Archives de 2 novembre 2014

Publié le 02.11.2014, 21h22 | Mise à jour : 22h11

L'Est séparatiste pro-russe de l'Ukraine a légitimé dimanche les dirigeants des républiques autoproclamées dans un vote dénoncé comme «une farce» par Kiev et qui pourrait remettre en cause le fragile processus de paix.
L’Est séparatiste pro-russe de l’Ukraine a légitimé dimanche les dirigeants des républiques autoproclamées dans un vote dénoncé comme «une farce» par Kiev et qui pourrait remettre en cause le fragile processus de paix. | AFP/ALEXANDER KHUDOTEPLY

La polémique était annoncée bien avant les résultats. Les régions séparatistes pro-russes de l’est l’Ukraine ont voté dimanche pour élire leurs représentants . Le commandant des unités rebelles AlexanderZakhartchenko a été élu avec plus de 80 % des voix de la région de Donetsk et l’ex-militaire IgorPlotiniski a été confirmé dans ses fonctions dans la région deLougansk.Le gouvernement ukrainien du président pro-occidental Petro Porochenko a d’ores et déjà qualifié ces élections de «farce, sous la menace des chars» alors que Moscou a promis de reconnaître les résultats. Aucune organisation internationale n’avait envoyé d’observateurs pour ces élections.

L’Ukraine risque de perdre définitivement l’Est du pays

Le nouveau président de Donetsk Alexander Zakhartchenko, 38 ans, était Premier ministre depuis le mois d’août. Il avait dirigé dans la région la cellule locale d’un groupe paramilitaire, Oplot, dont le chef avait publiquement appelé à «crever un oeil ou casser une jambe» aux opposants pro-européens. Son parti a, par ailleurs, obtenu plus de 65 % des voix dimanche. A Lougansk, autre place forte des séparatistes, le nouvel homme fort, Igor Plotnitski, 50 ans, est lui très attaché au passé soviétique de Lénine.

Les élections risquent donc de sceller la perte de contrôle par Kiev des territoires séparatistes autoproclamés de Donetsk et Lougansk, à l’issue d’un conflit de six mois qui a fait plus de 4 000 morts après l’annexion en mars de la Crimée par la Russie. Des élections qualifiées de «farce menée sous la menace des chars». C’est un «défi» auquel l’Ukraine répondra «de façon adéquate», a expliqué Porochenko.

L’ONU craignait le scrutin

Les Occidentaux fustigent ce scrutin, qui va, selon eux, compliquer les efforts de la paix dans la crise ukrainienne. L’Union européenne a d’ailleurs qualifié le vote de «nouvel obstacle» à la paix. Mais à Moscou un haut responsable parlementaire a estimé que Kiev était «obligé de reconnaître ces élections. C’est une question de guerre ou de paix». A Donetsk, les électeurs, tous âgés, était en effet nombreux, selon des journalistes sur place, mais il restait difficile de se faire une idée du taux de participation.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, à l’instar de l’Union européenne, avait estimé que ce scrutin allait «sérieusement ébranler les accords de Minsk», signés le 5 septembre entre Kiev, les rebelles, Moscou et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Sur le terrain, le cessez-le-feu qui en découle semble être de plus en plus virtuel, avec une reprise des combats dans plusieurs zones qui ont fait plus de 300 morts au cours des dix derniers jours, selon un bilan établi par l’ONU.

La veille, Kiev a annoncé la perte de sept soldats, un des plus lourds bilans depuis septembre.

SUR LE MÊME SUJET

source: http://www.leparisien.fr/international/ukraine-les-elections-renforcent-le-pouvoir-des-pro-russe-a-donetsk-et-lougansk-02-11-2014-4260059.php

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Il y a vraiment des coups de pied au cul qui se perdent dans notre pays et ils ne sont pas tous nécessairement destinés à nos hommes politiques.

Violences policières, entend-on ici et là. Ben voyons! C’est tellement facile de cracher sur les forces de l’ordre quand on veut se dédouaner de ses propres responsabilités. Détourner la vérité pour l’arranger à sa façon est un procédé vieux comme le monde et les exemples historiques ne manquent pas. Ce qui me navre dans cette affaire, en dehors de la mort d’un jeune homme, est que le bouc émissaire de service soit repris en choeur par les médias et certains milieux politiques qui ont un peu de mal aux entournures à condamner toutes ces violences quand elles ne proviennent pas des amis supposés du FN.

Ces groupes ultras, ou radicaux, ou anarchistes comme on les appelle sans connaître très bien d’ailleurs leur véritable origine ont montré ce dont ils étaient capables à Nantes ou à Toulouse en prenant prétexte d’une victime dont ils se soucient comme d’une guigne pour aller se battre contre les méchants, j’entends par là les forces de l’ordre, et en utilisant les mêmes méthodes.

« On » parle de bavure policière, d’assassinat, de crime, d’affaire d’Etat alors que les causes sont pourtant simples à comprendre, mais qui n’entrent malheureusement pas dans le moule idéologique qui arrangerait beaucoup de monde. Subissant pendant de longs moments les jets de pierre, de cocktails Molotov et de boulons par une bande de « sympathiques » excités dont l’écologie n’est pas leur préoccupation première, les gendarmes, passifs EN ATTENDANT LES ORDRES POUR INTERVENIR, chargèrent ces « malheureux » assaillants, lesquels n’attendaient que cela pour se défouler. Comme il est prouvé que le jeune militant écologiste était présent sur les lieux sans participation active, semble-t-il, au lieu de fuir ce champ de bataille, la violence des affrontements ne pouvait malheureusement que se terminer par un drame.

J’accuse donc ces groupes radicaux d’être à l’origine de la mort du militant écologiste, un vrai celui-là, et LEUR RESPONSABILITE EST TOTALE. Et toutes celles et ceux qui, POUR UNE RAISON OU POUR UNE AUTRE, veulent fermer les yeux sur la réalité des faits ne valent guère mieux que les véritables responsables. On critique les méthodes d’intervention de la police, et sans doute y a-t-il certainement des choses à revoir et quelques abus à dénoncer, mais quand on est bien au chaud chez soi, il est toujours facile d’accuser à tort et à travers en oubliant un peu vite que la nature humaine n’est pas exclusivement constituée de doux agneaux. Regardez donc autour de vous pour en être convaincu.

PATRICK SOUILLE

PS: CERTAINS SEMBLENT CHOQUES PAR LA VIOLENCE DE CE COMMENTAIRE. IL A AU MOINS LE MERITE DE NE PAS EGALER CELLE QUI A TUE UN JEUNE MILITANT.

SOURCE: http://marcheillegalparis.centerblog.net/183-remi-fraisse-victime-des-ultra-radicaux

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  1. Le Monde ‎- il y a 10 minutes
    Plusieurs centaines de manifestants ont voulu rendre hommage à Rémi Fraisse, une semaine après sa mort, dimanche 2 novembre.

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Ma PhotoL’Etat aussi a droit à la présomption d’innocence…

Noël Mamère a déclaré qu’on n’avait pas le droit de « construire un barrage sur un cadavre ». Ce propos, émanant pourtant d’un homme intelligent, est typique d’une dérive qui mêle tragédie humaine et choix politique, émotion exploitée d’un côté et approche partisane de l’autre.

Le barrage de Sivens, dont le chantier vient d’être suspendu par le Conseil général du Tarn qui n’a pas eu le courage de se déjuger totalement ou de confirmer son adhésion initiale, a vu, dans un premier temps, sa construction approuvée par certains syndicats paysans dont la FDSEA (lepoint.fr), les agriculteurs environnants qui n’y ont vu que des bénéfices et par les conseillers généraux à une quasi unanimité.

On peut cependant continuer à débattre de son utilité et une expertise récente a plutôt servi la cause des écologistes et des opposants à ce projet.

Mais là n’est plus la question centrale depuis la mort de Rémi Fraisse, ce jeune manifestant étudiant en botanique de 21 ans, à la suite du jet d’une grenade offensive par un gendarme dans la nuit du 25 au 26 octobre.

Immédiatement, dès que cette tragédie a été connue – en 27 ans, le troisième mort lié à une manifestation -, comme toujours, le rouleau compresseur de la culpabilité a été enclenché. Et, comme d’habitude, de manière unilatérale.

Seul l’Etat serait hautement responsable, et les gendarmes qui attaqués durant plusieurs heures auraient dû riposter mais sans faire mal. Et le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve évidemment, qui dès le 28 octobre a interdit l’usage des grenades offensives en soulignant que ses instructions aux forces de l’ordre avaient été de faire preuve de retenue… Présumés coupables !

Il n’est pas inutile tout de même de relever que parmi ces manifestants, si certains pacifiques n’avaient pour but que de défendre une cause légitime – dès lors qu’elle ne s’accompagnait pas de violences qui la dégradaient -, d’autres appartenant à la gauche radicale (anarchistes, Anonymous, Black Block) n’avaient pour obsession que de susciter le désordre et la confusion, de se payer du gendarme. N’oublions pas une dernière catégorie, celle des purs casseurs qui ne méritent pas plus d’indulgence, au prétexte qu’ils sont agrégés à des écologistes, que les casseurs de nos banlieues indignant les citoyens par leurs excès et leurs dévastations.

Quand Cécile Duflot soutient « qu’elle a toujours condamné le recours à la violence et les groupes qui cherchent uniquement une confrontation avec la police », je la crois. Je ne la contredis pas quand elle énonce que « les écologistes sont non violents » (Le Monde).

Mais quand Rémi Fraisse, jeune homme décrit par ses proches comme pacifique, se trouve au sein d’un groupe qui n’est mû que par la volonté d’en découdre, lorsque, durant plusieurs heures, avec un niveau d’intensité rarement subi par les gendarmes, ceux-ci sont assaillis par des tirs de pierres, de boulons et de cocktails Molotov, il est logique, admissible qu’une riposte en défense soit renvoyée et dramatique qu’elle ait entraîné ce terrible effet. Mais sa conséquence mortelle n’était pas inéluctable ni prévisible.

La gendarmerie, corps d’élite respectueux des règlements et de la discipline, avait-elle le loisir, soumise à cette incandescence et à ce harcèlement, de distinguer les « bons » écologistes des « mauvais » manifestants ? A l’évidence, non.

J’approuve par conséquent la décision du directeur général de la Gendarmerie nationale de ne pas suspendre le gendarme concerné, à partir du moment où l’injustice aurait été de lui imputer une faute quand le cours des événements et le contrôle de la situation ne le rendaient coupable de rien.

Il me semble qu’Emmanuelle Cosse énonce une banalité mais utile en l’occurrence : « La violence décrédibilise notre combat » (Le Figaro).

Pourquoi toutefois, avant même que l’information judiciaire ait révélé autre chose que l’existence de cette grenade offensive, cette présomption de culpabilité à l’encontre de ceux qui, sur le terrain ou sur le plan politique, ont pris leurs responsabilités et assumé leur mission de manière honorable ? Pourquoi le ministre Cazeneuve devrait-il démissionner ? Pourquoi l’Etat n’a-t-il jamais droit à la présomption d’innocence ? Pourquoi, face à un drame surgi des profondeurs non maîtrisables d’une manifestation violente, ne s’interroge-t-on pas sur les responsabilités partagées, l’attitude des uns et des autres, les agresseurs qui agissent et les gendarmes qui réagissent ? Pourquoi, toujours, ce deux poids deux mesures qui décourage la morale et le civisme ? et qui renforce subtilement mais sûrement les fauteurs de trouble qui trouvent souvent une oreille politique et médiatique complaisante.

Il ne faut pas confondre la détresse humaine, la compassion et l’émotion – qu’on peut tous partager – avec l’imputabilité d’un comportement imprudent ou transgressif. La mort d’un jeune homme est un désastre intime, familial et civique mais ne signe pas obligatoirement une faillite professionnelle et politique.

Je ne me serais pas penché sur ces événements avec cette attention que j’espère équitable s’ils ne m’apparaissaient pas comme une tendance que l’on peut constater chaque jour. Combien de fois la police est-elle présumée coupable alors même qu’elle est intervenue légitimement et se trouve confrontée, dans le désordre du quotidien, à des violences et à des agressions scandaleuses ?

L’autorité de l’Etat, dans un monde qui en manque, est mal perçue. Dieu sait pourtant qu’il n’en abuse pas.

Je souhaiterais qu’on respecte la présomption d’innocence des institutions, des corps et des auxiliaires de démocratie. De l’Etat dans sa plénitude acceptable jusqu’au plus compétent, au plus modeste, au plus exemplaire de ses serviteurs.

http://www.philippebilger.com/

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INDO Defence 2014: la Russie représentée par 14 sociétés à Jakarta

MOSCOU, 31 octobre – RIA Novosti/La Voix de la Russie

Quatorze sociétés représenteront la Russie au salon international d’armement INDO Defence 2014 qui se tiendra du 5 au 8 novembre à Jakarta, a annoncé vendredi le Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique (FSVTS).

« 14 sociétés russes (…) dont l’Agence russe d’exportation d’armements (Rosoboronexport), le groupe de recherche et de production Uralvagonzavod de Nijni Taguil, le consortium Almaz-Anteï, l’avionneur Sukhoi, le bureau d’études KBP de Toula, Groupe unifié de constructions navales russe (OSK) présenteront des produits à vocation militaire (525 pièces exposées dont 32 échantillons) sur une superficie de 800 m² », a indiqué le Service.

Le directeur adjoint de FSVTS, Vladimir Drojjov, conduira la délégation russe à Jakarta. Le holding russe de hautes technologies Rostec dirige le stand russe au salon INDO Défense 2014.

Organisé tous les deux ans, INDO Defence Expo&Forum est l’un des salons d’armement les plus importants de la région Asie-Pacifique. La 6e édition du salon présente plus de 600 sociétés d’une cinquantaine de pays. Près de 15.000 délégués participent aux manifestations d’INDO Defence 2014.

RIA Novosti

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La Slovaquie refuse de reconnaître les élections dans le Donbass

PRAGUE, 2 novembre – RIA Novosti/La Voix de la Russie

La Slovaquie ne reconnaît pas les élections organisées par les « républiques populaires » de Donetsk et de Lougansk, a déclaré dimanche le porte-parole du ministère slovaque des Affaires étrangères Peter Susko.

« Compte tenu du fait que la Slovaquie ne reconnaît pas l’indépendance des républiques autoproclamées dans l’est de l’Ukraine, nous ne considérons pas comme légitimes les élections séparatistes tenues dans cette région », a indiqué M.Susko.

Dimanche 2 novembre, les habitants des « républiques populaires » autoproclamées de Donetsk et de Lougansk se rendent aux urnes pour élire les administrations et les parlements régionaux. Kiev a qualifié ces élections d’illégitimes. L’UE refuse également de les reconnaître au motif qu’elles vont à l’encontre des ententes de Minsk sur le règlement dans le Donbass.

Moscou estime pour sa part que l’interprétation artificielle de ces ententes entrave le règlement en Ukraine, et se déclare prêt à reconnaître les résultats du scrutin.

RIA Novosti
Lire la suite:
http://french.ruvr.ru/news/2014_11_02/La-Slovaquie-refuse-de-reconnaitre-les-elections-dans-le-Donbass-0458/

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Ukraine : l'Occident devrait agir de façon plus intélligente (Helmut Kohl)

MOSCOU, 2 novembre – RIA Novosti/La Voix de la Russie

L’Occident pourrait adopter une approche « plus intelligente » face à la crise ukrainienne, estime l’ex-chancelier allemand Helmut Kohl dans son nouveau livre Aus Sorge um Europa cité dimanche par le Frankfurter Allgemeine Zeitung.

« L’Occident, tout comme la Russie et l’Ukraine, doit être sur ses gardes pour empêcher la perte de ce que nous avons atteint par le passé« , estime M.Kohl.

Selon lui, l’Occident doit renoncer à la politique visant à isoler la Russie sur la scène internationale. Dans ce contexte, l’ancien chancelier fédéral a critiqué la décision « radicale » d’exclure la Russie du sommet du G7 tenu en juin dernier.

M.Kohl a également reproché à son successeur au poste de chancelier Gerhard Schröder d’avoir mené une politique qui avait conduit d’après lui à la crise de dette dans la zone euro.

Les relations entre Moscou et l’Occident se sont dégradées en raison de la crise en Ukraine et du rattachement de la péninsule de Crimée à la Fédération de Russie.

Fin juillet, les Etats-Unis et l’UE ont décrété des sanctions contre plusieurs secteurs de l’économie russe. Moscou a déclaré à plusieurs reprises que le langage des sanctions n’était pas de mise avec la Russie.

Début août, la Russie a riposté en imposant un embargo sur les denrées alimentaires provenant des pays ayant introduit des sanctions à son encontre.

RIA Novosti

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– S.A. Army continues its military operations against terrorist’s organization across the country, inflicting heavy losses upon them
– Al-Jaafari: There is moral problem with how the UN Secretariat is dealing with terrorism in Syria http://www.sana.sy/en/?p=16569
– Washington post: 1000 mercenaries joins terrorists in Syria monthly, despite USA coalition’s raids

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Global News

CALGARY – A plane carrying the French President touched down at the Calgary International Airport on Sunday.

Francois Hollande arrived in Calgary Sunday morning and was greeted by Prime Minister Stephen Harper before the pair left for Banff.

The French president is in Canada on a three-day visit that will see him make stops in Banff, Quebec City, Montreal and Ottawa.

Hollande will attend a state dinner hosted by Governor General David Johnston before travelling to Ottawa where he will address parliament.

The French leader is travelling with several ministers, as well as a business and academic delegation from France.

The trip is intended to strengthen trade and economic ties, and foster greater cooperation when it comes to international security.

France is Canada’s eighth largest commercial partner, with bilateral merchandise trade tallying more than $8.5 billion in 2013.

Though a French president has visited Canada before, most recently during G8…

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L'écrivain et philosophe Bernard-Henry Lévy était à Tunis ce week-end.EXCLUSIF. La vérité sur le voyage de BHL en Tunisie !

Le Point – Publié le 02/11/2014 à 13:12 – Modifié le 02/11/2014 à 14:12 Bernard-Henri Levy ne mâche pas ses mots. Il n’était pas à Tunis à l’invitation des islamistes, ni comme « agent sioniste », et n’a pas été expulsé du pays…

L’écrivain et philosophe Bernard-Henry Lévy était à Tunis ce week-end. © POLEMILE/SIPA

Propos recueillis par

Comment un simple aller-retour de Bernard-Henri Lévy à Tunis devient une véritable affaire d’État… Venu pour rencontrer des personnalités libyennes à l’hôtel La Résidence, le philosophe s’est retrouvé au centre d’un maelström où la rumeur et la malveillance ont pris le pas sur la vérité et la diplomatie. On a dit tout et son contraire sur ce voyage éclair… BHL rétablit la vérité et s’étonne d’une telle désinformation…

Le Point.fr. : Vous rentrez de Tunisie. On a lu des choses folles dans la presse. Que s’est-il vraiment passé ?

BHL : Factuellement, pas grand-chose. Quelques dizaines d’islamistes ou, peut-être d’exilés kadhafistes, qui m’attendaient à l’aéroport et s’indignaient de voir un « sioniste » (sic) poser son sale pied sur le sol du pays. Mais l’événement, s’il y en a un, c’est ce qui a suivi. Et c’est ce vent de haine et de folie qui s’est mis à souffler dans les rédactions, sur la Toile, sur les réseaux sociaux. En quelques heures, j’étais devenu, dans le meilleur des cas, je veux dire dans les journaux convenables, un « intellectuel juif », ou un « agent sioniste », venu semer le désordre et déstabiliser, à moi tout seul, la jeune démocratie tunisienne. Dans le pire des cas, c’est-à-dire sur certains blogs, j’étais un « chien », une « vermine », un « vampire qui se nourrit du sang arabe », un type qu’il fallait « lyncher » si on le rencontrait – j’en passe et des meilleures…

Quel était le but de votre séjour en Tunisie ?

Une chose très simple. Rencontrer, dans un hôtel, au vu et au su de tous, dans la plus parfaite transparence, des amis libyens sortis exprès de Tripoli, Benghazi, les villes du Djebel Nefousa, Misrata, Zaouia, afin de poursuivre en terrain neutre, et avec moi, le dialogue de réconciliation nationale. Mais, d’un seul coup, dans cette opinion devenue folle et biberonnée au conspirationnisme le plus débile j’avais un agenda secret qui était, pour les uns, de rencontrer les islamistes d’Ennadha ; pour les autres de participer, en compagnie, si j’ai bien compris, d’un des pires islamistes radicaux de la région, à une conférence dont je n’avais, évidemment, jamais entendu parler ; pour les troisièmes de comploter contre le régime issu des élections de la semaine dernière et, pourquoi pas, de le renverser. J’étais le complot sioniste à moi tout seul. L’incarnation des noirs desseins de l’étranger. J’étais, non plus un écrivain, mais un agitateur professionnel sur les « agissements » de qui des groupes de crétins se mettaient à réclamer l’ouverture d’une enquête judiciaire. Tout ça est à se tordre de rire. Mais, en même temps, je n’ai pas tellement envie de rire. Car ce qui se passe en Tunisie est, par ailleurs, tellement important – tellement beau et tellement important – qu’on est triste de voir des braillards, ou des gens sérieux, mais devenus dingues, partir dans ce genre de délires et salir ce que les démocrates tunisiens ont tant de peine à construire.

On dit que vous avez fini par être expulsé…

Vous plaisantez ! Vous imaginez un citoyen français expulsé comme ça, sans raison, par un pays ami et, de surcroît, démocratique ? Et où en serions-nous si les autorités tunisiennes, sorties victorieuses de leur bataille électorale contre les obscurantistes et les nostalgiques de la dictature, cédaient à la pression, je ne dis même pas de la rue, mais de quelques poignées de fanatiques drogués à l’antisémitisme le plus enragé ? Non. Tout cela est grotesque. Je suis parti quand ma réunion libyenne s’est terminée. Et les autorités tunisiennes, pour ce que j’en ai vu et su, se sont comportées de façon parfaitement normale.

Dans les réactions hostiles à votre venue, il y avait aussi l’extrême gauche…

Sans doute oui. Mais l’extrême gauche a le même problème partout. En Tunisie, elle a eu son époque où elle soutenait les islamistes. Puis, celle où la dictature Kadhafi lui semblait un moindre mal. Puis, maintenant, elle a des indulgences pour Bachar el-Assad. Et quant au complotisme antisémite… Allons. On ne va pas mettre de l’huile sur le feu. Je dirais juste qu’il y a, dans cette extrême gauche, un vrai problème de culture politique, juste de culture politique et de niveau. Mais comment faire autrement quand on sort assommé de décennies de tyrannie et de bourrage de crâne?

Comment expliquez-vous qu’une telle polémique soit née ?

On vit une époque folle. Plus personne ne vérifie quoi que ce soit. Les gens écrivent, de plus en plus, n’importe quoi. Y compris en France où un site comme Rue 89 a quand même réussi à écrire, sans prendre la peine de checker leur information en téléphonant, par exemple, à l’intéressé, que BHL « serait en Tunisie pour voir le Libyen Abdelhakim Belhadj et l’islamiste tunisien Rached Ghannouchi » – c’est-à-dire, si je peux me permettre, ce qu’il y a de moins fréquentable sur les scènes politiques libyenne d’un côté, tunisienne de l’autre.

Un incident comme celui-ci vous paraît-il infirmer l’idée que la Tunisie est le premier pays des révolutions arabes à avoir réussi sa transition démocratique ?

Bien sûr que non. J’ai été parmi les premiers, en janvier 2011, à saluer l’héroïsme de ce peuple, qui, en solidarité avec un petit marchand de Sidi Bouzid immolé par le feu, s’insurgeait contre un pouvoir que l’on pensait invincible. Et je me souviens avoir relayé, à l’époque, les appels à « hacker » les sites officiels de Ben Ali ! Tout cela, je ne le regrette pas une seconde. Et la Tunisie, encore une fois, va dans le bon sens. Simplement, on constate une fois de plus qu’une démocratie ce n’est pas seulement des élections. C’est aussi une culture. Une révolution lente des mentalités. Des digues contre la boue qui, elle aussi, profite de la liberté pour remonter à la surface. Et il reste en Tunisie, comme dans le reste du monde arabe, beaucoup à faire de ce point de vue.

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Irak : des militants de l’Etat islamique ont exécuté 50 autres personnes

Irak : des militants de l’Etat islamique ont exécuté 50 autres personnes

Les militants de l’Etat islamique ont exécuté au moins 50 personnes, dont des femmes et des enfants.

 
Montebourg Arnaud, étudiant (boursier) à l’Insead
L’ancien ministre de l’Economie évincé du gouvernement s’est inscrit dans une école de management pour y suivre un cursus de haut vol afin de créer son entreprise. Son allusion à une bourse pour payer sa scolarité fait polémique.
plus sur http://isranews.com/
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SOURCE le monde à l’ENVERS

La fuite sans gloire de Blaise Compaoré, « le tueur froid de Ouagadougou »

Le cortège  pendant sa fuite vers la frontière Ghanéenne

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Strategika 51

Le 31 octobre dernier, François Hollande, président de la république Française, a reçu son homologue turc nouvellement élu, Recep Tayyip Erdoğan. Suite à leur entrevue, une conférence de presse s’est tenue, au cours de laquelle les deux chefs d’État ont parlé de la situation en Syrie et au Proche-Orient.

Le président turc a fait part de ses doutes concernant la fixation que la Coalition Internationale semble faire à propos de la ville kurde de Kobane. Pour lui, rien ne justifie les frappes quotidiennes sur ce site, puisque: «Comme il n’y a plus de civils dans Kobane, où il n’y a que 2.000 combattants, pourquoi est-ce ce lieu qui est constamment bombardé?»
En gros, les civils sont saufs, les Peshmergas peuvent bien se débrouiller seuls.

D’après Erdogan, la Coalition Internationale pourrait tout aussi bien s’occuper de bombarder Idlib, Hama, Homs ou les 40% de l’Irak sous la coupe de l’EIIL. Hollande…

Voir l’article original 346 mots de plus

source: salimsellami’s Blog

Un journal israélien provoque un tollé pour avoir caricaturé Netanyahou en pilote du 11-Septembre

 Le quotidien Haaretz est sous le feu des critiques depuis sa publication d’un dessin représentant le Premier ministre israélien en kamikaze du 11-Septembre. Décryptage.

haaretz301014
Le 01.11.2014 à 20h37

Décryptage.

lire: http://www.panamza.com/011114-netanyahou-11-septembre

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les AZA subversifs

(suite de l’article du 26 octobre 2014 : Pour tenter de comprendre l’Ukraine – 41/9: Ukraine contemporaine: Nestor Makhno -2)

nestor_makhno_1921

Nous avons vu, dans l’article précédent, que Nestor Makhno et Piotr Archinov se distancent du premier mouvement anarchiste, quoiqu’ils devinrent malgré eux, des anarchistes. En tout cas, pour les Bolchéviques comme Lénine et Trostky, le bras droit armé de Lénine.

Comment donc y voir plus clair sans dénaturer le mouvement communiste libertaire ?!

Car pour définir l’anarchisme et y voir une différence entre anarchiste, communiste libertaire, anarcho-syndicaliste et individualiste, il faut se faire à la raison que ces mouvements sont des courants pluriels issus du concept même de la synthèse anarchiste. Ou alors, commencer à faire de la masturbation intellectuelle que nous laisserons aux thésards comme Vsevolod Mikhaïlovitch Eichenbaum plus connu sous le nom de Voline– et Sébastien Faure.

volineVsevolod Mikhaïlovitch Eichenbaum ou Voline

D’ailleurs, le débat n’est toujours…

Voir l’article original 925 mots de plus

le monde à l'ENVERS

Le soutien de l’Etat hébreu au royaume du Maroc prend des formes de plus en plus diverses et de plus en plus assumées.

MATERIEL DE SURVEIL MAROC ISRAEL L’Etat hébreu aide le Maroc a construire des points de contrôle semblables à celui-ci, érigé en Israël. D. R.

Ainsi, dans une lettre, la mission permanente d’Israël auprès des Nations unies assure son homologue marocaine de la décision prise par le gouvernement israélien de soutenir la candidature du Maroc au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU pour la période 2014-2018 lors des élections prévues à New York le 12 novembre prochain.

Voir l’article original 362 mots de plus

Solidarité Ouvrière

Le Monde, 2 novembre 2014 :

La fin prochaine de la gratuité de l’eau en Irlande a amené quelque 120 000 Irlandais à descendre dans les rues d’une douzaine de villes, pour une deuxième journée de protestation, à dix-huit mois des législatives, à l’appel du collectif Right2Water (droit à l’eau). La manifestation la plus importante a rassemblé 20.000 personnes à Dublin, selon le télédiffuseur public RTE.

La facturation de l’eau a été décidée dans le cadre du plan d’aide du Fond monétaire international et de l’Union européenne. Face au mécontentement qu’elle suscite, le gouvernement a proposé des aménagements mais n’envisage pas d’y renoncer.

Voir l’article original 78 mots de plus

"La police assassine": la France s'embrase suite à la mort d'un jeune écologiste (photos)« La police assassine »: la France s’embrase suite à la mort d’un jeune écologiste (photos)

De violents incidents ont éclaté en France samedi, lors de manifestations de protestation à Nantes (ouest) et Toulouse (sud-ouest), après la mort six jours plus tôt d’un jeune écologiste dans des affrontements avec les forces de l’ordre, qui a provoqué un choc national.

01 Novembre 2014 20h53

Une vingtaine de personnes ont été interpellées dans les deux villes, où les heurts, qui ont fait plusieurs blessés, se poursuivaient en début de soirée, suscitant la colère des autorités. Le Premier ministre Manuel Valls a condamné « avec fermeté » des « déchaînements de violence délibérée« , qu’il a qualifiés d’« insulte à la mémoire de Rémi Fraisse« .

Son décès a provoqué une émotion nationale

Les deux manifestations, qui ont rassemblé chacune environ 600 personnes selon la police, avaient été organisées « contre les violences policières« , à l’appel de mouvances radicales et anticapitalistes, pour dénoncer la mort de ce jeune militant écologiste de 21 ans.

Rémi Fraisse a été tué lors d’affrontements avec les forces de l’ordre le week-end précédent sur le chantier d’un projet de barrage contesté, et suspendu depuis, à Sivens, dans le sud-ouest du pays. Son décès, le premier dans une manifestation réprimée par la police en France métropolitaine depuis 1986, a suscité une émotion nationale. Selon les derniers résultats de l’enquête, il est mort des suites de l’explosion d’une grenade offensive lancée par les gendarmes.

Des blessés de part et d’autre

Pavés, bouteilles, fusées de détresse, poubelles et projectiles en tous genres d’un côté, grenades lacrymogènes et balles en caoutchouc de l’autre: comme le redoutaient les autorités, le rassemblement de Nantes a rapidement dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre. Dès le départ les slogans étaient virulents comme « La police mutile, la police assassine » ou encore « Flics, porcs, assassins« , « police nationale, milice du capital« .

Au moins cinq manifestants ont été blessés, selon les constatations de journalistes de l’AFP sur place. Deux policiers ont également été touchés, dont l’un atteint par une bouteille d’acide, selon la préfecture. Celle-ci a fait état en fin d’après-midi de 16 interpellations et de « groupes violents » continuant à « chercher l’affrontement« .

Principale métropole de l’ouest de la France, Nantes est depuis plusieurs années un haut lieu de contestation, en raison là aussi d’un projet controversé de nouvel aéroport sur des terres agricoles voisines, auquel s’opposent militants écologistes et d’extrême gauche. Elu de la ville, un des chefs de file des députés écologistes à l’Assemblée nationale, François de Rugy, a dénoncé dans les mêmes termes que le Premier ministre les violences, qui « salissent la mémoire de Rémi Fraisse« .

« Deux groupes » de protestataires « virulents » à Toulouse

A Toulouse, où les échauffourées ont pris un tour similaire, au moins huit personnes ont interpellées, a indiqué la préfecture locale, qui a recensé « un blessé léger » parmi les 300 policiers et gendarmes mobilisés. En début de soirée, « deux groupes » de protestataires restaient « virulents » dans le centre-ville très fréquenté le samedi soir. Certaines stations de métro avaient été fermées. « Du mobilier urbain a été dégradé, deux vitrines d’établissements bancaires ont été brisées« , selon la même source.

D’autres manifestations à la mémoire de Rémi Fraisse se sont déroulées dans plusieurs autres villes françaises, notamment Lille (nord), Bordeaux (sud-ouest) et Montpellier (sud). Ces rassemblements, réunissant chaque fois 100 à 200 personnes, se sont déroulés sans incident majeur, à l’exception de vitrines brisées à Dijon (est). A Lille, des protestataires ont lancé des billes d’acier sur un local du Parti socialiste au pouvoir, dont la devanture a été taguée de la phrase: « Rémi, ils paieront« .

Une semaine après la mort de Rémi Fraisse, un nouveau rassemblement devait se tenir à Paris dimanche, sur l’esplanade du Champ-de-Mars près de la Tour Eiffel.

Galerie – « La police assassine »: la France s’embrase suite à la mort d’un jeune écologiste (photos)

Rémi Fraisse a été tué lors d’affrontements avec les forces de l’ordre le week-end dernier, à Sivens, sur le chantier d’un projet de barrage contesté et suspendu depuis. D’autres défilés ont été organisés en France. Le plus important a eu lieu à Toulouse où les échauffourées ont fait un blessé léger parmi les policiers. À Nantes, la manifestation a commencé à dégénérer en milieu d’après-midi dans l’artère principale de la ville, alors que le début du défilé avait été plutôt pacifique. Les slogans étaient néanmoins virulents: «La police mutile, la police assassine» ou encore «Flics, porcs, assassins», «police nationale, milice du capital».

Selon le préfet de Loire-Atlantique, Henri-Michel Comet, les manifestants étaient entre 500 et 600, mais c’est un groupe d’environ 200 protestataires «très déterminés» qui ont cherché l’affrontement avec les forces de l’ordre. Seize d’entre eux ont été interpellés.«Les manifestants ont lancé des bouteilles remplies d’acide sur les forces de sécurité», a-t-il affirmé. «Un policier a été blessé par l’une de ces bouteilles», a-t-il précisé lors d’un point-presse. Ce policier a été touché à la main. Du côté des manifestants, l’un a subi un coup de matraque dans la tempe et deux ont été atteints aux jambes par des éclats de grenades. Un quatrième a été touché au dos par une balle de caoutchouc, et un cinquième au visage. Il a eu le nez fracturé et très abîmé, a rapporté la préfecture, précisant que quatre personnes ont été admises à l’hôpital.

Bouteilles d’acide

Les manifestants, parmi lesquels de nombreux opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes, ont utilisé des projectiles variés: bouteilles, fusées de détresse, panneaux de signalisation, poubelles et «projectiles contondants, des pavés», selon le préfet. Les protestataires répondaient à l’appel des organisateurs de ce rassemblement, des mouvances radicales anti-capitalistes qui entendent «exiger l’arrêt des meurtres et mutilations perpétrées par l’État». «C’est un jeune camarade qui a été tué par la police, par l’État, et on ne peut pas laisser passer ça», a raconté Annaik, 23 ans, venant de Rennes, en évoquant la mort de Rémi Fraisse.

«On est venu montrer qu’on n’a pas peur. C’est pas nous qui venons armés, suréquipés. Si eux sont violents, on se défendra», a dit Corentin, 18 ans, de la région de Nantes. D’autres rassemblements, réunissant entre 100 et 200 personnes, se sont déroulés à Lille, Amiens, Bordeaux, Avignon, Montpellier, Brest ou Saint-Brieuc. À Toulouse, les manifestants étaient 600, selon la police. Sur une grande artère du centre, la devanture d’une agence bancaire a été brisée à la masse, des distributeurs de billets vandalisés et des poubelles incendiées. Le Premier ministre Manuel Valls a condamné avec fermeté ces «déchaînements de violence délibérée», qu’il a qualifiés d’«insulte à la mémoire de Rémi Fraisse».

(L’essentiel/ats)

SOURCE: http://www.lessentiel.lu/fr/news/france/story/30146478

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Comme le redoutaient les autorités, la manifestation contre les violences policières organisée samedi à Nantes six jours après la mort de Rémi Fraisse a rapidement dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre, avec au moins cinq blessés.

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Aux cris de « Dilma dehors », quelque 2 500 personnes ont manifesté, samedi 31 octobre, à Sao Paulo pour exiger le départ de la présidente Dilma Rousseff.

Brésil : des milliers de personnes défilent contre Dilma Rousseff

Le Monde.fr avec AFP | 02.11.2014 à 02h47 • Mis à jour le 02.11.2014 à 07h25

Aux cris de « Dilma dehors », quelque 2 500 personnes ont manifesté, samedi 31 octobre, à Sao Paulo pour exiger le départ de la présidente Dilma Rousseff. La candidate du Parti des travailleurs (PT) a été réélue, dimanche dernier pour une second mandat.

Elle a obtenu 51,64 % des voix contre 48,36 % pour Aecio Neves, qui promettait un coup de barre libéral pour regagner la confiance des investisseurs et relancer la septième économie mondiale.

Les milliers de manifestants ont brandi de grandes pancartes contestant la transparence du scrutin, critiquant les politiques du gouvernement, et jugeant « corrompu » et « voleur » le parti au pouvoir, ainsi que l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva.

« CONTRE LE COMMUNISME »

Munis de drapeaux brésiliens, certains d’entre eux criaient des slogans contre Cuba ou agitaient des pancartes « contre le communisme ». D’autres demandaient même une « intervention de l’armée maintenant ».

L’appel au rassemblement de ce samedi a été diffusé par les réseaux sociaux. Sans rassembler autant de monde, d’autres manifestations contre Dilma Rousseff ont eu lieu samedi dans des villes comme Curitiba (sud) et Manaos (Amazonie), a rapporté la presse locale.

Lire aussi : Brésil : Aécio Neves, l’héritier qui défie Dilma Rousseff

SOURCE: http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/11/02/bresil-des-milliers-de-personnes-defilent-conte-dilma-rousseff_4516623_3222.html#xtor=RSS-3208

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En Colombie, les hauts fonctionnaires ne sortent jamais sans gardes du corps. C’est donc sous protection rapprochée que Juan Ricardo Ortega donnait une interview, au printemps dernier, dans un restaurant de Bogotá. Le chef de la Direction des impôts et des douanes nationales (DIAN), expliquait qu’il enquêtait sur l’or colombien utilisé comme moyen pour blanchir l’argent de la drogue. Où est envoyé cet or sale, demandait-il aux journalistes ? Aux Etats-Unis… et en Suisse.

Entre 2005 et 2012, les exportations d’or colombien vers la Suisse n’ont cessé d’augmenter, pour atteindre les 17 000 kilos, soit 682   millions de dollars. Au même moment, le prix du métal était multiplié presque par quatre. Et à Bogotá, ce sont d’abord ces chiffres qui ont attiré l’attention. Comment la bourgade d’Alto Baudó, au sud-ouest de Medellín, où le sol n’a jamais donné une seule pépite, a-t-elle pu produire une tonne du précieux métal, début 2010 ?, s’étonne le journal Dinero.

Alertées, les autorités vont de surprise en surprise et découvrent que le même miracle s’est produit dans d’autres régions comme Antioquia, Bolivar ou Cauca. Ces zones rurales ou montagneuses, ont en commun d’accueillir des groupes paramilitaires comme les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Ceux-ci contrôlent les deux tiers de la cocaïne produite dans le pays.

Une fois l’argent encaissé, le circuit de blanchiment est simple: les trafiquants achètent des lingots d’or au Panama ou au Venezuela. « Puis ils l’amènent sur leurs terres notamment par bateau, via les fleuves comme l’Atrato ou le Rio Magdalena », continue Jean-Pierre Gontard, ancien médiateur suisse en Colombie. Contre de grosses enveloppes, des fonctionnaires déclarent la marchandise comme locale. Ne reste plus qu’à la vendre à des exportateurs.

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Soupçons de blanchiment

En Colombie, l’enquête est explosive. Le ministère public, secondé par la DIAN, est suivi de près par des agents américains et anglais. De nombreuses personnes et entreprises sont dans le viseur des autorités. Parmi elles, il y aurait notamment les négociants Fundiciones Escobar, selon une source proche de l’enquête. Une enseigne que la presse colombienne, dès 2011, soupçonne de blanchiment. A Medellín, les fonderies Escobar sont aujourd’hui en liquidation, après 75 ans d’existence. Acculée par les autorités de Bogotá, l’entreprise revend aujourd’hui tout son mobilier et ses machines sur Internet, même si son site officiel est toujours consultable.

Le soupçon est là: au bout de la machine à blanchir, on trouverait les trois principales raffineries suisses. Avec, en première ligne, celle d’Argot-Heraeus, située à Mendrisio (TI). D’après un document que «Le Matin Dimanche» a pu obtenir, qui liste les clients des plus gros exportateurs colombiens, l’entreprise tessinoise aurait raffiné l’or d’Escobar SA jusqu’en 2012, pour des montants astronomiques – 261 millions de dollars en 2010, par exemple.

Jusqu’en 2012 également, une partie de l’or des fonderies Escobar aurait également été acheminée vers la raffinerie Valcambi, non loin de Lugano (TI). Il aurait été livré pour 27 millions d’or en 2011 et 6 millions en 2012. Confrontée à ces éléments, l’enseigne répond qu’elle « identifie tous ses clients conformément à toutes les régulations en vigueur suisses et internationales. Donc tous les contrats en lien avec nos activités sont légalement corrects. »

Comment expliquer que les fonderies suisses aient acheté de l’or colombien, alors que le circuit de blanchiment a été mis au jour dès 2009? Malgré plusieurs sollicitations, Argon-Heraeus n’a pas répondu à nos questions. Dès 2013, pourtant, l’ONG ASK, le groupe de travail Suisse-Colombie, alertait plusieurs raffineries de ces risques et réclamait plus de transparence. « Elles nous ont répondu de manière vague, explique Stephan Suhner membre de l’association. Et ne savaient même pas qu’Escobar était en liquidation. » L’initiative «or responsable» pilotée par le SECO pourrait-elle bientôt être mise en place en Colombie? Même si c’est le cas, cela ne concernerait pas les mines illégales, qui sont au cœur du problème.valcambi21

Un autre géant suisse des matières premières a longtemps traité de l’or colombien. Metalor, dont le siège mondial est à Neuchâtel, en a raffiné pour des dizaines de millions, chaque année, entre 2008 et 2013. C’est dans son usine américaine que la marchandise était transformée. Problème: Metalor se fournissait auprès de l’entreprise colombienne C. I. Goldex, qui a récemment avoué avoir acheté de l’or jusqu’en 2009 à un dénommé Jairo Rendón. Condamné aux Etats-Unis pour narcotrafic et blanchiment, celui-ci est aussi connu pour être le frère des deux trafiquants les plus craints du pays, «Don Mario» et «El Aleman», tous deux arrêtés depuis.

Activités suspendues

C. I. Goldex, dont le fondateur a reconnu ses torts, a définitivement fermé ses portes il y a quelques semaines. Chez Metalor, la porte-parole Véronique Vergriete affirme que l’entreprise a suspendu ses activités avec Goldex dès 2013, quand les premiers articles sont sortis. «Et ce, bien que Metalor ait reçu la confirmation écrite des autorités colombiennes que Goldex ne faisait l’objet d’aucune investigation ni d’aucune accusation fondée», précise-t-elle.

En Colombie, le volontarisme des autorités a déjà porté ses fruits: la production de métal jaune commence à retrouver un niveau réaliste. En 2013, les exportations d’or colombien en Suisse ont chuté de 36% par rapport à 2012. Pour le moment, aucune demande d’entraide judiciaire n’a été déposée à Berne sur ce dossier. A Bogotá, on nous confirme que l’enquête est maintenue. Quelques semaines après cette médiatique déclaration de guerre, Juan Ricardo Ortega annonçait qu’il quittait la DIAN. Chez les narcotrafiquants, sa tête était mise à prix à 3 millions de dollars.

Article publié dans Le Matin Dimanche

SOURCE: http://mariemaurisse.net/2014/10/26/trois-raffineries-suisses-fondent-pour-lor-des-cartels-de-la-drogue-colombiens/

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