Archives de 16 février 2015

0000000000000000000000000000000000000000

AFP/ATS (Keystone)
(Keystone)

L’enquête des magistrats parisiens sur HSBC Private Banking, mise en examen pour blanchiment aggravé de fraude fiscale et démarchage illicite, est bouclée. Prochaine étape: les réquisitions du parquet national financier

Les juges français chargés de l’enquête pour fraude fiscale dans laquelle la filiale suisse de la banque britannique HSBC est mise en examen ont terminé leurs investigations, a appris l’AFP lundi de sources concordantes.

Dans ce dossier, HSBC Private Banking, basée à Genève, est mise en examen depuis le 18 novembre pour blanchiment aggravé de fraude fiscale et démarchage bancaire illicite de clients français. HSBC a été confrontée la semaine dernière à l’opération SwissLeaks, des révélations d’un réseau mondial de journaux – dont «Le Temps» – sur des pratiques d’évasion fiscale à grande échelle passées par sa filiale suisse.

Les juges d’instruction du pôle financier Guillaume Daïeff et Charlotte Bilger ont mis fin jeudi aux investigations concernant HSBC Private Bank, mais l’enquête reste ouverte et va se poursuivre sur d’autres aspects du dossier….

Lire sur http://www.letemps.ch/Page/Uuid/489671e6-b5cd-11e4-b703-7833333027ee/HSBC_les_juges_fran%C3%A7ais_ont_termin%C3%A9_leurs_investigations

00000000000000000000000000000000000000000

Toutes les actualités
0000000000000000000000000000000000000000000000

MAGHREB ACTUALITÉS

khalifa-600x330

Revenant sur l’arrêt de la Cour suprême qui a rejeté le pourvoi en cassation introduit après l’extradition de Abdelmoumen Khalifa en Algérie, l’avocat de ce dernier, Me Nasreddine Lezzar, a déclaré que « La Cour suprême nous a notifié, le 20 décembre dernier, sa décision relative au pourvoi en cassation intenté contre l’arrêt de renvoi devant le tribunal criminel, au motif que celui-ci a été enregistré en dehors des délais ». Et de préciser que ce recours a été enregistré au lendemain de l’arrivée de Moumen en Algérie, soit le 23 décembre 2013.

Aussi évoque t-il  «deux irrégularités fondamentales durant cette phase cruciale et déterminante pour la suite des procédures et la garantie de droits de la défense : Moumen Khalifa n’a été ni assisté ni conseillé par un avocat. Un autre document aurait dû lui être notifié en même temps ou plutôt en lieu et place de l’arrêt de renvoi, à…

Voir l’article original 1 129 mots de plus

L’État islamique planifie-t-il des attaques amphibies contre des villages français, italiens ou maltais ?

image(…) Les pays européens sont attaqués maintenant par des mini, voire mono, commandos. Rien n’empêche l’apparition de procédés plus sophistiquées, organisés sur le sol européen ou venus de l’extérieur. On peut très bien imaginer désormais un raid amphibie venu d’une ville côtière de Libye, Syrte ou Derna, sur les côtes provençales ou l’infiltration d’un commando sur une ville ou même n’importe quel village français, sans avoir forcément à charger une cible symbolique.

Il est possible aussi et même probable, la surprise (et donc l’inattendu) étant une qualité en soi des actions terroristes, qu’il s’agisse d’un mode d’action inédit. Le sniping, par exemple, déjà utilisé pour terroriser les populations en Bosnie ou en Irak serait redoutable.

 le Snaïperskaïa Vintovka Dragounova, ou SVD

Un seul sniper, équipé d’un fusil Dragunov, le plus courant sinon le plus performant, des fusils de tireurs d’élite, placé sur un toit, au mieux dans un appartement parisien ferait des ravages sur les foules rassemblées, par exemple, un soir de 14 juillet ou du 31 décembre, profitant même des bruits (feux d’artifice) pour camoufler ses tirs. Il serait déjà particulièrement difficile à déceler. Il le serait encore plus s’il se déplaçait sur plusieurs emplacements de tirs avec armes prépositionnées. Plusieurs snipers croisant leurs feux ou se succédant dans l’action à partir d’angles différents sèmeraient, outre des pertes humaines, une confusion considérable.

On peut imaginer malheureusement beaucoup d’autres procédés et l’ennemi ne manque pas d’imagination. La guerre est loin d’être terminée.

Source : Joseph Henrotin, « Le terrorisme comme forme de guerre » et Yves Trotignon, « Menace djihadiste : quelle évolution », in Défense et sécurité internationale n°111, février 2015 via La voie de l’épée http://fb.me/3WTZRqCkx

http://civilwarineurope.com/2015/02/16/letat-islamique-planifie-t-il-des-attaques-amphibies-contre-des-villages-francais-italiens-ou-maltais/

00000000000000000000000000000000000000000000

Comment l’Egypte compte payer ses Rafale?

Publié le 16-02-2015 à 19h31Mis à jour à 19h34

Le Caire réglera les 24 chasseurs, la frégate et les missiles grâce à un montage financier audacieux.

Un Rafale se pose sur le porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée le 13 janvier 2015. (LILIAN AUFFRET/SIPA) Un Rafale se pose sur le porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée le 13 janvier 2015. (LILIAN AUFFRET/SIPA)

Le jour de gloire est arrivé. Après plus de 10 ans de désillusions commerciales, la première commande de Rafale à l’export, 24 appareils pour l’Egypte, est enfin signée ce lundi 16 février, en début de soirée au Caire, par le ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian.

Une frégate militaire FREMM construite par la société DCNS.

Une frégate militaire FREMM construite par la société DCNS. © FREDTANNEAU / AFP

Avec la frégate Fremm (DCNS) et les missiles commandés par l’Egypte (MBDA et Sagem), l’addition monte aux alentours de 5,2 milliards euros. Soit les deux tiers des ventes d’armement français sur toute l’année 2014 (8,06 milliards)! «Les ventes d’armement pour l’année 2015 devraient dépasser pour la première fois les 10 milliard d’euros», se félicite-t-on au ministère de la Défense.

Comment le Caire, dont les finances publiques sont au rouge vif, va-t-il pouvoir s’acquitter de cette somme? La volonté farouche de boucler l’affaire dans les deux camps a permis d’aboutir à un montage financier ambitieux. «L’Egypte va financer sur fonds propres un peu plus de la moitié de la somme, le reste étant emprunté auprès d’un pool de banques», explique-t-on dans l’entourage de Jean-Yves le Drian.

Prêteurs français

Le pool bancaire, selon Les Echos, serait composé d’une dizaine d’établissements, dont le Crédit agricole, seule grande banque qui n’a pas revendu sa filiale égyptienne, mais aussi la Société générale et BNP Paribas.

L’emprunt sera intégralement couvert par l’assureur-crédit Coface, qui garantit ainsi environ 2,5 milliards d’euros de prêts, un niveau inédit dans un contrat d’armement. «L’Etat voulait absolument boucler ce deal, et s’en est donné les moyens», résume un industriel.

La part autofinancée du contrat pose aussi question. Si la croissance de l’Egypte pour 2014-2015 est estimée à 3,8% par le FMI, le déficit a atteint 17,7% du PIB l’an dernier, sur fonds de chute des revenus du tourisme et de l’investissement.

Renforts golfiques

Mais Le Caire a pu compter sur le soutien financier massif de 3 alliés du Golfe, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et le Koweït, qui ont versé 19,5 milliards de dollars à la banque centrale égyptienne. Ces fonds ont permis à l’Egypte de faire passer son déficit de 17,7 à 12,5% du PIB (…)

Lire la suite sur ChallengeSoir

Vincent Lamigeon pour ChallengeSoir

SOURCE:http://www.challenges.fr/entreprise/20150216.CHA3128/comment-l-egypte-compte-payer-ses-rafale.html

00000000000000000000000000000000000

 

La place Syntagma à Athènes, le 16 février.

On s’attendait à un nouvel Eurogroupe interminable après celui de mercredi 11 février, qui s’était terminé par un fiasco, après tout de même sept heures de négociations… Lundi 16 février, ce nouveau rendez-vous, prétendument « de la dernière chance », entre ministres des finances de la zone euro pour résoudre le problème de la renégociation de la dette grecque avec le gouvernement Tsipras, de la gauche radicale, n’a duré que quatre heures, et s’est achevé sur un « clash ».
0000000000000000000000000000000000000

http://images.4ever.eu/tag/3383/camion?pg=5

Le Monde.fr | 16.02.2015 à 16h45 • Mis à jour le 16.02.2015 à 16h59

La loi Macron contient – aussi – des mesures qui donnent satisfaction aux syndicats. Un amendement, introduit par le gouvernement et voté samedi 14 février, prévoit ainsi que les chauffeurs routiers étrangers exerçant temporairement en France devront être rémunérés au moins au Smic français. Une façon de tenter de lutter contre ce que, dans le secteur, on considère comme du « dumping social » entretenu par les transporteurs disposant de filiales ou de sous-traitants dans les pays d’Europe de l’Est.

« En obligeant dorénavant le salarié étranger effectuant un transport en France à être sous le régime du salarié détaché, la France impose l’application des règles sociales françaises pour ce salarié, une révolution pour ce secteur », a salué la CGT Transports, lundi dans un communiqué.

Même s’il « n’empêche pas les fraudes », ce texte envoie, selon le secrétaire général de la CGT Transports, Jérôme Vérité, « un message politique extrêmement fort » au patronat, enclin, selon lui, à profiter du système actuel.

Le gouvernement allemand avait, lui aussi, décidé, en début d’année, que les routiers qui ne passent que quelques heures sur son territoire, devaient être payés au salaire minimum pour ce temps, sous peine d’amendes.

Dans l’attente d’une « clarification de la question juridique » de la part de la Commission européenne, Berlin avait toutefois suspendu temporairement, fin janvier, cette mesure qui avait provoqué une levée de boucliers, notamment de la part de la Pologne. Bruxelles a en effet lancé le 21 janvier une « procédure préliminaire » pour vérifier la conformité de la disposition allemande au droit européen.

Selon la directive européenne de 1996 encadrant les travailleurs de l’Union européenne provisoirement détachés dans un autre pays, les cotisations sociales sont dues dans le pays d’origine, mais l’employeur doit respecter les règles de rémunérations et de travail du pays d’accueil. Toutefois, le secteur du transport routier de marchandises échappe à cette règle.

« Réponse partielle et insuffisante »

Contacté par l’AFP, Nicolas Paulissen, délégué général de la FNTR, principale fédération patronale de la branche, a estimé qu’il s’agissait d’une « réponse partielle et insuffisante au problème de distorsion de concurrence » et que « cette initiative [devait] être accompagnée d’une démarche européenne. »

À l’heure actuelle, un transporteur étranger peut réaliser trois opérations de « cabotage » (chargement et déchargement) sur le territoire français dans les sept jours suivant la livraison initiale de marchandises ayant justifié son entrée en France. Cette pratique est également permise dans le cadre d’un transit de retour, dans la limite d’une seule opération.

Dans ces deux cas, les chauffeurs étrangers ne sont pas soumis aux conditions sociales en vigueur en France, ce qui favorise le « dumping social » et fragilise l’emploi des travailleurs français, selon les syndicats.

Selon des témoignages, certains chauffeurs étrangers resteraient par ailleurs sur le territoire beaucoup plus longtemps que sept jours. Antoine Fatiga, représentant CGT Transports en Rhône-Alpes, raconte ainsi qu’« en Savoie, près de Chambéry, il y a un parking où des travailleurs polonais sont là et attendent le dimanche soir pour circuler et disent tous que les opérations qu’ils réalisent vont au-delà du cabotage légal, qu’ils restent trois ou quatre mois en France et font un peu d’international. »

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/02/16/pour-lutter-contre-le-dumping-la-france-impose-un-smic-aux-routiers-etrangers_4577564_3234.html#TDU8jtiui3KuvJSB.99

00000000000000000000000000000000000000000000000000
isis-italia
L’État islamique menace de tirer des missiles Scud sur l’Italie à partir de la Libye et de débarquer sur le territoire italien

imageC’est une chose de se trouver dans un trou perdu en Syrie ou enIraq. C’en est une autre d’être sur les rives de la Méditerranée à quelques kilomètres seulement de l’Europe, de l’Italie. Ces dernières heures, lesdjihadistes de l’Isis ont pris le contrôle de plusieurs endroits sur les côtes Libyennes, cherchant à prendre le contrôle du pays tout entier. Et pas pour rien.Hier, il a été conseillé aux Italiens de quitter la Libye, et l’ambassade d’Italie à Tripoli a été fermée. Le pays est complètement hors contrôle, c’est une vraie poudrière. A quelques centaines de kilomètres de chez nous.

Ces fanatiques du califat on commencé à menacer notre pays. Il y a quelques heures, un de ces fanatiques expliquait sur les réseaux sociaux que notre pays se trouve à portée des missiles. « Tirons un scud » proposait-il à ses sbires.

La Libye est pleine à craquer d’armes et, quand le régime du colonel Kadhafi s’est écroulé, qui sait en quelles mains ces armes sont tombées.[…]

Les djihadistes ont déclaré : « Vous nous avez vu sur les collines Syriennes, mais maintenant nous sommes au sud de Rome. En Libye ».

Traduisez : « Nous arrivons ».

Ce message a été divulgué en même temps que la vidéo, tournée en Libye, face à la mer, montrant la décapitation de 21 coptes égyptiens.

Source : http://www.liberoquotidiano.it/news/italia/11756845/L-Isis-pianifica-lo-sbarco-.html traduction via les observateurs.ch

*Scud

Image illustrative de l'article Scud

Le terme Scud désigne une série de missiles balistiques à courte portée développée dans les années 1950 par l’Union soviétique. Le terme provient de la désignation OTAN (SS-1b Scud-A) du missile soviétique R-11 et de ses déclinaisons postérieures les missiles R-17 et R-300 Elbrus, respectivement désignés à l’Ouest comme SS-1c Scud-B et SS-1d Scud-C. La première version du R-11 fut déployée en 1957 par l’Union soviétique.

plus: http://fr.wikipedia.org/wiki/Scud

00000000000000000000000000000000000

Bilger-Croisic

Contre les démocraties gnangnan…

Il y a des crimes qui ne laissent plus le choix.

Il y a un devoir de dureté que la réalité impose.

Il y a une obligation d’abandonner les fausses querelles et les procès injustes pour se consacrer au seul combat qui doive mobiliser nos démocraties : l’affrontement avec un ennemi qui déteste leurs valeurs et qui est fanatisé par une certaine conception de l’islam et de très mauvais maîtres.

Les mille polémiques et controverses périphériques deviendraient indécentes si elles continuaient à nous détourner de l’essentiel qui est de parvenir à sauvegarder nos principes alors que d’autres ont pour visée exclusive de les détruire.

Paris hier et Copenhague aujourd’hui : c’est la continuation d’une guerre qui a ses méthodes, sa cohérence, sa logique, son rythme et qui va durablement confronter, par la violence et la mort, des démocraties longtemps trop molles à des adversaires persuadés d’avoir, avec le crime et la religion en poupe, le dessus.

Charlie Hebdo, Hyper Cacher, dix-sept assassinats, trois terroristes abattus.

Deux morts et cinq blessés à Copenhague, dans un Centre culturel où un débat avait lieu sur la liberté d’expression et l’islam en présence notamment de l’ambassadeur de France et d’un intellectuel ayant aussi caricaturé Mahomet puis devant une synagogue.

Selon la police danoise, la personne « d’apparence arabe » abattue, après avoir fait feu, serait responsable de ces deux méfaits, vers 15 heures puis minuit. Elle aurait agi par « mimétisme », s’inspirerait de l’Etat islamique et serait connue des services danois (lefigaro.fr).

Il est exclu que cet antagonisme cesse ou même fasse halte dans ses expressions les pires. Les signaux donnés sont clairs, sans équivoque aucune : on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas. Contre la liberté d’expression, contre les Juifs, contre la police.

Contre cet équilibre à peu près respecté dans nos Républiques entre les idées, les croyances et les interdictions, entre les libertés intimes de croire ou de ne pas croire, les offenses admissibles, les dévoiements insupportables mais illustrant, même par le pire, notre aptitude à un masochisme honorable, entre les débats vigoureux et les transgressions pénales, entre nous, notre pluralisme, notre diversité, et le pouvoir comme une synthèse s’efforçant de n’être pas trop médiocre.

Contre l’indignation trop humaine ou la pitié. Depuis les assassinats de Paris, un très grand nombres de convertis à la religion musulmane ! (RTL)

Qu’on cesse, devant de tels terrifiants réquisitoires criminels, d’avoir une défense de mauvaise conscience, des plaidoiries humanistes vides de sens, plus préoccupées de démontrer notre intégrité morale et politique que notre efficience réactive et conquérante. Nous ne gagnerons jamais à force de vouloir conserver l’estime ou susciter la bienveillance des massacreurs qui, d’ailleurs, se moquent de ce qu’ils prennent à juste titre pour la chronique de notre mort annoncée et consentie.

Si l’on tient à tout prix à conceptualiser avant de disparaître, l’analyse la plus pertinente est celle de Fabrice Hadjadj qui énonce que « l’islamisme profite de la faiblesse d’une Europe techno-libérale qui a rejeté ses racines gréco-latines et ses ailes juive et chrétienne ».

Cela conduit à mettre au rancart beaucoup de discours et de propos convenus et de poncifs qui, les uns et les autres, ne sont de nature à convaincre que les déjà convaincus, un humanisme destiné aux humanistes, mais n’ont et n’auront pas la moindre incidence sur l’islamisme radical et criminel.

Par exemple, ces assassins n’ont rien à voir avec l’islam.

C’est faux car ils s’en revendiquent et Michel Onfray a lumineusement démontré qu’il y avait le meilleur et le pire dans le Coran. Par ailleurs, et à rebours, des citoyens danois font eux-mêmes un lien puisque certains dénoncent un manque de respect à l’égard des musulmans.

Par exemple, toutes les religions constituent un problème comme Gérald Darmanin l’a laissé entendre avec légèreté.

C’est faux car le christianisme et le judaïsme représentent un exemple et une solution plus qu’une difficulté et le second en l’occurrence est tragiquement ciblé depuis le début du mois de janvier. Dispensons-nous de cette neutralité de façade au profit du constat réaliste que le sang décrète : c’est l’islam qui, aujourd’hui, doit être seul interpellé !

Par exemple, attention aux amalgames et au choc des civilisations.

On n’en est plus là et le souci dominant est moins d’identifier quelques alliés dans le camp de l’ennemi que de vaincre ce dernier.

Les gloses, les commentaires, les vœux pieux, les avertissements, la semonce aux démocraties qui pourraient être tentées de dépasser les bornes – tout cela qui était appréciable dans un monde où l’espoir d’une réconciliation, d’une paix était envisageable ne l’est plus aujourd’hui où deux obsessions, en se nourrissant l’une de l’autre, en s’empoignant partout, vont sans cesse engendrer catastrophes, tragédies et morts en chaîne.

La première, démocratique, ne cédera jamais sur ses valeurs et en pleine connaissance de cause, puisqu’elle ne pourra plus feindre de supposer une seconde la tolérance de l’autre, maintiendra un processus d’absolue liberté et de banalisation du sacré aux effets prévisibles dans la tête d’illuminés étrangers à toute émotion si ce n’est celle de leur sacrifice et de leur martyr.

La seconde, perverse, réactive, avec l’extrême danger de solitudes armées et prêtes à tout, continuera, comme à Paris et à Copenhague, à rendre coup pour coup à une liberté honnie, à une banalisation insultante, à des États mécréants.

Qu’on ne s’y trompe pas : ce n’est plus du conjoncturel qui nous menace mais du permanent. Nos dispositifs de sécurité ne vont pas se dissiper, une fois l’orage passé, car précisément il ne passera pas. Non seulement ils demeureront mais, pour que nos démocraties soient capables de se défendre et, surtout, de sauver leur être même, l’essence de ce qui les constitue irremplaçables, elles devront quitter toute mollesse, se durcir, accepter d’être qualifiées d’autoritaires pour le service de leur honorable cause, laisser les arguties stériles et ceux qui en raffolent au bord du chemin pour tirer toutes les conclusions de Paris et de Copenhague. La force d’un État, sa puissance, son absence de soumission ne seront plus une honte mais une fierté. Mais ce sera à plein temps.

Non, « ils n’ont pas osé recommencer » (Le Parisien). Le recommencement était inscrit dans Paris et, dans Copenhague, il y a déjà un autre sombre avenir.

Un combat de longue haleine. La mobilisation de tous. Et d’abord de ceux qui nous gouvernent.

Se dire Charlie Hebdo ou Danois ne suffit plus.

Gnangnan, nos démocraties seront une proie trop facile. Corsetées et armées, elles ne feront plus rire et on n’y tuera plus comme dans du beurre des journalistes, des juifs, des policiers, des citoyens.

Philippe Bilger

——————————————

Son dernier roman

bilTrois jours, c’est le temps que Frédéric Loriot va passer dans le box des accusés au cours de son procès. Trois jours pendant lesquels la cour d’assises va tenter de déterminer si, oui ou non, il a poussé sa maîtresse dans le vide du haut d’un immeuble. Les témoins se succèdent, les experts tergiversent, les avocats plaident… l’accusé observe, écoute, analyse… et raconte ce procès par le menu : il s’étonne de la désinvolture des jurés, dit sa défiance initiale vis-à-vis de son avocat, raille l’outrecuidance des experts, dénonce la froideur des magistrats… Rien ne lui échappe. Ces 72 heures de débat le mèneront-elles pour trente ans derrière les barreaux ? C’est tout le talent et l’art de Philippe Bilger que d’entretenir le suspense jusqu’à la dernière ligne de ce passionnant roman judiciaire.

———————————————————————————–

Bilger-CroisicPhilippe Bilger est venu passer un week-end au Croisic à l’invitation de son ami Jacques Bruneau, maire adjoint du Croisic en charge de la culture et ancien avocat général près la Cour d’appel de Paris. Philippe Bilger est réputé pour son indépendance d’esprit et il l’a une nouvelle fois démontré en refusant de s’associer à la grande marche du 11 janvier dernier. Dans l’entretien exclusif qu’il nous a accordé, il évoque évidemment l’actualité et il nous parle de son dernier livre, « 72 heures », qu’il présente comme un roman judiciaire où il se met dans la peau d’un accusé.

Extraits de l’entretien diffusé sur Kernews lundi 19 Janvier 2015.

Kernews : Vous aviez commencé à vous faire connaître en évoquant des sujets liés à la justice. Progressivement, on vous a entendu vous exprimer sur la politique, puis sur la culture… Or, on constate que tout est finalement lié à la justice ou la politique… 

Philippe Bilger : Jusqu’au mois d’octobre 2011, en tant que magistrat, j’étais soumis à une obligation de réserve et, même en la réduisant au maximum, j’étais tenu de la respecter. À partir de mon départ de la magistrature, j’ai pu en effet aborder tous les thèmes politiques, culturels et sociétaux, qui me passionnent. J’avais déjà commencé à les aborder en qualité de magistrat car le quinquennat de Nicolas Sarkozy permettait de traiter de la justice et de la politique, évidemment…

Vous êtes venu au Croisic à la demande de votre ami Jacques Bruneau pour animer une réunion publique sur le thème « Faut-il avoir confiance en la justice ? » Il y a toujours cette fameuse phrase, très politiquement correcte : « J’ai confiance en la justice de mon pays… »

D’abord, cette réunion avec les Croisicais a été un grand bonheur, un honneur même, parce que j’ai trouvé une salle absolument formidable par la qualité de son écoute et la pertinence de ses interrogations. En effet, à partir du moment où l’affirmation de confiance en la justice est quelque chose de purement formel, comme c’est trop souvent le cas de la part de la classe politique, parce qu’elle-même est très ignorante de la réalité judiciaire, cela ne vaut pas grand-chose. En réalité, si l’on veut bien se pencher sur la justice pénale dans sa quotidienneté, j’ose dire, en tant qu’ancien avocat général, que l’on doit avoir confiance dans la justice et il est grave, de la part du citoyen de base, d’avoir une sorte de populisme hostile et, de la part des élites, de mettre en œuvre un populisme élitiste qui est très dangereux. C’est aujourd’hui dévastateur pour la confiance qui doit être donnée à la justice. Bien sûr, cela dépend en grande partie des magistrats, mais c’est la collusion entre ces deux populismes qui attaquent la justice par le bas et par le haut.

Mais la justice n’est-elle pas en train de prendre le virage des politiques ? Les politiques ne réagissent plus à froid, ils réagissent dans l’instantanéité de l’événement, avec des phrases fortes destinées à tourner en boucle sur les chaînes d’information continue. En matière de justice, on peut avoir parfois le sentiment qu’elle réagit aussi en fonction de la pression médiatique. Par exemple, récemment des jeunes un peu bêtes ont tenu des propos maladroits, cela méritait une fessée ou une leçon d’éducation civique, mais cela s’est traduit par des peines de prison ferme… Donc, on observe bien cette influence du climat…

Je ne suis pas totalement d’accord avec vous. Bien sûr, il y a un climat terrible depuis le 7 janvier. Au fond, la circulaire qui vient réclamer aux procureurs une sévérité pour ces transgressions, je ne la trouve pas en elle-même scandaleuse, même si je regrette que le pouvoir politique, comme vous le dites très bien, soit trop sensible à l’émoi de l’opinion publique. J’aurais souhaité surtout, au fond, que cette circulaire qui réclame rigueur et sévérité de la part des procureurs, de manière très conjoncturelle, ait été appliquée depuis le mois de mai 2012 à l’ensemble des transgressions délictuelles et criminelles, qui sont en augmentation et qui angoissent notre société. Ce n’est pas la rigueur d’aujourd’hui qui me fait peur : c’est le fait que tout à coup, on la demande uniquement pour ces tragédies et ces assassinats et qu’en réalité la délinquance et la criminalité ordinaires, qui agitent et bouleversent nos concitoyens, elles, n’ont jamais fait l’objet d’une telle exigence de rigueur. Je dirais même l’inverse de la part de ce calamiteux Garde des Sceaux !

Vous avez travaillé il y a quelque temps sur le procès de Robert Brasillach. Cela montre aussi que la justice subit une pression qui peut la faire sortir de ce que l’on pourrait penser être la justice…

J’espère que les magistrats, et je n’en doute pas une seconde, ne se laisseront pas dominer par une sorte d’indignation plus publique que juridique. C’est là qu’il me semble qu’aujourd’hui on peut davantage avoir confiance dans la justice qu’à l’époque terrible que j’évoque, où la peine de mort existait, où Brasillach a été fusillé dans les conditions que vous savez. Il me semble qu’il y a tout de même de la part de ce pouvoir politique, depuis le mois de mai 2012, un respect, au moins démocratique, du corps judiciaire. Malgré le déplorable et dévastateur « Mur des cons », j’espère que l’on saura faire la part des choses dans les jugements et les réquisitions, parce qu’il n’y a rien de pire, en dépit de circonstances exceptionnelles et tragiques, que la justice pour l’exemple.

Lorsque l’on parle de la justice, on a souvent une image de dureté : justice, justicier, sévérité, méchanceté… Mais quand on lit vos billets, on constate que vous êtes finalement un amoureux de la liberté…

En effet, la justice pour l’exemple est une catastrophe parce qu’elle appréhende une globalité, alors que la véritable justice est celle qui prend le singulier dans toute sa richesse pour éventuellement l’insérer dans un pluriel social. Mais la justice n’est pas le fait de méchants. La justice n’est pas le fait de gens qui, sadiquement, voudraient sanctionner et envoyer en prison. La justice est faite tout simplement d’êtres, de magistrats professionnels et exemplaires, qui veulent équilibrer, sanctionner, apaiser, consoler ou incarcérer quand c’est nécessaire. Je cite souvent cette phrase de Simenon pour le commissaire Maigret : « J’ai toujours rêvé que mes collègues soient aujourd’hui des raccommodeurs des destinées humaines ». Cela n’exclut pas la sévérité, mais cela conjugue la sévérité avec l’humanité : c’est cela le grand magistrat.

Notre pays a vécu un moment de solidarité nationale très fort, avec des manifestations dans toute la France, mais on s’aperçoit maintenant que les gens ne sont pas allés protester pour les mêmes raisons : ils étaient ensemble, mais pas véritablement ensemble… On observe aussi que le message lancé par la France, au nom de cette liberté que nous défendons, est parfois maladroit avec des conséquences comme des églises brûlées ou l’embarras du Roi de Jordanie, venu manifester contre la barbarie et qui, quelques jours plus tard, se retrouve gêné par la publication de nouvelles caricatures du prophète…

J’ai été autant, voire plus que d’autres, choqué par les assassinats, tous les assassinats, du 7 au 9 janvier. Je n’ai pas de leçons à recevoir sur le plan de la liberté d’expression parce que celle de Charlie Hebdo m’apparaissait orientée et ciblée, alors que pour ma part, très modestement, j’ai défendu la liberté d’expression depuis quarante ans, pour tout le monde et pour toutes les causes, notamment celle des gens qui ne m’aimaient pas. Donc, je ne voyais pas de raison fondamentale à participer à cette fusion républicaine du 11 janvier, qui a eu une ampleur exceptionnelle et dont je reconnais qu’elle semble être suivie d’effets opératoires. En effet, vous évoquez le fait que la liberté d’expression, dans notre pays, doit être considérée comme une exigence fondamentale, notamment à l’égard des idées, mais je serais plus réservé en ce qui concerne les croyances. Je suis très attentif au fait que, même s’il y a la loi et les interdictions qu’elle formule, il me semble que, demain, il faudra peut-être que les porteurs emblématiques de notre liberté d’expression s’interrogent parfois eux-mêmes sur les limites à ne pas dépasser. Je ne dis pas qu’ils doivent le faire, je ne dis pas qu’il est nécessaire qu’ils s’autocensurent en permanence, mais je crois qu’il n’y a pas que la loi pour entraver. Il faut parfois que la conscience des conséquences dévastatrices de ce que l’on accomplit librement imprègne certains esprits.

72 HeuresVous venez de publier « 72 heures » : c’est la première fois que vous écrivez un roman…

Absolument. C’est un roman judiciaire, j’insiste beaucoup là-dessus, parce que tout naturellement on a tendance à l’insérer dans la rubrique policière. C’est un roman judiciaire parce que j’ose dire, sans aucune prétention, qu’il n’y en a pas beaucoup en France, alors qu’aux États-Unis certains romanciers sont très spécialisés dans le roman judiciaire. Bien sûr, je ne me mets pas au même niveau de ces romanciers… Le terreau de ces 72 heures, c’est la Cour d’assises, avec ses rites, sa fraternité, ses drames, sa vie collective… J’ai eu le bonheur un peu pervers de réaliser quelque chose que parfois j’ai été tenté d’être : être l’accusé, alors qu’en principe je me suis plutôt dressé contre eux pendant plus de vingt ans. Le terreau est la Cour d’assises, mais j’ai tenté d’y mettre un certain nombre d’éléments, avec notamment une fin surprenante… Il m’a toujours semblé que les romans gagnaient à s’insérer dans un cadre technique indiscutable pour y mettre une histoire surprenante, riche, émotive, intelligente si possible, avec des portraits à clés…

Justement, à la fin, vous utilisez certains mots, il y a une scène un peu chaude… Tout cela ne vous ressemble guère…

Si, cela me ressemble… Je vais publier en avril un livre intitulé « Ordre et désordres ». Cela me ressemble absolument, mais il est évident que dans ma pratique judiciaire, je ne pouvais pas mettre sans arrêt au jour les contrastes de ma propre nature. Je développe dans ce roman quelque chose qui a été une grande passion intellectuelle : c’est comprendre autrui et l’obscurité de ces chemins. Je vois bien à quelle scène vous faites allusion, mais probablement elle rejoint un goût profond que j’ai pour les extrémités et les intensités. J’ai moi-même eu la chance de les vivre en étant à la Cour d’assises, qui a été beaucoup moins pour moi un métier qu’une continuation de vie qui aime l’extrémité et l’intensité. Le roman permet d’écrire des choses que la quotidienneté judiciaire et même mon statut d’aujourd’hui ne me permettent pas forcément de dire. Dans les débats médiatiques, il n’est pas fondamental de savoir ce qui réside dans l’obscurité de mon être et le roman permet de dire cela à partir d’éléments autobiographiques, à partir de portraits à clés ou à partir d’une tentative de narrer la vie fabuleuse, fraternelle ou tragique d’une Cour d’assises.

Avec ce roman, on devine que vous vous êtes souvent mis à la place et dans la peau des accusés que vous aviez en face de vous…

Je me suis toujours mis dans la peau de l’accusé pour le comprendre. Cela aboutissait la plupart du temps à des peines qui, j’espère, étaient équilibrées, mais qui pouvaient être extrêmes. Le roman judiciaire répond à quelque chose qui, souvent, est arrivé dans ma tête comme une frustration. Je me disais, en écoutant l’accusé et en voyant le président : « Si j’étais accusé, je n’aimerais pas être dans une Cour d’assises présidée par cette personnalité-là…» J’ai pu me consoler de cette frustration en écrivant ce livre où je me mets à la place de l’accusé. Le gros problème de la justice, vous l’évoquiez tout à l’heure, on connaît le poncif, c’est à la fois une institution et une vertu mais, même quand elle est une institution, il est fondamental que nous ayons des magistrats à la hauteur de cette fabuleuse institution qui doit susciter de l’orgueil et non pas de la vanité, ce qui est une différence radicale.

Ce roman judiciaire, c’est un film idéal !

J’en rêverais parce que, fondamentalement, dans les grands films, je crois beaucoup à la règle des trois unités. Les Américains sont des maîtres dans ce domaine.

Avant de venir au Croisic, vous ne connaissiez pas ce petit port de pêche breton…

C’est un délice, un charme fou auquel s’ajoute une amitié chaleureuse et infiniment généreuse.

Bilger-et-Bruneau

Philippe Bilger est venu passer un week-end au Croisic à l’invitation de son ami Jacques Bruneau, maire adjoint du Croisic en charge de la culture et ancien avocat général près la Cour d’appel de Paris.

source: http://www.kernews.com/philippe-bilger-il-faut-parfois-que-la-conscience-des-consequences-devastatrices-de-ce-que-lon-accomplit-librement-impregne-certains-esprits/1223/

000000000000000000000000000000000000000000

 

Banques : un 'hold-up' de 1 Milliard de dollars ! (Boursier.com) — Une centaine d’établissements bancaires dans le monde se sont fait dérober entre 300 millions et 1 milliard de dollars par un gang de cyberpirates russophones depuis deux ans… C’est ce que révèle l’éditeur russe d’anti-virus Kaspersky, dans un document publié par plusieurs journaux anglo-saxons. Les attaques de ce réseau ont commencé en 2013, et rien n’indique qu’elles ont cessé depuis, précise le rapport de Kaspersky.

Le nom des banques victimes de ces hold-ups numériques n’a pas été dévoilé, mais les établissements seraient notamment implantés en Russie, en Ukraine, en Allemagne, en Chine, au Canada et aux Etats-Unis…  La majorité des banques lésées seraient russes, selon le rapport. Quant  aux « hackers », ils seraient russes, ukrainiens et chinois. Une enquête a été ouverte par Interpol et Europol, à laquelle Kaspersky dit collaborer…

LIRE la suite sur: http://www.boursier.com/actualites/economie/banques-un-hold-up-de-1-milliard-de-dollars-27104.html?sitemap

00000000000000000000000000000000000000000000

 

Verbatim de la chronique hebdo

Plusieurs points à retenir cette semaine

Le premier est la dynamique modérée de la croissance en zone Euro pour le 4ème trimestre. Le chiffre de 0.3% permet néanmoins d’avoir un niveau de PIB équivalent à celui observé au début de 2011 avant la mise en place des politiques d’austérité. L’impact de la longue récession allant de l’été 2011 jusqu’au point bas du premier trimestre 2013 est enfin comblé. Cela a été long et reflète l’absence de ressort de l’économie de la zone Euro. L’acquis pour 2015 est modeste à 0.35%.
ze-2014-T4-PIB-paysOn ne dispose pas encore du détail des composantes du PIB de la zone mais on a un détail géographique. Les deux pays les plus dynamiques au cours du trimestre ont été l’Espagne et l’Allemagne avec une croissance de 0.7%. La France a une allure plus modeste avec 0.1% alors que l’Italie est encore en phase d’ajustement à la baisse à -0.1%.

L’économie de la zone Euro est encore très hétérogène mais elle commence à bouger. Le rebond de l’activité observé depuis plusieurs trimestres en Espagne et au Portugal sont positifs même si les trajectoires sont encore loin d’être d’équilibre car ces mouvements s’opèrent avec un taux de chômage toujours très élevé.

On notera aussi avec un œil amusé que la Finlande toujours très rigoureux sur la nécessité des réformes structurelles a désormais une allure de PIB moins favorable que l’Espagne si l’on prend comme point de référence le début de la crise.

On relèvera aussi que l’Italie n’arrive pas à sortir de sa longue récession et que l’effet Matteo Renzi tarde à se manifester. L’Italie reste une véritable interrogation.

Lire la suite: http://philippewaechter.nam.natixis.com/2015/02/16/ma-chronique-du-16-fevrier/

00000000000000000000000000000000000000

L’organisation État islamique a proclamé un califat sur les territoires irakiens et syriens qu’elle contrôlait. D’après le New York Times, la campagne américaine pour éliminer les extrémistes se déroulera en trois étapes.
0000000000000000000000000000000000000000000
Toutes les actualités
Le président François Hollande et son homolgue égyptien Abdel Fatah al-Sissi le 24 jnavier 2015 à Ryad
Le président François Hollande et son homologue égyptien Abdel Fatah al-Sissi le 24 janvier 2015 à Ryad (Photo Yoan Valat. AFP)

EI: Paris et Le Caire prônent de nouvelles mesures internationales

© Sputnik. Anton Denisov
11:54 16.02.2015(mis à jour 12:01 16.02.2015)
Les présidents français et égyptien s’entretiennent par téléphone après l’exécution de 21 Coptes en Libye.
Les djihadistes de l'Etat islamique ont publié une vidéo d'exécution de 21 pêcheurs égyptiens
21 coptes égyptiens ont été exécutés en Libye
par les terroristes de l’Etat islamique

 Les djihadistes de l’Etat islamique ont publié une vidéo montrant l’exécution de 21 pêcheurs égyptiens enlevés dans la ville de Syrte, a annoncé dimanche la chaîne Sky News Arabia.
————-

Les présidents français et égyptien François Hollande et Abdel Fattah al-Sissi estiment que le Conseil de sécurité de l’Onu doit décréter de nouvelles mesures contre l’Etat islamique.

« Les deux chefs d’Etat ont évoqué la situation en Libye et l’extension des opérations de Daech (EI, ndlr) dans ce pays. Ils ont souligné l’importance que le Conseil de sécurité se réunisse et que la communauté internationale prenne de nouvelles mesures pour faire face à ce danger », lit-on dans un communiqué de presse diffusé par l’Elysée suite à un entretien téléphonique entre les deux dirigeants.

Le président français a de nouveau exprimé sa solidarité avec le peuple égyptien….

———————————————————————————————-
0000000000000000000000000000000000000000000000000

Ces « témoins » devraient être poursuivis au même titre que le violeur.

La jeune femme a été violée dans le train sous l'œil de plusieurs témoins.

Grâce aux caméras de vidéosurveillance, un homme a été interpellé cinq jours après les faits. Le suspect est un SDF âgé de 38 ans et qui vivait ans la région de Montereau. Jeudi soir, le parquet de Melun a ouvert une information judiciaire pour viol. Le SDF, lui, a été écroué à Fleury-Mérogis (Essonne).

———————

Votre revue de presse quotidienne depuis huit ans, relative à l'actualité des forces de l'ordre et de la sécurité

Dans la nuit du 4 au 5 février, une jeune femme de 22 ans a été violée dans un train entre Paris à Melun (Seine-et-Marne) sous l’œil de plusieurs témoins, passifs……SUITE

Merci Yann Bourguignon et William Mini Hen

Voir l’article original

Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC)
 
Avec les attentats de janvier, les signalements de contenus faisant l’apologie du terrorisme sur Internet ont atteint des sommets.
Le service de la commissaire Maldonado dresse une liste de sites à bloquer.
—————————————————-
Camille Polloni | Journaliste Rue89

Entretien avec la commissaire Maldonado

valerie_maldonadoValérie Maldonado, le 9 février 2015 à Nanterre (Hauts-de-Seine) (Camille Polloni/Rue89)

Le boulot de Valérie Maldonado, c’est (entre autres) de faire disparaître des vidéos de décapitations et de viols d’enfants, alors que des internautes s’acharnent à les mettre en ligne. Une version contemporaine du mythe de Sisyphe.

Depuis quatre ans, cette commissaire de police dirige l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC), à Nanterre (Hauts-de-Seine).

Ce service de police judiciaire à compétence nationale, intégré depuis avril 2014 dans une grande sous-direction de lutte contre la cybercriminalité, s’occupe des attaques informatiques et fraudes contre le réseau bancaire, les entreprises ou les particuliers, et forme les policiers à l’analyse des supports numériques pour leurs enquêtes.

Mais l’OCLCTIC est surtout connu du grand public pour abriter Pharos, la Plateforme d’harmonisation, d’analyse, de recoupement et d’orientation des signalements, depuis 2009. Elle sert d’interface entre les citoyens français et la police pour tout ce qui concerne les « abus » sur Internet. Arnaques et harcèlement en ligne, images pédophiles, apologie du terrorisme et autres appels à la haine ou à la violence peuvent être signalés par le biais d’un site internet officiel.

Après les attentats du mois de janvier, les quatorze enquêteurs affectés à Pharos, moitié policiers moitié gendarmes, ont travaillé 24 heures sur 24 pour faire face à l’explosion du nombre de signalements. Ils devraient bientôt voir arriver du renfort. Lorsque Bernard Cazeneuve leur rend visite, le 19 janvier, le ministre de l’Intérieur salue leur « implication forte » et annonce un « investissement spécial dans le cyber ».

La loi antiterroriste confie une nouvelle prérogative à l’OCLCTIC : le service de Valérie Maldonado peut désormais ordonner le blocage administratif de sites pédopornographiques ou faisant l’apologie du terrorisme.

Cette disposition est très contestée parce qu’elle se passe de l’intervention d’un juge et pourrait s’avérer inefficace. Comment, alors, ces blocages vont-ils être mis en œuvre ? Valérie Maldonado nous l’explique.

Rue89 : Pharos existe depuis 2009. Le nombre de signalements augmente chaque année, mais ils ont littéralement explosé depuis les attentats de janvier. On en est à combien ?

Commissaire Maldonado : En moyenne, on a 130 000 signalements par an, c’est-à dire environ 400 par jour. Comme la plateforme Pharos est liée aux internautes, à tout ce qui se dit sur les réseaux sociaux, donc à la vie de tous les jours, ce chiffre ne peut que progresser.

Les événements terroristes ont entraîné une forte mobilisation des internautes pour signaler des contenus, en particulier des vidéos. Entre le 7 et le 30 janvier 2015, nous avons enregistré 38 000 signalements – toutes catégories d’infractions confondues, avec un pic à plus de 6 000 signalements sur la seule journée du 10 janvier – dont 29 000 directement liés aux événements terroristes. Les chiffres sont revenus à la normale depuis le 31 janvier.

Les signalements de contenus illicites sont-ils très sensibles à l’actualité ?

Oui. Pharos reflète les discussions, les confrontations idéologiques et politiques, les sensibilités du grand public. L’important pour nous, c’est de bien rester dans un champ infractionnel, de faire attention à la qualification pénale de ces faits. Ce ne sont pas des délits d’opinion mais bien des infractions pénales.

En temps normal, les escroqueries en ligne représentent plus de 50% du volume de signalements. Quand une campagne de phishing est en cours, nous avons des signalements en masse là-dessus.

Les faits liés à la pédopornographie, plutôt en augmentation, tournent autour des 12%, à peu près au même niveau que les incitations à la haine et à la violence, dont l’apologie du terrorisme. Cette dernière catégorie a beaucoup augmenté ces derniers temps.

D’où viennent ces signalements et que deviennent-ils lorsque votre service s’en saisit ?

Nous recueillons principalement des signalements de particuliers. Ils sont lus, recoupés, enrichis, nous nous occupons de préserver et geler les données. En ce qui concerne…

LIRE la suite de l’entretien sur: http://rue89.nouvelobs.com/2015/02/11/commissaire-maldonado-femme-bloque-les-sites-terroristes-257612

000000000000000000000000000000000000000000000000

lire aussi:
Affaire BADICA : « les allégations du Groupe d’experts sur la Rca sont non fondées », dixit le DG des Mines

29 nov, 2014 | Par | Catégorie: Actualité | 641 vues

Kangbi-ndara.com

Par une lettre en date du 28 octobre 2014, adressée au Président du Conseil de sécurité par le Groupe d’experts sur la République centrafricaine créé par la résolution 2127 (2013) du Conseil de sécurité, les experts ont estimé que de manière « très probable », les diamants centrafricains ont été exportés clandestinement. A l’index, les sociétés BADICA et sa filiale belge Kardiam. Loin de nous, toute envie de polémiquer puérilement sur une affaire aussi grave.

BADICA « Après avoir examiné les images numériques des diamants, le Groupe de travail des experts diamantaires du Processus de Kimberley a déclaré qu’il était TRES PROBABLE que les diamants en question proviennent de la République centrafricaine (voir annexe 21). Le lot saisi portait sur deux expéditions certifiées dans le cadre du système de certification du Processus de Kimberley qui provenaient des Émirats arabes unis et étaient adressées à Kardiam, société sise à Anvers. Kardiam est la filiale belge de la société centrafricaine Badica (voir S/2014/452, par. 60). peut-on lire dans ce rapport d’experts onusiens.

source: http://kangbi-ndara.com/affaire-badica-les-allegations-du-groupe-dexperts-sur-la-republique-centrafricaine-sont-non-fondees-dixit-le-dg-des-mines-et-de-la-geologie/

00000000000000000000000000000000000000000

Même à New York! Un vendeur juif ambulant harcelé par la «mafia halal»

Food Cart War
Un vendeur juif ambulant de sandwich cashères ne peut plus s’installer dans les rues principales de New York à cause de la «mafia halal»

Yisroel Mordowitz voudrait juste pouvoir continuer à vendre ses sandwiches au pastrami «pacifiquement» avec son kiosque Holy Rollers installé dans le quartier Rockefeller de New York…

Mais un groupe de musulmans égyptiens en ont décidé autrement, et ils «occupent» le trottoir avec des parasols et des cartons pour l’empêcher de s’installer.

Mohamed Mossad hurle :

Ce type à faim, il a faim d’argent”…“Moi aussi j’ai une famille!”,“pourquoi il va pas dans la 47e rue?”ajoute Mossad en référence à ce quartier juif des diamantaires de New York.

Il vient ici, et il veut me voler mon emplacement, et il veut me tuer, tuer mon commerce.

Après deux tentatives,Mordowitz a «émigré» vers le carrefour entre la 35e rue et la 9e avenue où se trouve B&H Photo, la grande surface électronique qui appartient à des ultra-religieux juifs.

J’ai pensé que je pourrais au moins apporter la paix à New York», se lamente Mordowitz, 30 ans, avec un peu d’auto-dérision. “Je ne suis pas un ennemi, je suis un ami.

Lundi dernier, le kiosque casher Holy Rollerss’est installé dans la 48e rue sans incident, et il a fait environ 2 000 dollars de recette avec les touristes et les travailleurs du quartier. Mais mercredi, il subissait un nouveau blocus.

Quand il est arrivé,Mohamed Mossad a crié à Yisroel Mordowitz:“Ici c’est pas la Palestine!”

Mordowitz“ils essayent de faire croire que les Juifs en Israël chassent les gens, et qu’on veut faire la même chose ici.Un jour, ils ont suivi mon associé Yosef Salzbank dans une Jeep Cherokee, pour s’assurer qu’il s’installait assez loin d’eux.»

Une fois, je leur ai dit, ‘pourquoi vous me terrorisez comme ça?’ ” se souvient Mordowitz.

“Se sauver de coins de rue en coins de rue comme ça, c’est de la folie» ajoute Salzbank.

Pour l’instant, le calme règne en Israël entre les terroristes palestiniens, mais à New York, il semble qu’un cessez le feu soit difficile à négocier.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Alain Leger pour Dreuz.info.

00000000000000000000000000000000000000000000

 

L’histoire du Rafale

France Infoil y a 22 heures
Le Rafale est le sixième avion de chasse conçu par Dassault Aviation depuis la fin de la seconde guerre mondiale, après l’Ouragan, le Mirage …

 

 

Un F-16 égyptien, en janvier 2011. Les avions de combat égyptiens ont bombardé lundi des positions de l'Etat islamique dans la région de Derna, en Libye.

Selon l’armée égyptienne, l’aviation libyenne a également participé aux attaques, …

Média l'émancipé

Le groupe jihadiste revendique dans une nouvelle vidéo, la décapitation de 21 Égyptiens chrétiens. L’Egypte réagit sans attendre à cet acte.

Voir l’article original 174 mots de plus

civilwarineurope

imageLe cessez-le-feu est entré en vigueur aujourd’hui dans l’est de l’Ukraine. Les combats ont cessé sur quasiment toute la ligne de front mais pas partout, les deux parties continuent à jouer au jeu des reproches.

La ville de Donetsk a passé sa première nuit sans coups de feu depuis plusieurs mois.

Le porte-parole de l’Etat-major ukrainien Vladislav Seleznev a confirmé la cessation des tirs d’artillerie à trois heures du matin, heure locale.

«Les positionnements des forces sont stables», a dit le chef de la police de Donetsk Vyacheslav Abroskin.

Selon le représentant de la république de Donetsk Edouard Basourine, les forces d’auto-défense se sont permis de filmer les batteries de l’ennemi, le tout sans arrière-pensée et en application de déclarations faites par le commandement des forces du Donbass.

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a déclaré que le cessez-le-feu en Ukraine est «généralement respecté».

«On peut dire globalement…

Voir l’article original 855 mots de plus

le monde à l'ENVERS

Au fait ces « faux complots terroristes » ici clairement dénoncés seraient ils l’unique spécialité du FBI ou celui-ci aurait-il fait des émules tout autour de lui (chez les alliés des Etats-Unis par exemple) que ce soit à des fins politiques et/ou économiques…

Voir l’article original 18 mots de plus

TIME

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu declared Sunday that European Jews should embark on a “mass immigration” to Israel.

The statement follows recent murders of Jews in Copenhagen and Paris, including Saturday’s death of a Jewish guard in front of synagogue and last month’s terrorist attacks in Paris, which left four French Jews dead.

“Jews have been murdered again on European soil only because they were Jews,” Netanyahu said. “Of course, Jews deserve protection in every country, but we say to Jews, to our brothers and sisters: Israel is your home.”

Denmark’s chief rabbi Jair Melchior said he was “disappointed” by the invitation, however. “People from Denmark move to Israel because they love Israel, because of Zionism, but not because of terrorism,” he told the Associated Press.

Danish prime minister Helle Thorning-Schmidt expressed a similar view, saying “The Jewish community is a large and integrated part of Danish society.”

Last…

Voir l’article original 42 mots de plus