INTERNATIONALE : Le crash du vol d’Air Algérie au Mali reste inexpliqué

Publié: 21 septembre 2014 dans 1 - Revue de presse - Journaux télévisés - Videos, Transport aérien
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Aucune explication définitive sur les causes du crash. L’avion d’Air Algérie parti de Ouagadougou et qui s’était écrasé dans le nord du Mali le 24 juillet dernier transportait 116 personnes à son bord, dont 54 Français. La Commission d’enquête technique malienne et le Bureau français d’enquêtes et d’analyses (BEA), qui tentent de comprendre les circonstances du drame, ont présenté leur premier rapport d’étape à Bamako ce samedi.

Les mauvaises conditions climatiques, avec un «front intertropical», ont certes poussé les pilotes à procéder à des «évitements», c’est-à-dire des déviations de route, mais «le début du vol peut être considéré comme normal, explique Bernard Boudaille, coordinateur général du BEA. Aucune turbulence significative n’a été enregistrée et les pilotes ont procédé à des évitements comme tous les pilotes de ligne

Trente minutes après le décollage, le pilote automatique est pourtant déconnecté et l’avion commence à perdre de l’altitude. Deux minutes plus tard, le régime des moteurs est proche du ralenti. Puis c’est le crash. «Ce qui est sûr, relève encore Bernard Boudaille, du BEA, c’est que certaines conditions vont amener au désengagement de l’auto-manette et du pilote automatique. Cela peut-être dû au système, mais aussi à une action humaine, et cette action humaine peut être volontaire ou involontaire. Cela, nous le déterminerons au dur et à mesure de l’enquête.»
L’enquête devrait encore durer un an à un an et demi

Ce premier rapport technique est essentiellement basé sur des enregistrements radio, difficilement exploitables car endommagés. «C’est un enregistreur à bande qui déroule de façon permanente, détaille Bernard Boudaille, on efface la conversation précédente pour la suivante. A priori, le doigt d’effacement n’a pas marché, et le défaut était a priori là avant le vol. Ce que nous entendons, ce sont de nombreuses voix superposées.» L’enregistreur aurait dû être vérifié avant le vol: ce test a-t-il été oublié, ou a-t-il été défaillant? Les enquêteurs techniques ne cherchent pas à établir de responsabilités. Les enquêteurs judiciaires devraient se pencer sur la question.

Alidou Ouédraogo a perdu sa fille dans l’accident. Ce Burkinabé, président d’une association de familles des victimes, a fait le voyage de Ouagadougou pour entendre la présentation de ce premier rapport d’étapes. «Je ne suis pas satisfait», pose-t-il avec une colère contenue, avant d’énumérer ses griefs: «on a d’abord tenté de nous mener sur la piste de la météo, or les conditions du vol étaient les mêmes que celles dans lesquelles les pilotes avaient déjà volé la veille. Ensuite, la zone du crash est une zone d’insécurité, de lutes armées. Ils ne peuvent pas écarter cela (la piste terroriste, ndlr). Aujourd’hui, le site du crash est fermé, ce n’est pas normal. Et les boîtes noires de l’avion ne marchaient pas: alors pourquoi a-t-il décollé»

À présent c’est la phase d’analyse qui commence, notamment par l’exploration des performances de l’avion et des moteurs, afin de préciser les conditions des pertes d’altitude et de vitesse dans les dernières minutes du vol. L’enquête devrait encore durer un an à un an et demi.


Hollande préside à Paris une deuxième réunion d’information des familles de victimes

François Hollande a présidé samedi une deuxième rencontre d’information des familles des victimes du vol d’Air Algérie au cours de laquelle le rapport d’étape du BEA leur a été présenté. Le chef de l’État a réaffirmé sa volonté que les services de l’Etat apportent aux familles «tout le soutien nécessaire». Il a confirmé «que les familles des victimes seraient invitées à se rendre sur les lieux du drame avant la fin de l’année 2014, en bénéficiant d’un soutien de l’armée française».

L’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie internationale «a exposé les avancées du processus d’identification des victimes, qui devrait s’achever début 2015». Enfin, «la cadre des procédures judiciaires» engagées par le TGI de Paris a également été présenté lors de cette rencontre.

source : lefigaro.fr

http://streettelevirtuelle.wordpress.com/2014/09/21/internationale-le-crash-du-vol-dair-algerie-au-mali-reste-inexplique/

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