonte un peu depuis que sarkoléon a dégagé (on était 44e en 2011).

Comment en est-on arrivé là?

Malgré ce qu’on apprend à l’école, la censure est une vieille tradition française. Les mêmes Rois qui jouaient les mécènes des écrivains n’hésitaient pas à les envoyer au cachot au premier mot de travers.

tele_conL’histoire est censurée, j’ai pu le constater par moi-même. L’histoire au jour le jour (le journalisme) l’est aussi, évidemment. On se souvient de Chirac qui voulait que les historiens présentent « le rôle positif » de la colonisation, de l’interdiction du « négationnisme » (en fait toute discussion sur la version officielle, ce qui ne fait jamais avancer la connaissance) sur la Shoah ou le génocide arménien, de l’interdiction de parler du cannabis de manière positive, d’ « offenser » le président de la République (l’affaire du « casse-toi pauv’ con » renvoyé à sarkoléon par un citoyen), de donner la recette du purin d’orties, de la présomption d’innocence, du secret de l’instruction, de l’interdiction de faire de la « propagande anti-nataliste », de publier les déclarations fiscales de nos députés, de l’interdiction des spectacles de Dieudonné, de l’interdiction pour une personne condamnée d’écrire un livre sur les faits pour lesquels elle a été condamnée, des 36 sites Internet bloqués par Valls

Ce n’est pas pour rien que la France est un des pays les plus condamnés pour ses atteintes à la liberté d’expression par la cour européenne des droits de l’homme: la France a une véritable culture de la censure, et cela ne va qu’en s’aggravant. Tous les spécialistes du droit de la presse sont d’accord pour dire que la France est un des pays les plus restrictifs au monde en la matière.

Petit à petit, on a élaboré des lois pour protéger la vie privée, mais aussi les affaires, la fonction politique, et même l’honneur, contre les écrits trop agressifs. Ça part d’une bonne idée car il y a des abus, il ne sert à rien de revenir sur les dérives de la presse people.

Mais en réalité, ce que veulent protéger nos oligarques, c’est leur pré carré. Leurs magouilles, leurs mensonges, leurs amis,  tout cela doit rester dans l’ombre.

Aujourd’hui, même un journaliste qui dit la vérité et ne commet aucune faute, comme le reconnait le tribunal, peut-être condamné. Juste pour la forme, sans aucune base légale. Mais les lois, on s’en fout, en fait elles ne valent que pour les justiciables, par pour les juges et les politiciens.

Dans mon métier, j’ai eu à connaitre un certain nombre de magouilles politiques et/ou financières. J’ai pu écrire à ce sujet seulement deux fois, dont l’une a débouché sur un procès qui traine depuis des lustres. Pourquoi? Tout simplement parce que, sans avoir les moyens de la justice ou de la police, un journaliste doit avoir bétonné son enquête avant de la publier. Bétonné, cela veut dire multiplier les sources concordantes, et avoir des preuves valables devant un tribunal en cas de plainte pour diffamation, outrage ou autre invention destinée à nous museler [2], le tout en respectant la loi.

104-statueEn fait, il faut réunir les preuves que des policiers auraient du déjà réunir avant nous, à la demande d’un juge, sans avoir les moyens d’enquête d’une brigade de police, ni les pouvoirs légaux d’un juge. Et en risquant moult ennuis qu’un magistrat ne risque pas d’avoir s’il commet une ou deux erreurs dans son instruction.

Il est par conséquent très rare qu’un journaliste puisse publier une enquête politico financière, ou sur un trafic quelconque. Surtout s’il est pigiste, et surtout s’il sait que sa rédaction ne le soutiendra pas en cas de problème, ce qui devient la norme.

Par exemple il est impossible de diffuser la moindre enquête mettant en cause un politicien pédophile. Dans les rédactions, quand on parle d’un tel ou d’un autre, tout le monde est parfaitement au courant de leurs casseroles, mais aucune ne prendra le risque de publier quoi que ce soit parce qu’on sait qu’on perdra, avec à la clé des dommages et intérêts monstrueux à verser. Même si l’enquête est béton.

Et quand on parvient, malgré moult embûches, à publier un article ou à diffuser un reportage, il se trouve qu’on peut encore être attaqué au pénal ou au civil, où on va dire qu’on a cherché à nuire à des innocents, qu’on est de parti pris, et où on va nous réclamer une somme rondelette en guise de dommages et intérêts.

Souvent, et surtout en période électorale, j’aimerais vraiment que les citoyens puissent se transformer en petites souris dans les rédactions. Ils en apprendraient de belles sur les mœurs de leurs élus, sur leurs magouilles et leurs guéguerres stériles. Il est rare que les journalistes aient du respect pour le métier d’homme ou de femme politique.

Or, les citoyens devraient savoir que les médias et surtout la liberté d’expression sont les pierres angulaires d’une société démocratique. C’est d’ailleurs cela qui nous permet de penser qu’aujourd’hui nous ne sommes plus du tout dans une société démocratique.

Quand un journaliste qui refuse de donner ses sources à un juge risque de la prison ferme, où va-t-on?

Certes il faut des limites à la liberté d’expression:  il serait stupide de permettre n’importe quoi en la matière. Mais aujourd’hui il est temps que les gens se réveillent à ce sujet. S’ils ont Pujadas au JT de France 2 depuis des lustres, c’est parce qu’ils ne réagissent pas et ne défendent pas la liberté de la presse.

 

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Régressions

Le droit de la presse et la liberté d’expression régressent au même rythme que les libertés en général, avec une nette accélération depuis le lamentable passage de sarkoléon à l’Elysée. Il a attaqué le secret des sources, n’a cessé de faire son Berlusconi en attaquant les journalistes à chaque fois qu’ils écrivaient quelque chose qui ne lui plaisait pas, et faisait pression pour dégager les moins sympathiques.

Depuis la loi Dati censée officiellement renforcer le secret des sources, en réalité les journalistes sont forcés à balancer ou mis sous pression par la justice dans des cas de figure extrêmement nombreux. En fait, dès qu’un juge ou un responsable politique ou des RG estimait qu’il y avait un « impératif prépondérant d’intérêt public« , le journaliste était tenu de donner ses sources sous peine de 150.000 euros d’amende et 10 ans de prison. En Belgique, c’est plus simple: un journaliste est tenu d’informer la justice s’il a connaissance de la préparation d’un crime (meurtre ou attentat), point barre.

Mais bon, si un juge s’assied sur ce qu’il nous reste de secret des sources, aucune sanction n’était prévue, comme c’est toujours le cas avec les juges qui bénéficient d’une impunité certaine dans l’exercice de leurs fonctions, ce qui est un comble quand on sait que la justice est rendue au nom du peuple français. Une belle arnaque encore une fois, mais il est vrai que ça ferait mauvais genre d’écrire au bas des décisions de justice qu’elles sont rendues au nom de l’oligarchie qui nous dirige.

Ces dernières années, et surtout quand sarkoléon était au pouvoir, on vu se multiplier les perquisitions dans les rédactions ou au domicile de journalistes. Par moment, on n’a rien eu à envier à l’URSS.

Alors depuis que flamby est arrivé, il est question, toujours officiellement, de « renforcer » cette protection des sources. Or, au final, le texte était encore plus restrictif que les précédents.

En parallèle des gesticulations de Taubira sur le secret des sources, la loi Macron voulait protèger le secret des affaires, impliquant des sanctions pour les journalistes trop curieux, et la loi sur le renseignement passée elle aussi en force, suite aux attentats de janvier, a bien failli permettre aux RG et aux flics de perquisitionner chez des journalistes, avec ou sans la décision d’un juge. Quoi qu’il en soit, tous les ordinateurs seront pistés et leurs données traitées on ne sait comment.

Les journalistes sont parvenus à éviter la catastrophe avec la loi Macron, mais finalement, depuis 2013 la commission  européenne prépare une directive assurant le secret des affaires, dont une définition particulièrement large nous est donnée.

loi_sur_le_renseignementLe journaliste du magazine Cash Investigations qui a enquêté sur l’évasion fiscale menée par le Luxembourg est poursuivi par ce pays au nom de la violation du « secret des affaires ».

Cette arme est déjà utilisée, entre secret commercial, secret professionnel, recel de violation du secret professionnel et autres instruments législatifs, les entreprises et institutions avaient déjà de quoi faire taire et condamner des journalistes trop curieux, même si leur enquête était des plus sérieuses. Denis Robert, qui a longuement travaillé sur l’affaire Clearstream, a été victime de dizaines de procès avant de gagner, en 2011, en cassation.

Il faut juste imaginer combien coute un procès contre des entités aussi puissantes que l’Etat luxembourgeois, Clerstream, les banques, et même contre n’importe quelle entreprise. Le temps que cela prend. Les moyens disproportionnés. Le fait qu’on peut être condamné même en ayant mené une enquête des plus sérieuses, dans l’intérêt général.

Normalement, un juge devrait prendre en compte l’intérêt général à avoir accès à ces informations. Car sans la liberté d’enquêter, il ne peut pas y avoir de société démocratique. Or dans l’affaire Denis Robert/Clearstream, il a fallu attendre l’arrêt de la cour de cassation après dix ans de procédures diverses et variées pour qu’un juge se pose la question de l’intérêt général à avoir connaissance de cette affaire.

En outre, il faut souligner que des éditorialistes comme Edwy Plenel dans Le Monde et Philippe Val dans Charlie Hebdo, avaient violemment critiqué l’enquête de Denis Robert, la qualifiant de « théorie du complot » ou de « protocole des sages de Sion », rien que ça.

Il faut le reconnaitre: un journaliste, en france, doit être très courageux pour attaquer frontalement des multinationales, des banques ou des politiciens véreux.

 

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L’uniformisation par l’abêtissement

Il y avait encore plein de journaux intéressants il y a 15 ans: Alternatives Economiques, Courrier International, Charlie Hebdo, Le Monde… Mais à force de rachat par des groupes financiers, d’indépendance perdue, ces journaux ont commencé à tous raconter les mêmes choses, de plus en plus insipides.

Les médias tournent aujourd’hui grâce à la publicité, et plus le lectorat a du pouvoir d’achat plus votre revue a des chances de durer, aux pages sport et people, aux subventions publiques, aux actionnaires friqués qui les utilisent pour obtenir de meilleurs contrats publics, notamment dans l’armement et le BTP (groupes Dassault, Lagardère, Bolloré). Pourquoi un Rothschild deviendrait-il le premier actionnaire d’un journal comme Libération si ce journal était encore pertinent?

La seule subversion à laquelle on a le droit, aujourd’hui dans les médias commerciaux, c’est à des films naturistes à tendance pédophiles ou des petits cours d’ « éducation sexuelle » sur Arte et des escroqueries intellectuelles anti féministes dans le journal créé par la Elisabeth Levy [3], dont on sait à quel point elle peut s’exciter lors des discussions à la télé. De même, on censure nombre d’expositions quand les religions sont malmenées mais on tolère le plug anal géant sur la place Vendôme d’un artiste scatophile.

De leur coté, les annonceurs dictent aussi de plus en plus leur loi, comme Apple qui exige que les sujets traités dans les éditions où elle a placé des pubs ne soient pas choquants ou polémiques.

Dans tous les types de médias, l’information est le parent pauvre. Quant aux journaux d’information pure, ils ne financent généralement plus de longues enquêtes. En fait, les journalistes doivent trop souvent enquêter en dehors de leur travail quotidien, car les enquêtes coûtent cher et ne sont pas « rentables ».

Les journalistes sont aussi de plus en plus précaires, payés au lance pierre, et sont dans l’insécurité. Même les salariés se demandent s’ils ne feront pas partie du prochain charter, puisqu’il faut réduire les coûts absolument.

Or, un journaliste qui craint d’être viré du jour au lendemain va hésiter avant de faire des sujets polémiques, avec risques de procès, ou qui pourraient heurter des sensibilités.

 

imgscan-contrepoints843-presse-médiasMais qu’importe, car en fait il n’y a plus la place pour la réflexion de fond, l’analyse, la prise de recul. Tout est dans l’instantané, le buzz, tout doit attirer l’œil et pas le cerveau [4]. Parce que les dirigeants de presse considèrent que leurs lecteurs sont stupides et fainéants, et qu’écrire plus de 3.000 signes c’est gavant. En 3.000 signes, il est bien difficile d’aborder le fond d’un problème de société ou d’une affaire compliquée.

A la radio, les consignes sont les mêmes: pas plus de 15 mots par phrase, pas plus de 2 ou 3 concepts par sujet. Ca, ce sont les consignes de tous les médias commerciaux, qu’on apprend bien aux étudiants dans les écoles de journalisme.

Des journalistes précaires, des sujets insipides, fun, distrayants, ou alors carrément glauques et sanguinolents quand il s’agit de faits divers.

De plus en plus, les articles se ressemblent. Les sujets traités par Le Monde, Libé et Le Figaro (les trois quotidiens dits « de référence » (sic.) en France) sont les mêmes à 90%, souvent retapés sur le net avec des fautes d’orthographe, parce que ce qui compte c’est d’être le premier à retaper la dépêche AFP, pour être mieux référencé sur Google.

Les angles sous lesquels sont traités les sujets sont aussi de plus en plus les mêmes d’un média à l’autre, sur tous les sujets fondamentaux.  Que vous regardiez France 2, que vous lisiez Le Monde ou L’Express, que vous écoutiez RTL, vous entendrez exactement les mêmes choses sur le terrorisme, la guerre en Syrie, en Irak, en Libye et ailleurs, l’économie, la Grèce, les vaccins, les affaires criminelles, le réchauffement climatique, les élections, l’Europe, Hugo Chavez, Poutine…

Étrange, non, alors que ces sujets suscitent de réels débats dans la société. La seule différence qu’on trouve entre les médias, c’est le courant politique qu’ils soutiennent: Le Figaro occultera quelques infos favorables au PS ou défavorables à Sarko, en mettra d’autres en exergue. Ce sera l’inverse dans Libé.

Les sources sont aussi toujours les mêmes: les sources officielles priment toujours. Par exemple, dans le cas de la dernière grippe aviaire/porcine, toute la presse nationale commerciale et les médias « officiels » (France Télé, France Inter, AFP etc.) ont relayé sans aucune critique les communiqués des ministères de la santé et de l’OMS qui appelaient à se vacciner parce qu’on allait tous mourir. Sur le terrain, dans la presse locale, on a attendu de voir. Et il ne s’est rien passé. La presse locale, elle n’a pas appelé à se vacciner car l’épidémie n’a jamais eu lieu, en réalité.

liberte-presseDu côté de la justice, les juges n’ont plus le droit de parler à la presse: c’est le parquet, inféodé au pouvoir politique, qui communique. Dans les institutions, les entreprises, les associations, on cultive aujourd’hui la parole officielle.

Le top du top pour nos chefs de rédactions, ce sont les sujets consensuels, ceux où tout le monde est d’accord. D’où les 30% du temps des JT consacré à nous parler du temps qu’il fait, des « reportages » sur les vacances, sur le bac, sur les achats de noël, le prix du carburant…

On sait aussi q’un article sur un chat ou un chien maltraité aura un bien meilleur « taux de lecture » qu’un article sur un enfant victime de pédophile, ce qui devient certes d’une banalité effrayante dans la presse locale.

Tout est lissé, plus rien ne dépasse sauf dans la stupidité, où là on dépasse allègrement les limites de la décence.

Dans le cas de la presse spécialisée, des médias axés sur le sport à ceux axés sur l’automobile, la santé ou sur la pêche, le problème n°1 est que les annonceurs qui paient des pubs dans ces médias au public très ciblé ne veulent généralement pas de polémique sur leur gagne pain, et encore moins quand la polémique les vise directement. Il y aura donc rarement d’articles dérangeants dans ce type de presse.

Heureusement, toutefois, qu’il existe encore quelques médias indépendants, financés uniquement par ceux qui les achètent, et j’ai envie de citer La Brique, Fakir, la Décroissance, le Monde Diplomatique (et dans un autre registre, qui doit exister, Minute et la presse catholique ou de droite)… Certains autres, notamment des magazines, tentent de garder un minimum d’indépendance, eux aussi, mais toujours avec de petits moyens. Et puis, il a tous les webzines alternatifs, les blogs et autres forums, et réseaux sociaux, où finalement beaucoup d’informations circulent.

Offensive sur la toile

300x200-ctComme les médias ne disent plus rien, c’est sur Internet que les gens se renseignent désormais le plus. Et c’est là que la justice tape de plus en plus, même quand, là encore, il n’y a pas d’infraction.

Les dernières lois censées viser le « terrorisme » vont en fait attaquer la liberté d’expression de tout le monde: tout écrit jugé néfaste à l’intéret général tel que défini par la clique au pouvoir sera passible de censure, et l’auteur risquera des sanctions allant jusqu’à la prison. Et comme d’habitude, on s’arrange pour donner au « terrorisme » une définition suffisamment floue pour que toute opposition puisse rentrer dans le cadre.

Aujourd’hui, puisque c’est sur le net que passe l’information, ce sont les blogueurs qui sont attaqués. Même si je ne partage pas ses idées, je suis outrée que Le Libre Penseur soit poursuivi par Pierre Bergé pour avoir fait écho à un article du magazine VSD qui évoquait des partouzes pédophiles dans sa villa au Maroc.

Aujourd’hui, les avocats de certains hommes politiques n’hésitent pas à envoyer des pages de plaidoirie à tout blogueur qui osera dire que ledit politique est pédophile, et cela malgré une pile impressionnante de dossiers -tous étouffés bien-sûr- à propos des agissements de ce politique. Vous ne lirez donc rien à ce sujet sur la toile, sauf avec des blogs pirates créées en utilisant des moyens de cryptage, afin que l’auteur ne finisse pas en taule.

Deux mois avant les attentats de janvier, le gouvernement Valls a fait passer des « lois sur le terrorisme », qui permettaient de censurer directement des sites web sans passer par l’autorisation d’un juge. On a aussi augmenté les peines contre tous ceux qui se montrent favorables au « terrorisme ».

Avec la loi sur le renseignement  il y aura une surveillance généralisée de tout ce qui est fait et circule sur le web. Toutes les données de connexion des internautes qu’on jugera trop subversifs seront analysées, sans aucun contrôle. Tout cela, au nom de la « prévention du terrorisme ». Mais, tout le monde sera pisté dès lors qu’il utilisera le web classique. Sur le deep web, l’anonymat reste garanti, et c’est d’ailleurs par ce canal que les vrais terroristes et les vrais pédocriminels échangent.

arton4880-04a8bEnfin, on parle bien de « prévention », c’est-à-dire qu’il n’y a même plus besoin d’être sur le point de commettre un attentat pour être pisté de près et censuré, il suffit qu’on estime que vous êtes favorable aux idées de certains « terroristes ». Aujourd’hui, tout le monde pense que terroriste = islamiste, mais vous allez voir que la définition est appelée à s’élargir de manière plus que conséquente.

En fait, les renseignements cas:

> La sécurité nationale

> Les intérêts essentiels de la politique étrangère et l’exécution des engagements européens et internationaux de la France

> Les intérêts économiques et scientifiques essentiels de la France

> La prévention du terrorisme

> La prévention de la reconstitution ou du maintien de groupement dissous

> La prévention de la criminalité et de la délinquance organisée

> La prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique

Je parie que dans 5 ans, le cadre de ce flicage de masse aura encore été élargi, toujours au nom du terrorisme. Mais il est vrai que la peur est le meilleur moyen de manipuler les masses, surtout quand des médias aux ordres répercutent n’importe quelle info bidon pourvu qu’elle soit officielle.

 

Offensive contre la liberté de penser

46826107Petit à petit, on est aussi en train d’élargir le délit d’opinion.

Je sais que peu savent encore ce qu’est l’affaire de Tarnac, mais que vous soyez de droite ou de gauche, je pense qu’il faut comprendre qu’au final, c’est la liberté d’expression qui est en cause. A l’époque on venait d’entrer en sarkoland, et la semaine de l’élection, au cours de laquelle des émeutes ont eu lieu dans de nombreuses villes de france, on a vu apparaître le terme « anarcho autonomes » dans Le Figaro, le journal pro sarkoléon [5]. Diantre, me suis-je dit alors: on va nous refaire le coup du terrorisme de gauche, genre les coups foireux des réseaux stay-behind auxquels plus aucun historien sérieux ne croit aujourd’hui?

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour y arriver. Fin 2008, une série d’arrestations a lieu à Tarnac, où des « autonomes » vivaient donc « en autonomie ». Ils n’avaient même pas de téléphones portables, ce qui était hautement suspect, par contre ils lisaient des livres subversifs, comme « L’Insurrection qui vient », pourtant étudié dans des universités européennes.

On leur reprochait d’avoir commis une dégradation sur une ligne de chemin de fer, acte requalifié pour la circonstance en « terrorisme ».

On a traités d’ « anarcho-autonomes« , donc, mais aussi d’ « ultra-gauche » avec une « connotation sectaire » ou de « milieu radical » ces jeunes que les voisins trouvaient pourtant « très gentils et polis« , et qui avaient repris l’épicerie du village.

Puis, au fil des mois, certains sont ressortis de prison, mais à travers la France des dizaines de personnes ont été entendues et perquisitionnées, avec saisie de l’ordinateur et du téléphone portable. Probablement histoire de faire une cartographie des jeunes alternatifs, ceux qui sont vraiment contre ce système mais s’y opposent avec des valeurs de solidarité et d’inventivité, et qui, souvent, ont fait leurs armes dans des manifestations contre les mesures ultra libérales de la France, de l’Europe, de l’OMC…

46826313Bref, revenons à Tarnac. Le jour des arrestations, sarkoléon avait tenu à « saluer l’efficacité et la mobilisation des forces de police et de gendarmerie dans cette enquête« . La presse rapportait que la Sous-Direction Anti-Terroriste (SDAT) « s’interroge sur « d’éventuels liens avec l’ultra-gauche allemande qui a déjà revendiqué des actions contre des trains transportant des déchets nucléaires« . Mdr.

Or, il se trouve que l’enquête des policiers a été mise en cause très rapidement. Je ne rentre pas dans les détails, mais dès 2009 un tas d’irrégularités ont été mises à jour dans l’enquête qui a mené à la désignation du Julien Coupat et quelques autres comme ayant organisé l’ « attentat » (à savoir la mise d’un bloc de granit sur le caténaire d’un TGV, de manière à le bloquer).

Aujourd’hui, la juge d’instruction vient d’enlever cette accusation de terrorisme (car 7 ans après, huit personnes sont renvoyées au tribunal correctionnel, et Julien Coupat a passé plusieurs mois en prison), mais le procureur a fait appel pour qu’on la remette.

En effet, Le Monde nous expliquait que dans l’affaire dite « de Tarnac », « Le ministère public estimait, en se fondant sur l’article 421-1 du code pénal, que « les atteintes aux biens » peuvent constituer des actes de terrorisme pour peu qu’elles aient « pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur » ».

Dans son dossier, il n’y a plus rien qui tient, à part sa pièce maîtresse: le livre « L’Insurrection qui vient », qu’on reproche à Coupat d’avoir écrit, ce qu’il a toujours nié. Et quand bien-même: on a encore le droit de penser et d’écrire ses opinions dans ce pays, même si on parle d’insurrection. En outre, le livre en lui-même n’a jamais été poursuivi par la justice.

Cette affaire qui a démarré sous sarkoléon continue bien que flamby et le PS soient au pouvoir depuis 2012. Certes, il serait compliqué de stopper l’affaire, de s’excuser et de renvoyer sarkoléon au tribunal pour avoir instrumentalisé la justice. Et puis, cela arrange tout le monde de mettre un étau autour des mouvements alternatifs, les seuls à être vraiment subversifs aujourd’hui.

Screenshot - 16_08_2015 , 23_23_55Depuis Tarnac, on a bien relancé la peur du terrorisme islamiste, donc on tape moins sur la gauche et les alternatifs. Mais, l’épée de Damoclès est là. Si l’atteinte à la propriété devient du terrorisme quand ça chante le pouvoir en place, n’importe quel accident de voiture pourra prendre des proportions de dingue.

Et puis après, ce sera quoi? Critiquer le système capitaliste deviendra-t-il du terrorisme? Ce n’est pas impossible et on pourra vite nous dire que s’en prendre à l’intérêt économique de la nation est du terrorisme.

Avec la loi sur le renseignement et les pleins pouvoirs donnés aux barbouzes, plus personne qui ose contester l’ordre établi ne sera à l’abri d’une opération à son encontre similaire à celle de Tarnac.

Car dans cette affaire, l’enquête de police a été tellement bidonnée qu’on n’est absolument pas sur que les huit accusés aient commis quoi que ce soit, ni même qu »ils aient été sur les lieux des faits.

Il est clair qu’on n’a plus la liberté d’opinion et d’expression en France, d’ialleurs historiquement je crois que cela n’a jamais été le cas. En tout cas, aujourd’hui on cumule autour de 400 lois destinées à restreindre les libertés d’opinion et d’expression.

Comment les médias, dans un tel contexte, peuvent-ils encore être les garants d’une société démocratique, comment peuvent-ils remplir leur rôle de « contre pouvoir »?

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On le voit, glissement après glissement, les libertés se réduisent comme peau de chagrin, et la liberté d’expression est en première ligne. Pourquoi un tel besoin de censure, digne de l’Inquisition? Mais parce que les idées non contrôlées font peur, et en premier lieu les idées qui attaquent directement le système.

En fait, nous sommes toujours plus soumis à la pensée unique, la pensée orthodoxe, la Doxa. On est dans une oligarchie, une ploutocratie peut-être, mais certainement pas en démocratie, et nos élites ont peur. Les lois répressives, c’est une certitude, ne vont pas s’arrêter là: toute liberté est perçue comme une menace par la classe dirigeante [6].

[1] Un documentaire qui parlait de l’évasion fiscale opérée par des filiales du Crédit Mutuel, avec lequel Bolloré est partenaire en affaires. Bolloré a appelé le chef de Canal Plus pour demander la censure, qu’il a obtenue sans autre forme de procès.

[2] Parmi ces inventions, il a poursuivi  un journaliste non pas pour diffamation mais pour « harcèlement médiatique », et lui réclamer 400.000 euros au civil. Un moyen de détourner le droit de la presse qui est normalement interdit, mais que je subis depuis deux ans. Il y aussi poursuivre un journaliste pour « recel de violation du secret professionnel »: durant une enquête, 9 fois sur 10 on doit avoir des sources internes qui n’ont pas le droit parler et sont donc attaquables, et le journaliste avec s’il a utilisé la violation du secret professionnel pour mener son enquête. Les inventions en la matière pullulent et personne ne bouge.

[3] Je fais référence à un récent « dossier » sur « la terreur féministe » dans le magazine machiste Causeur. Magazine où un type mis en examen dans le cadre d’une affaire de marché public a osé traiter les gens venus soutenir les frères Delay à Rennes de « secte ». L’article de Causeur sur « la terreur féministe » est au niveau zéro du journalisme, mais dans la pure tradition éditorialiste française.

[4] On peut rappeler cette fois où l’AFP a déclaré que Martin Bouygues était décédé, quand elle a diffusé cette histoire du père qui laisse sa fille se noyer à Dubaï, oubliant de préciser que les faits datent d’il y a 20 ans, ou quand il a été dit que Kim Jong Il avait tué un officiel au canon anti aérien, le tout ayant repris en chœur par tous les médias, qui prennent toujours pour argent comptant ce que raconte l’AFP. D’ailleurs, 90% des infos répercutées dans les médias commerciaux proviennent directement de l’AFP, quand les dépêches ne sont pas retapées telles quelles. Tout simplement parce qu’il faut être le premier à donner l’info, et que les dépêches de l’AFP, pourtant dirigée par des proches du parti socialiste, sont considérées comme parole d’évangile.

Sur ce thème, je peux raconter une anecdote révélatrice: partie couvrir un incendie dans une usine, je reviens à la rédaction et le directeur m’appelle pour me dire que j’avais écrit n’importe quoi. En réalité, la « rédaction web », à 200 kilomètres de là, avait balancé une dépêche de l’agence, dont le reporter n’avait pas été sur place et la dépêché était remplie d’inexactitudes. Ceci, alors que ma rédaction avait bien un reporter sur place: moi. Mais on n’a même pas pris la peine de m’appeler ou d’attendre 30 minutes que j’envoie moi-même ce web. C’est ridicule, mais cela monte bien quelle est la priorité dans les rédactions.

[5] Comme par hasard, les « bastions » de ces « anarcho autonomes » étaient les facultés qui avaient manifesté le plus fortement contre le CPE, le « contrat premier emploi » de Villepin, qui était un contrat au rabais pour les jeunes de moins de 25 ans. Personne dans ces manifestations n’a jamais parlé de commettre des actes terroristes, mais apparemment il fallait faire peur, et ces « groupes » ont été qualifiés de « très violents« .

[6] Je renvoie ceux qui auraient des doutes vers un sublime rapport pondu par la banque JP Morgan, dans lequel, à l’aune de la crise économique, politique et sociale que connaît la zone euro, on s’inquiétait que les citoyens avaient encore le droit de voter, et que leur poids était bien supérieur, électoralement, aux 2 ou 3% de la classe dominante. Au nom de l’euro et des principes ultra libéraux, il convenait de redresser les choix politiques alternatifs de certains pays du sud de l’Europe. Ils ont été entendus: l’Espagne est en train de faire passer des lois dignes de Franco en matière de libertés publiques.

source: http://dondevamos.canalblog.com/archives/2015/08/17/31669231.html

Lu aussi sur:

https://launedekeg.wordpress.com/2015/08/19/keg-ce-19082015-je-prends-la-liberte-de-vous-dire-que-le-pouvoir-corrompu-corrompt/

http://reseauinternational.net/des-idees-saines-dans-des-cerveaux-disponibles-ou-la-dictature-insidieuse/

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Carte de l'Europe

© Flickr/ Caitlin Regan


Depuis quelques années, Berlin et Ankara s’adressent de nombreux reproches.

L’Allemagne, où vivent plus de 3 millions de Turcs, est indignée par la réticence de nombreux immigrés à s’intégrer à la société allemande. Le Bundestag est persuadé que c’est partiellement la faute du président turc Erdogan et de son entourage, qui ont appelé à plusieurs occasions les Turcs allemands à conserver leur langue natale, leur foi et leurs traditions. Ankara, de son côté, est en colère contre l’Allemagne qui ne contribue en rien à l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Tout cela alors qu’un nouveau facteur d’irritation vient de s’immiscer dans les relations entre les deux pays: la reprise du conflit entre les autorités turques et les Kurdes.

Une brèche s’est formée dans les relations entre Berlin et Ankara une fois que la Turquie a définitivement compris qu’elle ne rejoindrait jamais l’UE. Ankara est dans le « sas de l’UE » depuis 1987 mais malgré cela, pratiquement tout le monde pense qu’elle n’arrivera pas à rejoindre la famille européenne dans un avenir proche. Ankara estime que l’Allemagne est l’un des principaux opposants à son adhésion.

La chancelière allemandeAngela Merkel et son entourage avaient d’abord soutenu l’idée d’une adhésion de la Turquie à l’Union européenne, mais ont perdu de leur assurance avec le temps.Au final, certains membres de l’entourage deMerkel ont commencé à dire que la Turquie n’était pas du tout un pays européen.Les relations personnelles entre les deux dirigeants n’ont jamais fonctionné. Certains journalistes soulignent le manque de sympathie personnelle entre Merkel et Erdogan. « Les relations entre le président et la chancelière sont assez tendues. Erdogan est trop charismatique par rapport à Merkel. Alors que la chancelière, avec son caractère, n’apprécie pas les dirigeants plus brillants qu’elle », estime Alexandre Kamkine du Centre d’études germaniques à l’Institut de l’Europe affilié à l’Académie des sciences de Russie.

Des espions turcs en Allemagne

Un nouveau scandale d’espionnage a éclaté entre l’Allemagne et la Turquie en décembre 2014, immédiatement après la publication par la revue Focus d’un article annonçant l’arrestation, en Allemagne, de trois Turcs soupçonnés d’espionnage. Ils auraient surveillé des représentants de la gauche turque et d’organisations kurdes résidant dans le pays, ainsi que les partisans du prêcheur musulman Fethullah Gülen. Erdogan accuse ce dernier de tentative de coup d’État et d’implication dans un scandale de corruption qui avait impliqué, en 2013, 50 hauts fonctionnaires et entrepreneurs turcs.

Muhammed Taha Gergerlioğlu, ancien conseiller d’Erdogan, faisait partie des individus arrêtés. On le considère comme le coordinateur du réseau d’espionnage.

La question arménienne

L’Allemagne a officiellement reconnu le génocide arménien commis par les Turcs en 1915 (jusqu’alors les autorités allemandes arrondissaient les angles quand ils s’exprimaient sur le sujet). Ankara n’a pas bien pris la nouvelle. Le premier à en parler fut le président allemand Joachim Gauck le 23 avril lors de la commémoration du 100e anniversaire du massacre. Le ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier s’est ensuite exprimé: « Ce qui s’est produit en 1915 tombe sous la définition de génocide et je comprends les sentiments de ceux qui souhaitent qu’on l’appelle ainsi, tout comme leurs arguments ».

Bien queGauck ait reconnu la responsabilité partielle de Berlin dans ces événements (l’Allemagne a participé à la déportation des Arméniens), le ministère des Affaires étrangères de la Turquie a réagi par une déclaration rageuse. « Le présidentGauck n’a pas le droit d’attribuer au peuple turc des crimes qu’il n’a pas commis. […] Le peuple turc n’oubliera pas ni ne pardonnera les déclarations du présidentGauck », a annoncé le ministère des Affaires étrangères. Et de mettre en garde: « Si l’Allemagne ne renonçait pas à cette approche et n’adoptait pas une position constructive, cela aurait des conséquences négatives à long terme sur les relations entre Ankara et Berlin ».Selon Alexandre Kokeev de l’Institut d’économie mondiale et des relations internationales affilié à l’Académie des sciences de Russie, la négation du génocide arménien altère la vision qu’ont les Allemands de la Turquie. « C’est un sujet très sensible pour Ankara. Pour l’instant les Turcs refusent absolument de qualifier les événements de génocide. L’Allemagne, pays qui a entièrement reconnu sa responsabilité dans les événements de la Seconde Guerre mondiale, désapprouve cette attitude des autorités turques. Le déni du génocide arménien ne fait qu’éloigner la Turquie de son adhésion à l’UE », affirme le politologue.

Un demi-siècle de travailleurs immigrés

Quelques semaines après la déclaration du président Gauck, son homologue turc Erdogan s’est rendu à Karlsruhe où il a tenu un discours devant des milliers de personnes d’origine turque, critiquant la politique d’intégration des autorités allemands et appelant ses compatriotes vivant en Allemagne à conserver leur foi, leurs traditions et leur langue natale.

Le dirigeant turc a déjà demandé plusieurs fois à Berlin de « faire preuve de plus de solidarité envers les Turcs qui vivent en Allemagne ». Selon lui, trop peu d’efforts sont déployés pour intégrer les représentants de cette minorité. En particulier, Berlin s’oppose à la double nationalité — sur laquelle insiste Ankara. Le président turc critique également la préservation du régime de visas partiel entre les deux pays. Comme le rappelle l’analyste Kristian Brakel de l’Association allemande de politique étrangère (DGAP), les Allemands peuvent en effet aller librement en Turquie — il leur suffit de présenter leur passeport à la frontière. Tandis que les Turcs ont besoin d’un visa pour se rendre en Allemagne.

Les Turcs allemands

Les Turcs composent la plus importante minorité ethnique d’Allemagne. Au total, près de 3 millions vivent dans le pays (jusqu’à 4 millions selon d’autres informations). Sachant que moins de la moitié des Turcs habitant en Allemagne ont la citoyenneté allemande.

Depuis dix ans, Ankara demande à Berlin d’assouplir la législation migratoire afin que les familles turques résidant en Allemagne puissent se regrouper. Mais l’Allemagne refuse.

De son côté, le Bundestag estime qu’Erdogan prononce des déclarations dures pour tenter de gagner des voix parmi les électeurs turcs qui vivent en Allemagne. Et Berlin considère avoir déjà beaucoup fait pour l’intégration des Turcs, dont certains refusent tout bonnement d’accepter les valeurs de leur pays d’accueil. Bien que les petits-enfants des immigrés turcs puissent prétendre à la citoyenneté allemande, plus de 70% des jeunes continuent de vivre en Allemagne avec un passeport turc.

A une époque, les autorités allemandes avaient commis l’erreur d’autoriser les Turcs à s’installer tous ensemble et certains d’entre eux vivent aujourd’hui dans une sorte de monde parallèle, communiquant uniquement avec leurs compatriotes sans chercher à apprendre l’allemand. En raison de la barrière linguistique, certains adolescents turcs abandonnent le collège et ne parviennent pas à trouver un travail correct. Il existe également une autre tendance: les enfants et les petits-enfants d’immigrés turcs ayant étudié en Allemagne reviennent en Turquie où ils sont mieux payés et réussissent leur carrière.

Le problème kurde

La forte proportion de migrants entraîne des conflits interethniques dans les rues allemandes, ce qui indigne de plus en plus les citoyens du pays. Les affrontements déjà fréquents entre les Turcs et les Kurdes se multiplient depuis le début de l’opération d’Ankara en Syrie. Les Turcs pensent que les Kurdes syriens sont de mèche avec les combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan, officiellement reconnu en Turquie comme une organisation terroriste.

Selon Alexandre Kamkine, par la faute d’Ankara Berlin s’est retrouvé dans une situation difficile. D’un côté, l’Allemagne n’approuve pas l’opération punitive des Turcs contre les Kurdes syriens. Et dans l’ensemble les Allemands considèrent les Kurdes irakiens comme leurs alliés: ils entraînent les soldats peshmergas et leur fournissent des armes pour combattre l’État islamique. D’un autre côté, Berlin, qui critique le régime du président syrien Bachar al-Assad, doit s’abstenir de condamner Ankara. Dans ces conditions, il ne reste plus à Steinmeier et à Merkel, qui prônent la protection des minorités ethniques, qu’à appeler la Turquie à « ne pas rompre le processus de paix avec les Kurdes ».

civilwarineurope

imageUn employé anonyme du Bureau de la Défense autrichien – qui opère sous la direction du ministère fédéral autrichien de la Défense – affirme que des organisations situées aux USA paient les trafiquants afin qu’ils acheminent davantage de migrants africains et d’orientaux en Europe.

“Les trafiquants demandent des sommes exorbitantes pour amener illégalement des “réfugiés” en Europe. Les conditions sont souvent très précaires, mais un transport coûte actuellement 7 000 à 14 000 euros” a déclaré un employé du Bureau de la Défense Autrichienne au site Info-Direkt.at.

“Il y a des éléments qui attestent que des organisations situées aux USA ont créé un modèle de co-financement et contribuent substantiellement aux paiements exigés par les trafiquants” a-t-il ajouté.

“Tous les “réfugiés” d’Afrique du Nord n’ont pas 11 000 euros en cash. Personne ne demande d’où vient l’argent” précise cet agent du renseignement autrichien.

Ce dernier souligne enfin qu’une “strict censure médiatique”…

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civilwarineurope

imageQuelque 150 agriculteurs, selon la police et les syndicats agricoles, ont manifesté mercredi matin pendant plus d’une heure devant la préfecture de Saint-Lo (Manche) déversant des déchets et du lisier, les CRS répliquant avec des canons à neige carbonique, a constaté une journaliste de l’AFP.

Peu après 07h30, les agriculteurs ont levé le camp et sont repartis en cortège tandis que des pompiers intervenaient pour éteindre les feux de pneus.

Les manifestants, venus avec une quinzaine de tracteurs avec des banderoles proclamant « Le Foll, affole toi », ont fait tour en ville vers 06H00 avant d’aller devant la préfecture. Là, ils ont d’abord tenté de souder les grilles de la cour de la préfecture, mais ils en ont été empêchés par les CRS installés de l’autre côté des grilles, qui les ont aspergés de gaz lacrymogène.

Les manifestants, essentiellement des producteurs de lait et de viande bovine, ont ensuite jeté de…

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Dans 1984 d’Orwell, le héros est employé à corriger les archives de l’administration au fur et à mesure de l’avancement du temps afin que les dirigeants ne soient jamais pris en défaut par un mensonge. L’Elysée fait pareil, preuve de plus, s’il en était besoin, que nous avançons en douceur, mais irrésistiblement, vers la dictature socialiste que décrit Orwell.

Croissance nulle HollandeLe Figaro nous annonce en effet que toutes les phrases de Hollande affirmant dans son français approximatif « La croissance, elle est là ! » ont été effacées des archives ! C’est complètement infantile, mais n’a pour but que de permettre au président de nous jurer dans quelques mois, la main sur le cœur, qu’il n’a jamais dit qu’il ne se représenterait pas à la présidentielle si le chômage de baissait pas et que la croissance ne revenait pas.

Or, il est de plus en plus évident que le chômage ne baissera pas, faute d’une croissance qui ne reviendra pas tant que la politique économique socialiste sera ce qu’elle est. Et ce alors que toute l’Europe profite pour relancer son économie et faire baisser le chômage des circonstances économiques favorables : euro bas, cours du pétrole bas, etc.

MichelSapinEn effet, après un bref sursaut au premier trimestre 2015, la croissance en France est retombée à zéro au second trimestre (source INSEE). Cela n’empêche pas Michel Sapin d’affirmer tout sourire mais sans rigoler que « cette croissance zéro conforte notre objectif » de croissance à 1 % en 2015, et puis que si ce n’est pas en 2015, ce sera en 2016, ou à Pâques 2017, ou peut-être même à Ramadan 2018.
Prions, mes frères !

Nous n’avons décidément pas de chance ! Après Pierre Moscovici, le « vieux » qui ne peut coucher qu’avec des jeunettes et fut incontestablement le plus mauvais ministre de l’Économie depuis la Révolution, nous avons Michel Sapin qui bat tous les records d’incompétence en étant le plus mauvais ministre de l’Économie depuis l’avènement de la royauté en France. Même Louis XVI eut de meilleurs ministres des Finances. Il nous faudrait un Sully, l’inventeur Croissance nulle Sapinde la Cour des comptes, un Colbert qui créa l’industrie nationale et développa le commerce, voire un Fouquet, le Tapie de l’époque, qui lui au moins savait faire rentrer l’argent dans les caisses de l’Etat, ou mieux, un Antoine Pinay. Nous pourrions à la rigueur avoir John Law, inventeur de la Bourse et de la fausse monnaie de papier mais même pas, nous avons Michel Sapin, bien incapable d’inventer quelque solution efficace que ce soit.

Ce ne sont pas les bons économistes qui manquent en France, nous avons même un prix Nobel d’économie, mais l’ennui c’est qu’ils ne sont pas socialistes.

artfichier_431391_4061810_20140901571764Tout étudiant qui a fait des études d’économie politique un peu poussées (ce qui exclut donc Sciences Po et l’ENA peut-être bons en d’autres matières, mais certainement pas en économie) sait que « l’économie socialiste, ça ne marche pas » (F. Castro, 15-07-2010). Or François Hollande ne sait pas prendre du personnel qualifié là où il le faut et s’obstine à privilégier les copains et les coquins des promotions Voltaire et Léopold Sédar-Senghor de l’ENA.

Manque de chance, nous avons aussi le ministre de l’Agriculture le plus nul que la République ait jamais eu, peut-être grande gueule sympathique pour certains, mais qui, chaque fois qu’un problème se pose, annonce qu’il attend pour réagir d’avoir le rapport d’une quelconque commission Théodule. De toute façon, il l’a dit, il n’aime pas la paysannerie française qui vote FN et lui préfère les producteurs étrangers.

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Mon Dieu, faites que tous leurs tracteurs de merde tombent en panne

Ne parlons pas de la ministre de l’Education nationale ! Elle achève de ruiner le peu qui restait d’efficacité à cet organisme obèse, producteur chaque année de 150 000 jeunes inaptes à quoi que ce soit, le reste sachant à peine écrire notre langue nationale, même arrivé au niveau du doctorat. Elle est tellement incompétente pour le job qu’elle a réussi à se mettre à dos une bonne partie du corps professoral, pourtant accro au socialisme depuis 70 ans si ce n’est plus.

Le chômage continue à augmenter, la dette nationale aussi, et l’insécurité encore plus. Mais le ministre de l’Intérieur – peut-être a-t-il reçu des instructions du Premier ministre qui connaît bien le sujet – a trouvé la solution : ne plus donner de statistiques.
Le ministère de l’Intérieur avait un site très bien fait et surtout très clair qui donnait par ville et par département l’état de la sécurité en France. Comme il ne donnait que de mauvaises nouvelles malgré de fréquents traficotages statistiques, il a été décidé de carrément le fermer, ainsi les Français n’auront plus comme source d’information que la parole ministérielle !

Ce site s’appelle « Cartocrime », or il affiche depuis la fin mai le message suivant : « En raison d’une modification des formats de transmission des données par le Service statistique ministériel du ministère de l’Intérieur (SSM-SI), l’ONDRP ne sera plus en mesure, à court terme, d’alimenter le site Cartocrime. Les dernières données disponibles sont donc celles de mars 2015. L’ONDRP, non prévenu de cette modification, présente ses excuses aux utilisateurs du site. Paris le 28 mai 2015 » ONDRP présente ses excuses, c’est gentil, mais ça montre aussi l’état de décrépitude d’un ministère où les services ne se parlent pas !

C’est vrai aussi pour les statistiques sur les incendies de voitures : leur nombre baissait, trop lentement mais il baissait, depuis 2007 (arrivée de Sarkozy) : -13,6 % entre 2007 et 2012. Depuis novembre 2013 , pfuitt ! Plus de statistiques ! Plus de courbes, sauf une en pointillé (donc non certifiée) qui insinue qu’il y aurait une forte baisse depuis l’arrivée de Hollande à l’Elysée.

4341312_5_bfe2_nombre-de-vehicules-incendies-selon-le-type_a919147edf12b7c14080213e316df793(Graphique publié par Le Monde)

Pour la gauche, l’insécurité n’est rien d’autre qu’une illusion de droite, on le sait.

Tous les gens de droite sont des schizophrènes atteints de bouffées délirantes qui leur font voir des agressions là où il n’y en a pas. Vous vous présentez complètement démantibulé au commissariat et déclarez « J’ai été agressé par trois jeunes Magh… » ? Vous êtes aussitôt interrompu « Oh là ! Vous tenez des propos racistes, je vais être obligé de transmettre un rapport au procureur qui décidera de vous inculper ou pas ».

Non, j’exagère, cela ne se passe pas comme ça. En réalité, l’OPJ (Officier de Police Judiciaire) ou l’agent qui recueille votre témoignage, vous fait décrire minutieusement votre ou vos agresseurs, l’enregistre, vous conseille de déposer plainte avec un certificat médical à l’appui et termine l’entretien en disant : « Mais ça ne servira pas à grand-chose, nous avons ordre de n’intervenir que s’il y a trois agressions consécutives dans la même journée commises par le même groupe de personnes et que les témoignages concordent« .

Authentique !
J’ai rencontré très récemment une octogénaire de Fontenay-sous Bois qui a connu il y a quelques semaines cette situation ubuesque alors que l’une des trois victimes souffrait d’une fracture au sternum due à un violent coup de poing, l’autre (elle) d’une sérieuse coupure au cou provoquée par l’arrachage de la chaine du pendentif qu’elle portait et la troisième de contusions consécutives à sa chute sur le trottoir après avoir été violemment bousculée parce qu’elle résistait à l’arrachage de son sac.
Elles avaient porté plainte à quelques minutes d’intervalle et se sont rencontrées à la sortie du commissariat. Mais les descriptions qu’elles ont faites de leurs agresseurs sous le coup de l’émotion n’étaient pas strictement identiques (taille de l’un, couleur du blouson de l’autre) ! Il n’y a donc eu aucune suite judiciaire.

Il y a en moyenne trente-trois viols déclarés par jour en France. C’est déjà énorme, mais les associations féministes, et les policiers aussi d’ailleurs, disent que la plupart des victimes ne portent pas plainte : honte, peur, et pour les femmes et les filles de confession musulmane, terreur à l’idée que les mâles de la familles l’apprennent, ce qui leur vaudrait en prime d’être battues et rejetées par la famille comme impures.
Pour une qui dépose plainte, entre cinq et dix ne le font pas.
On aurait donc de 150 à 300 viols quotidiens ?
En France, aujourd’hui, avec un gouvernement socialiste qui se dit protecteur des faibles ?
Et ça augmente tous les ans : + 18 % de viols déclarés de plus en cinq ans, 20 % de viols en plus sur des mineurs et mineures (les jeunes garçons aussi sont agressés sexuellement).

Les Français ne sont pas idiots, on leur recommande d’équiper leurs domiciles de protections de plus en plus lourdes et coûteuses, de s’organiser entre voisins « solidaires » pour surveiller mutuellement leurs maisons, ils voient les voitures brûler dans les rues des cités et de leur voisinage, pas loin d’un sur dix a été agressé ou volé au moins une fois dans les dix dernières années et tous ont dans leur entourage quelqu’un qui a été agressé. Excepté ceux qui bénéficient de gardes du corps qui ignorent tout de cela, car ce n’est pas le bobo parisien qui voit sa voiture brûler chaque premier de l’an mais l’ouvrier qui vit de l’autre coté du périph.

imagesIls lisent la presse, regardent la télé, sont au courant des faits divers.

Forcément, si on leur cache la vérité, si on leur dit que tout va de mieux en  mieux, mais qu’ils savent que la politique laxiste en matière de sécurité menée par les trois ministres concernés va durer encore quelques années, ils vont se mettre à « mal » voter. Et de même que Le Foll a déclaré qu’il préférait aider « un producteur de tomates marocain plutôt qu’un agriculteur français qui vote FN« , y aura-t-il un ministre de l’Intérieur pour nous dire prochainement qu’il préfère un « migrant » égorgeur qui vote socialiste à une vieille française volée et blessée qui vote FN ?

L’Imprécateur

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Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters | 18.08.2015 à 05h11 • Mis à jour le 18.08.2015 à 20h59

Des policiers sur le lieu de l'explosion, au temple Erawan, à Bangkok, en Thaïlande, le 18 août 2015.

Au lendemain de l’explosion qui a frappé le centre de Bangkok, en Thaïlande, tuant au moins vingt personnes et en blessant plus de cent quarante autres, un petit engin explosif a été lancé d’un pont sur des passants, mardi 18 août, sans faire de blessé, mais contribuant à l’atmosphère pesante qui règne dans la capitale. L’incident a eu lieu près du fleuve Chao Phraya et de grands hôtels, dans une zone touristique de la ville. La police a dévoilé en fin de journée que la bombe (de type artisanal, de la TNT dans un tube de métal) était du même type que celle responsable de l’attaque de la veille.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2015/08/18/bangkok-se-reveille-sous-les-decombres_4728548_3216.html#iT7cBQEtvlAHXXZm.99

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Les Echos | Le 18/08 à 19:20
Rien îles grecques, 21.000 migrants arrivés l'espace d'une semaine.
Rien que dans les îles grecques, près 21.000migrants sont arrivés en l’espace d’une semaine. -Santi Palacios/AP/SIPA

107.500 migrants ont atteint les frontières de l’Union européenne en juillet, un troisième record consécutif mensuel.

Depuis des mois , l’Europe peine à trouver la réponse face à la hausse des arrivées de migrants sur ses côtes et les chiffres révélés ce mardi par Frontex témoignent une fois de plus de l’urgence de la situation. D’après l’agence chargée des frontières extérieures de l’espace Schengen, 107.500 personnes ont rejoint, en juillet, les frontières de l’Union européenne.

Un chiffre qui a triplé par rapport au même mois l’an dernier et qui constitue « le troisième record consécutif mensuel, bien supérieur à celui de 70.000 en juin », selon le communiqué de l’agence qui a son siège à Varsovie.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/europe/021267735631-plus-de-100000-migrants-ont-rejoint-les-frontieres-de-leurope-en-juillet-1145241.php?JgszJoXF0ix2Tqzk.99

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imageQuelque 20.843 migrants sont arrivés en Grèce la semaine dernière, (du 8 au 14 août) par la mer, a annoncé aujourd’hui à Genève le Haut Commissariat de l’ONU aux Réfugiés.

Ce nombre représente presque 50% du total des arrivées de migrants par la mer en Grèce en 2014, qui s’étaient élevées à 43.500, ajoute le HCR qui relève que le « rythme des arrivées ne fait qu’augmenter ces dernières semaines ».

Source : le figaro.fr

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imageBreizh-info.com : Depuis la sortie du Grand Remplacement en 2012, deux autres éditions, dont la dernière cette année, sont venues augmenter la première. La sortie de la troisième édition est-elle la dernière ? Devra-t-elle encore être augmentée ? Qu’est ce que ce nouvel ouvrage apporte de neuf sur la question ?

Renaud Camus : Oui, je pense, que cette troisième édition sera la dernière, même si j’espère de nouveaux tirages. L’expression Grand Remplacement est désormais inscrite dans le débat politique, le constat de la réalité du changement de peuple et de civilisation est à présent admis, même par ceux qui par prudence et attachement à leurs positions, souvent, refusent encore l’appellation.

La troisième édition est enrichie de divers textes et discours qui situent le Grand Remplacement à l’intérieur du remplacisme, idéologie d’origine industrielle et commerciale de l’interchangeabilité générale, des hommes, des peuples, des animaux et des choses, du vivant et…

Voir l’article original 1 120 mots de plus

On peut s’opposer à la religion, qu’elle soit juive, catholique ou musulmane, sans être raciste!

imageLe FIGARO. – La première édition des Territoires perdus de la République date de septembre 2002. Vous y dénonciez les maux qui rongent l’école, mais aussi la société française : la violence, l’islamisme, l’antisémitisme. A l’époque, le livre avait été accueilli par un long silence médiatique. Rétrospectivement, comment expliquez-vous cette omerta ?

Georges BENSOUSSAN. – L’omerta fait partie des problèmes dénoncés dans le livre. Il y a peur de dire ce que l’on voit comme si dire le réel, c’était le faire exister. A l’époque, nous constations que l’intégration d’une partie des populations de banlieues, progressivement reléguée dans des cités et frappée par le chômage de masse, était en panne. Après avoir fonctionné jusque dans les années 80, l’intégration s’est bloquée à la fin des années 90, ce que l’on constate aujourd’hui avec la hausse des unions endogames. Or, il semblait difficile en France de faire ce simple constat car on risquait d’être accusé de racisme, de stigmatiser et d’amalgamer des populations. C’est d’ailleurs l’accusation qui nous fut d’emblée imputée. Une culture d’une partie de la gauche dominante (à distinguer de la gauche antitotalitaire dans la lignée d’Orwell) nous a enfermés dans la frilosité. Il est devenu presque impossible de dénoncer certains périls sans être accusé d’appartenir au camp du mal. Pourtant, les sept auteurs de la première édition, tout comme les treize de la seconde, venaient tous, quasiment sans exception, des rangs de la gauche. Le silence médiatique autour de ce livre, puis sa stigmatisation, était révélateur d’un climat de terrorisme intellectuel (…) Pour un intellectuel, une seule question devrait se poser: les faits sont-ils avérés ou non ?

(…) Vous écrivez que nous sommes passés des territoires perdus de la République aux territoires perdus de la nation … Du 11 septembre 2002 aux attentats de janvier 2015, avons-nous perdu une décennie ?

La République est d’abord une forme de régime. Elle ne désigne pas un ancrage culturel ou historique. La nation, elle, est l’adhésion à un ensemble de valeurs et rien d’autre. Ce n’est pas le sang, pas le sol, pas la race.

En 2002, nous étions encore habités par le mot «République», agité comme un talisman, comme un sésame salvateur. Or, la République est d’abord une forme de régime. Elle ne désigne pas un ancrage culturel ou historique. La nation, elle, est l’adhésion à un ensemble de valeurs et rien d’autre. Ce n’est pas le sang, pas le sol, pas la race. Peut être Français, quelle que soit sa couleur de peau ou sa religion, celui qui adhère au roman national selon la définition bien connue d’Ernest Renan : «Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis.» Nous avions un peu délaissé cette définition pour mettre en avant les valeurs de la République. Nous avons fait une erreur de diagnostic. Nous n’avions pas vu que la nation, et non seulement la République, était en train de se déliter. Une partie de la population française, née en France, souvent de parents eux-mêmes nés en France, a le sentiment de ne pas appartenir à celle-ci. Alors qu’ils sont français depuis deux générations pour beaucoup, certains adolescents dans les collèges et lycées, comme aussi certains adultes, n’hésitent plus à affirmer que la France n’est pas leur pays. Ajoutant: «Mon pays c’est l’Algérie…» (ou la Tunisie, etc…). Les incidents lors de la minute de silence pour les assassinés de Merah comme pour ceux de janvier 2015 furent extrêmement nombreux. On a cherché comme toujours à masquer, à minimiser, à ne pas nommer. Dans la longue histoire de l’immigration en France, cet échec à la 3° génération est un fait historique inédit. Certains historiens de l’immigration font remarquer, à juste titre, qu’il y eut toujours des problèmes d’intégration, même avec l’immigration européenne. Mais pour la première fois dans l’Histoire nous assistons à un phénomène de désintégration, voire de désassimilation. C’est pourquoi, ce n’est pas la République seule qui est en cause, mais bien la nation française: notre ancrage historique, nos valeurs, notre langue, notre littérature et notre Histoire. Toute une partie de la jeunesse de notre pays se reconnaît de moins en moins dans notre culture. Elle lui devient un code culturel étranger, une langue morte et pas seulement pour des raisons sociales. Nous sommes en train d’assister en France à l’émergence de deux peuples au point que certains évoquent des germes de guerre civile. Dans le cadre de la préparation d’un nouvel ouvrage, j’ai été frappé en écoutant plusieurs de mes interlocuteurs de voir que l’expression «guerre civile», qui aurait fait ricaner il y a dix ans ou surpris il y a cinq ans, est aujourd’hui dans les bouches d’un grand nombre, tant d’élus de terrain, de policiers, de médecins hospitaliers (service des urgences par exemple) ou de banlieue. Le sentiment que deux peuples sont en train de se former, côte à côte, et qui se regardent souvent avec hostilité, ce sentiment-là est aujourd’hui partagé par beaucoup.

Pourquoi, selon vous, personne n’est descendu dans la rue au moment de l’affaire Merah ?

(…) la raison essentielle de cette désaffection est peut être ailleurs : l’affaire Merah témoignait d’un antisémitisme qui ne venait pas d’où on l’attendait, l’extrême droite. De là un malaise général. Souvenons-nous de la période qui sépare les meurtres de la mort de Merah sous les balles du GIGN. Il s’est écoulé une semaine durant laquelle un grand nombre des bien-pensants de ce pays, et en particulier les spécialistes du déni de réalité, étaient convaincus que l’assassin était un néo-nazi, un Breivik à la française. Le fait que Mohammed Merah fût musulman en a gêné plus d’un. Ainsi, l’ennemi n’était pas le bon. Pour descendre dans la rue, il fallait qu’il soit conforme, breveté d’extrême droite et blanc (…)

Aujourd’hui, les politiques et les médias ont-ils suffisamment ouvert les yeux ?

Les élus de terrain, tant de droite que de gauche, sont conscients des réalités. Mais beaucoup ont peur de parler. A fortiori du coté des hommes politiques dont le courage n’est pas la qualité première à l’exception de quelques-uns. Comme s’ils craignaient, en parlant, de faire sauter un baril de poudre tant la situation leur parait (et ici ils ont raison) dangereuse. La France est en effet l’un des pays d’Europe parmi les plus exposés au risque de conflits internes.

La peur d’être taxé de racisme joue son rôle dans la paralysie française. Et la désespérance du plus grand nombre dont la parole est d’emblée invalidée au nom d’un antiracisme dévoyé. Cette crainte va jusqu’à reprendre un discours concocté par l’adversaire sans s’interroger sur la pertinence des «mots». Ainsi du mot «islamophobie», un terme particulièrement inepte en effet qui réintroduit en France la notion de blasphème. On peut s’opposer à la religion, qu’elle soit juive, catholique ou musulmane, sans être raciste. Le combat laïque c’est le refus qu’une religion quelle qu’elle soit prévale sur la loi civile (…) Il nous faut comprendre que le mot islamophobie, forgé par des associations musulmanes, crée à dessein de la confusion pour culpabiliser les tenants du combat républicain. Pour faire entendre, en bref, que ce seraient des racistes à peine dissimulés. En invoquant à contre-emploi le racisme et en usant d’un antiracisme défiguré ( celui-là même qu’on a vu à Durban en 2001 où l’on entendait le cri de «One Jew, one bullett»), il s’agit de faire taire toute voix dissidente. En instrumentalisant l’histoire au passage, c’est ce que Leo Strauss appelait la Reductio ad Hitlerum.
L’un des premiers soucis de la classe médiatique et politique après les crimes de Merah et les attentats de janvier 2015 fut d’éviter les «amalgames». Comme si les premières victimes des violences étaient les Français d’origine maghrébine ou les musulmans (…)

Vous reprochez à l’Etat et notamment à l’école d’avoir fait trop de concession aux revendications communautaires. Que pensez-vous du débat actuel sur les menus de substitution ?

(…) Il faut rappeler d’abord que la cantine n’est pas obligatoire. Introduire les menus de substitution dans les écoles, c’est donner prise à des pratiques communautaires qui n’auront dès lors aucune raison de s’arrêter. Là est le risque, c’est ce premier pas qui permettra tous les autres et qui conduira à détricoter le tissu laïque et à nous engager sur un chemin contraire à celui qui depuis deux siècles a fait la nation française.

Le terreau des réalités que vous décrivez est-il social ou culture l?

Les deux. Les causes sociales sont une évidence (…) L’arrivée d’une immigration de masse à partir de 1975, au moment où les Trente Glorieuses s’achevaient, est un premier jalon dans cette histoire. On peut d’ailleurs se demander pourquoi, sept ans seulement après Mai 1968, la bourgeoisie française a favorisé cette immigration de masse à laquelle le PCF s’opposait dès 1980, ce qu’on a souvent oublié. Pourquoi est-ce sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, l’homme du retour au pouvoir de la droite libérale non gaulliste, qu’a été mis en place le regroupement familial alors que les emplois se faisaient de plus en plus rares ? Dès lors qu’il ne s’agissait plus d’une immigration de travail, mais d’immigration familiale progressivement reléguée dans des cités, l’intégration était compromise. Conjugué au chômage, à la pauvreté, au confinement géographique des mêmes cultures et des mêmes nationalités, le facteur culturel, dégradé en repli identitaire, ne pouvait que jouer sur fond de frustration et de ressentiment.

Un repli identitaire qui a d’abord concerné des populations jeunes et nombreuses, venues d’un monde musulman en expansion et qui, au même moment, trouvait son expression politique dans l’islamisme et non plus dans le nationalisme arabe qui avait échoué. Ajoutez à cela l’environnement médiatique, la télévision par câble, satellite et internet qui a favorisé la diffusion des thèses islamistes et d’un antisémitisme virulent qui viennent du Moyen-Orient. La conjonction de ces facteurs, démographiques, sociaux, culturels et médiatiques a divisé le pays. La réaction aux attentats de janvier 2015, loin de montrer une nation unie, a mis en lumière deux pays cote a cote mais qui ne font plus nation. Ce phénomène, je le redis, est nouveau dans la longue histoire de l’immigration en France. Pour certains, ce fossé pourra se combler demain. J’en suis moins convaincu, il semble que la situation ait atteint un seuil d’irréversibilité (…)

Est-ce faire du racisme que constater dans la culture musulmane, le Coran et les hadiths sont présents des éléments qui rendent impossible la coexistence sur un pied d’égalité avec les non musulmans. Je ne parle pas de la tolérance du dhimmi. Je parle d’égalité et de culture du compromis et de la négociation (…)

Source : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/08/14/31003-20150814ARTFIG00245-des-territoires-perdus-de-la-republique-aux-territoires-perdus-de-la-nation-12.php

L’opinion de civilwarineurope

Cet entretien prouve que l’on peut-être un Français de gauche tout en étant lucide, intelligent et courageux… Plus sérieusement on est en droit de s’interroger, comme le fait l’auteur à propos de la classe politique française des années 70, quelles sont les motivations qui poussent les technocrates européens à exiger des nations européennes qu’elles ouvrent grandes leurs portes au déferlement migratoire. Ce discours dans un continent déjà frappé par une crise économique, démographique et identitaire porte un nom : Crime de Haute Trahison ! (http://civilwarineurope.com/2015/08/15/chaos-en-macedoine-des-milliers-dimmigres-clandestins-prennent-dassaut-un-train/)

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Vidéo

 

Philippe Waechter, chef économiste de Natixis… par BFMBUSINESS

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sans-titreIl est important d’essayer de raisonner sur de longues périodes, à l’horizon de plusieurs décennies, prendre de la hauteur et s’élever au-dessus de l’actualité et des séquences électorales, sans la prétention d’être savant. Nous vivons une période qui tend vers un nouveau monde ayant toutes les apparences du Haut Moyen-âge. L’avenir, tel que nous le percevons, comporte de nombreuses analogies avec le temps des Mérovingiens, les descendants de Clovis: émiettement de l’autorité politique, morcellement de la société – autour des villages et des seigneuries – , quasi disparition de l’Etat et des frontières, chaos des valeurs, déclin vertigineux de la culture, violence quotidienne, règne des peurs et des superstitions. Suis-je pessimiste? Non, je ne fais qu’observer et en tirer les enseignements d’une impression de désordre, d’une Europe qui se fragmente à vue d’œil en communautés hostiles dans la plus absolue confusion. Les États ne contrôlent rien et les gouvernements ne savent plus, ne veulent plus ni décider ni gouverner. Chacun peut toujours gesticuler comme un diablotin et proclamer « il n’y a pas de fatalité!  » mais nous sommes probablement sur une tendance lourde, celle d’une Europe qui ne croit plus en rien, surtout pas en elle-même, une Europe suicidaire, sans autres horizons que la honte d’elle-même et de son passé, face à un monde en pleine ébullition. Un hypothétique renouveau ne peut être qu’une œuvre de très longue haleine, un mouvement des valeurs et des croyances, une prise de conscience,  l’émergence d’élites dirigeantes nouvelles, en harmonie avec la société, un retour à la confiance et à la volonté d’exister, l’invention d’une Europe nouvelle.

Maxime TANDONNET

source: https://maximetandonnet.wordpress.com/2015/08/12/le-retour-du-haut-moyen-age/

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