Archives de 20 octobre 2014

p bilgerAvons-nous tort d’avoir raison avec Eric Zemmour ?

Comme Ivan Rioufol l’a relevé, signe des temps, la pièce de Bernard-Henri Lévy, soutenue et applaudie par le Tout-Paris, président de la République compris, s’est arrêtée prématurément et le livre d’Eric Zemmour, médiatiquement démoli, est plébiscité par le public (Le Figaro).

Que ce dernier « affole l’Audimat » et que la détestation manifestée à son encontre par une majorité de journalistes le fasse bénéficier de la sympathie intellectuelle de beaucoup de citoyens est une évidence (Le Parisien).

Mais toutes les attaques ne sont pas médiocres. Si certaines sont seulement inspirées par la jalousie, d’autres lui intentent un procès de fond et, négligeant le journaliste, s’en prennent à l’homme politique que Zemmour serait devenu. Je songe notamment à un billet fin et caustique d’Ariane Chemin sur son intervention aux côtés de Robert Ménard à Béziers et aux analyses, par exemple, de Nicolas Truong et de Luc Bronner dans Le Monde. Pour celui-ci, Eric Zemmour serait « le révélateur des angoisses françaises ».

Pourquoi pas ? Ce ne serait pas honteux.

A bien examiner les griefs essentiels, je les perçois moins comme des contradictions fondamentales et argumentées que comme une manière sarcastique et un tantinet condescendante de mettre en cause la démarche de Zemmour. On ne lui répond pas, on se moque. Parce qu’on a à se colleter avec une approche apparemment à droite mais si inventive et atypique qu’on est perdu et que le vivier conventionnel des répliques classiques est inexploitable.

Il tirerait, d’abord, des conclusions péremptoires de séries télévisées comme « Hélène ou les garçons », ou de certaines chansons, de certains films. Il oserait attacher de l’importance, pour décrire l’évolution de notre société, à des marqueurs culturels qui, pour être dans l’instant anodins, se sont révélés sur le long terme comme l’amorce de changements décisifs. Qui peut contester la validité d’une telle méthode allant puiser dans le terreau et la représentation du quotidien des indices signifiants ?

Il est d’autant plus piquant d’entendre la dénonciation de la gauche dominante qu’elle n’a cessé, et souvent à juste titre, d’insister sur le caractère pédagogique des événements culturels en les mettant souvent au premier plan de l’histoire d’un pays. Parce que les références choisies par Eric Zemmour ne lui conviendraient pas, cette grille d’explication par la culture serait illégitime ?

Ensuite, on a l’impression que l’auteur du « Suicide français » a commis un crime de lèse-majesté parce qu’il a eu l’audace, lui journaliste talentueux mais iconoclaste et étiqueté du mauvais côté de l’esprit, de présenter une vision globale, en quelque sorte un système ayant l’impudence de damer le pion à la conception dominante du camp d’en face.

Le scandale est que celle-ci n’ait plus été contestée par des adversaires disséminés et de ce fait fragiles et peu convaincants – des solitudes face à un rouleau compresseur ! – mais qu’elle soit dorénavant atteinte de plein fouet par une offensive dont la vigueur intellectuelle et « sociétale » ne le cède en rien à l’hégémonie trop longtemps exclusive du bloc contraire bienséant et, lui, évidemment moral. Outré d’être chassé des terres qu’il occupait seul, avec bonne conscience.

Ce qui est intolérable, si on cherche le ressort originel de cette vindicte, tient évidemment à la liberté d’expression de Zemmour, à l’expression de sa liberté. Si on n’admet pas le choc de cette provocation inouïe dans un univers figé, structuré, solidifié, momifié autour de certitudes d’autant plus inébranlables qu’elles n’ont jamais été touchées même du bout de la pensée et de la curiosité, on ne comprendrait pas par exemple le ton haineux dont certains ont usé contre Zemmour parce que celui-ci a affirmé que « 90% des juifs français ont été sauvés par Pétain ».

Même si la position de Zemmour sur ce point est totalement erronée, il ne s’agit jamais que d’un débat historique qui pourrait être stimulant puisque ce pavé dans la mare de l’Histoire a mis à mal le confort d’une historiographie officielle et intouchable. Il a fait bouger, il a vivifié. Il n’est coupable que d’avoir dérangé des intelligences et des savoirs enkystés.

Le principal, en l’occurrence, réside moins dans l’énonciation du propos, qui doit en effet être discuté – Serge Klarsfeld n’est pas totalement dénué de crédibilité sur ce terrain – que dans le fait que Zemmour ait eu la liberté et l’insolence de le tenir. Qu’il ait eu la volonté, par l’écriture, de démontrer qu’aucun sujet n’était tabou sauf à considérer notre espace démocratique comme condamné à perpétuité à la pauvreté et au simplisme.

Eric Zemmour est venu, avec son livre, se mêler de ce qui ne nous regardait pas. Il y a en effet des chasses gardées et des idées confisquées, comme il y a des droits acquis. On n’a pas le droit de toucher à des certitudes, consacrées par le conformisme intellectuel et médiatique, sur lesquelles on peut dormir sans craindre d’être réveillé par quiconque.

Eric Zemmour serait disqualifié parce qu’il serait réactionnaire. Nous sommes quelques-uns, sur un registre divers, à ne pas nous effondrer face à une telle qualification, bien au contraire. Pour ma part, je l’ai toujours vécue comme un hommage au point de me définir comme tel en me distinguant du conservateur qui, lui, cultive une adoration quiète et bête pour le passé dans sa globalité et refuse tous les mouvements, quelle que soit leur nature.

Quand je lis trop souvent, comme si la cause était entendue, la mise au ban de ce qui est réactionnaire, sans qu’on précise quoi que ce soit sur la substance mais en accablant au nom de ce péché qui serait mortel, quand les thèses de Zemmour sont jugées fausses parce que « réactionnaires », je m’interroge sur la capacité de notre société et de notre monde politique à réfléchir et à fuir la commodité du réflexe pour la pertinence de l’opinion.

La « réaction » serait « une tendance politique qui s’oppose aux évolutions sociales et s’efforce de rétablir un état de choses ancien ».

En retenant cette définition telle quelle, je ne vois pas en quoi une telle attitude serait intrinsèquement négative et connotée comme un opprobre. Le fil du temps, il convient de le répéter, n’est pas forcément progressiste et la marche en avant mécanique représente souvent une régression sur le fond des choses et la qualité des comportements.

Le réactionnaire clairvoyant est à l’abri de cette ineptie qui ferait du passé un paradis perdu magique en tout mais n’a pas peur de soutenir que sur beaucoup de points dérisoires ou profonds, « c’était mieux avant ».

Il ne faut pas cesser de combattre cette facilité qui permet aux bien-pensants et aux paresseux de l’esprit de s’installer dans une lumière prétendue quand l’ombre serait réservée aux réactionnaires. J’attends encore qu’on me dise pourquoi il serait plus éthique et politiquement plus noble de se satisfaire de la société et des institutions d’aujourd’hui, quand elles se délitent et nous entraînent vers le pire, plutôt que de s’efforcer, avec courage et détermination, de redonner sens et actualité à celles d’hier si le meilleur les inspirait.

Pour ma part, je ne me sens pas déshonoré en compagnie, modestement, de Rioufol, Tillinac, Goldnadel ou Finkielkraut.

Nous n’avons pas tort d’avoir raison avec Eric Zemmour.

http://www.philippebilger.com/

———————————-

Eric Zemmour « Le suicide français » – On n’est pas couché du 4 octobre 2014

Publié par Guillaume Champeau

En Allemagne, l’opérateur O2 a annoncé la mise en place d’une politique de « fair use » (ou « utilisation équitable ») sur ses forfaits d’accès à internet par ADSL, pour brider le débit des internautes qui dépassent 300 Go de données par mois.

En France, des plans similaires sont dans les cartons depuis plusieurs années.

C’est une révolution, de celles qui n’émanent pas du peuple. L’opérateur O2, filiale du groupe Telefonica, a annoncé la mise en place d’un « fair use » sur ses accès à internet par ADSL à partir du 3 novembre prochain. Les abonnés devront désormais choisir entre différentes vitesses d’accès disponibles (et non plus bénéficier du meilleur débit possible sur leur ligne), et surveiller leur volume de données échangées pour ne pas risquer de voir leur accès bridé, comme c’est le cas sur les forfaits mobiles.

« Compte tenu du fait que le volume d’utilisation des données de nos clients augmente chaque année et que notre objectif est de continuer à offrir une infrastructure de haute qualité à long terme à un prix attractif, cette mesure est nécessaire« , affirme l’opérateur.

O2 propose ainsi trois forfaits, dont le moins cher (le pack S) permet d’avoir 8 Mbps de débit limité à 2 Mbps après seulement 100 Go de données téléchargées. Le pack M permet d’avoir 16 Mbps de débit, et le pack L de monter jusqu’à 50 Mbps, avec une limite de 300 Go téléchargeables, au delà de laquelle le débit tombe à 2 Mbps (ou 2 000 Kbps) pour la fin du mois. L’opérateur propose toutefois des options pour ajouter 100 Go de données pour 4,99 euros de plus par mois, ou pour conserver l’illimité pour un supplément de 14,99 euros par mois.

Soucieux de paraître ne frapper que les gros consommateurs réguliers, et non les dépassements occasionnels, l’opérateur précise que la mesure n’est appliquée qu’après trois mois consécutifs au delà du plafond.

La vitesse bridée à 2 Mbps en cas de dépassement est « suffisante pour surfer, consulter vos mails, utiliser Facebook et regarder des vidéos YouTube« , assure O2. Il faut toutefois abandonner la haute résolution. Selon les données techniques de YouTube, les vidéos en 720p consomment autour de 2,5 Mbps. Celles en 1080p peuvent nécessiter jusqu’à 6 Mbps.

Par ailleurs, O2 assure que le plafond des 300 Go est largement suffisant pour la grande majorité des internautes. Il s’appuie pour cela sur des données de l’Agence fédérale des réseaux, l’Arcep allemande, qui estime que la moyenne est de 21 Go par mois et par abonné. Mais l’opérateur se garde bien de dire combien d’abonnés seront impactés par la mesure, qui intervient juste au moment où Netflix se lance en Allemagne. Or le service de SVOD est un très gros consommateur de bande passante, avec entre 300 Mo et 4,7 Go par heure selon les débits et qualités disponibles.

Des projets en France

L’idée de mettre fin à l’illimité sur le fixe, qui ne se justifie que par des économies de bouts de chandelle (contrairement au mobile où il faut techniquement gérer la rareté des ondes), n’est pas nouvelle en Europe.

Nous avions prévenu dès 2008 que ce jour arriverait, en voyant que c’était déjà en train d’arriver aux Etats-Unis. Mais surtout, en 2011, la Fédération Française des Télécoms (FFT) avait réalisé un document de travail destiné à l’Arcep, dans lequel apparaissait la volonté des opérateurs de créer des « plafonds de consommation », avec bridages ou blocages au delà du plafond.

A l’époque, Orange avait confirmé cette possibilité. « Oui, il y a certains forfaits sur lesquels on risque de mettre des seuils« , avait ainsi confié un porte-parole d’Orange à OWNI. « S’ils ne concernent qu’ 1% des gens qui downloadent des films toute la journée, alors c’est envisageable. C’est inacceptable si cela impacte davantage de clients« , avait-il toutefois nuancé.

Il est par ailleurs possible que le marché allemand soit un test pour Telefonica, qui pourrait ambitionner de généraliser la pratique à l’ensemble de ses filiales européennes, si elle est admise par les consommateurs. L’opérateur espagnol est présent avec O2 au Royaume Uni, en Irlande, en République Tchèque et en en Slovaquie.

Avec le mouvement global de concentration des opérateurs européens, encouragé par la Commission avec le marché unique des télécoms, il n’est pas impossible qu’O2 importe également ses nouvelles méthodes en France. Ou qu’un opérateur français ne décide de lui-même de les imiter.

source:

http://www.numerama.com/magazine/30883-la-fin-de-l-internet-illimite-commence-en-europe.html

http://streettelevirtuelle.wordpress.com/2014/10/20/internationale-la-fin-de-linternet-illimite-commence-en-europe/

00000000000000000000000000

 

– Lavrov: Alliance established by USA for striking ISIS should be done according to UN resolution
– Zarif, De Mistura: Necessity of reaching political solution to crisis in Syria
– Ain al-Arab: Residents fight against Daesh, killing 16 terrorists
– Suicide terrorists bombing in Iraq, at least 16 civilians killed other 30 injured
– Turkish opposition express discontent over verdicts by justice and development government not to hold accountable those involved in corruption

0000000000000000000000

By on 20/10/2014

Dans le fond ,je suis un grand naïf.

Pour moi, il y a la même différence entre le « Libéralisme » et le « Capitalisme de connivence» qu’entre l’amour courtois et la prostitution, et je pensais qu’il en était de même pour la plupart des gens, même vaguement cultivés. Le livre de Zeymour m’a fait comprendre mon erreur.  L’auteur ne cesse d’attaquer ce qu’il appelle  « le Libéralisme « , alors que ce qu’il a en ligne de mire, c’est tout simplement le capitalisme de connivence. (ie Crony Capitalism)

Qu’est-ce que le capitalisme de connivence ? Tout simplement un système de défense et de création de rentes appuyé sur la capture de l’Etat par ceux qui bénéficient ou bénéficieront de ces rentes.

Dans la rente, on gagne de l’argent parce que l’on a capturé l’Etat, tandis que le profit est la contrepartie d’un risque pris. Une rente ne disparait jamais, un profit peut s’évaporer du jour au lendemain.  Le profit est légitime, la rente ne  l’est pas.

Les riches et les puissants veulent TOUJOURS transformer leurs profits, incertains, en rentes, certaines par destruction de la concurrence. Pour cela le plus simple est de prendre le contrôle de l’Etat et de mettre le monopole de la violence légitime qui est sa caractéristique à leur service exclusif.

Le but essentiel pour les rentiers est non seulement de défendre  leur rente mais  aussi de faire croire que cette rente  est MORALE et que toute attaque contre elle est de ce fait immorale.

Toute attaque contre une rente étant intellectuellement fondée sur le libéralisme, le plus simple est donc de convaincre le public que le libéralisme est immoral et donc que toute attaque contre les rentes est immorale aussi. Comme le disait Boudon, les intellectuels en France détestent le Libéralisme parce que dans un système Liberal, ils seraient payés à leur vrai prix.

CQFD

Et c’est ce qui s’est passe en France depuis des lustres.

Commençons par la capture de l’Etat.

      Le système bancaire a capturé l’Etat et sert des rentes fort consequenets à ses dirigeants, qui tous viennent des plus hautes sphères du même Etat, au point qu’en France on ne sait plus très bien ou commence l’Etat et où finit la Banque, ce qui facilite la conservation de la rente. Le haut personnel de ces banques s’attache ensuite à traire la Nation à son profit exclusif et l’excuse donnée est toujours que c’est ce qu’exigent les nécessités de la « concurrence internationale », ce qui est un gros, un très gros mensonge. En fait, ce qu’exigerait le Libéralisme serait que l’on casse les grandes banques qui sont devenues beaucoup trop grosses en entités plus petites, que l’on sépare les banques d’affaires et les banques de dépôts, que l’on interdise aux banques d’affaires de faire appel à l’épargne publique et que les banques de dépôts se voient interdire d’acheter des obligations émises par le gouvernement.  Car bien sur, c’est par l‘achat des obligations publiques qui permettent le financement des déficits budgétaires par  les dépôts que la classe dirigeante des banques maintient son contrôle sur le monde politique. Le deal est simple : je continue à financer votre politique imbécile, qui préservera votre rente à vous, hommes politiques, à condition bien sur que vous préserviez et développiez ma rente à moi…

Les politiques /  fonctionnaires quant à eux ont bâti un système où des rentes sont servies à ceux qui savent exploiter au mieux le système (voir mon article sur le chauffeur de monsieur Ayrault par exemple) et entendent bien que rien ne change. Et comme les fonctionnaires  gèrent l’Etat et son système politique, leur intérêt bien compris est d’empêcher toute réforme,  ce qui dans le fond n’a comme but ultime que la préservation de leurs rentes à eux.

Une excroissance de cette classe politique s’est même constituée en groupe autonome  à Bruxelles, pour expliquer aux citoyens que le maintien des rentes bancaires, financières, éducatrices ou syndicales était la plus grande conquête sociale de la Sociale – Démocratie Européenne. Elle explique donc aux populations ébahies que toute attaque contre les rentes est une attaque contre l’Europe des Pères fondateurs et que l’étape suivante d’une telle dérive serait le retour de la Guerre entre la France et l’Allemagne. Si vous êtes contre les rentes, c’est que vous êtes contre  la Paix et pour la guerre.  La défense des rentes comme facteur déterminant de la Paix, voila une idee neuve en Europe

Les syndicats, organisés en monopole depuis 1945 et qui ne représentent qu’environ 5 % des salariés Français et ont un financement complètement opaque, ont pris le contrôle d’un certain nombre de secteurs tous nationalisés (énergie, transports, éducation, santé) dont le blocage suffit à mettre l’économie Française par terre à chaque fois.  Que le lecteur songe à  la SNCM, à  Air France,  à l’éducation Nationale ou à la Sécurité Sociale où toute tentative de déréglementer les rentes est immédiatement assimilée à  une attaque de l’Hyper Libéralisme contre la classe des « travailleurs». Dans le monde des rentiers, le client n’existe pas et est remplacé par l’usager dont le rôle principal est d’être pris en otage des que leur rente est menacée, c’est-à-dire des que la notion de concurrence fait son apparition.

Et il est  bien sur tout à fait normal que tous ces détenteurs de rente s’associent les uns avec les autres pour la défense de leurs avantages acquis. « Rentiers de chaque pays »  unissez vous, tel est leur cri de guerre. Dans le fond, dans ou pays où prédomine la recherche de la rente, la séparation des pouvoirs ne PEUT pas exister et donc la Démocratie n’est qu’un théâtre d’ombres où le but n’est pas la gestion de l’intérêt général mais la défense égoïste d’intérêts catégoriels non justifiés, dont la somme se constitue en majorité de gouvernement…

Et donc, depuis quarante ans nous sommes gouvernés par des rentiers qui n’ont qu’un ennemi, le Libéralisme qui après tout est le seul corps de pensée qui a identifié la différence entre la rente et le profit en maintenant que le deuxième est légitime et moral alors que le premier ne l’est pas.

Venons en à  la diabolisation de ce qui constitue le seul ennemi de « ces copains et de ces coquins »,  le Libéralisme, qui en France, grâce à la défense acharnée de leurs rentes par les rentiers est quasiment devenu un gros mot.

Et c’est la, que revient en mémoire, le « newspeak » de Georges Orwell, traduit en Français par le néologisme « novlangue », créé par Amélie Audiberti, la traductrice  de 1984.

L’idée d’Orwell et simple.

Pour empêcher les gens de réfléchir, pour ensuite transférer le résultat de leurs réflexions à d’autres citoyens et en discuter, le plus simple pour le Pouvoir en place est sans doute d’inverser complètement le sens des mots. Comme le disait Confucius, « quand les mots changent de sens, les Royaumes deviennent ingouvernables»

Et personne n’a été plus habile à ce jeu que Francois Mitterrand.

Lorsque cet homme dénonce « la force injuste de la Loi », il s’agit d’une des plus belles trouvailles jamais faites de la novlangue et les effets ravageurs de cette formule continuent à se répandre sans cesse…

Dire que la Loi est injuste c’est opposer la Justice à  la Loi.

Les Romains disaient « dura lex sed lex ». Oui, la Loi est dure, mais c’est la Loi.

La loi est là pour être respectée pas pour être considérée comme juste, même si cela est souhaitable. Toute Loi peut être considérée comme injuste par une partie de la population, mais il n’en reste pas moins qu’elle doit être respectée.

Et le rôle du Juge est de dire le Droit, et non pas de rende la Justice.

Opposer la Loi à la Justice, c’est corrompre le cœur du système qui permet aux citoyens de vivre ensemble.

La force de la Loi ne vient que de la force de l’Etat et si l’Etat est un Etat sans force, voila qui est bien pire qu’un Etat trop fort. Il n’y a pas d’Etat en Sicile, au Zayre ou dans certaines de nos banlieues, on en voit le résultat tous les jours. Opposer la Loi et la Justice , c’est affaiblir l’Etat.

En fait, il y a une différence essentielle entre vivre dans un état de Droit ou vivre dans un système où le droit de l’ETAT prédomine. Et cette différence nous a été explique par les philosophes des Lumières. Etre pour le droit de l’Etat, c’est donc être contre les Lumières.

Ce qui protège le faible, c’est la Loi, et non pas l’Etat. Tous les grands crimes du XX eme siècle ont été perpétrés par des Etats. Parler de force injuste de la Loi, c’est demander à Socrate de ne pas accepter son jugement et de fuir Athènes. Il a préféré mourir.

SOURCE ET REMERCIEMENTS: INSTITUT DES LIBERTES

http://institutdeslibertes.org/capitalisme-de-connivence-et-liberalisme/

SOURCE: http://leblogalupus.com/2014/10/20/capitalisme-de-connivence-et-liberalisme-par-charles-gave/

00000000000000000000000000

 

La Chine et l’Italie sont sur ​​le point de proposer de nouvelles mesures pour faciliter les investissements et la coopération entre les PME qui apporteront des avantages aux deux pays, a indiqué l’entourage du Premier ministre chinois Li Keqiang à la suite de sa récente visite en Italie. Mais d’après les observateurs, la Chine est de plus en plus présente dans l’économie italienne.
Les consommateurs italiens se méfient encore beaucoup de la Chine. Ils préfèrent les produits « made in Italy » et les importations chinoises à bas prix sont souvent boudées comme des imitations de qualité inférieure. Près de 90% des contrefaçons de produits « made in Italy » viennent de Chine, et les Chinois ont même copié l’huile d’olive et la sauce tomate italiennes. En outre, les Italiens savent que la consommation est décisive pour leurs emplois, et que ceux-ci sont aussi menacés par la concurrence chinoise.

Pourtant, l’emprise de la Chine sur l’économie italienne ne cesse de croître, rappelle le magazine Quartz.

Beaucoup d’entreprises italiennes, confrontées au problème d’une trésorerie tendue, cherchent de nouveaux partenariats pour assurer leur avenir, et dans ce domaine, elles ne peuvent se permettre d’écarter les candidats chinois.

Dans la perspective de la venue du Premier ministre chinois Li Keqiang, l’éditeur italien ClassEditori vient de lancer une plate-forme web, Vendereaicinesi.it (‘Vendez aux Chinois’) qui permet de présenter toutes sortes d’actifs italiens à des investisseurs chinois potentiels. l’offre comprend une large gamme d’articles, allant de l’immobilier aux produits de consommation, en passant par des sociétés italiennes. Depuis le lancement du portail en Février, plus de 18 000 annonces y ont été publiées.

D’après le journal La Repubblica, près de 200 entreprises italiennes seraient désormais détenues par des investisseurs chinois (ce chiffre ne tient pas compte des entreprises italiennes détenues par des nationaux chinois résidant en Italie). La banque centrale chinoise posséderait elle-même des parts dans un certain nombre de grands groupes italiens, dont Fiat, Telecom Italia, Generali et Eni. Depuis le début de cette année, seule la Grande-Bretagne a attiré plus de capitaux chinois pour des acquisitions que l’Italie.

Lors de sa visite en Chine au mois de juillet, le Premier ministre italien Matteo Renzi a jeté les bases pour la conclusion d’un certain nombre d’accords qui devraient développer ces investissements.

Aujourd’hui, on a appris qu’une banque d’Etat italienne, la Cassa Depositi e Prestiti, va signer un accord préliminaire avec la Banque de Développement Chinoise pour affecter un montant de 3 milliards d’euros pour des investissements joints sino-italiens. De plus, les fonds FSI et China Investment Corporation signeront également un accord pour participer conjointement à des projets communs.

PAR AUDREY DUPERRON  14 OCT. 2014/ Express.be

http://www.express.be/business/fr/economy/comment-la-chine-rachete-litalie-entreprise-par-entreprise/208523.htm

source: http://leblogalupus.com/2014/10/20/comment-la-chine-rachete-litalie-entreprise-par-entreprise/

00000000000000000000000000000000000000

le monde à l'ENVERS

Retour sur les affrontements entre islamistes d’un côté et Kurdes et Yazidis de l’autre (ndlr)

Claudia Roth, Vice-présidente du parlement allemand : “En tant que société, nous devons nous poser des questions : comment des gens, nés, élevés, éduqués et vivant en Allemagne peuvent soutenir un groupe aussi barbare, inhumain et radical que l’Etat islamique, et attaquer, armés de couteaux, de machettes et de bâtons, des manifestants pacifiques ».

Voir l’article original 873 mots de plus

the real Syrian Free Press

SAA-20141020-1

20/10/2014 (SANA) – The army units on Monday eliminated a number of terrorists, destroying their weapons and vehicles in many areas across the country.

The army units on Monday destroyed terrorists’ gatherings in al-Zerbeh, al-Wdaihi, Kafer Da’el, Bshantarah, Khan al-Assal, Tal Qarrah, Ard al-Mallah, the Thermal Station and al-Sheikh Said area in Aleppo and its countryside, killing and injuring a number of them.

A military source told SANA that the army units eliminated many terrorists , injured others and destroyed a number of their vehicles in Orem al-Kobra , Deir Hafer, Rasem Harmel, Qubtan al-Jabal, al-Ameriyeh, Bustan al-Qaser, al-Sukkari, al-Ramouseh and Bani Zaid.

Army units destroyed a den of terrorists’ leaders in al-Yadoda in the countryside of Daraa southern province, leaving a number of them dead and wounded, a military source told SANA reporter.

The source said that army units foiled terrorists’ attempt to attack al-Ghizlan and Qaser…

Voir l’article original 150 mots de plus

Global News

WATCH ABOVE: Reporter Jeremy Hunka with the latest from Prince Rupert.

VANCOUVER –  A Russian freighter, crippled by mechanical problems Thursday, has now arrived in Prince Rupert for some critically-needed repairs.

The journey of the Simushir was made easier on Sunday by calmer waters and clear weather.

Rough seas had earlier been blamed for the delay in rescue boats getting to the ship as it drifted dangerously close to the shoreline of Haida Gwaii.

There were significant concerns about a potential oil spill.

READ MORE: What did we learn from the Simushir?

 

The freighter has been towed nearly 100 nautical miles to its current destination.

Everyone involved in the rescue effort is hoping it will be fixed and on its way again soon, on its own power.

« The latest estimate I’ve heard is about 48 hours, » said Michael Gurney from the Prince Rupert Port Authority. « Essentially what’s going to…

Voir l’article original 29 mots de plus

le monde à l'ENVERS

L’Internet en voie de dislocation ?

INTERNET ONU

Un rapport de l’Onu critique les services de renseignements: il affirme que leurs activités sur internet bafouent les droits des citoyens au secret de la correspondance, écrit jeudi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

Voir l’article original 488 mots de plus

Image à la Une

TIME

A large military operation is under way in waters off Stockholm to sweep for a “foreign underwater activity” widely speculated to be a damaged Russian submarine, in what could be the gravest violation of Sweden’s maritime sovereignty since the Cold War.

The intelligence operation, involving helicopters, minesweepers, corvettes, fast-attack crafts, a submarine and 200 service personnel, started on Friday, after a “man-made device” was sighted deep inside the Stockholm archipelago and encrypted radio communication was intercepted between that position and Kaliningrad — the base of Russia’s Baltic Sea fleet.

Sweden’s military said Sunday it had made a total of three credible sightings within two days and released an image taken by a passerby showing a partially submerged object, but has yet to comment on whether it is a Russian submarine. A suspicious black-clad man was also photographed wading in the waters outside the island of Sandön. On Oct. 2, a…

Voir l’article original 343 mots de plus

Global News

JAKARTA, Indonesia – Joko Widodo completed a journey from riverside shack to presidential palace on Monday, cheered through the streets following his inauguration by tens of thousands of ordinary Indonesians in a reminder to the opposition-controlled parliament of the strong grass-roots support that swept him to power.

The 53-year-old must make tough decisions to stand a chance of boosting economic growth in Indonesia, a sprawling nation of 250 million people. Fears that any reforms he tries to enact could be blocked by a hostile opposition led by the Suharto-era general he defeated in July’s election have seen the rupiah weaken and stock market fall in recent weeks.

But those thoughts were put aside momentarily Monday when Widodo and his deputy travelled from the parliament building to the presidential palace in an organized public party, the first in the country’s history following an inauguration. After a few kilometres (miles), he left…

Voir l’article original 717 mots de plus

Wikileaks Actu Francophone

Johnlee Varghese, 19 octobre 2014

L’État Islamique a publié un guide de formation sur la façon de tweeter en toute sécurité, sans donner d’informations importantes, comme la localisation de l’utilisateur, aux services de renseignement, y compris la NSA.

Un document de l’EI (ISIS) largement partagé parmi les followers de l’Etat islamique demande à tous les jihadistes de supprimer les métadonnées de leurs tweets et de cesser de poster les noms, les lieux et les photographies identifiables pour tromper la NSA ou d’autres agences de renseignement.

Lire la suite: http://www.ibtimes.co.in/isis-releases-training-guide-how-tweet-safely-without-giving-out-your-location-nsa-611734

Voir l’article original

les AZA subversifs

Série sur les manipulations politiques qui ont défrayé la chronique avec l’affaire Clearstream, ses manipulateurs en tous genres tel Imad Lahoud, les sociétés de presses – et – d’armements, la Chambre de compensation, jusqu’à la mafia italienne, en passant par le blanchiment d’argent sale, Al Qaïda, Oussama Ben Laden, l’histoire des frégates de Taïwan, Karachi, bref, un scénar comme on les aime, bien meilleur que « L’amour est dans le Pré » et « On n’est pas couché » !

C’est pourquoi je choisis de diffuser les six épisodes – un chaque jour – ces prochains jours, ceci afin de ne pas perdre le fil conducteur de cette longue enquête qui vaut son pesant de loukoums.

Les AZA/NI vous demandent de bien comprendre que cette longue enquête va montrer le montage des plus formidables manipulateurs de France et les journalistes ont beau cadré des visages d’ange avec un regard fort…

Voir l’article original 138 mots de plus