Le monde célèbre Noël

Mis à jour à 21h14

Les chrétiens célèbrent Noël à travers le monde, mais à Bethléem, lieu de naissance du Christ selon la tradition, la fête est assombrie par les violences au Moyen-Orient. Les pèlerins étrangers se font rares en Terre sainte.

SYRIE: Le Patriarche de l’église orthodoxe en Syrie, Jean X d’Antioche, célèbre une messe dans une église à Alep. (mercredi 24 décembre 2014) Image: AFP

UKRAINE:Dans l’est de l’Ukraine, à Donetsk, des fidèles dans l’église catholique de Saint-Joseph. (mercredi 24 décembre 2014) Image: AFP

CHINE:L’archevêque Joseph Li Shan participe à une messe dans une église catholique de Pékin. (mercredi 24 décembre 2014) Image: AFP

CISJORDANIE:Une procession religieuse s’est dirigée vers la Basilique de la Nativité à Bethléem. (mercredi 24 décembre 2014)Image: AFP

CISJORDANIE: Le Patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal, la plus haute autorité catholique romaine en Terre sainte, salue la foule de fidèles à Bethléem. (mercredi 24 décembre 2014) Image: AFP

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Au son des cornemuses et des tambours, des fanfares de scouts ont escorté ce mercredi 24 décembre jusqu’à la Basilique de la Nativité la procession menée par le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal, la plus haute autorité catholique romaine en Terre sainte.

Sur la place, bien moins remplie que les années précédentes, les pèlerins étrangers se faisaient très rares. Au milieu trônait un gigantesque sapin décoré aux couleurs du drapeau palestinien – noir, blanc, rouge et vert – tandis que des Pères Noël distribuaient des chocolats à la foule.

Mais le climat de tensions, ininterrompu depuis des mois, a fait fuir les pèlerins étrangers, selon les professionnels du tourisme à Bethléem, localité située à une dizaine de kilomètres au sud de Jérusalem. Seuls quelques cars circulaient ainsi mercredi dans les rues de la ville palestinienne.

Mgr Twal devait présider la grand-messe de Noël en l’église catholique Sainte-Catherine, contiguë à la Basilique de la Nativité, en présence du président palestinien Mahmoud Abbas, arrivé dans l’après-midi à Bethléem, pour y rencontrer notamment la communauté chrétienne.

«Meilleur antidote»

A Rome, l’affluence promettait d’être bien plus importante pour la messe dite de «minuit» célébrée par le pape François en la basilique Saint-Pierre à partir de 21h30.

Le chef de l’Église catholique a téléphoné mercredi à des réfugiés irakiens au Kurdistan. «Chers frères, je suis proche de vous, très proche de tout mon coeur. Dieu vous donne les caresses de sa tendresse», leur a-t-il dit.

Il avait exprimé mardi sa vive inquiétude face au sort des chrétiens au Moyen-Orient, ravagé par des conflits de plus en plus sanglants, notamment en Irak et en Syrie.

Dans une longue lettre adressée aux chrétiens d’Orient, François les a exhortés à la «persévérance» et au dialogue interreligieux en dépit des difficultés, soulignant qu’il n’y avait pas d’alternative. Le dialogue, a assuré le pape argentin, est «le meilleur antidote à la tentation du fondamentalisme religieux».

Dans une allusion claire au groupe djihadiste Etat islamique (EI), il a exprimé son inquiétude devant une «organisation terroriste, d’une dimension autrefois inimaginable, qui commet toutes sortes d’abus».

Besoin de signes rassurants

Mgr Twal a également dénoncé ces exactions, ainsi que la récente guerre à Gaza et les attentats menés notamment à Jérusalem ces derniers mois.

«Au-delà de la tragédie inhumaine qui ensanglante et déchire le Moyen-Orient, nous sommes tous surpris de voir de jeunes gens en Europe embrasser des idéologies radicales et aller combattre en Syrie et en Irak», a-t-il ajouté.

Ce Noël est particulièrement difficile pour les 150’000 chrétiens déplacés d’Irak, qui «vivent une situation tragique et à qui aucune solution rapide n’est proposée», a déclaré de son côté le patriarche chaldéen Louis Sako à Bagdad.

«Tout particulièrement en cette période de Noël, ils ont besoin de signes qui les rassurent. Il faut leur dire qu’ils ne sont pas abandonnés et oubliés», a-t-il ajouté.

Le président iranien Hassan Rohani a souhaité un joyeux Noël au pape et aux autres dirigeants du monde. Il a appelé à une coopération pour «répandre la paix, la sécurité et le bien-être sur le monde».

Pas de réunions à cause d’Ebola

Ailleurs, Noël est célébré dans un climat de surveillance renforcée en France après trois attaques, dont une liée à l’islamisme radical, ayant fait un tué et 25 blessés.

A Cuba, les célébrations de Noël, longtemps interdites par le régime, auront lieu dans une atmosphère égayée par un cadeau anticipé: le rapprochement avec les Etats-Unis.

En revanche, aucun rassemblement public festif n’est prévu en Sierra Leone à cause de l’épidémie d’Ebola.

Redoutant des attaques du groupe islamiste Boko Haram, deux Etats du nord-est du Nigeria ont par ailleurs imposé de sévères restrictions à la circulation des véhicules jusqu’à dimanche matin.

(ats/Newsnet)

Créé: 24.12.2014, 21h14

source: http://www.tdg.ch/monde/monde-celebre-noel/story/23079184

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