Archives de 7 octobre 2014

Situation à Donetsk

18:59 07/10/2014
MOSCOU, 7 octobre – RIA Novosti
Les Français comprennent que la Russie a des intérêts en Ukraine, mais la crise ukrainienne est sans doute le cadet de leurs soucis, a estimé mardi l’experte du Conseil pour la politique étrangère de Russie Evgenia Obitchkina.

« Aujourd’hui, les Français se préoccupent plutôt de leurs propres problèmes, qu’il s’agisse de la grave situation économique ou des remaniements ministériels sur fond de sérieuse crise politique quand le nouveau gouvernement de (Manuel) Valls a été formé dans le contexte négatif du développement économique du pays », a déclaré Mme Obitchkina.

Et d’ajouter que, même parmi les événements dans le monde, le sujet ukrainien ne tenait pas la première place, les Français s’intéressant davantage à la politique européenne et à la crise en Irak en proie aux djihadistes de l’Etat islamique (EI).

L’experte rappelle que « dans la conscience historique des Français, il est difficile de séparer géopolitiquement les peuples russe et ukrainien, car l’Ukraine et la Russie ont toujours été étroitement liés.

« Les Français ne sont pas d’accord avec ces Européens qui imputent toutes les fautes (pour la crise en Ukraine, ndlr) à la Russie. Ils font plutôt preuve de compréhension pour les intérêts de la Russie en Ukraine et les intérêts des russophones en Ukraine », a souligné Mme Obitchkina, ajoutant que « de tous les temps, les Français intervenaient pour que l’Europe soit un espace de paix ».

L’assistance accordée par Paris aux autorités de Kiev ne trouve pas de soutien au sein de la société française, les Français considérant avec prudence la politique de Bruxelles et redoutant une mainmise américaine sur l’économie européenne. Dès le départ, les Français ont observé avec méfiance les démarches de Bruxelles, imposant des sanctions à la Russie et menées sous la houlette des Etats-Unis.

Selon un sondage commandé par l’agence Rossiya Segodnya et réalisé par la compagnie ICM, la moitié des Français estiment que la contribution de l’Union européenne, et par conséquent de la France, à la résolution du conflit en Ukraine devait se limiter à l’envoi d’aide humanitaire, alors que moins de 10% des citoyens de France sont favorables à des livraisons d’armes et à l’octroi de prêts aux autorités de Kiev.

Sur le même sujet

SOURCE: http://fr.ria.ru/

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L'actualité française et internationale par la rédaction d'Europe 1 - Politique, culture, faits divers, économie, médias.

« Nous sommes tous persuadés que le MH370 a été détourné »
Publié à 16h14, le 07 octobre 2014, Modifié à 16h25, le 07 octobre 2014

EXTRAIT – Les recherches reprennent pour tenter de retrouver les débris du vol MH370.

Jean Serrat, ancien commandant de bord

SOURCE: http://www.europe1.fr/mediacenter/emissions/europe-midi-votre-journal-wendy-bouchard/videos/jean-serrat-nous-sommes-tous-persuades-que-le-mh370-a-ete-detourne-2253133

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L'actualité française et internationale par la rédaction d'Europe 1 - Politique, culture, faits divers, économie, médias.

Publié à 21h52, le 07 octobre 2014, Modifié à 21h52, le 07 octobre 2014

Syrie : les limites de la stratégie des frappes aériennes
© REUTERS

La ville de Kobané, en Syrie, est sur le point de tomber entre les mains des djihadistes, malgré les bombardements de la coalition occidentale.

La ville syrienne de Kobané aux mains de l’État islamique est « sur le point de tomber ». Ce constat alarmiste est établi mardi soir par l’envoyé spécial de l’ONU en Syrie, alors que les combattants kurdes tentent de résister aux assauts des djihadistes. La perte de cette ville stratégique, dernier rempart entre la Turquie et la Syrie, serait un coup terrible pour la coalition internationale. Malgré les frappes aériennes des États-Unis et de leurs alliés arabes, les djihadistes continuent leur avancée. Preuve de la limite des frappes aériennes.

>> LIRE AUSSI – L’État islamique aux portes de la Turquie

Des bombardements insuffisants. Les frappes avaient pour objectif de faire reculer les djihadistes : c’est raté. Le général Vincent Desportes, ancien directeur de l’École de guerre, juge sur Europe 1 que ces raids aériens sont « nécessaires, mais il faut changer de stratégie ». Le militaire explique : « On a pensé que frapper la logistique, comme les installations pétrolières, suffirait. Mais le constat est sans appel, il faut attaquer les forces djihadistes elles-mêmes ».

Le général souligne également que les pays arabes ont engagé très peu d’avions, dans cette guerre sans nom. Selon lui, l’Arabie Saoudite dispose de 300 aéronefs de combat, et les Émirats arabes unis 150, mais « seule une infime partie » est sur le terrain. Un constat corroboré par les chiffres de l’armée américaine, qui affirme que ses alliés ont participé à seulement 10% des 2.000 raids effectués depuis le 8 août en Irak et en Syrie. De plus, les combattants kurdes, tout comme la Turquie, dos au mur, ont demandé une intensification des frappes aériennes.

L’interview de Vincent Desportes, ancien directeur de l’École de guerre :

Pas de troupes au sol. L’autre difficulté pour la coalition internationale est que les combattants de l’État islamique sont retranchés dans les villes. Les djihadistes se cachent au cœur des populations, rendant difficile les frappes aériennes. La solution serait d’envoyer des troupes au sol, mais les États-Unis comme ses alliés s’y refusent encore.

Mais Vincent Desportes estime qu’il y a une autre solution : « N’oublions pas les hélicoptères. Contrairement aux bombes d’avion, les hélicoptères peuvent faire un travail chirurgical, très précis. Ce serait un geste fort d’en envoyer sur le terrain ». Les États-Unis ont commencé lundi à utiliser des hélicoptères en Irak, mais toujours pas en Syrie.

>> LIRE AUSSI : Un père franciscain enlevé en Syrie

Les choix d’Obama critiqués. Les opérations contre l’État islamique ne sont donc pas près de s’arrêter. Pour l’ancien directeur de la CIA, Leon Panetta, cette guerre « pourrait durer trente ans ». Dans un entretien à USA Today, l’ex patron des renseignements américains, a vivement critiqué les décisions prises par Barack Obama, pour qui il a travaillé entre 2011 et 2013.

Leon Panetta estime que l’impasse en Syrie aurait pu être évitée si le président américain avait suivi son conseil et celui de l’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton de commencer à armer les rebelles syriens face au président Bachar al-Assad, avant la montée en puissance des djihadistes. L’ancien patron de la CIA exhorte désormais Barack Obama à « réparer les dégâts » en faisant preuve de leadership face aux djihadistes de l’État islamique. Pour le président américain, tout comme les combattants kurdes et irakiens, le temps presse.

source: http://www.europe1.fr/international/syrie-les-limites-de-la-strategie-des-frappes-aeriennes-2253501

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Macron, nouveau visage du socialisme français pour le 'New York Times'

Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Décidément, la presse américaine se montre élogieuse à l’égard d’Emmanuel Macron. Après, le ‘Wall Street Journal’, c’est au tour du ‘New York Times’ de dresser un portrait flatteur du ministre de l’Economie qu’il considère « comme le nouveau visage du socialisme en France« . Pour le quotidien, le nouveau locataire de Bercy, est un technocrate pro-business attaché à moderniser le modèle social de son pays ».
« Défendre chômeurs & hommes d’affaires »

Citant Emmanuel Macron, le New-York Times dépeint un homme qui cherche à rassembler. « Pour moi, être un socialiste aujourd’hui, c’est défendre les chômeurs, mais aussi les hommes d’affaires qui veulent créer une entreprise (…) Nous devons changer le modèle social pour supprimer les goulots d’étranglement qui asphyxient l’économie », explique-t-il.
Des réformes dans la douleur

Le ministre de l’Economie doit présenter dans les semaines à venir son projet de loi « croissance et pouvoir d’achat » qui prévoit de réformer les professions réglementées, mais aussi de libéraliser le travail du dimanche et en soirée ou encore de revoir les seuils sociaux. La tâche ne sera pas « facile », souligne le New-York Times, de nombreux présidents français ayant finalement renoncé à réformer le pays face à la pression de la rue. « Nous n’avons pas d’autre choix, ce sera probablement douloureux, mais la France réussira », répond Emmanuel Macron.

Marianne Davril — ©2014, Boursier.com

source:http://www.boursier.com/actualites/economie/macron-nouveau-visage-du-socialisme-francais-pour-le-new-york-times-25565.html?sitemap

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LIRE aussi:

Arnaud Montebourg « espère que Hollande et Valls sont à la hauteur de la situation »

http://www.boursier.com/actualites/economie/arnaud-montebourg-espere-que-hollande-et-valls-sont-a-la-hauteur-de-la-situation-25562.html

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Croissance : le FMI réduit ses prévisions pour la France et l’Allemagne

http://www.boursier.com/actualites/economie/croissance-le-fmi-reduit-ses-previsions-pour-la-france-et-l-allemagne-25568.html

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uncitoyenindigné

Arrêtée alors qu’elle s’apprêtait à fuir en Syrie et que ses recruteurs djihadistes la poussaient à commettre une tuerie en France, Léa est la première à livrer son récit.

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« Encerclée » par les réseaux intégristes, Léa est submergée par le tourbillon des vidéos et des messages qui la convainquent qu’elle est élue pour « sauver le monde » (photo d’illustration) (Ciril Cincet / Picture tank)

De longs cheveux qui entourent un visage pâle et de grands yeux noisette qui semblent en permanence chercher un point auquel se raccrocher. C’est une enfant, douce, frêle, fragile. Une ado de 15 ans choyée, bonne élève, qui a grandi dans une belle maison de province, au sein d’une famille française soudée, aisée et athée. A l’opposé de tous les clichés sur l’apprenti djihadiste. Et pourtant, en deux mois à peine, via internet, Léa s’est laissé entraîner dans les abîmes de l’islam radical.

Interceptée alors qu’elle tentait de…

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Solidarité Ouvrière

Malgré la présence de l’armée turque, des centaines de jeunes kurdes de Turquie ont forcé la frontière avec la Syrie pour aller combattre aux côtés des forces de la résistance à Kobanê contre les réactionnaires fanatiques de Daesh (info parvenue ce 7 octobre vers 17 h).

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Fin de l'instruction de l'affaire de l'accident d'avion avec à bord les hockeyeurs du Locomotiv Iaroslavl

Fin de l’instruction de l’affaire de l’accident d’avion avec à bord les hockeyeurs du Locomotiv Iaroslavl

Le Comité d’enquête a achevé l’instruction de l’affaire pénale de l’accident aérien dans la région d’Iaroslavl en 2011 ayant causé la mort de 44 personnes, soit de la totalité des hockeyeurs et du personnel de Lokomotiv Iaroslavl, communique RIA Novosti.

Aujourd’hui, 18:01
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Le litige autour de la Crimée prive Kiev d'intégration à l'OTAN (magazine US)

Le litige autour de la Crimée prive Kiev d’intégration à l’OTAN (magazine US)

Ni les Etats-Unis, ni les autres membres de l’OTAN n’admettront l’Ukraine dans l’Alliance par crainte d’un conflit armé susceptible d’éclater suite au désir de Kiev de récupérer la Crimée, affirme le magazine américain National Interest.

Aujourd’hui, 17:40
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L’Ukraine ouvre les affaires pénales envers tous les ministres de la Défense depuis 1996

L’Ukraine ouvre les affaires pénales envers tous les ministres de la Défense depuis 1996

Les ministres ukrainiens de la Défense, qui occupaient leur poste depuis 1996, sont devenus figurants des procédures pénales sur l’atteinte à l’état de préparation au combat de l’armée ukrainienne. Cela a été annoncé par le vice-Procureur général d’Ukraine, le Procureur militaire en chef Anatoli Matios.

Aujourd’hui, 17:20
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Les exercices impliquant les systèmes Topol commencent dans la région de la Volga

Les exercices impliquant les systèmes Topol commencent dans la région de la Volga

Les Forces de missiles stratégiques russes ont lancé les exercices lors desquels les systèmes de missiles mobiles Topol seront utilisés, a déclaré le porte-parole des Forces de missiles stratégiques, le colonel Igor Egorov.

Aujourd’hui, 16:59
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Les créateurs de l’infographie de plusieurs mètres de Poutine veulent établir un record

Les créateurs de l’infographie de plusieurs mètres de Poutine veulent établir un record

Les jeunes analystes politiques russes qui ont préparé une infographie de plusieurs mètres dédiée aux 15 ans de travail de Vladimir Poutine aux postes plus élevés en Russie souhaitent que leur réalisation soit inscrite dans le Livre Guinness des records.

Aujourd’hui, 16:38
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Alexeï Kariakine

L’initiative de Kiev : la PRD n’est pas contente

Une initiative de Kiev visant à modifier les limites de la région de Lougansk, c’est une tentative de « repartager le territoire ». C’est ce qu’a déclaré le président du Conseil populaire de la République auto-proclamée populaire de Lougansk (RPL), Alexeï Kariakine.

Aujourd’hui, 16:19
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La Crimée pourrait riposter face aux sanctions occidentales

La Crimée pourrait riposter face aux sanctions occidentales

La Crimée pourrait interdire l’entrée sur son territoire aux diplomates des pays occidentaux si ces derniers continuent d’imposer des sanctions à l’encontre de la république, a déclaré mardi aux journalistes le gouverneur de Crimée par intérim Sergueï Aksenov.

Aujourd’hui, 16:01
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Moscou exige d’enquêter sur le décès d'un employé de la Croix-Rouge

Moscou exige d’enquêter sur le décès d’un employé de la Croix-Rouge

La Russie insiste sur le lancement d’une enquête approfondie sur les circonstances de la mort d’un employé du Comité international de la Croix-Rouge à Donetsk, précise un communiqué du MAE russe.

Aujourd’hui, 16:00
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La Verkhovna Rada d'Ukraine a modifié les limites de la région de Lougansk

La Verkhovna Rada d’Ukraine a modifié les limites de la région de Lougansk

Le parlement ukrainien a adopté un projet de résolution visant à modifier les limites des districts de la région de Lougansk. Cette décision a été soutenue par 236 députés au minimum requis de 226 voix.°

Aujourd’hui, 15:41
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Genève : un groupe d'art a installé une statue de Poutine comme un appui à Broken Chair

Genève : un groupe d’art a installé une statue de Poutine comme un appui à Broken Chair

Au jour d’anniversaire du président russe Vladimir Poutine, les artistes européens ont installé sa statue de trois mètres au lieu d’un pied cassé du géant monument Broken Chair à Genève qui symbole une protestation contre les conflits militaires.

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Les citoyens russes libérés en Libye sont rentrés chez eux

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Tous les citoyens de la Russie, détenus en Libye en 2011, sont rentrés chez eux. Ils sont en bonne santé. Cela a été annoncé par le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch.

Aujourd’hui, 15:19
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Washington pousse la Russie à développer son programme nucléaire (expert US)

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La volonté d’expansion de l’OTAN vers l’est menace la stabilité mondiale et poussent la Russie et la Chine à développer leurs programmes nucléaires, estime le journaliste et politologue américain Paul Craig Roberts.

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Crimes en Ukraine: les Français favorables à une enquête (sondage)

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La majorité des Français se prononcent en faveur d’une enquête sur les crimes contre l’humanité et les morts de journalistes en Ukraine, selon un sondage commandé par l’agence Rossiya Segodnya et réalisé par la compagnie ICM.

Aujourd’hui, 14:36
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Poutine prendra part au sommet de la CEI

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Le président russe Vladimir Poutine prendra part le 10 octobre aux réunions du Conseil des chefs d’États de la CEI, du Conseil interétatique de la Communauté économique eurasienne et du Conseil économique suprême eurasienne, indique le service de presse du Kremlin.

Aujourd’hui, 14:25
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Le prix Nobel de physique à Isamu Akasaki, Hiroshi Amano (Japon) et à Shuji Nakamura (USA)

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Le prix Nobel de physique a récompensé mardi les Japonais Isamu Akasaki, Hiroshi Amano et l’Américain Shuji Nakamura, inventeurs de la diode électroluminescente (LED), annonce l’AFP.

Aujourd’hui, 14:05
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Japon: le typhon Phanfone a fait 6 morts (nouveau bilan)

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Le typhon Phanfone qui a balayé le Japon et traversé Tokyo lundi a fait au total 6 morts et cinq disparus dont deux militaires américains, selon un dernier bilan diffusé mardi par plusieurs médias.

Aujourd’hui, 14:03
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Pour son anniversaire Poutine prend le premier jour de congé en 15 ans

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Le président de Russie Vladimir Poutine a pris un jour de congé à l’occasion de son 62e anniversaire. Son secrétaire de presse Dmitri Peskov a annoncé lundi que le président le célébrerait dans la taïga sibérienne.

Aujourd’hui, 13:59
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Ebola : Bruxelles demande des «éclaircissements» à l'Espagne

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La Commission européenne a demandé des « éclaircissements » à l’Espagne pour détecter la faille dans son système de santé qui a permis la contamination par le virus Ebola d’une aide-soignante d’un hôpital madrilène, a indiqué mardi un porte-parole, rapporte l’AFP.

Aujourd’hui, 13:45
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La guerre contre l'EI pourrait durer 30 ans (Leon Panetta)

La guerre contre l’EI pourrait durer 30 ans (Leon Panetta)

La guerre contre l’organisation terroriste Etat islamique (EI) pourrait durer 30 ans en raison des erreurs de l’administration du président Obama, a déclaré mardi l’ancien secrétaire américain à la Défense et ex-directeur de la CIA Leon Panetta dans une interview accordée au quotidien USA Today.

Aujourd’hui, 13:24

En pleine émission sur les sanctions russes, Xavier MOREAU entrepreneur et rédacteur pour Realpolitik TV balance un secret de polichinelle que très peu de médias ont osé dévoiler au grand public: la construction européenne a été officiellement financé par… les Etats-Unis.

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Wikileaks Actu Francophone

Isis-childrenv2v3Les enfants reçoiventdes fusils Kalachnikovetapprennent àdécapiterles gensdans le camp d’entraînement

Loulla-Mae Eleftheriou-Smith, 25 septembre 2014

Dans un camp spécial de la province de Raqqa en Syrie, entre 200 et 300 enfants sont supposés recevoir un entraînement des militants de l’Etat Islamique (Isis) pour devenir des combattants et des bourreaux du groupe terroriste.

Le camp d’Al Sharea’l est réservé aux enfants de moins de 16 ans qui apprennent à soutenir l’idéologie militante d’Isis (également connu sous le nom d’Etat islamique), et seraient formés pour manipuler des fusils Kalachnikov et RPG dans le cadre de leur entraînement initial.

Ibrahim al-Raqqawi, un militant syrien, a déclaré au Telegraph que les camps sont présentés aux parents comme des « clubs de scouts pour garçon » où les enfants recevront un enseignement sur l’islam et l’étude du Coran, mais en réalité, ils sont formés comme kamikazes et militants combattants.

Lire…

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civilwarineurope

imageNous possédons désormais un bilan chiffré des pertes pour les deux parties concernant la bataille pour l’aéroport de Donetsk. Il y a eu environ 80 tués chez les séparatistes russes et près de 220 morts dans l’armée ukrainienne. L’aéroport est désormais sous le contrôle des séparatistes mais toujours sous le feu de l’artillerie ukrainienne comme on peu s’en rendre compte sur cette carte.

Ainsi ce matin de fortes détonations et des explosions provenant de l’aéroport ont été encore entendues. Ailleurs, les barrages des forces ukrainiennes dans la ville de Chtchastia qui abrite une centrale fournissant l’électricité à Lougansk, une autre capitale régionale et fief des séparatistes prorusses, aurait essuyé des tirs. Et l’armée ukrainienne affirme en outre avoir repoussé une attaque rebelle près de Marioupol, sur les bords de la mer d’Azov, dans le sud-est de l’Ukraine.

Cependant plusieurs signes laissent entrevoir une vaste offensive des forces de Kiev dans…

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civilwarineurope

imageDeux policiers ont été blessés dans la nuit dans le quartier sensible d’Empalot, à Toulouse, déjà le théâtre de caillassages la semaine dernière. Vers minuit, deux policiers veulent contrôler une voiture en infraction mais son chauffeur prend la fuite jusqu’à Empalot. Arrivés sur place, les policiers sont caillassés et encerclés par un groupe hostile.

Ils font usage de grenades lacrymogènes pour se libérer et appellent des renforts, notamment de la Brigade anticriminalité (BAC). Cette dernière repère le véhicule qui avait pris la fuite, et le surveille, attendant son conducteur. Le chauffeur remonte à son bord mais, au moment de l’interpeller, il s’échappe à nouveau. Il renverse un policier et percute une voiture de la BAC, blessant un autre fonctionnaire.

L’un des deux policiers a été hospitalisé pour une luxation à l’épaule et l’autre n’est que légèrement blessé (…)

Source : Le Figaro

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Corse: interpellations notamment d'avocats après des attentats contre des gendarmeriesAJACCIO, 6 octobre 2014 (AFP) – Le bâtonnier de l’ordre des avocats d’Ajaccio, l’un de ses prédécesseurs et dix autres personnes appartenant à la mouvance nationaliste ont été interpellés et placés en garde à vue lundi en Corse dans le cadre d’investigations sur des attentats contre deux gendarmeries en 2013.

Les interpellations ont été effectuées tôt dans la matinée à Ajaccio et dans les environs par des policiers de la sous-direction antiterroriste et des gendarmes de la section de recherches d’Ajaccio, a-t-on précisé de sources proches de l’enquête.

Ces deux organismes avaient été cosaisis après des attentats à la roquette anti-char, qui n’avaient fait aucune victime, contre les deux plus grosses casernes de gendarmerie de Corse, à Ajaccio et Bastia, le 5 décembre 2013.

Une information judiciaire avait été ouverte le 25 mars 2014 par la section anti-terroriste du parquet de Paris.

Des perquisitions se sont déroulées dans la matinée aux domiciles de la plupart des personnes interpellées qui ont été placées en garde à vue à Ajaccio.

Ces personnes sont généralement proches du parti indépendantiste Corsica Libera (Corse libre), très influent sur la scène politique insulaire et qui compte trois élus (sur 51) à l’Assemblée de Corse.

Parmi elles, se trouvent le bâtonnier des avocats d’Ajaccio, Me Dominique Ferrari, et l’un de ses prédécesseurs, Me Philippe Gatti, a-t-on indiqué de sources proches de l’enquête.

Un rassemblement de protestation contre ces arrestations était prévu en fin de journée à Ajaccio, a-t-on appris dans l’entourage de certains interpellés.

La garde à vue en matière de terrorisme peut durer quatre jours.

Les attentats contre les casernes de gendarmerie avaient été commis avant une visite en Corse du ministre de l’Intérieur de l’époque, Manuel Valls.

Venu sur place constater les dégâts, il avait indiqué le 7 décembre qu’une « roquette anti-char de fabrication serbe dotée d’une capacité de pénétration très importante » avait été tirée sur un mur de la caserne Battesti à Ajaccio, siège de la région de gendarmerie de Corse.

– L’adieu aux armes du FLNC –

Ce type de projectile, selon M. Valls, « n’avait pas été utilisé dans l’île depuis 2009 », l’ayant été « 9 ou 10 fois » auparavant.

La roquette, tirée depuis une colline en face de la caserne, proche du centre-ville, avait détérioré le bas d’un immeuble d’habitation, brisé des vitres et endommagé une voiture militaire stationnée à proximité.

Selon un enquêteur, le projectile avait été tiré d’une distance d’environ 300 mètres, ce qui avait atténué l’effet, sa porté optimum étant de l’ordre de 150 à 200 mètres.

Une autre roquette, à charge creuse, avait été tirée sur un bâtiment abritant des services administratifs de la caserne de Montesoro, dans les quartiers Sud de Bastia, siège du groupement de gendarmerie de Haute-Corse.

Il n’avait également provoqué que des dégâts matériels.

Ces attentats n’ont pas été revendiqués. M. Valls s’était toutefois déclaré « convaincu » qu’il existait « des liens » entre ces actions et les arrestations de sympathisants nationalistes présumés, soupçonnés d’avoir commis des attentats en 2012 contre des résidences secondaires.

Le Front de libération nationale de la Corse (FLNC), bras armé du mouvement indépendantiste, qui a revendiqué des centaines d’attentats depuis sa création en 1976, généralement contre la bétonisation et la spoliation de la terre corse, a annoncé le 25 juin son adieu aux armes.

Dans un long communiqué authentifié, l’organisation indépendantiste clandestine avait indiqué renoncer à l’action armée en mettant en oeuvre un « processus progressif de démilitarisation » pour favoriser l’application de réformes votées depuis quelques mois par l’Assemblée de Corse, dont la majorité est de gauche.

Ces réformes concernent essentiellement la co-officialité de la langue corse, l’instauration d’un statut de résident pour lutter contre la spéculation foncière et immobilière, la fiscalité et une adaptation en ce sens de la constitution française.

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© 1994-2014 Agence France-Presse

Rédigé par () le Lundi 6 Octobre 2014 à 06:02
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Radio Okapi-6 octobre 2014

La vie a repris son rythme normal lundi 6 octobre après trois jours des affrontements entre les policiers et les habitants dans la cité de Lokutuet au village Yambi Enene, à plus de 250 km à l’Ouest de Kisangani (Province Orientale).
Selon des sources concordantes, la population en colère s’insurge contre les arrestations perpétrées par les gardes industriels de la société Plantation des huileries au Congo (PHC) pour vol de noix de palme.
Ces habitants accusent également cette société d’huile d’avoir transformé, sans contre partie, des milliers d’hectares de forêt en plantation.

Ces échauffourées ont été déclenchées, il y a trois jours, après que la société PHC a arrêté de quatre personnes pour vol des noix de palme dans les plantations.

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Le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy remportait l’élection présidentielle. Deux jours plus tard, le magazine Capital donnait dans un bref article quelques informations sur les vacances que s’accordait alors le candidat victorieux juste avant son entrée en fonction : « C’est sur le Paloma, le yacht de soixante mètres de Vincent Bolloré, que le nouveau président de la République a choisi de se reposer, au cours d’une mini-croisière de trois jours au large de Malte. Nicolas Sarkozy, son épouse Cécilia, son fils Louis, âgé de dix ans, et quelques proches sont arrivés lundi après-midi à l’aéroport de La Valette, à bord du Falcon 900 EX de Vincent Bolloré. » Le magazine ajoutait même quelques détails : « Construit en 1965 par un chantier naval japonais, le Paloma a été acheté par le milliardaire breton en 2003 à la famille d’armateurs grecs Goulandris, pour la somme de 3,5 millions de dollars. Vincent Bolloré a investi cinq millions d’euros supplémentaires afin de refaire à neuf cet élégant bateau. » Sans autre commentaire.

Quel esprit chagrin pourrait trouver à redire au fait que le futur président ressente le besoin de se reposer avant d’assumer la plus haute responsabilité de l’État que le peuple français venait de lui confier ? Et pourtant la nouvelle choqua beaucoup de monde, et même dans les rangs du parti présidentiel, des voix s’élevèrent pour exprimer leur désaccord. L’affaire prit rapidement une tournure polémique. Le 9 mai, Nicolas Sarkozy déclara à des journalistes que son voyage à Malte « n’avait pas coûté un centime aux contribuables », ajoutant : « Je vais vous dire une chose : je n’ai pas l’intention de me cacher, je n’ai pas l’intention de mentir, je n’ai pas l’intention de m’excuser ». Pressé de s’expliquer sur la mise à disposition du yacht Paloma par le milliardaire français, le nouveau président répondit : « Cela fait vingt ans qu’il m’invite et vingt ans que je refuse. Vincent Bolloré est un des grands industriels français, il n’a jamais travaillé avec l’État ».

Loin de calmer les esprits, cette dernière déclaration a fait bondir pas mal de personnes. Les journalistes de l’AFP se sont précipités sur le BOAMP (Bulletin officiel des annonces des marchés publics) et ont dégotté plusieurs commandes de l’État au groupe de Vincent Bolloré, pour des millions d’euros.

Le quinquennat de Nicolas Sarkozy commençait sous le double signe des faveurs d’un grand industriel acceptées avec complaisance et du mensonge. Mauvais départ.

Si l’AFP s’était donné la peine de pousser plus loin son investigation, elle aurait pu découvrir l’un des aspects les plus intéressants des relations entre Nicolas Sarkozy et Vincent Bolloré. Pourtant, le président avait mis la puce à l’oreille des journalistes : « Cela fait vingt ans qu’il m’invite, vingt ans que je refuse ». Qu’est-ce qui a valu une telle insistance de la part du milliardaire français, depuis si longtemps ?

Il faut pour répondre à cette question remonter dans le temps. Au début des années 1980, le trentenaire Vincent Bolloré rachète la papeterie familiale pour un franc symbolique. Le jeune entrepreneur prend graduellement le contrôle de nombreuses compagnies et se constitue en moins de dix années un empire industriel, en utilisant de façon créative l’effet de levier produit par le système des cascades de sociétés, qui permet de contrôler un grand nombre d’entreprises avec une faible mise initiale et sans endettement.

L’empire ainsi constitué peut certes être immense, mais il n’en reste pas moins fragile et risque à tout moment de s’écrouler comme un château de cartes. C’est ce qui aurait pu se produire en 1992. À la suite d’une OPA ruineuse sur la société maritime Delmas-Vieljeux, en 1991, qui a mis à mal ses finances, le groupe Bolloré enregistre l’année suivante, pour la première fois de son histoire, une baisse importante de son chiffre d’affaires. Toutes les branches du groupe souffrent et voient leurs bénéfices fondre. À l’exception d’une seule : celle du tabac. Bien que ne représentant que 5 % de son chiffre d’affaires, l’activité tabac dégage à elle seule plus du quart de son bénéfice total. Elle constitue le véritable atout du groupe.

La raison de cette solidité et de cette prospérité de la branche tabac du groupe est simple : Vincent Bolloré est connu comme le roi du tabac en Afrique francophone, où sa société, Tobaccor, dispose d’une position dominante sur ce juteux marché en pleine expansion. Le groupe possède neuf fabriques. Il opère comme un quasi-monopole au Congo, en République centrafricaine, au Gabon et au Tchad, et contrôle plus de la moitié du marché au Sénégal, au Burkina Faso et à Madagascar, plus des parts importantes des marchés de la Côte d’Ivoire et du Niger. Cette domination du marché, conjuguée avec la montée du tabagisme en Afrique, confère à l’activité tabac du groupe de solides et prévisibles perspectives de croissance et de profitabilité qui constituent une véritable rente. Tout cela est rendu possible grâce à l’accord conclu en 1990 entre le groupe et la SEITA, la régie publique des tabacs, pour la création de la société Coralma International, possédée à 60 % par le groupe et à 40 % par la SEITA, et qui a le monopole de la distribution des cigarettes en Afrique francophone de l’Ouest [1].

Coralma est le fleuron du groupe Bolloré. Or, après cette année 1992 difficile, qui a confirmé l’importance de l’activité tabac pour la solidité financière du groupe, 1993 apporte une très bonne nouvelle pour Vincent Bolloré : le 30 mars, son ami Nicolas Sarkozy est nommé ministre du Budget dans le gouvernement d’Édouard Balladur, et, à ce titre, devient le ministre de tutelle de la SEITA.

Cette même année 1993, le Gouvernement commence des discussions en vue de la privatisation de la régie de tabacs. Les négociations qui ont abouti à cette privatisation en 1995 ont été longues et complexes. Elles ont eu, comme il se doit, un caractère très confidentiel et n’ont pas été rendues publiques. Nous pouvons néanmoins apprécier une partie de ce qui s’est tramé en coulisses dans les ministères concernés, et notamment le ministère du Budget, grâce aux documents internes d’une des sociétés candidates à la reprise de la SEITA, British American Tobacco (BAT), documents rendus publics par une décision de la justice américaine et qui sont maintenant consultables sur Internet [2].

Dans sa correspondance interne, BAT parle de la privatisation de la SEITA en désignant cette dernière sous différents noms de code, tels que Windmill (« moulin à vent ») ou Blue (« bleu »). Dans une note classée « secret » intitulée Project Blue, datant de juillet 1993, le comité exécutif de BAT explore les opportunités que présente pour la compagnie la future privatisation de Blue. La note indique qu’une réunion a eu lieu entre BAT et la direction de la SEITA. La principale conclusion qui en ressort est la suivante : « Il est clair que, pour être agréé par le Gouvernement français et le public, un partage du noyau des actions doit impliquer la présence d’un partenaire industriel français crédible aux côtés de BAT. Lazard Frères pensent que le groupe Bolloré est le meilleur (si ce n’est le seul) candidat pour ce rôle… Un dîner a été organisé à Paris le 29 juin, au cours duquel M. Bolloré a confirmé son grand intérêt pour un arrangement de quelque forme que ce soit en relation avec Blue ». En fait, les dirigeants de la SEITA n’étaient pas très enthousiasmés à l’idée que Bolloré puisse accéder au « noyau dur » de l’actionnariat de la SEITA après sa privatisation, car « ils ne voyaient pas ce qu’il pouvait apporter à la SEITA qu’elle n’avait déjà ». Cependant, ils considéraient cette éventualité comme inévitable, car Bolloré est « politiquement très influent », et concluent que « Bolloré nous sera imposé dans le noyau dur ». En décembre 1993, Jean-Dominique Comolli est nommé au poste de PDG de la SEITA. Dans un mémorandum classé « secret » de BAT, on lit la description suivante : « Comolli est un sympathisant socialiste venant de l’administration publique (ministère du Budget). Il n’est pas proche de la direction actuelle, étant une création de la “cohabitation” entre l’Élysée et l’Hôtel Matignon. On dit, cependant, qu’il a développé de bonnes relations avec Sarkozy, le ministre du Budget, qui est responsable de la taxe sur le tabac. » Toutes les conditions sont donc réunies pour que Bolloré ait sa part du gâteau lors de la privatisation de la SEITA…

En effet, lorsque l’arrêté de nationalisation de la SEITA paraît au Journal officiel le 7 février 1995, on constate que le groupe Bolloré, par l’intermédiaire de la Compagnie Saint-Gabriel, fait partie des membres de l’actionnariat stable de la SEITA, le fameux « noyau dur », et bénéficie de la cession gré à gré de 776 920 actions. La privatisation s’effectuera en deux étapes – le noyau dur étant constitué dans un premier temps – l’entreprise sortira complètement du giron de l’État lorsqu’en 1999, elle fusionnera avec Tabacalera pour constituer Altadis. L’accord qui liait la SEITA au groupe Bolloré concernant la société jointe Coralma International n’est pas remis en cause, bien au contraire. Un pacte d’actionnaires va le sceller, en donnant au groupe Bolloré un avantage considérable dont celui-ci saura tirer le meilleur parti.

En effet, dès que l’État français se retire de la SEITA, et que celle-ci devient Altadis, Bolloré va invoquer son pacte d’actionnaires pour racheter, en juillet 2000, les parts détenues par l’ex-régie dans Coralma, pour un prix dérisoire. Cette acquisition lui donne le contrôle absolu de tout le marché du tabac d’Afrique francophone : un marché annuel de treize milliards de cigarettes, en rapide expansion.

Cependant, le règne absolu de Bolloré sur la cigarette africaine sera bref. Bolloré est probablement trop rusé pour ne pas comprendre que son empire du tabac en Afrique sera attaqué de toutes parts par les multinationales qui cherchent à tout prix à développer ce marché pour compenser le tassement de leurs affaires dans les pays occidentaux. Il sait aussi que Coralma représente une proie très intéressante pour ces multinationales, qui donnera un avantage décisif à celle qui s’en emparera. Il peut donc faire monter les enchères. Tout cela était parfaitement prévisible au moment où il a racheté les parts de la SEITA, et Bolloré peut donc se frotter les mains.

Moins de neuf mois après avoir pris le contrôle total de Coralma, le groupe Bolloré passe un accord avec la multinationale Imperial Tobacco et lui cède 75 % des parts de sa société Tobaccor, propriétaire à 100 % de Coralma International, réalisant « une plus-value d’anthologie : pas moins de 1,3 milliard de francs dégagés » Le journal économique Les Échos commente ainsi cette opération :

« L’industriel breton est désormais abonné à ces opérations juteuses qui rapportent plus d’argent que les activités traditionnelles de son groupe. Mais si celle-ci mérite d’être soulignée c’est parce que Bolloré la doit à la légèreté des dirigeants de la SEITA. L’essentiel des actifs de Tobaccor est constitué d’une participation de 100 % dans Coralma, société qui réunissait les intérêts africains de Bolloré et de la SEITA dans le tabac. À la suite de l’OPE de Tabacalera sur la SEITA, et en vertu d’un pacte d’actionnaires rédigé en dépit du bon sens, Bolloré qui ne détenait que 60 % de Coralma a pu acquérir les 40 % restants pour la bagatelle de quatre cents millions de francs. Sur la base du prix payé par Imperial Tobacco, cette seule participation est valorisée neuf mois plus tard un milliard de francs. Non seulement la SEITA n’a pas bénéficié de cette juteuse plus-value, mais en plus, son concurrent Imperial Tobacco va exploiter librement en Afrique des marques aussi réputées que Gauloises ou Gitanes. »

Et d’ajouter : « Et pour couronner le tout, la SEITA compte un client de moins : Vincent Bolloré vient d’arrêter de fumer. » Nous notons que c’est à la « légèreté des dirigeants de la SEITA » qui ont rédigé un pacte d’actionnaires « en dépit du bons sens » que Bolloré doit d’avoir réalisé une opération particulièrement « juteuse ». Or qui était le principal dirigeant de la SEITA au moment de la rédaction de ce pacte d’actionnaires ? Jean-Dominique Comolli, qui entretient de très bonnes relations avec Nicolas Sarkozy, ministre de tutelle de la SEITA, et lui-même excellent ami de Vincent Bolloré. La boucle est bouclée.

En 2003, rebelote, Bolloré cède les 25 % restants de Tobaccor et Coralma passe alors totalement entre les mains d’Imperial Tobacco. Cette opération, qui prépare le terrain pour la mainmise de la multinationale britannique sur Altadis (qui interviendra en 2008) a rapporté en tout près de deux cents millions d’euros de plus-values. Une super cagnotte ! Dans laquelle le milliardaire français puise la même année pour acheter et rénover – pour moins de dix millions d’euros, une broutille – le Paloma, ce yacht de luxe qu’il met gentiment à disposition de son ami Nicolas, en ce mois de mai 2007. Il le fait à titre gracieux, et sans arrière-pensée, dans le seul but de permettre au président de voyager tout en se reposant avant d’arriver aux responsabilités suprêmes. Un voyage qui, a déclaré Nicolas Sarkozy, « n’a pas coûté un centime aux contribuables », ajoutant « Je souhaite pour l’économie française beaucoup de Vincent Bolloré, c’est-à-dire des hommes qui sont capables d’investir pour créer des emplois. Vous savez, ce n’est pas une honte d’avoir travaillé dur, d’avoir créé un grand groupe, de donner de l’emploi ».

Entré en fonction bien reposé, le président a été en mesure de prendre rapidement d’importantes décisions. Dont celle d’instaurer le bouclier fiscal. Il y avait urgence : il ne fallait quand même pas laisser l’État confisquer l’argent que son ami Bolloré avait gagné en travaillant si durement.

Ainsi commençait le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

[1] Bolloré essuie son premier coup de tabac, L’Expansion, 7 octobre 1993. http://lexpansion.lexpress.fr/economie/bollore-essuie-son-premier-coup-de-tabac_1397.html

[2] http://legacy.library.ucsf.edu

(Texte publié dans La République enfumée, Les lobbies du tabac sous Chirac et Sarkozy : du meilleur au pire, 222 pages, OFTA Éditions)

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Mon article me vaut une réaction de Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré, qui invoque son droit de réponse. J’apprécie l’intérêt que suscite mon texte au plus haut niveau de la hiérarchie du groupe français, alors qu’il n’a probablement été consulté que par quelques douzaines d’internautes. Aurais-je touché un point sensible ?

Je prends bonne note de la correction – le pacte d’actionnaire (car il y en a bien eu un) a été conclu en 1990, alors que Sarkozy n’était pas encore ministre du budget. Cependant, lorsque la SEITA était sous la tutelle de Sarkozy, le groupe Bolloré a eu le privilège de faire partie du club très fermé des dix investisseurs constituant le « noyau dur » de l’actionnariat de la SEITA, à qui les parts de la régie en voie de privation ont été distribuées de gré à gré.  Au moment de la privatisation, le pacte d’actionnaire n’a pas été remis en cause – il aurait du être renégocié, puisqu’il était rédigé en «dépit du bon sens», selon le journal économique Les Échos. Dans son édition du 3 avril 2001, sous le titre Des liens cousus d’or, on peut lire le passage suivant :

Pour fêter son entrée dans sa cinquantième année _ c’était dimanche _ Vincent Bolloré s’est offert une plus-value d’anthologie : pas moins de 1,3 milliard de francs dégagés à l’occasion de la vente de 75 % de Tobaccor à Imperial Tobacco. L’industriel breton est désormais abonné à ces opérations juteuses qui rapportent plus d’argent que les activités traditionnelles de son groupe. Mais si celle-ci mérite d’être soulignée c’est parce que Bolloré la doit à la légèreté des dirigeants de la Seita. L’essentiel des actifs de Tobaccor est constitué d’une participation de 100 % dans Coralma, société qui réunissait les intérêts africains de Bolloré et de la Seita dans le tabac. A la suite de l’OPE de Tabacalera sur la Seita, et en vertu d’un pacte d’actionnaires rédigé en dépit du bon sens, Bolloré qui ne détenait que 60 % de Coralma a pu acquérir les 40 % restant pour la bagatelle de 400 millions de francs. Sur la base du prix payé par Imperial Tobacco, cette seule participation est valorisée neuf mois plus tard 1 milliard de francs. Non seulement la Seita n’a pas bénéficié de cette juteuse plus-value, mais en plus, son concurrent Imperial Tobacco va exploiter librement en Afrique des marques aussi réputées que gauloises ou gitanes.

A ma connaissance, cet article, et en particulier la référence à « un pacte d’actionnaire rédigé en dépit du bon sens », n’a pas suscité à l’époque la moindre réaction du groupe Bolloré.

Cette juteuse transaction n’est peut-être pas le résultat direct de l’amitié entre Nicolas Sarkozy et Vincent Bolloré. Mais elle plante le décor dans lequel la déclaration du président sonne particulièrement faux lorsqu’il nous décrivait, en mai 2007, son ami comme quelqu’un qui  « travaille dur » pour gagner son argent – c’est là une illustration parlante de la conception qu’a Nicolas Sarkozy du « vrai travail ».

Je constate que l’information selon laquelle Bolloré était un intermédiaire quasi incontournable pour discuter avec le gouvernement  – et son ministre du budget de l’époque – sur la question de la privatisation de la SEITA n’est pas remise en cause.  Cette information est tirée des documents internes, précédemment confidentiels, de l’industrie du tabac, qui ont été rendus publics à la suite d’une décision de la justice américaine. Je donne ci-dessous quelques liens permettant de consulter  un échantillon de ces documents, pour ceux que cela peut intéresser.

Tous les articles de La rédaction de Mediapart » href= »http://www.mediapart.fr/biographie/54054″>La rédaction de Mediapart

Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré, a notifié, via Mediapart, à l’auteur de ce billet un droit de réponse que nous publions selon les règles de droit :

«Monsieur Pascal DIETHELM,

Un article intitulé « Bolloré – Sarkozy: une amitié à 200 millions d’euros », accessible à l’adresse URL « http://blogs.mediapart.fr/blog/pascal-diethelm/080412/bollore-sarkozy- une-amitie-200-millions-deuros », publié sur le blog de Monsieur Pascal DIETHELM met gravement en cause le Groupe BOLLORE et son Président Monsieur Vincent BOLLORE.

En effet, l’auteur affirme que notre Groupe aurait réalisé « 200 millions d’euros » de plus-values à l’occasion de la privatisation de la SEITA de par la revente de notre participation dans la société CORALMA INTERNATIONAL et ce grâce à « l’amitié » du Ministre du Budget d’alors (décembre 1993), qui devait devenir Chef de l’Etat, Monsieur Nicolas SARKOZY.

En réalité, lors de la privatisation de la SEITA, nous n’avons été autorisés à souscrire au capital de la nouvelle société que dans la limite de 1,5%, et ce malgré  les relations quasi centenaires BOLLORE/SEITA en tant que fournisseur historique de papier à cigarette et associé dans certains pays de production.

D’autres nouveaux actionnaires ont été oubliés par l’auteur, à savoir la Société Générale (5%), le CCF (5%), le Groupe Jacques Lejeune (4%), la Française des Jeux (2,5%), Barry SA (1,5%), la Compagnie de Navigation Mixte (1,5%), le Groupe Edouard Stem (1,5%), la Société Bic (1,5%), la Société  Suisse d’Assurances Générales (1%).

Par ailleurs, l’activité traditionnelle du Groupe BOLLORE l’a amené à se développer sur le marché  du tabac en Afrique depuis la fin des années 70 (Nicolas SARKOZY avait 15 ans) à travers les sociétés JOB et SOFICAL.

Bien antérieurement à la nomination de Monsieur SARKOZY comme Ministre du Budget, a été créée en 1990, avec la SEITA, la société CORALMA INTERNATIONAL, distributeur de cigarettes en Afrique de l’ouest.

Un pacte d’actionnaires a été conclu en 1990 entre le Groupe BOLLORE et la SEITA, représentée par son Président Monsieur Bertrand de GALLE et non par Monsieur Jean- Dominique COMOLLI, comme Monsieur Pascal DIETHELM le prétend, ce dernier n’en prenant la présidence qu’en 1993.

Cet accord prévoyait que si le Groupe BOLLORE ou le groupe SEITA passait sous le contrôle d’un tiers exerçant une activité dans l’industrie du tabac, le groupe ne faisant pas l’objet du changement de contrôle avait la possibilité de demander de vendre ses actions CORALMA ou d’acheter celles de son associé  à un prix fixé à défaut d’accord entre les parties par un expert désigné en référé.

Or la SEITA étant passée sous le contrôle du fabricant de cigarettes espagnol TABACALERA, la procédure prévue en 1990 a été  lancée, et le groupe BOLLORE a décidé d’acheter les actions CORALMA de la SEITA au prix tel que fixé le 31 mai 2000 par un expert nommé par la Président du Tribunal de Commerce de Paris.

Ainsi, il est parfaitement inexact d’affirmer qu’un « pacte d’actionnaires » aurait été « rédigé en dépit du bon sens » grâce à la nomination en décembre 1993 de Monsieur Jean- Dominique COMOLLI et de ses « bonnes relations avec Nicolas SARKOZY, ministre du Budget qui est responsable de la taxe sur le tabac ».

Un tel pacte n’a jamais existé.

Le seul accord exécuté fut celui conclu en 1990 avec la SEITA, lequel comportait, à la demande de celle-ci, la clause permettant à l’une des deux parties de racheter la participation de l’autre en cas de changement de contrôle et ce à  un prix fixé par le Tribunal de Commerce de Paris, comme indiqué ci-dessus.

Par la suite, le groupe BOLLORE est sorti du secteur de la cigarette en vendant ses activités cahiers de papiers à  cigarettes à Republic Technologies et ses activités cigarettes à Impérial Tobacco.

Monsieur Nicolas Sarkozy ne fut donc en rien acteur ou décideur de cette procédure.

Soutenir que la plus-value réalisée par le Groupe BOLLORE résulte d’une quelconque « amitié » politique est particulièrement inexact et peut apparaître, aux yeux du public, politiquement orienté.»

SOURCE: http://blogs.mediapart.fr/blog/pascal-diethelm/080412/bollore-sarkozy-une-amitie-200-millions-deuros

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00:20
CASH Investigation a téléchargé une nouvelle vidéo.

Teaser J-3 CASH Investigation – mardi 7 à 20h45 sur France 2
« Industrie du tabac : la grande manipulation »

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Le quinquennat qui a laissé mourir les fumeur

Publication: 05/04/2012 07h08 CEST Mis à jour: 04/06/2012 11h12 CEST

Dans le domaine du contrôle du tabac, première cause de mort évitable en France avec 200 décès ce 4 avril 2012 comme chaque jour de l’année, la France vient de vivre la magistrale démonstration de l’influence du président de la République sur les politiques de contrôle du tabac en faisant alterner le meilleur et le pire dans les décisions et dans les conséquences sanitaires et financières de ces décisions.

Le quinquennat qui sauve

La France a connue de 2002 à 2007 avec le quinquennat de Jacques Chirac un des meilleurs résultats du contrôle du tabac jamais observé dans le monde. Ce changement s’est fait dans le calme à l’exception de quelques manifestations de buralistes, plutôt plus, que moins, pilotées par l’industrie du tabac, alors que globalement les revenus que les buralistes tiraient du tabac continuaient à augmenter. Si dans d’autres domaines le quinquennat de Jacques Chirac n’a pas été un modèle, il fut exemplaire dans le domaine du tabac grâce à sa résistance ferme aux lobbyistes du tabac.

Le quinquennat qui laisse mourir

Le quinquennat 2007-2012 de Nicolas Sarkozy a permis au président d’apporter des réformes indispensables à la France que ses prédécesseurs n’avaient pas su imposer. En revanche, la politique objectivement opposé à la réduction du tabagisme du quinquennat a été une catastrophe que des milliers de français payent dans leurs corps et leurs vies.

Là encore les résultats en témoignent: une politique catastrophique en termes de contrôle du tabac donnent des résultats implacables, prenant la vie à une dizaine de milliers de français qui auraient pu être sauvés si on avait seulement repris en France la politique d’avant 2002 et le premier plan cancer. Dans le même temps la politique de Nicolas Sarkozy va enrichir les buralistes qui auront par exemple entre 2007 et 2011 reçu en cumulé 1 milliards d’euro de plus pour vendre le même nombre de cigarettes et offrir des cadeaux à l’industrie du tabac qui va elle aussi recevoir un milliard de plus que sous le quinquennat précédant.

Les lobbies du tabac au cœur du pourvoir

La seule explication plausible à cette différence caricaturale entre 2 présidents qui avaientt la même majorité, ont partagé longtemps le même ministre de la santé, est la réponse faite au lobbying du tabac. En 1995 Nicolas Sarkozy, ministre du Budget avait travaillé lors de privatisation de la Seita avec Vincent Bolloré. A cette époque un certain Jean Dominique Comolli était directeur général des douanes et un certain Frédéric Lefèvre était depuis longtemps son conseiller. Certains la qualifiaient déjà de « porte flingue de Sarkozy ».

Vincent Bolloré et Nicolas Sarkozy, des amis de 25 ans

Vincent Bolloré après une plus-value de 85 millions en 5 ans sur l’achat de 5% de la Seita alors que Nicolas Sarkozy était ministre du budget aura une plus-value de 200 millions d’Euros sur les seules parts rachetés à la Seita en moins d’un an sur la filiale africaine Coralma. Cette plus-value a permis à Vincent Bolloré d’acheter une magnifique bateau pour 3 millions d’euros, de la retaper pour 5 millions et vous connaissez la suite de l’histoire de ce Paloma qui a accueillera Nicolas Sarkozy en mai 2007 et qui aura marqué le début du Quinquennat.

Jean Dominique Comolli au cœur des liens d’intérêts entre Bercy et les cigarettiers

Entre 1995 et 2007, Jean Dominique Comolli est passé de la fonction de directeur général des douanes à celle de PDG de la Seita, puis co-président d’Altadis lors de la fusion de la Seita avec le groupe espagnol Tabacalera, puis vice-président d’Imperial Tobacco lors du rachat d’Altadis par Imperial Tobacco. Tout en étant administrateurs de ces multinationales du tabac, il gardera des bonnes relations avec Bercy. Fin 2010 Nicolas Sarkozy le nomme à nouveau à Bercy pour diriger les participations de l’Etat (dans les sociétés) et il est administrateurs d’un très grand nombre de sociétés nationalisées au nom de l’Etat, SNCF, Areva…, y compris l’Opéra-comique!

Ainsi avec une bonne dose d’humour noir, chacun peut être rassuré, il n’y a pas de problèmes de communication entre l’industrie du tabac et Bercy. Pensons comme nos responsables des finances aux 11 milliards de taxes que le tabac rapporte en droits d’accises, ne pensons pas aux 18 milliards du cout du traitement de ces maladies ou aux 47 milliards du coût social global du tabac pour la France.

Fréderic Lefebvre, un lobbyiste conseiller devenu député, puis ministre des buralistes

Fréderic Lefebvre a participé de 1993 à 1995 la privatisation de la Seita. Dès 1996, quand Nicolas Sarkozy, sans poste, ne pouvait l’occuper qu’à mi-temps il a créé la société Pic Conseil communication, puis d’autres sociétés de lobbying. Pic assurait le lobby de tabac, en particulier d’Altadis. Avec Pic, Fréderic Lefebvre aurait selon la presse en particulier participé au lobbying contre le décret Bertrand d’interdiction de fumer alors que Nicolas Sarkozy était ministre de l’intérieur, et que bizarrement Pic conseil avait à disposition une secrétaire, une ligne téléphonique et un bureau au ministère de l’intérieur. Frédéric Lefebvre dit avoir abandonné tout revenu de cette société de lobbying mais il apparait dans les comptes de ses sociétés 200.000 euros en sa faveur en 2006 en disant que ce n’est que du revenu du capital et non des salaires!

Si la présidence montre l’exemple, les ministères et les assemblées suivent

Le ministère de la Justice essaye par exemple d’introduire un cavalier dans une loi pour organiser la quasi impunité pénale pour les délinquant du tabac Les députés suivent l’exemple discutant la commercialisation du Snus, la fin des subventions aux associations, l’autorisation de placer le tabac dans les publicités « artistiques », l’assouplissement de l’interdiction de fumer, etc.

Il faut sans retard reprendre le contrôle du tabac qui a prouvé son efficacité

Chaque jour perdu dans le contrôle du tabac représente 130 millions d’euros dépensés, chaque jour perdu équivaut à 200 morts supplémentaires en France. Le contrôle du tabac doit repousser les lobbies du tabac et trouver un pilote en France, par exemple un haut-commissaire au contrôle du tabac, à l’image de celui de la sécurité routière comme le propose le rapport remis en mars 2012 par Yves Bur au ministre de la santé (1).
Monsieur les candidats à la présidentielle dites aux français qui sont 70% a vouloir un renforcement du contrôle du tabac ce que vous allez faire durant le prochain quinquennat et donner votre réponse à l’Alliance contre le tabac qui vous a interrogé pour répondre avant le 11 avril.

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(1) Yves Bur: Propositions pour une nouvelle politique de lutte contre le tabac. Rapport remis au ministre du Travail et de la santé en 2012.

A lire : La république enfumée : Les lobbies du tabac sous Chirac et Sarkozy, du meilleur au pire, par le professeur Bertrand Dautzenberg, OFT-entreprise 2012, Paris, 20euros, www.ofta-asso.fr

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Gaz : Chypre dénonce les « provocations » de la Turquie
Chypre a averti lundi que les négociations de paix avec la Ankara sous l’égide de l’ONU pourraient être compromises si la Turquie persistait à perturber les recherches énergétiques menées au large de l’île divisée.
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Coalition anti-Daesh : les arrières pensées d’Ankara
Jeudi, le Parlement turc a approuvé une motion autorisant l’utilisation de la force en Syrie et en Irak afin de contrer la menace des groupes terroristes. Le mandat autorise également les troupes étrangères à lancer des opérations depuis le sol turc.
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Les 46 Turcs retenus à Mossoul échangés contre 180 djihadistes de l’EI
Les 46 citoyens turcs retenus en Irak en otage par les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) et libérés le 20 septembre ont été échangés contre 180 combattants de l’EI, selon le quotidien britannique Times. Parmi les djihadistes : trois Français, deux Suédois, deux Macédoniens, un Suisse et un Belge, et deux supposés djihadistes britanniques : Shabazz Suleman, 18 ans, et Hisham Folkard, 26 ans.
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Sergueï Lavrov : « On ne peut pas considérer comme mauvais seulement ceux des terroristes qui assassinent des Américains »

Sergueï Lavrov

Sergueï Lavrov. Crédits : MID Russie

Sergueï Lavrov revient sur les raisons profondes de l’actuelle confrontation entre la Russie et le monde occidental.

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Piatïi Kanal : Lors du forum Seliger-2014, vous avez déclaré que les attaques de l’Occident contre la Russie avaient commencé bien avant que ne surgisse la « question ukrainienne »…

S.V. Lavrov : Effectivement. Nous avons connu des périodes de discussions extrêmement vives, lors desquelles nos partenaires occidentaux ont tenté d’obtenir certains arrangements non sur une base d’égalité et de prise en compte des intérêts mutuels, mais à leur seul avantage unilatéral. Il y a eu également des attaques concrètes : souvenez-vous de l’« affaire Magnitski », quand nous avons été accusés de tous les « péchés mortels » et que des sanctions ont été introduites avec la plus grande arrogance contre une série de hauts fonctionnaires russes.

Ensuite, à propos de la crise syrienne, on a accusé la Russie d’être l’unique et entière responsable du problème, pour avoir refusé de donner sa « bénédiction » au Conseil de sécurité de l’ONU afin de renverser le régime légitime. Puis, sans crier gare, ce fut le tour d’Edward Snowden de se retrouver en Russie, comme une « patate chaude », et nous ne savions que faire de cet homme parce que les Américains avaient annulé son passeport. Nous ne pouvions même pas le laisser quitter le pays sur une base légale.

Enfin, il y a eu les Jeux olympiques de Sotchi, que nos partenaires ont tenté par tous les moyens possibles et imaginables de présenter comme l’apothéose des tentatives d’un certain « régime dictatorial autoritaire » de renforcer ses positions. Nous avons été accusés de corruption sans précédent et d’avoir dilapidé toutes nos ressources dans cet événement au détriment du développement normal de l’économie et du secteur social. Je suis absolument convaincu que, s’il n’y avait pas eu l’Ukraine, quelque chose d’autre aurait été inventé.

Malheureusement, la vérité est que nos partenaires occidentaux ne sont toujours pas parvenus à dépasser un raisonnement de « guerre froide ». Nous nous efforçons depuis plusieurs années – et nous continuerons – de tenter de convaincre l’Occident de l’absolue nécessité de respecter les accords que nous avons obtenus au début des années 1990, puis 2000 : au moment où, dans le cadre de l’OSCE et du Conseil Russie-OTAN, a été proclamé le principe de l’indivisibilité de la sécurité. À l’époque, il avait été déclaré au plus haut niveau que la sécurité doit être égale et indivisible, et qu’aucun État ne doit renforcer sa propre sécurité sur le compte de la sécurité des autres.

Toutefois, ce principe n’a pas été appliqué : l’OTAN a commencé de s’élargir au mépris des promesses données, on a vu le début de la création du système de « bouclier antimissile », et l’infrastructure militaire de l’Alliance s’est mise à s’approcher de nos frontières. Nous avons alors proposé de traduire ces déclarations politiques dans la langue juridique d’un accord. Mais cela nous a été refusé. On nous a expliqué que des garanties de sécurité portant obligation juridique ne pouvaient être fournies qu’aux pays-membres de l’OTAN. Et puis c’est tout – c’est-à-dire que nos partenaires occidentaux n’ont jamais voulu parler sérieusement de la moindre « sécurité égale et indivisible ». Ils voulaient seulement maintenir les lignes de séparation et les rapprocher de plus en plus de nos frontières, en appâtant par là-même les pays de l’espace post-soviétique (comme ils avaient appâté à l’époque les pays d’Europe orientale) avec des promesses de possible entrée dans l’OTAN.

Les « têtes brûlées » dans divers pays ont compris cela comme le signal que tout était désormais permis. Ainsi, lors du sommet de l’OTAN de 2008 à Bucarest, il a été annoncé que l’Ukraine et la Géorgie allaient rejoindre l’Alliance – et quelques mois plus tard, M. Saakachvili décidait de conquérir par la force l’Ossétie du Sud, qui était une région géorgienne en état de conflit. Il y avait sur place des forces de maintien de la paix russes, géorgiennes et ossètes du Sud, ainsi que des observateurs de l’OSCE. Saakachvili a décidé d’agir de cette façon parce que l’OTAN avait promis de faire entrer la Géorgie dans ses rangs.

Ensuite, notre partenaire l’Union européenne a tenté d’obtenir de façon unilatérale des avantages économiques grâce à la conclusion avec l’Ukraine de l’accord d’association et de libre échange, qui contredisait pour une part significative les obligations prises par ce pays dans le cadre de l’accord sur la zone de libre échange en CEI. Cette zone de libre échange fonctionnait et continue de fonctionner – et s’entendre avec l’UE sur un régime de commerce qui va à l’encontre des obligations de l’Ukraine face à nous tous était, probablement, une décision incorrecte. Le président russe V.V. Poutine l’a souligné à plusieurs reprises. Et quand l’ex-président ukrainien V.F. Ianoukovitch a déclaré qu’il voulait réfléchir encore un peu avant de signer cet accord, « Maïdan » a été organisé, et vous connaissez la suite…

Si je reviens là-dessus, c’est pour dire que les difficultés ont commencé il y a assez longtemps ; et l’Ukraine n’est probablement que la manifestation la plus éclatante – et la plus tragique – de problèmes qui se sont créés de façon systématique sur l’étendue de nombreuses années.

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            Vous savez combien nous possédons de richesses naturelles et d’esprits brillants

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Piatïi Kanal : On ne peut s’empêcher de se poser la question, naïve mais sincère : qu’est-ce qu’ils veulent de nous ?

S.V. Lavrov : C’est une bonne question. Je pense que les agissements de l’Occident sont animés pour beaucoup par la nostalgie de la période qui a immédiatement suivi l’effondrement de l’URSS, de ce moment où l’on a proclamé des slogans d’amitié éternelle sur le fait que la Russie avait désormais rejoint le système des États civilisés…

Piatïi Kanal : C’est-à-dire qu’ils avaient besoin de la Russie dans le système des États civilisés ?

S.V. Lavrov : Évidemment – vous savez combien nous possédons de richesses naturelles, d’esprits brillants, de gens qui créent des produits, font des découvertes intéressantes… Malheureusement, beaucoup d’entre eux travaillent aujourd’hui en Occident, contribuent au bond technologique aussi bien des USA que de nombreux pays d’Europe occidentale. Mais je suis certain qu’à mesure que nous récupérons nos positions sur l’arène mondiale, à mesure du développement de notre économie, ces gens vont revenir – nous en avons déjà des exemples.

Pour revenir à votre question, je disais qu’à l’époque, nous étions déjà considérés comme faisant partie de l’Occident, comme une chose allant de soi. Et puis, la Russie a commencé de sortir de la lourde crise financière qu’elle avait traversée, de reprendre des forces sur le plan économique, de résoudre ses questions sociales et, sur l’arène mondiale, de parler d’une voix indépendante et non plus seulement de suivre les recettes dictées depuis les capitales occidentales, et en premier lieu depuis Washington. Et vraisemblablement, cela a déplu à certains. Mais si c’est effectivement la perception d’une Russie nouvelle, sûre d’elle-même, qui a déclenché les agissements que nous observons aujourd’hui, c’est que, vraisemblablement, l’Occident n’a plus de spécialistes de notre pays dignes de ce nom.

C’est certainement la conséquence de l’affaiblissement de la pensée qui a suivi la débâcle de l’URSS, quand on a dit que la « fin de l’Histoire » avait sonné, que l’histoire ne se développerait plus dans aucune direction et que le monde entier allait désormais vivre selon les « calibres » occidentaux. Quand ces prévisions se sont avérées illusoires, cela en a chagriné beaucoup, et ils ont commencé de rejeter sur nous leur mauvaise humeur et leurs négligences.

Piatïi Kanal : Pourquoi, à votre avis, nous parle-t-on aujourd’hui d’un ton si hautain ?

S.V. Lavrov : On voit se glisser ici, de plus en plus évidemment et fortement, une chose parfaitement inadmissible pour des politiciens dignes de ce nom : l’agacement personnel. Les déclarations personnifiées à l’adresse de la Russie et de ses dirigeants ne sont pas à l’honneur de ceux qui les prononcent.

Piatïi Kanal : Le quotidien The Times a récemment publié un article qui mentionne les « ennemis de l’Occident » : l’« État islamique » et, après une virgule, la Russie. Comment devons-nous réagir à cela ?

S.V. Lavrov : Il me semble même que nous sommes mentionnés en premier. Cela ne rentre dans aucun cadre, cela se situe tout simplement « au-delà du bien et du mal ». Au moment précis où cet article, signé B. Obama et D. Cameron, a été écrit et publié, les Américains se sont adressés à nous en nous proposant de réfléchir à la meilleure façon de collaborer dans la lutte contre le terrorisme, notamment contre ce fameux « État islamique ».

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 Si l’on combat le terrorisme, il faut le faire en tout temps et en tous lieux

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Piatïi Kanal : Y a-t-il en fonctionnement, à l’heure actuelle, des programmes russo-américains de lutte contre le terrorisme, le trafic de stupéfiants, la piraterie… ?

S.V. Lavrov : Tous ces programmes ont été gelés sur l’initiative du côté américain. Mais quand l’« État islamique » est aujourd’hui déclaré « ennemi numéro un » des États-Unis, on est tenté de rappeler qu’il est constitué précisément de ces gens qui ont reçu un puissant financement de l’étranger au moment de la mise en œuvre du changement de régime en Libye et des tentatives de faire de même en Syrie. À l’époque, les Américains aussi bien que les Européens ont annoncé qu’ils soutenaient la lutte contre ce qu’ils appelaient les régimes « antipopulaires » de Libye et de Syrie. Et quand nous avons, de notre côté, attiré leur attention sur le fait que le camp des adversaires des régimes dans ces pays abritait une grande quantité de combattants extrémistes et terroristes, on nous a répondu : « Ça passera. Commençons par renverser le régime, et nous nous occuperons des terroristes ensuite. »

Mais tout s’est enchaîné très différemment, en réalité. Les terroristes ont renversé Kadhafi en Libye puis sont passés au Mali, où ce sont les Français – qui les avaient eux-mêmes armés – qui ont dû les combattre. Les Français ne s’en sont pas cachés, ils en ont parlé publiquement.

Mais si l’on combat le terrorisme, il faut le faire en tout temps et en tous lieux. On ne peut pas considérer des terroristes comme « bons » simplement parce qu’ils aident à renverser un leader qui ne vous plaît pas, bien qu’il ait été élu, qu’il soit légitime et qu’il dirige un État-membre de l’ONU. Et on ne peut pas considérer comme « mauvais » seulement ceux des terroristes qui assassinent des Américains.

Je veux rappeler que les Américains n’ont commencé de réagir qu’après que la télévision a montré des images abominables de châtiments de journalistes américains. C’est une chose inadmissible et inhumaine. Ce genre d’individus, il faut les combattre de toutes ses forces. Mais pourquoi est-ce que les Américains n’ont pas vu cette menace plus tôt ? C’est parce qu’ils ont pratiqué, quant à la lutte contre le terrorisme, une approche basée sur des doubles standards. Et qu’ils ne nous ont pas écoutés quand nous avons appelé à unir nos efforts pour aider ce même gouvernement syrien à créer, en collaboration avec l’opposition patriotique modérée, un front commun contre les terroristes qui ont, au sens littéral du terme, submergé la République arabe syrienne.

On ne nous a pas écoutés. Nous assistons aujourd’hui à la création d’une coalition de lutte contre le terrorisme. Mais je vais vous dire : nous n’avons, ici, absolument rien à nous reprocher. Depuis longtemps et sans la moindre coalition, nous aidons l’Irak, la Syrie et d’autres pays de la région à renforcer leur potentiel dans la lutte contre ce mal. Nous fournissons un armement contemporain et efficace à l’Irak, la Syrie, l’Égypte et le Yémen, un armement qui renforce, en pratique, leur capacité de résister à la terreur.

Mieux vaut tard que jamais. Si les autres pays occidentaux sont aujourd’hui prêts à aider le gouvernement légal irakien, nous ne pouvons que le saluer. Et s’ils veulent lutter contre le terrorisme sur le territoire d’autres États, notamment la Syrie, ils devront évidemment obtenir l’accord des gouvernements correspondants. Pour parler de la Syrie, les dirigeants de ce pays ont déclaré à plusieurs reprises qu’ils étaient prêts à collaborer avec les partenaires étrangers dans la mise en œuvre de l’objectif d’éradication du terrorisme sur leur terre.

http://www.lecourrierderussie.com/2014/10/serguei-lavrov-terroristes-americains/

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