Limogeage du Général Bertrand Soubelet : la vérité n'est pas la déloyautéBruno Beschizza, Secrétaire National de l’UMP, dénonce le limogeage dont est victime le Général Bertrand Soubelet, n°3 de la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN). Ce limogeage fait suite à son intervention le 18 décembre 2013, devant la commission parlementaire de lutte contre l’insécurité où il avait déclaré que « les gendarmes sont inquiets car on prend plus soin des auteurs que des victimes», en précisant qu’en 2013 il y a eu une hausse de 4% de personnes mises en cause par ses services tandis que le nombre de placements sous écrou avait dans le même temps diminué de 33%. ( Le dernier édito de Philippe Bilger: le Conseil constitutionnel, la promotion-sanction du général Bertrand Soubelet.)

Comme promis lors de son allocution du 7 janvier 2014 où Manuel Valls avait affirmé lors des Vœux à la Gendarmerie qu’il « ne tolérerait aucun manquement » à la ligne de conduite qu’il avait fixé en référence aux propos du Général Bertrand Soubelet, Manuel Valls par cette décision adresse une menace claire à l’ensemble des hauts fonctionnaires du Ministère de l’Intérieur.

Pour Bruno Beschizza, ce limogeage est inquiétant : qu’aurait dû faire le Général Bertrand Soubelet pour ne pas être sanctionné ? Mentir à la représentation nationale ? Aussi, par cette décision, le Gouvernement prend une lourde responsabilité, celle d’assimiler la vérité à de la déloyauté pour l’ensemble des fonctionnaires amenés à s’exprimer publiquement.

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Départ du n°3 de la gendarmerie

    • Par lefigaro.fr avec AFP
    • Mis à jour le 30/07/2014 à 23:07
    • Publié le 30/07/2014 à 23:06

Le général Bertrand Soubelet, n°3 de la gendarmerie, qui avait exprimé de fortes réserves sur la politique pénale du gouvernement, a été remplacé à ce poste, aujourd’hui en Conseil des ministres. Selon le compte rendu du Conseil, sur proposition du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, le général Michel Pattin a été nommé directeur des opérations et de l’emploi à la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), où il sera numéro 3.

Il succède à Bertrand Soubelet qui, le 18 décembre 2013, avait exprimé de fortes réserves sur la politique pénale face aux délinquants, relevant notamment le nombre de remises en liberté. Ses propos, tenus devant la commission de « lutte contre l’insécurité » présidée par le député socialiste Jean-Pierre Blazy et révélés le 6 janvier par l’AFP, avaient surpris. Il s’était attiré les foudres de sa hiérarchie et du ministre de l’Intérieur Manuel Valls, mais avait gagné la sympathie de nombreux gendarmes de base saluant, sur les réseaux sociaux, le « général courage ».

Denis Favier, le DGGN, avait dû diffuser en février, via Twitter, une mise au point afin de calmer les esprits, expliquant que « l’intention du général Soubelet n’était pas de mettre en cause la politique pénale ni de critiquer l’institution judiciaire, mais de souligner les difficultés rencontrées au quotidien par les unités dans la lutte contre la délinquance ». Le général Soubelet, a-t-on appris à Beauvau, doit prendre le commandement de la gendarmerie Outremer, un poste qualifié de « prestigieux » et « de confiance ».

Vice-président de la commission parlementaire devant laquelle le général s’était exprimé, le député UMP de Paris Philippe Goujon a déclaré « se poser la question de (son propre) maintien » au sein de cette instance. « On a censuré un général qui a dit la vérité, c’est de la censure! » a-t-il tonné. « On entrave le travail d’information des parlementaires », a-t-il ajouté, en raillant par ailleurs le « placard » du général Soubelet.

Toujours selon le compte rendu du Conseil et sur proposition du ministre de l’Intérieur, David Skuli, qui était le directeur de cabinet du directeur général de la police nationale (DGPN) depuis 2012, a été nommé directeur central de la police aux frontières (PAF) à la tête de quelque 10.000 policiers en charge de la surveillance des frontières et de l’immigration. Il y remplace Frédéric Perrin, qui est élevé au rang d’inspecteur général de l’administration.

Perrin avait été nommé à la PAF en 2009. C’est un proche de l’ancien DGPN Frédéric Péchenard, un homme de confiance de l’ancien président Nicolas Sarkozy limogé à l’arrivée de la gauche au pouvoir. M. Perrin était, selon des sources policières, l’un des rares policiers réputés « sarkozystes » à être resté à son poste.

SOURCE: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/07/30/97001-20140730FILWWW00418-depart-du-n3-de-la-gendarmerie.php

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