Archives de 6 juillet 2015

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Le commissariat des Ulis (Essonne), régulièrement attaqué depuis trois ans, a été à nouveau caillassé ce matin par une quinzaine de personnes et cette attaque n’a entraîné ni blessé, ni interpellation, a-t-on appris de source policière. Deux véhicules, ainsi qu’une vitre du bâtiment, ont été atteints par les projectiles au cours de cette attaque qui a débuté vers 04H00, a précisé cette source.

Les policiers sur place ont tiré à deux reprises avec un flash-ball, faisant fuir les auteurs. Le commissariat des Ulis avait déjà été ciblé en novembre 2012, janvier 2013 et février 2014. Le syndicat de police Alliance a réclamé dans un communiqué que débutent « les travaux de sécurisation » du commissariat, « prévus pour janvier 2015″, ainsi qu' »un renfort immédiat de 300 » policiers dans l’Essonne.

Source : le figaro.fr

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Le Blog de Philippe Waechter

Interview en direct lundi matin sur LCI –
Cliquez sur le lien http://bit.ly/Greece-LCI-PW-6-07
ext-LCI

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Le quartier des Champs-Plaisants a, de nouveau, été le théâtre d’incidents, dans la nuit de mercredi à jeudi. Mais de moindre importance que ceux de la veille.

Une voiture et quatre poubelles ont été incendiées dans le secteur de l’avenue de l’Europe, l’avenue de la Marne et la rue de Rome, entre 2 heures et 3 heures du matin. Une armoire électrique a été dégradée et le quartier a été partiellement plongé dans le noir.

Les policiers de Sens, renforcés par des collègues d’Auxerre, ont été pris à partie par une quinzaine d’individus et ont essuyé des jets de pierre. Des interpellations ont eu lieu. Les enquêtes se poursuivent pour identifier les auteurs des faits.

Jeudi après-midi, le sous-préfet de l’arrondissement, Hervé Doutez, la députée-maire de Sens, Marie-Louise Fort, et la commissaire de police, Stéphanie Bella, ont rencontré les représentants des associations du quartier et des associations culturelles et cultuelles…

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Les soirées sont chaudes, ces derniers jours dans les quartiers de la Ville neuve d’Échirolles.

Samedi, vers 20 heures, une voiture a été projetée contre une borne incendie située rue de Touraine, dans le quartier du Limousin. Un puissant jet d’eau a alors jailli du sol.

Alertés, les sapeurs-pompiers se sont alors rendus sur place pour réparer cette fuite provoquée. Sauf qu’en arrivant sur les lieux, les soldats du feu ont été accueillis par des jets de pierres. Pris à partie par une cinquantaine de personnes ne souhaitant pas voir le jet d’eau coupé, les sapeurs-pompiers ont dû demander l’assistance des policiers qui, à leur tour, ont été caillassés. Finalement, la fuite a pu être colmatée. Sous protection.

Source : http://www.ledauphine.com/isere-sud/2015/07/05/borne-incendie-arrachee-pompiers-caillasses

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imagePrès de 4.000 Arméniens protestent contre la décision du gouvernement d’augmenter les prix de l’électricité depuis le 22 juin à Erevan.

Les habitants de la capitale arménienne qui manifestent contre l’augmentation du tarif de l’électricité sur l’avenue Bagramian depuis deux semaines, ont lancé samedi soir un ultimatum au gouvernement pour le 6 juillet à 21h00 (heure d’Erevan, UTC+4), rapporte le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

« Si avant 21h00, lundi prochain, au moins l’une de nos revendications n’est pas accomplie, nous commencerons notre action +pas en avant+: nous approcherons nos barricades jusqu’au palais présidentiel un peu plus chaque jour », a déclaré le porte-parole de la manifestation David Sanasaryan.

Parmi les conditions établies par des militants figurent le refus de la hausse de 16% des prix de l’électricité, la demande de sanctionner les agents de police qui ont dispersé les manifestants le 23 juin avec des canons à eau et l’abaissement graduel des tarifs…

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imagePlus de 5.000 manifestants ont participé au meeting, selon la police. Ils portaient des drapeaux de Roumanie et de Moldavie et scandaient « A bas la frontière sur la rivière Prout! » et « Unification! » Les altercations entre les manifestants et les citoyens ont été évitées grâce aux efforts de la police.

Le meeting a été organisé par le Bloc de l’unité nationale. Cette formation rassemble près de 20 organisations non-gouvernementales, y compris les représentants de la Plate-forme civique « Action-2012 ». Selon ses adhérents, le traité de Bucarest de 1812, qui a mis fin à la guerre entre la Russie et la Turquie des années 1806-1812, « a mené à l’occupation du territoire roumain entre le Prout et le Dniestr ».

D’autre part, le mécontentement contre les autorités pro-européennes se renforce et les manifestations de protestation se multiplient. Lors de récents meetings à Chisinau, les manifestants ont exigé…

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Président de la FIFA, Joseph Blatter

Selon Joseph Blatter, l’ex-président français, Nicolas Sarkozy, et son homologue allemand de l’époque, Christian Wulff, ont fait pression sur leurs représentants au sein du conseil exécutif de la FIFA pour attribuer le Mondial 2022 au Qatar.

« Il y a eu deux interventions politiques. MM.Sarkozy etWulff ont essayé d’influencer leurs délégués. C’est pourquoi nous avons une Coupe du monde au Qatar (…). Ceux qui l’ont décidé doivent prendre leurs responsabilités », a déclaré le président de laFIFA dans une interview accordée le 5 juillet au quotidien allemandWeltamSonntag.Selon Sepp Blatter, il « ne peut pas être responsable de ce qu’il n’influence pas », et quand la majorité des membres du comité exécutif de la FIFA se prononce en faveur d’une Coupe du monde au Qatar, le président de la FIFA est «contraint de s’y résigner ».

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Sepp Blatter
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SARKOZY – FIFAGATE

Les vérités de Sepp Blatter qui font très mal au bourreau des Libyens.

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BlatterAvec raison, a-t-il dit au journal «Welt am Sonntag», le président de la Fifa, profondément secouée par des affaires de corruption, n’est pas disposé à entreprendre de «voyages à risque» tant que «tout n’est pas clarifié». D’ailleurs, il ne dit que la vérité et n’a été inquiété par personne. Si dans ce dossier Fifagate il lui était vraiment reproché quelque chose, ce serait déjà sur la place publique.

Avec parcimonie, il livre les noms des vrais coupables. Lisez plutôt ce papier du journal Le Monde:

Alors qu’il a annoncé, le 2 juin, qu’il remettrait son mandat lors d’un congrès électif extraordinaire prévu entre décembre 2015 et mars 2016, le Suisse Joseph Blatter continue à se répandre dans la presse. Dans un entretien au journal allemand Welt am Sonntag, le président de la Fédération internationale de football accuse la France et l’Allemagne d’être intervenues politiquement avant le vote d’attribution, le 2 décembre 2010, des Mondiaux 2018 et 2022, respectivement à la Russie et au Qatar.

« Avant l’attribution des Mondiaux au Qatar et en Russie, il y a eu deux interventions politiques », insiste le patron de la FIFA, qui est actuellement ébranlé par la litanie d’affaires de corruption qui secouent l’institution. Le dirigeant de 79 ans charge ainsi nommément l’ancien président français Nicolas Sarkozy et Christian Wulff, son homologue allemand de l’époque. « Messieurs Sarkozy et Wulff ont essayé d’influencer le vote de leur représentant [le patron de l’UEFA, Michel Platini, et l’ex-icône allemande Franz Beckenbauer]. C’est pourquoi nous avons maintenant une Coupe du monde au Qatar » , avance l’Helvète.

« Regardez les entreprises allemandes ! »

En décembre 2012, lors du Doha Goals, forum mondial du sport organisé dans la capitale qatarie, Nicolas Sarkozy s’était publiquement félicité de la victoire du richissime émirat gazier à l’issue du processus d’attribution du Mondial 2022. Il avait ailleurs milité pour une « adaptation » du calendrier du tournoi planétaire, qui aura lieu de novembre à décembre 2022, en raisons des fortes chaleurs estivales au Qatar. « Ceux qui l’ont décidé [de confier l’organisation du Mondial au Qatar] doivent prendre leurs responsabilités pour cela », insiste le Suisse, qui dit avoir été contraint « d’accepter » le vote de quatorze des vingt-deux membres du Comité exécutif de la FIFA en faveur de l’émirat.

Selon « Sepp » Blatter, la Fédération allemande de football (DFB) aurait reçu la consigne de voter pour le Qatar en raison « d’intérêts économiques ». « Regardez les entreprises allemandes !, pointe le Suisse. Deutsch Bahn [la compagnie ferroviaire allemande], Hochtief [entreprise de BTP allemande] et beaucoup d’autres compagnies avaient des projets au Qatar bien avant que la Coupe du monde soit attribuée. »

Platini visé

En accusant Nicolas Sarkozy d’avoir influencé le vote en faveur du Qatar, le président de la FIFA charge surtout son ancien allié et conseiller Michel Platini, le président français de l’Union des associations européennes de football (UEFA), qui hésite à briguer sa succession lors du prochain congrès de la Fédération internationale. L’ex-numéro 10 des Bleus avait notamment prié Blatter de démissionner avant sa réélection pour un cinquième mandat, le 29 mai.

« Je ne dirai jamais qu’ils ont acheté le Mondial, c’était la poussée politique aussi bien en France qu’en Allemagne », avait déjà lancé, en mai 2014, le patron de la FIFA à la Radio-Télévision suisse. M. Blatter faisait ainsi allusion à un déjeuner organisé à l’Elysée le 23 novembre 2010, soit dix jours avant l’attribution du Mondial 2022 au richissime émirat, par Nicolas Sarkozy. Ce jour-là, l’émir du Qatar, Al-Thani, et son premier ministre, ainsi que Sébastien Bazin, représentant de Colony Capital, alors propriétaire du Paris-Saint-Germain, et Michel Platini étaient réunis autour de la table du président français.

Planifiée six mois avant le rachat du PSG par le fonds d’investissement qatari QSI (le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, est un proche de Nicolas Sarkozy), cette réunion alimente depuis les suspicions de collusion d’intérêts. D’autant que Michel Platini a reconnu avoir voté en faveur du Qatar lors de l’attribution du Mondial 2022, le 2 décembre 2010, à Zurich. A posteriori, Blatter avait estimé que le choix de confier l’organisation du tournoi planétaire à l’émirat gazier avait été une « erreur ».

Le 3 juin 2014, le journal The Daily Telegraph, relatait que Michel Platini avait rencontré « en secret » le qatari Ben Hammam, l’ex-patron de la confédération asiatique de football et ancien vice-président de la Fédération internationale, accusé par le Sunday Times d’avoir versé plus de 5 millions de dollars (3,7 millions d’euros) de pots-de-vin à des membres de la FIFA. Le quotidien britannique faisait état d’un petit déjeuner pris en commun par les deux dirigeants en novembre 2010, quelques jours avant le vote d’attribution du Mondial 2022 au Qatar. Le patron de l’UEFA se trouvait directement visé, alors que son fils, Laurent, dirige en France Burrda Sports, l’équipementier sportif du Qatar.

« Je suis ici pour me battre »

Dans son entretien au Welt am Sonntag, Blatter assure qu’il n’a pas perdu sa combativité. « Je suis ici pour me battre. Pas pour moi, mais pour la FIFA. Tout le monde a peur, par exemple, de la mort, mais au regard de mon travail à la FIFA, je n’ai pas peur. J’ai peur qu’ils souhaitent briser la FIFA, un travail auquel j’ai contribué », glisse celui qui est, de fait, dans le collimateur de la justice américaine et des enquêteurs suisses, sans donner plus de précisions.

Alors qu’il a renoncé à assister à la finale du Mondial féminin au Canada, programmée dimanche 5 juillet entre les Etats-Unis et le Japon, le Valaisan explique qu’il n’entreprendra « aucun voyage à risque tant que tout n’est pas clarifié » sur le plan judiciaire. Craint-il d’être interpellé ? Le président de la FIFA a néanmoins indiqué qu’il serait présent à Saint-Pétersbourg, le 25 juillet, lors du tirage au sort des qualifications au Mondial 2018, organisé en Russie. Il compte notamment sur le soutien de Vladimir Poutine, l’un de ses plus fervents alliés.

  • Rémi Dupré
    Journaliste au Monde

Source : http://allainjules.com/2015/07/05/sarkozy-fifagate-les-verites-de-sepp-blatter-qui-font-tres-mal-au-bourreau-des-libyens/

 

Chuck Blazer, le 25 mai 2012 à Budapest.

Un ancien haut dirigeant de la FIFA admet avoir reçu des pots-de-vin pour les Mondiaux 1998 et 2010 18

Dans le procès-verbal de son audition par les enquêteurs américains rendu public mercredi, Chuck Blazer ne précise pas qui a versé ces pots-de-vin ni qui en était le destinataire.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/corruption-a-la-fifa/3.html#hdhd03d1gd29dCVB.99

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multi merkel

« Les teutons flingueurs… »
Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !
Au moment où j’écris ces lignes, le « NON » est donné vainqueur en Grèce à hauteur de plus de 60 %, ce qui n’est pas rien.

La victoire de la démocratie et du courage d’un peuple !

C’est sûr qu’une semaine, c’est court, trop court pour organiser une campagne de propagande efficace pour « inciter » les gens à bien voter… Remarquez, même avec un peu de temps parfois cela ne fonctionne pas. Souvenez-vous du référendum en France sur la Constitution européenne. Le « non » l’emporta aussi car finalement, les citoyens ne veulent pas de cette Europe-là.

Alors malgré les menaces, malgré des banques fermées, malgré les promesses d’apocalypse pour l’ensemble du peuple grec, ces derniers massivement ont voté non.

Le grand déni européen a été de croire ou de vouloir croire que l’on pouvait cacher indéfiniment la poussière sous le tapis. L’heure des comptes et des décisions a enfin sonné et ce sont les Grecs qui viennent de remettre les pendules à l’heure.

Les « teutons flingueurs »…

N’imaginez pas que ce jeu de mots soit totalement gratuit, au-delà du trait d’humour, il est profondément révélateur.

Retenez ceci.

Aucune réaction de la Commission européenne.
Aucune réaction de l’Eurogroupe.
Aucune réaction du Conseil de l’Europe.
Aucune réaction du Parlement européen.

L’Allemagne ne voulait pas porter la responsabilité historique pour la troisième fois de la destruction de l’Europe, même si cette fois il s’agit d’une destruction économique.

L’Allemagne a enfin l’occasion de se débarrasser de la Grèce en faisant endosser cette responsabilité à la Grèce, conséquence logique du vote populaire sur ce référendum.

Les Allemands veulent donc flinguer la Grèce. Cela va créer un précédent. Le maillon le plus faible sortant, le dernier de la classe prendra la place du maillon le plus faible et les marchés l’attaqueront. C’est donc le détricotage de l’euro qui va bel et bien commencer.

L’Europe suspendue aux négociations franco-allemande de demain

À moins que demain, en recevant Angela Merkel à l’Élysée, François Hollande réussisse en une journée ce qu’il n’a jamais réussi à faire depuis son accession à la présidence, à savoir infléchir la position allemande.

C’est pour cette raison précise que vous n’aurez strictement aucune déclaration demain. Il ne se passera rien dans l’attente du résultat des discussions Merkel-Hollande.

Soyons clair et sans ambiguïté : si la position allemande de refus de négocier avec la Grèce l’emporte, alors l’euro est condamné à brève échéance et la France également car nous serons soit obligés de sortir de l’euro dans la pire des situations économiques et avec un endettement massif lié à notre faible croissance, conséquence d’une monnaie étouffante, soit nous serons obligés de faire la course à l’échalote avec l’Allemagne. Une course à l’austérité, mortifère pour l’avenir de notre pays et que nous n’avons en aucun cas les moyens de gagner.

J’aurais tendance, comme je l’ai fait lors de mon intervention sur BFM, à pronostiquer une débâcle française et l’expulsion de la Grèce de la zone euro (risque que l’équipe de Tsipras et de Varoufakis ont désormais en tête à chaque instant).

Toutes les instances européennes attendent le résultat du choc des titans France/Allemagne.

La seule façon pour François Hollande de faire plier Angela Merkel est de refuser la politique allemande même si cela signifie faire éclater l’Europe. Le problème c’est qu’il est rare qu’un homme habitué des motions de synthèse sache renverser la table et taper du poing dessus.

Si le président ne sait pas le faire demain, alors la France sera totalement isolée et les conséquences économiques et politiques pour notre pays seront dévastatrices.

Il est déjà trop tard, préparez-vous.

Charles SANNAT

(pour m’écrire charles@lecontrarien.com)

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement http://www.lecontrarien.com.

« L’Assemblée nationale est toujours otage de Thomas THÉVENOUD qui est toujours député. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

(Pour protester pacifiquement et avec humour, n’hésitez pas à reprendre cette formule en bas de tous vos mails, de vos articles ou de vos publications, il n’y a aucun droit d’auteur !!)

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À propos de l’auteur

Charles Sannat est diplômé de l’Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran – Pôle Technologies de l’Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d’affaires. Il est actuellement le directeur des études économiques d’AuCOFFRE.com et rédacteur du Contrarien Matin, ‘Décryptage quotidien, sans concession, humoristique et sarcastique de l’actualité économique’.

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Avec un peu plus de 60% des votes, le « non » l’a largement emporté lors du référendum en Grèce tenu le 5 juillet.
Alexis Tsipras, qui avait claqué la porte des négociations le vendredi 26 juin, a renforcé son poids en Grèce puisqu’il avait appelé à voter « non » aux réformes et contraintes proposées par le la troïka. Le grand vainqueur du référendum c’est lui.

La difficulté maintenant va être de revenir dans la négociation avec la troïka, mais avec un rapport de force qui n’est plus du tout le même. En d’autres termes, les négociations, si elles reprennent, prendront en compte le résultat du référendum. Si la troïka suggère que les termes qui avaient été validés doivent être repris au début des nouvelles négociations alors il y aura un désaccord immédiat puisque les grecs souhaitent d’abord intégrer la réduction de la dette dans la négociation (et pas simplement une restructuration comme suggéré par la troïka).
Le refus de la Grèce de participer à la négociation dans ces conditions pourrait forcer sa mise à l’écart ou forcer la troïka à revoir ses conditions pour ne pas prendre le risque d’une sortie de la Grèce. C’est ce dernier point qui est exposé systématiquement par Alexis Tsipras qui a indiqué, tout au long de la semaine, qu’un vote négatif serait un moyen de forcer le passage.
La troïka peut ne pas rentrer dans ce jeu et indiquer, comme l’a fait la semaine dernière Sigmar Gabriel le vice chancelier allemand, qu’un « non » massif poussait la Grèce vers la sortie de la zone.

La situation, en Grèce et en Zone Euro, a besoin de clarification politique. Il faut que les responsables européens prennent des positions politiques sur ce qu’ils désirent faire de l’Europe. Il faut sortir du calcul d’épicier constaté pendant les négociations pour indiquer clairement ce que pourrait être l’Europe que l’on souhaite.
Qu’est ce que l’on veut faire politiquement et pas simplement sur la dimension économique et financière. Il faut une sorte de discours fondateur pour définir définitivement le cadre politique souhaité pour la zone Euro.
Cette première étape pourrait se faire dans le cadre de la réunion de l’Eurogroup mardi prochain.

La deuxième question portera sur l’attitude de la BCE. Celle ci doit se réunir lundi pour décider du prolongement ou pas des conditions d’apports de liquidité au système bancaire grec. Celui ci dispose de moins en moins de cash à distribuer aux grecs. Une éventuelle réduction des apports de la BCE (diminution des montants ou haircut supplémentaire) se traduirait par l’incapacité des banques à rouvrir mardi prochain (quoiqu’il arrive les banques auront du mal à rouvrir le 7 juillet).
Les grecs seraient alors encore plus pénalisés alors que le cash manque et que les magasins se vident de façon inquiétante créant alors davantage d’incertitude et d’inquiétudes.

Le système bancaire en difficulté majeure pousserait alors à la possibilité de créer une nouvelle monnaie.
Soit c’est une monnaie interne utilisée par le gouvernement pour payer les fonctionnaires mais sans remise en cause, au moins à court terme, de l’appartenance à la zone Euro. Je ne crois pas à cette solution qui apporterait surement plus d’instabilité que de solutions durables
L’autre solution pour disposer de davantage de marges de manœuvre est de créer sa propre monnaie, la Grèce de façon endogène créerait alors sa propre monnaie et sortirait de la zone Euro d’elle même.
Les pressions sur la BCE vont s’accentuer, de toutes les façons, car la Grèce doit rembourser 3.5 Mds à la BCE le 20 juillet.

Un dernier point à souligner sur le référendum est qu’a priori le vote ressemble à celui des jeunes. Les plus de 55 ans semblaient plus favorables au « oui » alors que les jeunes plébiscitaient le  « non ». Ce passage vers les jeunes est peut être un signal d’une économie et d’une société qui veut se reconstruire suivant de nouvelles règles. Si cela se met en place ce sera un élément clé positif pour la Grèce.

La situation a changé en zone Euro. Le vote « non » oblige nécessairement à repenser le cadre européen. Le précédent créé par les grecs peut renforcer d’autres voix divergentes dans d’autres pays de la zone.
C’est pour cela qu’il faut définir un nouveau cadre politique.

Une dernière remarque est de souligner que la zone Euro, sans ce cadre politique, oblige chacun des pays à avoir des attitudes similaires sans aucune marge majeur d’ajustement. C’est l’idée que l’Europe doit « rouler » avec exactement les mêmes règles et peu ou prou à la même vitesse. Dans une union monétaire sans ajustement via les mouvements de population ou via des politiques budgétaires coordonnées, les pays doivent suivre le rythme imposé par la banque centrale. L’absence de cette dimension politique est clairement un handicap pour la zone Euro. Cela doit pouvoir permettre des comportements économiques un peu différents. Cet élément que l’on constate dans tous les régimes fédéraux est nié en zone Euro. Il faut l’introduire. Et là la zone Euro disposera d’un cadre plus flexible avec une dimension qui ne se résume pas simplement à la politique monétaire de la BCE.
Le vote en Grèce doit avoir la possibilité de créer une réflexion sur cette question.

La sortie de la Grèce de la zone Euro ne doit pas être considérée comme une conséquence mécanique du vote sur le référendum. L’Europe est un peu plus complexe que cela. Elle ne peut pas se résumer à sa politique économique et à sa monnaie.
Le Grexit peut être une conséquence du vote hellène mais il ne doit pas y avoir de caractère automatique.
Ceux qui sont déçus par le résultat doivent se demander si la zone Euro fonctionnait bien jusqu’alors et si la politique budgétaire avait un rôle fort dans les ajustements macroéconomiques. Ils doivent aussi s’interroger sur l’absence de reprise significative de la croissance au sein de la zone depuis 2011. C’est ce type de question qu’il faut évoquer aujourd’hui et profiter de l’instant grec pour penser l’Europe et la zone Euro comme un cadre susceptible de redonner de la vigueur et de la dynamique à la zone.
Le référendum doit être une source de renouveau, l’obligation de repenser notre propre construction afin de lui donner une dimension politique plus marquée. Si cette étape n’est pas franchie, des forces centrifuges au sein de chaque pays de la zone pourraient faire pression sur un modèle qui manque de capacité à s’adapter au risque de le briser.
De ce point de vue, les élections générales en Espagne seront majeures surtout après la prise des mairies de Barcelone et de Madrid par des candidats ne partageant pas l’orthodoxie économique et financière.
L’Europe doit désormais être capable d’intégrer ses propres contradictions afin de les contourner et de les résoudre. Elle ne sait pas spontanément le faire, la crise grecque peut l’y aider.

A court terme, la nécessaire redéfinition d’un cadre va engendrer de l’incertitude et pénaliser les actifs risqués. L’attention portera aussi sur les spreads des pays périphériques. Un écartement pousserait la BCE à être plus active afin de ne pas pénaliser les banques de ces pays (en Italie et en Espagne les banques portent des montants significatifs de dette souveraine. Un spread plus important pénaliserait les banques et leur capacité à prêter. L’objectif de la BCE d’améliorer la dynamique du crédit bancaire serait alors pénaliser. C’est aussi pour cela qu’il faut trancher rapidement et éviter ainsi des périodes d’incertitudes qui pénalisent tout le monde. Ces périodes créent des comportements plus attentistes. Pour éviter cela et disposer d’un cycle plus robuste, il faut vite définir la dimension politique de la zone Euro.

http://philippewaechter.nam.natixis.com/2015/07/05/oxi-disent-les-grecs/

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