THIBIRINE
Par Salima Tlemçani
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le 24.07.14

Après une longue attente, le juge du pôle pénal spécialisé d’Alger, chargé de l’enquête sur l’assassinat des sept moines de Tibhirine, est autorisé à entendre, dans le cadre d’une commission rogatoire, deux anciens des services secrets français, à savoir Pierre Le Doaré, ancien chef d’antenne des services secrets français (DGSE) à Alger (1994-1996), et Jean-Charles Marchiani, ancien officier du même service et ex-préfet du Var.

Le premier avait reçu un émissaire du GIA dans les locaux de l’ambassade de France à Alger, qui lui avait remis une preuve de vie des religieux en captivité, et le second avait été chargé par le président français, Jaques Chirac, de mener des négociations avec les auteurs du rapt, mais le Premier ministre, Alain Juppé, y a mis fin, ce qui a provoqué, selon Marchiani, l’exécution des sept otages par le GIA. Selon des sources proches du dossier, le juge algérien chargé de cette enquête pourra se déplacer en France pour entendre les deux personnages sur le volet relatif aux tractations entre les services secrets français et le GIA.

Cette audition se fera par l’intermédiaire du juge français, Marc Trévidic, qui instruit l’affaire depuis 2007 et qui avait déjà entendu, en 2012, les deux anciens responsables sur le sujet. Leurs révélations, dont quelques-unes ont été publiées par la presse française, n’ont fait que confirmer ce que de nombreux terroristes repentis, élargis et détenus, ont déjà affirmé, entre 2004 et 2005, lorsque le tribunal de Médéa avait rouvert le dossier. Ils avaient fait état de négociations entre Djamel Zitouni, alors émir du GIA, et la France, pour la libération des moines, sans que les autorités algériennes n’en soient informées. Selon Fethi Boukabous, le bras droit de Zitouni, des tractations ont été menées dans le dos des services algériens et ont permis l’envoi d’un émissaire français au QG même du GIA.

Rejet des négociations

Le guide qui a accompagné ce dernier a révélé l’avoir escorté depuis le quartier des Eucalyptus, où il lui a été remis par Hocine Flicha, le chef de la katibat El Maout (phalange de la mort) du GIA, qui activait à Alger, jusqu’au fief de Zitouni.
Ces négociations n’ont finalement pas abouti pour des raisons qui restent encore floues. Pour Marchiani, c’est son….

pOUR LIRE/ http://www.elwatan.com/actualite/un-juge-algerien-autorise-a-entendre-deux-anciens-des-services-secrets-francais-24-07-2014-265665_109.php

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