Archives de 12 septembre 2014

Strategika 51

Depuis quelques années un certain nombre d’experts en géopolitique essayent de faire comprendrendre que l’avenir voulu par l’Occident – et qui concerne le Moyen-Orient – se résume à un éclatement des pays en une multitude d’entité plus petites et donc aisément contrôlables. Jusqu’ici cette partition n’était pas très visible, mais cela pourrait bien changer.

La récente chasse aux sorcières de l’EI a fait couler beaucoup d’encre, elle a été, aussi, une course au déclarations des hommes politiques occidentaux. Si tous sont unanimes pour dire que le Califat doit être rayé de la carte, ils sont aussi unanimes sur deux autres points:

1- La Syrie sera bombardée elle aussi; même si on suppose que ce sont les positions de l’Etat Islamique qui devraient être visé, on se doute bien que des dômmages collatéraux pourraient advenir (si si, certains pilotes de chasse ont quelques fois du mal à faire la différence entre…

Voir l’article original 355 mots de plus

Christian Patriots

image

Reuters/Larry Downing

The US has introduced new sanctions against Russia’s biggest lenders – Sberbank, Gazprombank and Rosselkhozbank – and added some of the country’s state-owned technology firms and five energy companies, the Treasury said on Friday.

Another Russian lender, Bank of Moscow is also on the blacklist.

In the oil sector, there will be new limitations on exploration facilities for Gazprom, Gazprom Neft, Lukoil, Surgutneftegaz, and Rosneft.

The US also said it would prohibit « transactions in, provision of financing for, or other dealings in new debt of greater than 90 days maturity issued by two additional Russian energy companies, Gazprom Neft and Transneft.”

The US said it was joining European allies, as Russia keeps on with“direct military intervention and blatant efforts to destabilize Ukraine,”Treasury Secretary Jack Lew said in a press release.

Read more at RT News

Voir l’article original

STOP GAZ DE SCHISTE ! (Ni ici Ni Ailleurs)

Un accord commercial majeur, en cours de négociation, entre l’Union européenne (UE) et les États-Unis (US) menace les pouvoirs dont disposent les gouvernements pour protéger les populations et l’environnement des nouvelles technologies à risque telles que la fracturation hydraulique (fracking en anglais). A la veille des rassemblements qui se tiendront le 11 octobre 2014, et suite à la première partie, nous publions le deuxième épisode qui porte sur l’opposition croissante à la fracturation hydraulique aux États-Unis et en Europe.

Aux États-Unis, une opposition croissante à la fracturation hydraulique

L’usage de la fracturation hydraulique est très répandu aux États-Unis. L’industrie pétrolière et gazière en fait l’usage – ou prévoit de le faire – dans 31 États, avec plus de 500 000 puits de gaz naturel actifs à travers le pays. Les États les plus concernés sont : la Pennsylvanie, l’Ohio, la Virginie Occidentale, l’Oklahoma et le Texas. L’usage…

Voir l’article original 591 mots de plus

Kosovo : Carla Del Ponte avait (hélas) raison !

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/kosovo-1-carla-del-ponte-avait-86066

parmorice
vendredi 17 décembre 2010

delponte_caccia200-2-6f064Souvenez-vous, c’était il n’y a pas si longtemps. L’une des femmes parmi les plus admirables de cette planète, l’intransigeante Carla del Ponte, lançait un énorme pavé dans la mare médiatique en décrivant dans son livre « La chasse, les criminels de guerre et moi » le comble de l’horreur sur ce qui avait bien pu se passer au Kosovo avec les responsables de l’UCK, qui se seraient livrés à du trafic d’organes, à partir des prisonniers qu’ils abattaient, pour leur prélever aussitôt leurs reins, notamment. Tollé général dans les médias, la voilà quasiment dépeinte comme une folle par les partisans du Kosovo, toujours aussi soucieux de leur honneur. Or, aujourd’hui, on en a la preuve, et surtout des aveux des personnes qui y ont participé : tout ce qu’avait affirmé la procureure du TPI était véridique, et l’horreur décrite bel et bien au rendez-vous, et à un très haut degré. Ce soir, en effet, 14 décembre 2010, le Guardian accuse nommément le premier ministre actuel du Kosovo, Hashim Taçi (ici au milieu de ses troupes), celui-là même que soupçonnait Carla Del Ponte, d’avoir été l’organisateur de cet immonde trafic d’organes ! Le Guardian, premier a révéler le contenu d’un rapport échafaudé pendant ces deux dernières années, et qui est sans aucune ambiguité. Le premier ministre actuel du Kosovo est bel et bien un criminel de guerre. Slobodan Milosevic, et son effroyable nettoyage ethnique, avait été hélas, l’arbre qui cachait la forêt. Dans une prison secrète, au Nord de Tirana, on a abattu des prisonniers pour leur subtiliser leurs reins. Et les auteurs de ce forfait étaient les gens de l’UCK.

Que n’aura-t-on pas caché, au nom du Kosovo ? Que n’aura-t-on pas raconté comme fables, aujourd’hui que l’atroce vérité éclate ? C’est bien là la question aujourd’hui, en effet, fort bien résumé ici, car il aura toujours été délicat d’en parler : « dans les conférences de rédaction, oser mentionner le passé terroriste de Thaci, c’est courir le risque de se faire traiter de néo-nazi, étant donné que seule la presse d’extrême droite en parle. Et pourtant, Human Rights Watch et Amnesty International ont publié des dossiers détaillés sur les exactions de l’Armée de libération du Kosovo ». Des dossiers que les rédactions n’ont jamais sorti sous quelles pressions ? Sous les yeux des soldats de la KFOR, qui n’ont jamais rien dit, « en deux ans, sous le commandement de Thaci, l’UCK (KLA) a brulé plus d’églises et de monastères orthodoxes qu’au cours des 500 ans de domination ottomane » raconte pourtant Tim Carr. Tout le dilemme était là, en effet : « Si l’on s’en tient au narratif simpliste sur la guerre en Yougoslavie, fabriqué par les US dans les années 1990 et repris sans broncher par la majorité de la presse à travers le monde, les Kosovars sont des gentils kosovophotoguerilleros qui ont gagné contre des méchants nazis Serbes. Si on ose sortir de l’image d’Epinal, voire tenter de creuser la réalité des affirmations de la presse sur la guerre au Kosovo, on est immédiatement soupçonné de “sympathies pro-Serbes” voire d’être un “rouge-brun”. Alors tout le monde préfère suivre la ligne officielle” Et tout le monde, effectivement, a suivi une ligne dictée…par les Etats-Unis ! Le 8 février 2008, dans Le Figaro, Thaçi, dont on sait qu’il va remporter les élections est ainsi décrit : c’est « l’ancien guérillero en passe de réaliser son rêve »… encore un peu et on lui aurait dressé un portrait à la Che Guevara : dans l’article élogieux signé Isabelle Lasserre, pas un seul mot sur ses exactions passées. Pas un seul ! Ce n’est pourtant pas une débutante dans le métier !

 

Une image lissée, donc, pour le bourreau des serbes, dictée en effet par les américains qui encore une fois avaient « pacifié » le pays, en le débarrassant d’une belle ordure à vrai dire, nommée Milosevic, quitte à masquer le plus possible les crimes commis par leur infréquentable allié Thaçi, qui porte aujourd’hui costume il est vrai, et a appris trois mots d’anglais, paraît-il. Ce n’était pas la première fois que les USA succombaient à ce genre de pragmatisme de l’horreur : leurs liens étroits avec les dictatures d’Amérique du Sud sont là pour le prouver : en ce moment, le procès qui se tient à Paris est là pour nous rappeler le rôle de la CIA dans la prise de pouvoir du général Pinochet, et du rôle d’individu tels que John Negroponte, et la « philosophie » qui aura animé toute sa carrière. Pas tellement éloignée du nazisme, à voir les exactions, les tortures et les viols commis sous ses ordres dans toute l’Amérique centrale et du Sud.

Des hommes, cependant, dont l’auteur de l’article, ont essayé quand même de toucher un ou deux mots aux responsables US : ce fut pour se faire envoyer paître dans les grandes largeurs. Milosevic chassé, il n’y avait plus rien à voir, ne restait qu’à déguerpir ou à fermer les yeux. Il faut dire que les USA avaient alors tressé un tableau idyllique de leur intervention ; comme il l’avaient fait en Irak en « chassant le dictateur ». Le Sénateur Joe Lieberman ira même jusque déclarer avec emphase, cite l’auteur, que : “les Etats-Unis d’Amérique et l’Armée de Libération du Kosovo défendent les mêmes valeurs et principes . . . Se battre avec l’UCK (note : la Kosovo Liberation Army ou KLA en albanais devient Ushtria Çlirimtare e Kosovës ou UCK) c’est se battre pour les droits de l’homme et les valeurs de l’Amérique.” Voilà qui sonne étrangement aujourd’hui : les valeurs de l’Amérique consistent aussi à fermer les yeux sur de pareilles atrocités ? Car, avec la panoplie de matériel de renseignement dont disposait à l’époque, comme aujourd’hui encore, la première puissance militaire mondiale, difficile d’imaginer qu’elle n’ait pas pû être au courant de ses exactions ! Les USA ont-ils été au Kosovo complices de crimes contre l’humanité, à n’avoir rien dit tout en le sachant, voilà aussi la question que révèle cette incroyable histoire ! Voilà aussi qui rappelle le choix de l’avant 1989 en Afghanistan, ou l’allié américain était… taliban, à qui les USA offraient des missiles derniers cri, pour s’apercevoir 15 ans après qu’ils pouvaient abattre les hélicoptères US !

Soupçonné d’avoir fait assassiner des rivaux ou des journalistes compromettants, tel qu’Ali Uka ou Ilir Konushevci, qui l’avait accusé d’avoir bénéficié d’un trafic d’armes, Thaçi, à la tête de son « Groupe de Drenica », avait toujours bénéficié du soutien de Washington : le porte-parole du du département d’État américain, James Rubin, ira même jusqu’à ouvertement mentir au micro en annonçant que les Etats-Unis ne disposaient d’aucune preuve d’un « programme d’assassinats ou d’exécutions dirigé par le commandement de l’UCK »… malgré les allégations parues alors dans le New-York Times (du 25 juin 1999). Le 29 juin pourtant, c’était un autre journal, The Guardian, qui reprenait l’info évoquait les terribles purges menées par Thaçi au sein même de son organisation, en citant également le trafic d’armes via la… Suisse dont aurait bénéficié le KLA. Selon les calculs du journal, les hommes de Thaçi auraient payé 30 millions de livres aux albanais pour leurs armes. C’est en dénonçant ce trafic qu’avait été froidement éxécuté Ilir Konushevci, qui n’était autre qu’un des commandants du KLA, qui avait transporté lui-même les armes albanaises.

Alors même que l’Otan bombardait le pays, Hashim Thaçi continuait donc tranquillement ses purges : ainsi disparaîtront Agim Ramadani, ancien capitaine de l’armée yougoslave et Sali Ceku, soi-disant tombés dans une embuscade serbe ! « Un diplomate de l’ouest », selon le NYT, ira même jusqu’à parler d’un « sniper » comme responsable de la mort du second : déjà, la désinformation souhaitée par les américains pour ne pas trop parler de leur encombrant allié avait fait son chemin ! Un autre responsable, Tahir Zemaj, sentant le vent de la balle de Kalashnikov signée Thaçi se rapprocher de lui, aura de meilleurs réflexes que les deux infortunés opposants à celui que l’on surnomme ‘Le Serpent » : il réussira à fuir juste à temps en Allemagne. « Selon Bujar Bukoshi, le premier-ministre en exil d’Ibrahim Rugova, évincé du pays, “Les cadavres n’ont jamais été un obstacle à la carrière de Thaci.” Au lendemain des bombardements US, qu’ont guidé au sol les soldats du KLA, Thaçi est le seul maître du pays ou presque : il peut alors ambitionner de s’autoproclamer premier ministre, ce qui le tentait fort à vrai dire ! Avant lui, du 10 mars 2006 au 9 janvier 2008. il y aura cependant Agim Seku, accusé en 2003 par les serbes de crime de guerre, au même titre que Hashim Thaçi et Ramush Haradinaj.

Agim Seku « a été arrêté à la frontière entre l’ARYM et la Bulgarie, le 23 juin 2009. Il est accusé de crimes de guerre commis lorsqu’il était colonel des forces croates en 1993, puis lorsqu’il était chef d’état-major des forces kosovares (UCK) en 1998-99, et encore à nouveau lors des pogroms anti-serbes au Kosovo en 2004. Les faits qui lui sont reprochés ont été instruits par les forces canadiennes de l’ONU et par la Justice serbe ». Le nettoyage ethnique de la province de Krajina au milieu des années 90 a été en effet une horreur de plus. Un rapport implacable d’Human Watch de 1994 en dressera le lourd bilan. « Pendant ces deux dernières années, les non-Serbes de la région de Bosanska Krajina ont été « nettoyés » par une persécution systématique qui inclut la torture, l »assassinat, le viol, les coups, le harcèlement, la discrimination, l’intimidation, les expulsions de logements, la confiscation de la propriété, le bombardement d’entreprises, les licenciements, l’interdiction de tous les écrits à l’exception du cyrillique dans les institutions publiques, et la destruction des objets culturels tels que les mosquées et les églises catholiques ». Cet ancien officier croate, redevenu depuis libre, auteur de ses méfaits, avait failli se faire rattraper par la justice en 2009 lors d’une visite en… Colombie, nous rapporte la presse pro-serbe (c’est de Danas). Comme par hasard, il échappera à l’arrestation, et sera expulsé vers… la France, à la demande de Kouchner, selon « Le courrier des Balkans » (dont il ne faut pas prendre tous les dires pour de l’argent comptant !). En Colombie, il « se trouvait en Colombie pour participer à un séminaire international sur le désarmement. » On a bien du mal à le croire : l’UCK a toujours fonctionné avec le trafic de l’héroïne : serait-il venu changer d’approvisionnement ? Avant même 1997 en effet, les USA taxent l’UCK de narco-trafic. « En 1998, en Italie, il a été clairement établi par la justice que l’UCK, ayant semble-t-il partie liée avec la Mafia albanaise, participait au trafic d’héroïne ; plus de 100 kg d’héroïne et des armes ont été saisis par le parquet de Milan. Le BIS (services secrets de la République tchèque) et Interpolsignalaient que l’UCK allait faire du Kosovo un état mafieux lié à aux mafias italiennes de Naples, des Pouilles et à la Camorra » précise Wikipedia.

Tout cela donc dans une belle hypocrisie américaine : le 17 décembre 2003, John Negroponte en personne prononçait un discours lénifiant sur le Kosovo au conseil de sécurité de l’ONU, demandant que le pays soit moins violent, et dénonçait l’attaque de trois officiers de la police serbe et celle au nord de Mitrovica, contre le premier ministre Rexhepi … en feignant d’ignorer qui en était l’auteur, alors que pour le premier cas il semblait bien que Thaçi en ait été responsable. Thaçi, le « protégé de Madeleine Albright », comme on l’appelait déjà avant 2000. Comme le dit JM Vernochet, « à partir de 1997, les américains vont soutenir, vont équiper, vont organiser l’UCK. C’est un secret de polichinelle. (…) En Bosnie, les américains ont permis le transfert de certains jihadistes en provenance d’Afghanistan, qui sont venus prêter main forte aux islamistes bosniaques. Autant l’Islam était modéré en Bosnie et au Kosovo, autant l’Islam s’est radicalisé depuis le milieu des années 1990. il n’y avait pas seulement les américains, mais aussi les alliés des américains qui envoyaient des combattants, les turcs, les saoudiens. Ils envoyaient à la fois des combattants et des fonds. Il y avait aussi des iraniens qui ont prêté main forte ». Les américains ont soutenu l’UCK car ils voulaient s’implanter durablement dans la région, comme ils l’ont fait en Afghanistan. L’Afghanistan produisait 180 tonnes d’opium en 2001, 8200 tonnes aujourd’hui. La plus grosse filière passe à travers l’Iran, la Turquie, l’Albanie et le Kosovo. Ce sujet n’est pas abordé par la grande presse, mais il est réel, documenté ».  Le but du jeu étant lmplantation d’une base, où les américains, peuvent, comme ailleurs, faire discrètement ce qui leur plaît : « On découvre avec l’indépendance du Kosovo l’existence de la base américaine Bondsteel. C’est une véritable ville de 25 mille hommes (à l’intérieur du camp, il y a un autre camp qui a été qualifié – peut être de manière un peu polémique – de Guantanamo kosovar…). »

 

Pire encore. L’auteur du texte nous dit qu’il a montré au général Wesley K. Clark une photo où celui-ci serre la main du preneur d’organes, uniquement pour voir sa réaction. Il y avait avec lui Sir Michael Jackson, le général anglais et… Agim Ceku, Or, sur cette photo, une autre personne nous embarrasse tout autant. Ce n’est autre que ce bon docteur Kouchner, lui aussi en train de participer à l’édification de l’image d’Epinal d’un Thaçi libérateur et nécessairement homme de paix ! L’air un peu moins enthousiaste que les autres, il est vrai, mais en train en ce cas d’avaler sa énième couleuvre diplomatique ! « A l’époque où la photo a été prise, Thaci était chef de l’armée de libération (ALK) et venait – sous les yeux de la KFOR – d’assassiner ou de purifier ethniquement des milliers de Serbes kosovars » note l’auteur ! Ce que notre bon docteur devait aussi savoir, logiquement. Le 2 juin 1999, Kofi Annan l’avait nommé Haut-représentant du Secrétariat général des Nations unies au Kosovo : pendant dix-huit mois, il aura largement le loisir de croiser Thaçi et Ceku, et de se faire une idée sur leurs activités. Il aurait dû demander au membre du Congrès US, John Kasich, qui affirmait le 13 décembre 2000, à qui voulait l’entendre, que « les Etats-Unis ont conclu une alliance avec l’UCK qui est elle-même une plate-forme d’Oussama Ben Laden (US Congres, Transcripts of the House Armed Services Committee (Transcriptions du comité interne des services armés)  !!! Il faut entendre rire Kouchner, quand on lui pose la question…. « y’a pas eu de maison jaune » (l’endroit décrit par des survivants) disait-il en riant ! Aujourd’hui, il peut se sentir tout petit, l’ex-médecin ! Jamais il n’aura paru aussi ridicule et aussi… à côté de la plaque ! Aujourd’hui, il est obscène, tout simplement (*).

Des activités dont s’était doutée Carla del Ponte, mais qui n’avait pas eu le temps de réunir les preuves pour condamner l’individu. Aujourd’hui même que le sénateur suisse Dick Marty, remet officiellement son rapport sur les vols d’organes au Kosovo, les jeux sont faits pour Thaçi, nommément cité comme en étant le responsable principal de l’immonde trafic. Ce rapport est également au vitriol… pour les USA, Dick Marty débutant son réquisitoire par le soutien quémandé et obtenu par l’UCK :  » la direction de l’UÇK a cherché à obtenir la reconnaissance et le soutien de partenaires étrangers, parmi lesquels figurait notamment le gouvernement des États-Unis. À cette fin, les « porte-parole » de l’UÇK, qui entretenaient d’excellents contacts sur la scène internationale, devaient donner un certain nombre d’assurances à leurs partenaires et contributeurs et/ou prendre des engagements précis qui conditionnaient de fait l’obtention du soutien de l’étranger ». Il importait en effet selon Marty de faire de l’UCK le seul interlocuteur valable : « Thaçi doit sans aucun doute son ascension personnelle au soutien politique et diplomatique des États-Unis et d’autres puissances occidentales, qui le considéraient comme le partenaire local favori de leur projet de politique étrangère pour le Kosovo. Cette forme de soutien politique lui aurait notamment donné le sentiment d’être « intouchable » et lui a conféré une stature inégalée de futur dirigeant plausible du Kosovo de l’après-guerre ». Ce qui étonne le plus le représentant de l’Union Européenne étant la passivité que je dénonçais au début de ce texte : « Il est particulièrement déconcertant de constater que l’ensemble de la communauté internationale au Kosovo – depuis les gouvernements des États-Unis et des autres puissances occidentales alliées, jusqu’aux autorités judiciaires qui exercent leurs activités sous la tutelle de l’Union européenne – possèdent sans doute les mêmes informations accablantes sur toute l’étendue des crimes commis par le « Groupe de Drenica » mais qu’aucune d’elles ne semble prête à réagir face à une telle situation et à en poursuivre les responsables. » En résumé, l’envoyé de l’ de l’Union Européenne fait clairement comprendre que Thaçi et son groupe de tueurs ont largement bénéficié d’une aide évidente pour dissimuler leurs crimes. Celle consistant à ne pas les voir et à surtout ne pas en parler !

Et les crimes, Mary les énumère : assassinats, viols pour finir par ces.. prélèvements d’organes, réalisés dans une clinique, la clinique « Medicus :«  « les témoignages sur lesquels se fondent nos conclusions évoquent de manière crédible et cohérente la méthodologie suivie pour l’assassinat de tous les prisonniers, en général par une balle en pleine tête, avant qu’ils ne soient opérés pour qu’un ou plusieurs organes leur soient prélevés. Nous avons appris qu’il s’agissait principalement d’un commerce de « reins prélevés sur des cadavres », c’est-à-dire d’un prélèvement posthume des reins, et non d’une série de procédures chirurgicales sophistiquées qui exigeaient des conditions cliniques contrôlées et, par exemple, l’usage intensif d’anesthésiques. » Et là, on sombre dans l’horreur : c’est donc bien un Mengele bis qui est le premier ministre depuis deux ans d’un pays situé au bord de l’Europe, et ce, en 2010 !.

Nous n’en n’avons pas fini avec lui : demain, si vous le voulez bien nous irons voir les attenants de ce sordide charcutage de prisonniers froidement abattus : cela, bizarrement, va nous ramener en juillet 2009, à une autre histoire de prélèvements d’organes, organisée au milieu de l’état du New-Jersey, à Hoboken, et qui avait fait (trop) brièvement la une de la presse. Le 12 novembre dernier, en effet, les curieux savaient déjà l’ampleur du trafic kosovar, sans en connaître le plus haut responsable. Interpol avait en effet lancé un avis de recherche contre Ilir Rrecaj, un ancien secrétaire du ministre de la santé kosovar, mais ausssi Moshe Harel et Zaki Shapira, deux israéliens reliés à ce trafic immonde, ainsi qu’un médecin turc de renom, Yusuf Sonmez, et un confrère, Kenan Demirkol (un grand adversaire des OGM semble-t-il !). C’est en fait le quotidien bien informé Haaretz qui avait levé le lièvre avant tout le monde il y a un mois exactement : beaucoup s’attendaient donc à ces terribles révélations. Du côté Kosovar, la justice israélienne est également à la recherche de Lutfi Dervishi, un médecin qui aurait dirigé le groupe de ‘transplanteurs » avec Sonmez. La clinique Medicus étant dirigée par le propre fils de Dervishi, Arban.

L’indice que donne le rapport en dit long déjà en citant comme responsable kosovar Shaip Muja.un chirurgien de formation et une « figure historique de l’UCK »  : « Lorsque nous avons cherché à comprendre comment ces actes criminels avaient pu atteindre un degré d’inhumanité supplémentaire, c’est-à-dire aller jusqu’au prélèvement forcé d’organes humains pour en faire le trafic, nous avons identifié une autre personnalité de l’UCK qui semble faire partie des acteurs de premier plan complices de ces méfaits : Shaip Muja. La biographie personnelle de Shaip Muja dans la lutte menée pour la libération des Albanais du Kosovo ressemble, jusqu’à un certain point, à celle des autres membres du « Groupe de Drenica », dont Hashim Thaçi lui-même : militant étudiant au début des années 90, il devient l’un des membres du groupe d’élite des « coordinateurs » de l’UÇK établi en Albanie, puis membre du gouvernement provisoire du Kosovo et commandant en chef du Corps de protection du Kosovo (KPC) ; après s’être mué en responsable politique civil du Parti démocratique du Kosovo (PDK), il exerce finalement des fonctions influentes auprès des autorités actuelles du Kosovo ». 

Carla del Ponte avait hélas vu juste, deux années avant tout le monde… l’horreur existait aux portes mêmes de l’Europe.

 

(*) obscène, car il serait étonnant que les services secrets français ne le savaient pas : les suisses, eux, le savaient depuis longtemps, confirme Marty : » A ceux qui trouvent qu’il a trop tardé à livrer un rapport mettant en cause directement le premier ministre kosovar, Dick Marty rétorque que « la communauté internationale est au courant depuis des années des soupçons qui pèsent sur M. Thaci ». Pour le Tessinois, la Suisse aussi savait : « Les services secrets suisses étaient informés et Berne a d’ailleurs décrété une interdiction d’entrée sur notre territoire à l’encontre de M. Thaci. Une telle précaution montre qu’on sait qu’il n’a pas les mains propres, » ajoute Ludovic Rocchi » Ou alors, la France de Kouchner et de Sarkozy ne font pas partie de la « communauté internationale«  décrite par Dick Marty….

SOURCE:

http://blogs.mediapart.fr/blog/jean63/110914/kosovo-carla-del-ponte-avait-helas-raison

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/kosovo-1-carla-del-ponte-avait-86066

00000000000000000000000000000

big data credits infocux technologies (licence creative commons)

Qu’est-ce que le Big Data ? Quelles sont les implications économiques ? Quels sont les risques ?

Par

Le phénomène intitulé « Big Data » (« données massives » en anglais) réfère au flux de données sur internet de la part des particuliers, des entreprises et des États du fait de la démocratisation des connexions haut débit. L’ampleur de ce phénomène est telle qu’il peut être considéré comme valeur économique en soi. En effet, la capacité à exploiter ces données peut permettre de valoriser l’activité économique.

Lire sur http://www.contrepoints.org/2014/09/12/180563-la-revolution-big-data

000000000000000000000000000000000000000000000

Les Ukrainiens rentrent chez eux

Les Ukrainiens rentrent chez eux

Le nombre de citoyens ukrainiens qui rentrent chez eux de la région de Rostov après l’instauration du cessez-le-feu a considérablement augmenté, a déclaré le chef de la mission de l’OSCE dans la région, Paul Picard lors d’une conférence à Donetsk (sud de la Russie).

Aujourd’hui, 14:49
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
RIA Novosti
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
france
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Todas las noticias

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

0000000000000000000000000000000000000000000
logo_isranews_dark_302x67
Un Français, soupçonné d’être un recruteur islamiste, arrêté en Turquie

Mourad Fares, l’un des hommes les plus recherchés par la DGSI (direction générale de la sécurité intérieure), a été arrêté en Turquie le 16 août dernier avant d’être remis aux autorités françaises mercredi. Selon i>Télé, l’homme a été mis en examen jeudi pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.
Le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve avait salué ce jeudi l’arrestation d’un homme «particulièrement dangereux, proche des mouvements terroristes djihadistes», confirmant une information dévoilée par RTL.

Lire l’article complet sur Le Parisien

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Bernard Henri-Lévy sur le conflit israélo-palestinien sur le plateau d’ « On n’est pas couché »

 °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Le CRIF dénonce l’explosion du nombre d’actes antisémites en France

Les actes antisémites ont été quasiment multipliés par deux en France, sur les sept premiers mois de l’année 2014, a annoncé le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) dans la nuit de jeudi 11 à vendredi 12 septembre.
Cinq cent vingt-sept actes (actions ou menaces) antisémites ont été enregistrés entre le 1er janvier et le 31 juillet 2014, contre 276 sur les sept premiers mois de 2013, soit une augmentation de 91 % a précisé le Crif, dans un communiqué, citant des chiffres établis par le Service de protection de la communauté juive (SPCJ) à partir de données émanant du ministère de l’intérieur.
Dans un communiqué distinct mis en ligne sur sa page Facebook, le SPCJ, organisme communautaire filtrant l’accès des synagogues notamment, précise que les actions antisémites (violences, attentats ou tentatives d’attentats, incendies, dégradations et vandalisme) ont crû davantage (+ 126 %) que les menaces (propos, gestes, tracts, courriers, inscriptions…, en hausse de 79 %).

Lire l’article complet sur Le Monde

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

https://i2.wp.com/alyaexpress-news.com/wp-content/uploads/2012/05/ballon-de-surveillance1.jpgUn ballon espion israélien au dessus du Liban

Tsahal a posté dans les airs un ballon gonflable espion près de la région de Mays el-Jabal, au Sud-Liban, rapporte l’Agence libanaise d’information (Ani, officielle).
Le ballon est équipé de plusieurs caméras. L’opération israélienne s’est accompagnée d’un survol de drones israéliens au-dessus des régions de Wazzani, Ghajar, Chebaa et Kafarchouba.

Lire l’article complet sur lorientlejour.com

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

PLUS sur http://isranews.com/

000000000000000000000000000000000000000000000000000000

Guerre Froide ou guerre d’hiver? La Russie réduit ses livraisons de gaz à la PologneLa société qui détient le monopole de transport du gaz en , Ukrtransgaz, affirme que la Russie a commencé à réduire ses livraisons de gaz à la Pologne afin d’empêcher ce pays d’en réexporter une partie à l’UkraineLa Russie a suspendu ses exportations de gaz vers l’Ukraine depuis le mois de juin en raison du conflit régional avec les séparatistes pro-russes dans l’est du pays et d’une série de factures impayées.

Pour compenser le gaz qu’elle ne reçoit plus de la Russie, l’Ukraine a cherché à se fournir auprès de l’UE, et notamment au moyen de flux inversés, autrement dit, en se faisant livrer du gaz réexporté  par la Pologne, la ou la Slovaquie. La compagnie de gaz s’est déjà plainte de ces réexportations, qu’elle qualifie de « mécanisme semi-frauduleux », et la Russie avait déjà menacé de réduire les volumes de gaz fournis aux pays européens et de limiter les livraisons à leur consommation domestique pour les empêcher de réexporter le reliquat vers l’Ukraine. De même, ces réductions pourraient avoir pour effet de pousser les prix à la hausse.

Selon l’agence de nouvelles russe Ria Novosti, la compagnie Gazprom a commencé à réduire ce matin le flux de gaz vers la Pologne voisine dont la dépendance à l’égard du gaz russe atteint 80%. Le monopole gazier polonais PGNiG rapporte quant à lui que la compagnie russe Gazprom a réduit de 20% les flux de gaz qu’elle lui a livrés lundi, puis de 24% mardi. La Pologne rapporte que ces restrictions n’auront que peu ou pas d’impact du fait que les sites de stockage souterrains du pays ont été approvisionnés.

Selon Ihor Prokopiv du réseau gazier ukrainien Ukrtransgaz, la Pologne a quant à elle suspendu pour 4 millions de mètres cubes de livraisons de gaz à l’Ukraine.

Le week-end dernier, on a appris que l’UE et la Russie se livraient une véritable guerre de l’énergie en coulisses. Les pays de l’UE cherchent au travers des à tarir le financement des  compagnies énergétiques russes pour les étrangler, et mettre en difficulté par ricochet… Une stratégie qui pourrait se retourner contre eux à la manière d’un boomerang.

http://www.express.be/business/fr/economy/guerre-froide-ou-guerre-dhiver-la-russie-reduit-ses-livraisons-de-gaz-a-la-pologne/207732.htm

http://enjeuxenergies.wordpress.com/2014/09/12/guerre-froide-ou-guerre-dhiver-la-russie-reduit-ses-livraisons-de-gaz-a-la-pologne-r-eseau-international/

000000000000000000000000000000000000

histoireetsociete

Challenges

6
  Publié le 12-09-2014
Il n’y a pas qu’aux chantiers de Saint-Nazaire, où sont construits les Mistral, que les tensions avec Poutine inquiètent. Petit inventaire des gros intérêts français en Russie. 
Les nouvelles sanctions contre la Russie entrent en vigueur 

Installé depuis vingt ans en Russie, Emmanuel Quidet, le président de la Chambre de commerce et d’industrie franco-russe (CCFIR), est bien placé pour le dire: « A Moscou, les entreprises françaises craignent l’alourdissement des sanctions. Il faut des solutions politiques à la crise, sans prendre les entreprises en otage! » 
Il est vrai que l’Europe est sur le mode offensif. De nouvelles sanctions de l’UE sont entrées en vigueur ce vendredi 12 septembre. Elles prévoient des mesures ciblées contre 14 personnalités russes et 10 dirigeants séparatistes ukrainiens. Surtout, elles bloquent le financement de la dette de trois compagnies pétrolières russes et l’accès aux capitaux européens pour trois groupes russes du…

Voir l’article original 649 mots de plus

Global News

ATICAN CITY – The Vatican says Pope Francis will travel to Turkey at the end of November.

The trip, confirmed Friday by the Rev. Federico Lombardi, had been rumoured for weeks but only became official after the Vatican received an invitation from the Turkish president Friday morning.

Francis is expected to mark an important Orthodox feast day Nov. 30 with Ecumenical Patriarch Bartholomew I, the spiritual leader of the world’s Orthodox Christians. But perhaps more importantly, the visit will give Francis the chance to visit a Muslim nation at a time when Christians are being targeted by Islamic militants in Iraq.

Lombardi said the dates and itinerary haven’t been finalized.

Francis had said he had wanted to visit Kurdistan to show solidarity with Christians forced to flee by the Islamic State group.

Voir l’article original

 

Maroc : l’ennemi venu du palais

LE MONDE | 06.09.04 | 14h46
Hicham Mandari, un Marocain de 32  ans, qui avait autrefois ses entrées à la cour de Hassan  II, a été assassiné, le 4  août, en Espagne. L’épilogue d’un destin météorique pour un intrigant plein de ressources, qui menaçait de révéler les secrets de la monarchie chérifienne.

L’assassin n’a pas mis de silencieux. C’est l’unique dérogation à la sobriété du meurtre, très professionnel, de Hicham Mandari, le 4 août, près de Marbella (Espagne). Dans le dernier quart d’heure avant minuit, ce Marocain de 32 ans tombe face à terre, tué d’une seule balle – calibre 9 mm – tirée à bout portant dans la nuque, du bas vers le haut. Une mort par excès de confiance qui ne ressemble pas à la victime. En cavale depuis six ans, depuis qu’il avait fui le Maroc ou, plus précisément, le palais royal, Hicham Mandari nourrissait une méfiance grandissante envers tout et tout le monde : les galeries marchandes sans issue, les rendez-vous fixés trop longtemps à l’avance, les faux opposants, les gardes du corps « retournés » par les services secrets de son pays, constamment à ses trousses.

Une tentative d’enlèvement, puis trois tentatives d’assassinat – la dernière, à Paris, dans la nuit du 22 au 23 avril 2003, l’avait envoyé à l’hôpital avec trois balles dans le corps – avaient transformé ce golden boy de la jet-set marocaine. Gonflé de corticoïdes, il marchait avec une canne-épée, claudiquant du pied droit. Mais, dans sa tête, sa fuite en avant s’emballait, la martingale de ses révélations-chantages touchait au va-tout final. Amplifié par l’écho fou dans le parking fermé où s’est produit le crime, le règlement de comptes a été sonore. « Un bruit s’était échappé du méchouar », la cour du palais, commentera, en privé, un grand commis du pouvoir royal marocain. « Il a fait le tour du monde, mais il a été rattrapé. »

Hicham Mandari embrasse le béton dans le garage no 5 du complexe résidentiel de Molinos de Viento, à Mijas, une localité entre Malaga et Marbella. Sous sa chemise arrachée du pantalon, également ouvert, perce le gilet pare-balles léger qu’il s’était habitué à porter. Ce n’était pas une découverte pour son assassin. Celui-ci l’a fouillé pour enlever de la petite boîte noire en plastique que la victime portait cachée sous l’aisselle, une clé parmi des versets du Coran. La police espagnole ne trouve que ces bouts de sainte écriture et, joli pied de nez de quelqu’un qui brassait l’argent comme d’autres l’air, 170 euros. Une misère.

A quel trésor la clé dérobée donne-t-elle accès ? Ce n’est pas la seule question sans réponse. La Guardia Civil recueillera les témoignages contradictoires de plusieurs habitants. L’un affirme avoir vu « trois Arabes » se disputer, peu avant le crime, sur le trottoir, dehors. Un autre dit avoir aperçu des hommes s’engouffrer dans le parking au moment où en sortait une voiture. Un troisième, un enfant, prétend avoir vu deux hommes s’enfuir du parking, après le coup de feu, puis monter dans une fourgonnette blanche qui les attendait, avec un troisième homme au volant… « On n’a qu’une seule certitude, confie une source proche de l’enquête. Mandari a été tué le jour même de son arrivée en Espagne. En fait, il s’est rendu directement à ce rendez-vous fatal. »

Mais qui pouvait bien être la connaissance intime qui lui inspirait confiance au point de le faire accéder à l’immeuble par le parking fermé où il a été abattu, sans offrir de résistance, surpris avant d’atteindre l’une des deux portes permettant de monter dans les appartements, dont beaucoup sont loués par des Marocains ? « On va le savoir, et même assez rapidement », assurent les enquêteurs espagnols.

Ces derniers ont fait preuve d’habileté. Pendant huit jours, ils n’ont pas rendu publique l’identité de la victime, officiellement parce que la police française a tardé, jusqu’au 11 août, à répondre à leur requête lancée, via Interpol, à partir d’une carte téléphonique France Télécom et d’un – faux – permis de conduire italien trouvés sur Mandari. En fait, le ministère de l’intérieur espagnol a attendu jusqu’au 13 août avant de révéler l’assassinat, pour repérer les proches du Marocain et « voir qui allait s’inquiéter de sa disparition ».

La ruse a permis de remonter jusqu’à un Franco-Algérien domicilié en région parisienne, qui avait fourni à la victime le faux permis italien. C’est lui, aussi, qui avait vu Mandari juste avant son départ en avion, le mercredi 4 août, en fin d’après-midi. « Je vais pour deux jours en Espagne, et peut-être en Italie. Si je reste plus longtemps, tu me rejoins », lui avait-il dit autour d’un café. Geste sans précédent, même s’il ne semblait traduire aucune inquiétude particulière, il lui avait confié l’un de ses téléphones portables et, surtout, son agenda.

La police espagnole espère trouver dans cet agenda le nom qui manque au rendez-vous avec la mort sur la Costa del Sol. Peine perdue, selon plusieurs proches de Hicham Mandari. « Chez lui, tout était codé », affirment-ils à l’unisson. « C’était un rendez-vous galant, glisse l’un d’eux, sans dire d’où il tient cette information. Hicham allait voir une femme dont il était fou, qu’il couvrait d’or. » Et de citer le nom, très connu, d’une fille de la nomenklatura du royaume, qui, comme tant d’autres, était en effet en vacances à Marbella au début du mois d’août.

Se non è vero, è ben trovato : l’homme qui devait tout aux femmes, sa jeunesse dorée, son entrée au palais, « son » argent et son butin de secrets, aurait péri par la faute, volontaire ou involontaire, de l’une d’entre elles.

Le quartier Hassan, à Rabat, dans les années 1980. Fils d’un couple séparé, élevé par sa mère, Sheherazade Mandari, née Fechtali, le jeune Hicham grandit, en fait, au foyer de Hafid Benhachem, futur directeur de la Sécurité nationale, dont les deux fils adoptifs forment avec leur copain un trio inséparable. Jamais à court d’argent, ils sont les premiers à avoir des motos pétaradantes, les premiers aussi à fréquenter la boîte de nuit la plus huppée de la capitale marocaine, le Jefferson, dont Hicham est la star-caïd dès l’âge de 15 ans. S’ensuit une fugue amoureuse qui aurait pu mal se terminer. Hicham ravit Hayat Filali, fille du conservateur du palais royal de Bouznika. Les jeunes amoureux sont rattrapés. En lieu et place du châtiment redouté, ils obtiennent la bénédiction du roi – indispensable aux parents de tous les serviteurs en vue au palais – pour pouvoir s’unir légalement.

La responsable de ce miracle est une tante de Hayat, Farida Cherkaoui, concubine favorite du souverain, le grand amour de sa vie. C’est elle qui apaise l’orgueil bafoué du père et obtient l’arbitrage du roi. Celui-ci fait même entrer le jeune Hicham dans ses services, comme « chargé de mission » au département de la sécurité que préside Mohamed Médiouri. Hassan II ne se doute pas qu’il provoque ainsi le premier court-circuit qui fera disjoncter le centre névralgique du makhzen, le pouvoir traditionnel au Maroc, fondé sur l’accumulation de richesses – le mot est à l’origine du terme « magasin », en français – et sur des réseaux personnels d’allégeance. Mohamed Médiouri était en effet épris de l’épouse légitime de Hassan II, « la mère des princes ». Il l’épousera après la mort du roi, en 1999, et vit aujourd’hui avec elle entre Versailles et Marrakech.

Le roi connaissait-il les sentiments de l’homme qui veillait sur sa sécurité ? Nul ne le sait avec certitude. Mais Mandari, lui, n’ignorait rien du secret de son supérieur, sans doute grâce à sa grande amie Farida Cherkaoui. D’ailleurs, il n’était pas à un viol d’intimité près. A peine admis au palais, il commençait à apporter des cadeaux aux femmes du harem, avant de distribuer aux recluses du roi, interdites d’accès au téléphone, des portables, dès que ceux-ci ont été mis en vente au Maroc…

Un futur chroniqueur de la dynastie chérifienne, vieille de quatorze siècles, devra consigner le nom de Hicham Mandari comme celui de l’homme qui perça les murs épais du palais et éventa les arcanes d’une monarchie de droit divin rendue mortelle par les mœurs humaines, trop humaines, de la famille régnante. Il devra ajouter, s’il est scrupuleux, que le même Hicham Mandari vola son roi, quand celui-ci fut à l’article de la mort, et tenta de faire chanter son fils et successeur, Mohammed VI.

En trente-huit ans de règne, Hassan II a fait trembler ses sujets, jamais à l’abri d’une arrestation arbitraire, d’un passage à tabac dans un commissariat, d’une séance de torture dans un « point fixe » du réseau parallèle des centres de détention, voire d’une « disparition » ou de l’envoi dans un bagne secret, tel que celui de Tazmamart.

Mais, à la fin de sa vie, l’autorité du souverain, rongé par la maladie, ne suffisait plus à contenir la rapacité de ses serviteurs les plus proches. Craignant la remise en question de leur rente de situation à l’heure de la succession, ceux-ci se sont mis à piller le palais, à en emporter tout ce qui pouvait l’être : vaisselle, tableaux, tapis et meubles… Or seul Hicham Mandari, grâce aux complicités féminines, mais, aussi, en associant d’autres courtisans au partage, a eu le bras assez long pour atteindre le saint des saints, la chambre servant de coffre-fort au palais de Rabat.

Qu’a-t-il subtilisé ? Une dizaine de chèques du roi, c’est sûr. Des bijoux de famille, selon certains. Des « documents secrets » et, en particulier, l’inventaire du patrimoine royal placé à l’étranger, selon ses propres dires. Vrai ou faux ? En tout cas, Mandari a fait de cette rumeur, pendant six ans, un moyen de chantage très efficace et un feuilleton médiatique à rebondissements.

Mais, d’abord, il lui a fallu fuir, quand le secrétaire particulier de Hassan II, Abdelfettah Frej, après un séjour à l’hôpital, a été joint par une banque luxembourgeoise lui demandant d’authentifier le paraphe royal au bas d’un chèque portant sur une forte somme. Quand Hassan II l’a appris, les murs du palais ont tremblé. Cependant, son « chargé de mission » lui a échappé. Prévenu par ses complices bien placés, Hicham Mandari, sa femme Hayat et leur bébé, une fille, ont pu gagner l’étranger, aussitôt pris en chasse par les services secrets marocains.

« Sa Majesté m’a confié l’enquête sur ces vols », raconte au Monde Driss Basri, qui fut pendant vingt ans l’inamovible ministre de l’intérieur de Hassan II, son « grand vizir » comme on aurait dit du temps du sultanat. « Par déférence pour le roi », Driss Basri n’a pas cherché à savoir ce qui s’était passé à l’intérieur du palais. Mais, dès l’été 1998, spécialement envoyé à Paris pour quérir le concours des autorités françaises, il avait conclu au sérieux de l’affaire. « Je pense que Mandari détenait effectivement trois ou quatre secrets d’Etat. » M. Basri aurait-il livré cette confidence s’il n’était pas lui-même, aujourd’hui, en froid glacial avec Mohammed VI, s’il n’était pas de fait exilé à Paris, sans passeport marocain valable ni titre de séjour en France ?

Via Paris, Bruxelles et Francfort, Hicham Mandari et sa famille finissent par gagner les Etats-Unis, sur les conseils d’un avocat américain, Me Ivan Stephen Fisher. C’est lui, aussi, qui mènera, à Chicago, des négociations avec des représentants du Maroc, l’ambassadeur à New York, Ahmed Snoussi, le numéro deux du secrétariat particulier de Hassan II, Abdelkarim Bennani, et Driss Benomar, alors au ministère de l’intérieur à Rabat. Un grand cabinet d’avocats à Washington, Zuckerman, est commis pour prodiguer ses conseils au royaume. Dès lors, les quatre fils conducteurs de l' »affaire Mandari » – les tractations, les chantages par voie de presse, les violences et l’assourdissement judiciaire – ne cesseront plus de s’enchevêtrer, dans une spirale ascendante.

L’échec du tour de table de Chicago précède de peu la publication, le 6 juin 1999, dans le Washington Post, d’un encart publicitaire dans lequel Mandari s’adresse au roi chérifien. Le fugitif s’y affirme « victime de mensonges », demande la restitution de ses « bijoux » en même temps qu’une « grâce royale », mais prévient aussi, sans détour : « Comprenez, Majesté, que, pour ma défense et celle de mes proches, j’ai préparé des dossiers qui contiennent des informations (…) dommageables pour votre image à travers le monde. » Douze jours plus tard, Mandari fait l’objet d’une tentative d’enlèvement à Miami, en Floride, où il s’est installé. Il en réchappe.

En juillet 1999, Hassan II meurt. Mais, pour le moins, l’arrivée au pouvoir du prince héritier ne vide pas l’abcès d’un scandale que Mohammed VI s’emploiera également à étouffer par tous les moyens. La présence de Hicham Mandari aux Etats-Unis commence à peser sur les relations entre Rabat et Washington, comme l’atteste une note, datée du 5 août 1999, du Diplomatic Security Service du département d’Etat, qui souligne le « très grand intérêt » que le royaume attache à la récupération de ce ressortissant en situation irrégulière sur le sol américain.

L’ex-ministre marocain de l’intérieur, Driss Basri, confirme avoir diligenté des démarches officielles auprès du gouvernement américain, sur instruction de Mohammed VI, afin d’obtenir l’extradition de l’ancien courtisan, voleur mué en marchand de secrets. M. Basri se souvient aussi à quel point le dossier des « faux dinars du Bahreïn » – la contrefaçon et la mise en circulation de l’équivalent de 350 millions de dollars, dans laquelle Hicham Mandari est impliqué – a été une aide providentielle pour envoyer le racketteur du roi en prison et, par la même occasion, l’assécher financièrement par le blocage de ses comptes.

En août 1999, dans le cadre des poursuites engagées contre les faussaires de dinars bahreïnis, Mandari est arrêté aux Etats-Unis. Débute alors, pour lui, la période la plus noire de sa longue épreuve de force avec le trône alaouite. Il va se ruiner en frais d’avocat, en honoraires pour un détective privé, et finira « essoré » par des « amis » qui lui proposent une aide dont il pense ne pas pouvoir se passer. Il restera presque trois ans enfermé dans une cellule de la prison fédérale de Miami, se battant pied à pied pour éviter ce qui aurait été la fin pour lui : son extradition au Maroc.

Dans ce combat inégal, il se trouve un allié, un autre courtisan tombé du carrosse royal, Ali Bourequat, l’un des trois frères à la double nationalité française et marocaine, qui, pour s’être également mêlés de secrets d’Etat et d’alcôve, avaient été emmurés pendant dix-huit ans dans le bagne-mouroir de Tazmamart. Après leur libération et leur arrivée en France, le 3 janvier 1992, les frères Bourequat, eux aussi, avaient « négocié » avec Hassan II leur silence et obtenu, chacun, 10 millions de francs qu’ils avaient encaissés dans une banque à Genève. Mais c’est son statut de réfugié politique aux Etats-Unis qui rend Ali Bourequat particulièrement précieux pour son compatriote aux abois. Car Ali Bourequat ne s’est pas vu octroyer cette protection, le 31 mars 1995, en raison du calvaire subi au Maroc, mais à la suite de menaces pesant sur lui… en France et dans lesquelles serait impliqué l’ancien ministre de l’intérieur Charles Pasqua !

En gagnant Ali Bourequat comme « témoin expert » à son procès, Mandari espère bâtir une défense contre son éventuelle extradition vers la France, antichambre d’un renvoi au Maroc, puisque Paris, à la différence de Washington, est lié par un traité d’entraide judiciaire avec Rabat. En effet, c’est la justice française qui a lancé le mandat d’arrêt international en vertu duquel, pour l’affaire des faux dinars, Hicham Mandari a été placé sous écrou extraditionnel.

Jamais le pouvoir chérifien n’aura été aussi près de faire rendre gorge à Mandari que du temps de sa détention en Floride, entre 1999 et 2002. Parce que ce qui est dur pour le prisonnier est à la limite du supportable pour sa femme Hayat et sa petite fille. Hayat vit à Miami sans papiers et presque sans argent, à la merci de la générosité occasionnelle de proches. Une fois par semaine, elle se rend à la prison – un trajet d’une heure et demie – pour soutenir le moral de son mari. Celui-ci payera mal en retour sa loyauté. Mais, en attendant, le couple fait face au pouvoir royal, qui pense avoir opté pour la bonne stratégie. L’affaire des faux dinars du Bahreïn lui permet, avec l’aide de la France, d’actionner le bras de la justice, sans parler de l’embarrassante effraction au palais de Rabat. Encore que ce transit par la France n’inspire rien qui vaille au roi. « En France, la justice et la presse ne sont plus tenues. On va avoir des problèmes », aurait-il maugréé, selon Driss Basri. C’était bien vu.

Hicham Mandari mènera grand train à Paris. Extradé par les Etats-Unis, en mai 2002, sous réserve que la France ne le livre pas au Maroc (un engagement – public – cependant jamais formellement acté dans le dossier d’instruction), l’homme qui veut faire chanter le roi du Maroc finit par être remis en liberté provisoire et retrouve sa marge de manœuvre, considérable à en juger les résultats : il roule dans des Mercedes 4 × 4 aux vitres fumées, précédé et suivi de ses propres motards, entouré de gardes du corps, avec oreillettes et lunettes noires… Il fait des Champs-Elysées son golden mile, s’installe à demeure dans des hôtels de luxe, distribuant des pourboires faramineux, entretenant toute une cour de Franco-Maghrébins et de Franco-Libanais, de « Tony », le loueur de limousines, à « Amina », qui coiffe et masse le seigneur de l’argent facile.

D’où lui viennent les sommes considérables qu’il dépense sans compter, entre autres en cadeaux encombrants pour des récipiendaires qui ne lui ont parfois rien demandé ou craignent les « services » qu’ils auront un jour à rendre à leur munificent bienfaiteur ? De son temps de missi dominici au palais chérifien, Hicham Mandari a gardé de lucratives relations, de sincères amitiés comme des liens plus interlopes, les deux n’étant d’ailleurs pas exclusifs.

C’est ce qu’illustre l’affaire des « faux dinars du Bahreïn ». Lié au prince héritier bahreïni de l’époque, entre-temps devenu roi dans son émirat, Mandari fréquente également un Zaïrois proche de la famille de feu le maréchal Mobutu, Richard Mwamaba, qui songe à une variante d’un tour de passe-passe inventé par l’ancien maître de Kinshasa. Celui-ci fit imprimer, à l’étranger, des « double séries » de sa monnaie non convertible, alimentant ainsi l’hyperinflation, mais, aussi, sa cour, son armée, ses services de sécurité tentaculaires.

Cette fois, l’idée consiste à imprimer, avec un mandat légal de l’autorité monétaire du Bahreïn, une monnaie convertible : de vrais-faux billets de 20 dinars, en de telles quantités que la mise en circulation devait s’opérer simultanément dans de nombreux pays, les « changeurs » obtenant une commission de 10 pour 100. Huit tonnes de coupures, dont chacune valait environ 50 euros, devaient faire l’affaire de beaucoup de monde, dont des chefs d’Etat… Mandari ne cherchait qu’à encaisser son « courtage », en plaçant, sous sa vraie identité, plusieurs millions de dinars dans des bureaux de change sur les Champs-Elysées et à Beyrouth. Mais c’est ainsi qu’il s’est fait ferrer dans un dossier qui ne devait être, pour lui, qu’une levée de fonds parmi d’autres.

« Il croyait qu’on pouvait tout acheter, que chacun d’entre nous avait un prix. » Anas Jazouli, demandeur d’asile en France, garde des souvenirs mitigés de son aventure au côté de Mandari. Marocain, ancien organisateur de concours de beauté, en délicatesse à la fois avec les islamistes et avec le pouvoir, il a monté en France l’Association des opposants marocains à l’étranger, qui recrute parmi les jeunes de la banlieue parisienne. « Vous avez besoin d’argent et moi de troupes », lui avait expliqué Mandari, avant de fonder avec lui et un pseudo-opposant vite approché par les services secrets du royaume, le Conseil national des Marocains libres (CNML). C’était en mai 2003, à peine un mois après le second attentat, sur le sol français, contre Mandari, atteint de trois balles, dont une avait failli toucher la moelle épinière.

Dans ce contexte, le CNML lui sert de sigle à apposer sur des communiqués incendiaires, lui confère une légitimité politique pour publier des interviews-chocs dans la presse espagnole et algérienne, parfois en rémunérant le journaliste. L’été 2003, pour narguer les dignitaires marocains sur leur plage préférée, des « militants » du CNML, une dizaine d’hommes recrutés pour l’occasion, exhibent, à Marbella, des T-shirts portant l’inscription « Le Maroc en danger ! Ensemble, réagissons ! ».

A la même période, en juin 2003, l’ultime lien qui amarrait Hicham Mandari à un bonheur autre que l’amour de l’argent et la haine du palais se brise : délaissée à Miami, abandonnée avec sa petite fille, Hayat négocie avec le pouvoir royal son retour au pays. Perdant ainsi son dernier centre de gravité, Hicham Mandari sort de l’orbite, plonge dans le vide. Il affirme désormais urbi et orbi être le fils de Hassan II et de sa favorite Farida Cherkaoui, et donc le frère de l’actuel souverain, Mohammed VI.

La dernière négociation entre l' »opposant » et le palais sera le bouquet final d’une mauvaise foi partagée. Surnommé dans son pays « le banquier du roi », Othman Benjelloun, président de la Banque marocaine du commerce extérieur et du Groupement professionnel des banques du Maroc, en même temps que patron du groupe de presse qui édite Le Matin du Sahara, le journal officiel du royaume, se déclare victime d’un « chantage » et porte plainte pour « extorsion de fonds » contre Mandari. Ce dernier prétend que son interlocuteur, en mission commandée pour le roi, a tenté de lui racheter ses fameux secrets, de le réduire au silence sous un épais matelas de billets.

Le fait est que les deux hommes ont déjeuné, le 11 septembre 2003, dans l’un des meilleurs restaurants de Paris. Le banquier a donné à l’ennemi public numéro un du Maroc d’abord 230 000 euros, puis, le lendemain, en l’emmenant dans son jet privé à Genève, 2 millions d’euros de plus, le tout en liquide. Ce n’est que sept jours plus tard, lors du rendez-vous pour un deuxième versement, qu’Othman Benjelloun fait intervenir la brigade de recherches et d’investigations financières, qui arrête Mandari dans un hôtel de la place Vendôme. Il y attend de se faire payer 2,2 millions d’euros supplémentaires par Othman Benjelloun. Celui-ci explique avoir accepté de payer pour préserver sa bonne réputation professionnelle qu’aurait menacé de salir le destinataire de ses fonds…

Mandari repart en prison. Remis en liberté provisoire en janvier 2004, il enfreint le contrôle judiciaire qui lui est imposé en voulant se rendre en Espagne, en voiture. Il est intercepté par la police près de Bordeaux, lors d’un contrôle de routine, auquel il tente de se soustraire en usurpant l’identité d’un membre de la famille royale marocaine. De nouveau incarcéré, il sortira seulement le 15 juillet de la maison d’arrêt de la Santé, à Paris. Il ne lui reste alors que vingt jours à vivre.

L’épilogue est digne d’un destin d’exception, même si Hicham Mandari ressemblait plutôt à une fleur du mal. « Il était comme une orchidée, opine l’un de ses amis, beau à regarder, mais enraciné dans la boue. » S’étant répandu en confidences sur de prochaines « révélations », il devait annoncer, à Marbella, l’ouverture d’une station de radio-télévision locale émettant en direction du Maroc. Dans un communiqué publié le 2 août, une association marocaine implantée sur la Costa del Sol avait d’ailleurs fait savoir qu’elle ne se laisserait pas embrigader dans ce énième chantage d’apparat. Deux jours plus tard, Mandari s’est écroulé dans le parking de Mijas.

Qui l’a tué ? L’un de ses anciens obligés cite, sans preuve, le nom de « son garde du corps russe », en fait un Caucasien qui lui aurait initialement servi de « protecteur » à la Santé, où Mandari a en effet été sévèrement tabassé par un codétenu, le 8 mai 2004. « Le Russe lui a été mis dans les pattes pour exécuter un contrat. » En admettant que cela soit vrai, qui a été le commanditaire du crime ? Toutes les pistes, aussi crapuleuses, restent ouvertes, même si l’on ne peut qu’être intrigué par un coup de pouce du sort qui a, peut-être, expédié de vie à trépas l’ex-courtisan transformé en « vengeur d’argent », selon l’heureuse expression d’un enquêteur espagnol. Le 27 juillet, Le Journal hebdomadaire, un magazine indépendant édité à Casablanca, a publié une interview fracassante de Mandari et plusieurs articles le concernant, tout un dossier titré – de façon prémonitoire – « Du méchouar à Marbella : l’énigme Mandari ». Y était annoncée, pour le 1er août, « une campagne de communication particulièrement nuisible pour le Maroc ». Mais, surtout, y étaient reproduits, en fac-similé, deux des chèques dérobés au palais de Rabat. Pour la première fois, après tant d’années de vaines menaces, une preuve matérielle du butin secret était ainsi jetée sur la place publique, qui plus est au Maroc. Cette fois, Hicham Mandari allait donc franchir la ligne rouge, commencer à « déstocker ». Tout le monde l’a pensé. Or Le Journal avait omis de préciser que ces fac-similés lui avaient été fournis non pas par Mandari, mais, depuis les Etats-Unis, par Ali Bourequat, auquel l’ancien détenu à Miami les avait confiés dans un moment de désespoir, quand il n’avait plus cru à sa bonne étoile…

Stephen Smith

 ARTICLE PARU DANS L’EDITION DU 07.09.04
SOURCE:
0000000000000000000000000000000000

histoireetsociete

10

Mercredi 10 septembre, le président russe Vladimir Poutine a allumé plusieurs cierges à la mémoire des défenseurs de la Novorossia dans l’église de la Sainte-Trinité à Moscou. Derrière ce geste pieux, nous faisons l’hypothèse qu’il y a le choix de Poutine d’affronter l’Occident non pas dans une vision de combat militaire, avec une course aux armements, mais bien la volonté de résister, parce qu’il a choisi d’incarner la patrie en danger face à un occident qui n’acceptera jamais une Russie indépendante et souveraine. La réunion de l’OTAN, l’escalade des  sanctions que rien ne justifie a déclenché la nécessité de la Résistance. (note de Danielle Bleitrach)

http://www.youtube.com/watch?v=E8FeW21ZYWI&feature=player_embedded

« J’ai allumé des cierges pour tous ceux qui ont souffert et donné leur vie en défendant les habitants de la Novorossia », a déclaré devant les journalistes le président russe.

Un message très fort puisqu’il s’agit de la première fois que Vladimir Poutine prononce publiquement le terme Novorossia depuis le…

Voir l’article original 604 mots de plus

civilwarineurope

imageL’Allemagne tape du poing sur la table. Elle n’en peut plus de l’immigration qui se déverse chez elle depuis l’Italie. Le nombre de demandeurs d’asile n’a jamais été aussi important depuis 1993.

Et pour y remédier l’Union Chrétienne-Sociale (CSU) en Bavière propose un programme en sept points qui comporte notamment la suspension provisoire des accords de Schengen et le rétablissement des frontières avec l’Autriche, comme l’a découvert le magazine allemand Spiegel Online.

Et le président de la CSU, Horst Seehofer, ne mâche pas ses mots dans une interview donnée dans le Bild. Il y reproche à l’Italie de violer ces mêmes accords en laissant les réfugiés rejoindre l’Autriche pour qu’ils puissent aller en Allemagne. Et de recommander «l’instauration de contrôles aux frontières pour mettre fin à cette entorse».

Ces déclarations coulent comme du miel dans les oreilles de certains politiciens en Suisse, à l’image de Toni Brunner, le président de…

Voir l’article original 35 mots de plus

Global News

DONETSK, Ukraine – Government and rebel forces have exchanged dozens of prisoners captured during fighting in Ukraine as part of a cease-fire agreement sealed earlier this month.

The transfer took place outside the main rebel stronghold of Donetsk early Friday under the watch of international observers.

President Petro Poroshenko says 36 Ukrainian servicemen were released after negotiations. He says a further 21 soldiers were freed the day before.

Ukrainian forces handed over 31 rebels detained over the course of the five-month conflict.

Hundreds of prisoners are believed to be held by both sides, although no firm figure has been provided by either.

A cease-fire between separatists and the Ukrainian military took effect last Friday but has already been serially violated. Shortly after the prisoner exchange, a volley of rocket fire was heard from central Donetsk.

Voir l’article original


%d blogueurs aiment cette page :