Archives de 11 juin 2014

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Philippe Bilger au salon du livre 2014 de Cosne sur Loire

Chacun a ses références et chaque président de la République son modèle ou son inspirateur.

Pour François Hollande, on ne le sait que trop, son ambition est de gouverner sur les traces de François Mitterrand. Entre eux il y a toute la différence qui existe entre un génie controversé de la politique et un politicien roué et habile. Entre un artiste changeant le plomb en or et un malchanceux faisant tourner l’or en plomb.

Nicolas Sarkozy a tendance, depuis que la majorité du peuple l’a obligé à quitter le pouvoir, à se prendre pour de Gaulle et à simuler l’homme de devoir et de responsabilité prêt à se sacrifier pour la France puisque François Hollande serait « nul ».

Combien de fois ai-je frémi quand, lors de son ostensible retraite qu’apparemment il souhaite écourter, il nous a fait part, par amis interposés, de son accablement devant ce que les Français prétendait-il, attendaient de lui : son retour. A contrecoeur il se résoudrait à nous sauver en empêchant le pays de sombrer.

Cette usurpation intellectuelle et politique est une offense à ce que Charles de Gaulle a eu d’intègre, de remarquable et d’unique. Ses qualités étaient exceptionnelles, ses défauts également mais rien de médiocre chez lui. Il n’imitait personne puisqu’il était à imiter.

Cette dénonciation, qui hier serait apparue partisane, aujourd’hui bénéficie d’un coup de chance. Grâce à Jean-François Copé et à l’affaire Bygmalion, l’UMP semble s’être enfin réveillée. Nicolas Sarkozy a perdu douze points dans les sondages et son image de sauveur est ébréchée (Le Monde, Le Parisien).

Mieux même, selon une enquête Ifop pour Valeurs Actuelles, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé sont maintenant quasi à égalité auprès des sympathisants UMP et pour l’ensemble des Français, le second est crédité de 28% et le premier de 13% (Le Parisien).

C’est à cause de ce brutal changement de donne, et pour le contrer, que, comme par hasard, les amis de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux en tête, prétendent inéluctable et nécessaire l’accession de Nicolas Sarkozy à la présidence du parti. Et, bien sûr, sans primaire, comme si un ancien président vaincu devait bénéficier d’une prime face à ses concurrents d’avenir, quel que soit leur âge. Cette entreprise concertée ne trompera personne. Le procédé qui consiste à placer sur un pavois celui que le désir de renouveau et l’exigence morale contribuent à abaisser va faire long feu (lefigaro.fr).

L’inquiétude de Nicolas Sarkozy devant les retombées du financement de sa campagne de 2012 n’était donc pas feinte ; il sentait qu’il lui serait difficile de se dissocier de ceux appelés à payer pour ses fautes et de jouer l’innocence surprise face aux évidentes connexions entre JF Copé et lui et à l’accusation de Jérôme Lavrilleux soulignant que personne n’avait osé dire « stop » à Sarkozy et que l’UMP n’avait pour objectif que de protéger celui-ci (20 minutes, RMC).

Risque d’autant plus préoccupant que la flèche l’atteignant avait cette fois sa cible en plein coeur de l’UMP et des militants abusés.

Même Bernard Tapie, un spécialiste, qui éprouve « une grande admiration » pour Nicolas Sarkozy – cela me réjouit – , lui enjoint de ne pas revenir.

Mais ce dernier ne tiendra pas compte du conseil parce que jusque-là, les casseroles, avec d’éventuelles conséquences judiciaires, n’étaient pas susceptibles de dégrader la bienveillance que lui manifestait ce parti hermétique à l’éthique pour ce qui concernait son ex et peut-être futur champion.

Cependant, pour déplorer l’attitude de Nicolas Sarkozy en recours gaulliste, il y a bien plus, et qui démontre la validité paradoxale de ce point de vue : Nicolas Sarkozy a déçu bien davantage depuis que François Hollande l’a défait, avec l’aide de beaucoup de citoyens non socialistes mais lassés de son rival dans le paysage républicain. Ce n’est pas parce que François Hollande les a oubliés qu’ils ont envie de voir renaître ce passé rejeté.

Je ne parle pas du désir du président revanchard, dissimulé sous une indifférence fabriquée, de verrouiller la droite pour l’empêcher de lui échapper. Il fallait qu’elle ne changeât pas pour qu’il garde ses chances, sa place, son influence. Heureusement l’UMP s’est ébrouée, et certains de ses responsables avec elle. Tardivement certes, mais clairement. Pour un Hortefeux, un Guéant et une Morano qui n’ont rien appris et tout oublié, que d’impatiences, de réveils et de révoltes. Enfin !

Non, ce qui m’importe relève de ce que l’on pourrait qualifier de déontologie d’un président battu. A partir du moment où Nicolas Sarkozy ne s’est pas encore explicitement impliqué dans le débat public et les joutes politiques, je suis choqué par le rôle international qu’il s’assigne sans aucun mandat.

C’est une manière inélégante d’agir en mettant sa présence et son entregent dans les roues du pouvoir socialiste et dans les desseins de François Hollande. Un besoin de faire partie du jeu et d’exposer son je, contre toute décence. En devenant une sorte de trouble-politique internationale. Un messager mais de lui-même.

Qui peut penser que la seule passion amoureuse l’entraîne, comme une sorte d’imprésario ravi de son épouse à la voix certes à soutenir mais tout de même, vers tant d’autres pouvoirs ?

Que les chefs d’Etat le reçoivent en sa qualité d’ancien président est sans doute conforme à la politesse internationale mais Sarkozy manifeste un tel empressement à doubler ses voyages, en passant du dérisoire artistique au grave diplomatique, que le procédé à la longue devient caricatural.

A l’évidence il s’agit de refuser de faire de la figuration. Peut-on croire qu’avec son caractère, son engagement, il ait parlé avec Poutine favorablement de François Hollande et de la diplomatie de la France ?

Avec cette personnalité dont le classicisme n’a jamais été le fort et que Poutine a finalement manipulée avec la Géorgie, on espère que toute obligation de réserve n’a pas été répudiée. Je n’ose imaginer des échanges risquant d’être fondés sur une complicité acerbe, ironique et déplacée à l’encontre de notre président.

Imagine-t-on un Charles de Gaulle rendu à ses pénates à l’issue d’une défaite présidentielle se livrer à cette tournée pour continuer à troubler et à énerver ? Pour faire acte de présence tout de même ?

Imagine-t-on Valéry Giscard d’Estaing, dont l’humilité n’était pas le trait principal, pousser pourtant le ridicule, après 1981, jusqu’à damer officieusement le pion à un Mitterrand en charge officielle des responsabilités de la France ?

François Hollande est trop aimable. Il devrait monter sur ses grands chevaux pour dénoncer le comportement de Nicolas Sarkozy et ce maintien dans les lieux sans titre.

Et si sans cesse on doit revenir à lui, c’est parce qu’il nous menace sans cesse de son retour ! Il serait vain de lui rappeler que, pour d’autres que lui, un lien rompu avec la France et les Français n’était pas guérissable.

Et j’ai donc le droit, à un niveau infiniment modeste, de me prendre pour un Victor Hugo minuscule en mettant en garde contre de Gaulle le petit !

Philippe Bilger

http://www.philippebilger.com/

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Dominique_HGardée à vue !

Dominique Henry à sa sortie de garde à vue

9H30. Je suis placée en garde à vue. Interrogatoire : qu’est-ce que je faisais là ? Dans quel but ? Comment ? Etc, etc… Une seule réponse : le silence ! L’adjudant tape plein de choses sur son ordi, me réinterroge, retape… Vu mon refus de répondre, les questions se font plus rares.

12H. Je demande si j’ai le droit de manger, ce n’est visiblement pas prévu, j’ai quand même droit à une barquette réchauffée d’une bouillie indéfinissable. Pour les toilettes je suis accompagnée, porte ouverte, super !

13H. Transfert à Abbeville à un train d’enfer avec 3 gendarmes. J’aperçois quelques manifestants à l’arrivée de la gendarmerie, ça réchauffe le cœur. Je ne sais pas combien ont été arrêtés. L’interrogatoire recommence. On me dit que si je ne dis rien la garde à vue va durer. On me laisse mon sac pour l’instant, je peux dessiner entre les questions. Je peux voir mon avocat. Il m’explique que la garde à vue peut durer 24h. Je commence à comprendre que je dois m’armer de patience.

18H. On m’emmène à une confrontation avec un ouvrier du site qui a photographié quatre personnes en action. C’est comme ça qu’ils ont choisi.

19H30. Convocation devant le substitut du procureur qui me reproche dégradation et vol en réunion. Ma garde à vue est prolongée jusqu’à 9h30 le jeudi. On me transfère à Hallencourt pour la nuit. On m’ouvre la porte d’un « cachot » (comment appeler ça autrement ?) où je réalise que je vais devoir passer la nuit. Un sommier en béton, un « matelas » en plastique de 5 cm d’épaisseur, des couvertures de l’armée, un trou au fond pour les besoins (sans chasse d’eau). On me retire toutes mes affaires. On m’explique que je pourrais me suicider ; j’ai beau expliquer que je ne suis pas du tout suicidaire, que j’ai 4 enfants et 6 petits-enfants, rien n’y fait.

Quand la lourde porte se referme sur moi (combien de verrous ? 4 au moins) je suis sous le choc. Je ressens une telle inhumanité. J’aime écrire, lire, mais on ne me laisse rien. Je suis face à quatre murs sales et à un trou. J’ai quelques instants le sentiment que je ne suis plus rien. Il ne s’agit pas seulement de privation de liberté, c’est autre chose ; dans quel but agissent-ils ainsi ? Je pleure un bon coup puis je m’organise pour gérer mon temps : quelques mouvements de yoga pour que ce temps se déroule au mieux. Je réussis à dormir. Le lendemain matin je demande à faire ma toilette ; ce n’est visiblement pas prévu non plus, on me trouve deux lingettes minuscules. Pas d’eau.

Jeudi 29 mai
9h. Retransfert à Abbeville. Je comprends que la garde à vue est prolongée de 24h. Je suis blasée. Mais les manifestants sont là, je les entends et je les aperçois même par la fenêtre, ça fait vraiment chaud au cœur. Ils ne désarment pas. Je vois sur les journaux laissés sur le bureau que le porte-parole de la Conf a été arrêté en revenant pour nous soutenir (j’apprendrai plus tard comment il a été plaqué au sol par les gardes du corps de M. Le Foll et la violence de son arrestation). Les médias sont bien présents. Entre les questions je dessine : notre ferme, les champs, les vaches, chacune avec son nom et son caractère. Les militants me font porter des sandwichs, trop bien.

Puis c’est la douche froide : ils parlent de me remettre en cellule d’isolement. Je me jette sur la fenêtre et je hurle qu’on va m’enfermer. Les potes en-dessous font le bazar. Ils me ramènent dans ce cachot, je vois les militants postés à la grille. Courage ! 4 heures dans ce cachot, avec rien, enfermée par 2 gendarmes qui ont l’âge de mes enfants. On ne me laisse pas un gobelet d’eau sous prétexte que je pourrais le découper et l’avaler… ? Ils disent qu’ils ne sont pas psychologues, dommage. Je vais chanter, ma France de Ferrat, des chansons d’amour et de lutte, ça résonne pas si mal ; le temps passe.

Retransfert. Je demande à voir mon avocat qui m’annonce que je serai présentée au juge d’Amiens le lendemain. Le retour en cellule est une horreur. Je sais que ça ne durera pas, que ce n’est rien comparé à d’autres. Ma tête raisonne mais les larmes coulent toutes seules. Je réussis à gérer. Je m’endors mais un abruti me réveille en pleine nuit pour savoir si je vis toujours.

Vendredi 30 mai
Transfert à Amiens. Avant de partir j’offre à certains gendarmes mes dessins, ils ne paraissent pas insensibles. Je comprends qu’on va me menotter. Ils sont sur les dents. Départ donc menottée encadrée de trois gendarmes armés jusqu’aux dents avec des gilets pare-balles. On part en convoi, sirènes hurlantes, avec deux motards qui ouvrent la route, ils ont ordre de ne pas s’arrêter. Que doivent penser les personnes qu’on croise ? Que j’ai commis un infanticide ou découpé mon amant en morceaux ? J’essaie d’avoir de l’humour pour prendre du recul !

Arrivée à Amiens je vois mes potes et je lève les poignets dans leur direction ; on me tire à une telle allure dans le palais de justice que je manque tomber à terre. On attend les cinq dans des « cages ». Les gendarmes se marrent entre eux. Je chante !

Verdict : je suis placée sous contrôle judiciaire jusqu’au procès qui doit avoir lieu le 1er juillet avec interdiction de rencontrer mes « complices » sinon c’est la prison immédiatement m’a dit le juge. En clair on nous empêche de préparer notre défense ensemble. Ils ne connaissent pas (et n’aiment pas) l’action collective.

 

LIRE l’article sur:

http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=2647&PHPSESSID=id7k8ueac9ricvaf8c0bgr38c6

http://www.bastamag.net/Ferme-usine-des-Milles-Vaches

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Allain Jules

2BlueKiev veut le beurre, l’argent du beurre, et la crémière mais, refuse d’assumer ses choix. En effet, l’Ukraine a campé mercredi à Bruxelles sur son refus d’une proposition russe de ramener à 385 dollars le prix du millier de m3 de gaz, pourtant présentée par Moscou comme la dernière chance d’un accord sur le contentieux gazier bilatéral.

Voir l’article original 343 mots de plus

monsanto« Il y a une multinationale malfaisante dans le monde qui s’appelle Monsanto… il est vraiment troublant que les Etats-Unis tentent de la promouvoir… » a conclu Navarro, qui espère que les parlementaires salvadoriens ne céderont pas à une manipulation de la part des Etats-Unis.

Mes coups de coeur

par Sustainable Pulse

Ricardo Navarro, président du Centre pour les Technologies Appropriées (CESTA) du Salvador a exigé que l’ambassadrice des Etats-Unis au Salavador, Mari Carmen Aponte, cesse de faire pression sur le gouvernement du Salvador pour acheter des semences génétiquement modifiées de Monsanto plutôt que des semences non modifiées de fournisseurs locaux.

La suite sur : http://www.legrandsoir.info/chantage-des-etats-unis-sur-le-salvador-aide-financiere-contre-achat-de-semences-genetiquement-modifiees-de-monsanto.html

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laurent-fabius-s-endort-pendant-une-reunion-officielle_4916755par Philippe Bilger

On n’a pas cessé de faire un sort à une vidéo montrant notre ministre des Affaires étrangères piquer deux à trois fois du nez mais se redresser immédiatement. Cette manière de cibler Laurent Fabius est à la fois grotesque et injuste.

Elle manifeste plus l’éparpillement désinvolte et superficiel d’un monde que seules les petites choses passionnent qu’une information digne de ce nom. Les mêmes qui se gaussent auraient été bien incapables de soutenir le rythme infernal de ses voyages et de ses rencontres internationales.

Autant il est légitime de dénoncer les attitudes déshonorantes ou incompétentes, autant se repaître de certains gestes inévitables et en tout cas pas honteux révèle à quel point de bassesse médiatique et de voyeurisme médiocre on est tristement parvenu.

Je n’aurais sans doute pas songé à défendre ainsi notre ministre qui, dans ce gouvernement, n’a jamais pu, lui, être taxé d’amateurisme si je n’avais pas eu la chance d’être convié à un petit déjeuner où l’Ambassadeur de France en Tunisie François Gouyette intervenait à titre principal et répondait à des questions sur la situation d’un pays qu’il connaît mieux que personne.

Même si la prudence diplomatique de Laurent Fabius l’a parfois conduit, de l’avis du profane, à des positions trop balancées semblant plus la conséquence d’une expérience que d’une conviction prête à une expression plus incisive. L’équilibre et le quai d’Orsay, apparemment, ne font qu’un !

Il n’empêche que c’est déjà un bonheur d’entrer dans ce magnifique bâtiment de la République au sein duquel les nations viennent vers la France et où celle-ci se charge d’elles.

C’est aussi un soulagement, pour une fois, d’accéder à des lieux officiels sans être contraint de montrer patte blanche à chaque niveau intermédiaire au risque de finir totalement déshabillé au terme du périple ! Depuis des années on est soumis, certes pour des raisons de sécurité, à des contrôles si minutieux qu’on est heureux, enfin, d’entrer, de marcher et d’arriver avec des sourires accueillants tout au long.

Le propos de l’Ambassadeur de France fut en même temps lumineux, lucide, mesuré et brillant ce qui n’est pas donné à tout le monde, tant ce dernier éclat peut apparaître incompatible avec les qualités de mesure et de prudence que l’analyse de la réalité tunisienne d’aujourd’hui impose.

Pour ma part, j’ai tout particulièrement apprécié l’approche positive, sans optimisme béat, et l’analyse pointue, sur les plans sociologique, politique et démocratique, de l’évolution d’un pays que nous suivons avec une sorte de chaleureuse inquiétude, de fraternelle sollicitude, tant il est proche de nous. Et tant le prétendu printemps arabe a besoin de l’espérance qu’il représente et de l’embellie qu’il incarne. La Tunisie reste le seul rempart contre un pessimisme réaliste voire cynique, qui serait tenté de noyer les lenteurs et les difficultés inévitables d’une gestation et d’une renaissance dans une présomption d’inaptitude et de désordre structurels.

Aux esprits chagrins, j’ose répliquer que le jour s’est levé, que l’aurore est dépassée, que le temps des promesses est révolu mais que la Tunisie doit affronter avec maîtrise, vaillance et tolérance, aujourd’hui, le plein midi des actions et des réformes.

François Gouyette a également exposé son point de vue sur les deux sociétés civiles tunisiennes, l’une éclairée, moderniste, l’autre conservatrice, traditionnelle qui essaient de s’accorder et dont nous devons tenir compte, solidairement, dans notre perception.

A l’issue de ces échanges, je me suis dit que si le Français n’avait pas la tête internationale, c’était probablement parce qu’on lui avait toujours présenté les Affaires étrangères comme étrangères.

Quand de manière simple, sans pédanterie ni langue de bois, elles viennent nous parler de la Tunisie et de tant d’autres pays, notre familiarité devient entière.

Pour si peu de temps, nous devenons un citoyen du monde.

http://www.philippebilger.com/

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Résistance Inventerre

Bakchich infos – 10 juin 2014 –
Le 5 juin, pendant qu’elle bénéficiait de la mobilisation générale autour de l’anniversaire du débarquement en Normandie, BNP PARIBAS et ses copines européennes passaient aussi à la caisse à Francfort…
Le vaste mouvement de soutien de l’Etat à la BNP PARIBAS promise aux outrances de la justice américaine, nous aurait presque fait oublier celui inédit quoique plus discret que les cardinaux de la BCE réunis en conclave à Francfort le même jour, ont décidé de prodiguer à l’ensemble des banques européennes.
banksters-do-this-for-a-livingCocasse, la situation l’est indiscutablement : voir les dirigeants de la BCE avec l’assentiment des états qui applaudissent à tout rompre – y compris outre-Rhin – décréter que les principaux responsables de l’hécatombe économique qui sévit sur le vieux continent depuis 2008 sont les seuls capables d’y apporter remède est déjà historiquement troublant. Les doter qui plus est, de moyens financiers directs et…

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Résistance Inventerre

Selon Hillary Clinton, Nicolas Sarkozy aime les « potins »

L’ancien président français Nicolas Sarkozy aime les potins et commenter sans détour la personnalité des dirigeants étrangers, raconte dans son nouveau livre l’ex-chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton, selon un extrait diffusé lundi par le site américain Politico.
« La plupart des dirigeants étrangers sont plus calmes en privé qu’en public. Pas Sarkozy », écrit Hillary Clinton dans « Hard Choices », ses mémoires revenant sur ses quatre années passées à la tête du département d’Etat de 2009 à 2013 (« Le temps des décisions » en France), dont la publication aura lieu mardi aux Etats-Unis. Un journaliste de Politico a eu accès au livre et publié un extrait d’un paragraphe relatif à M. Sarkozy.
« Il racontait des potins, décrivait nonchalamment d’autres dirigeants étrangers comme fous ou infirmes; l’un d’eux était un « fou accro aux drogues »; un autre avait une armée « qui ne savait pas…

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Image

Les douanes françaises ont saisi 4,3 tonnes de Khat à Calais, ont-elles annoncé par communiqué mardi 10 juin. Il s’agit d’un record pour cette drogue (une plante euphorisante considérée comme un stupéfiant, ndlr) en France. Le butin est évalué à 4,3 millions d’euros.

La saisie a été réalisée le 28 mai dans la soirée, à l’occasion d’un contrôle de poids lourds au terminal Ferry. Les stupéfiants se trouvaient dans un camion immatriculé aux Pays-Bas et en provenance de Grande-Bretagne.

+ sur le même sujet

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DOUANE

Les narcotrafiquants manquent d’imaginations!

Le camion de déménagement, c’est du grand classique totalement usé!

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Kana Cleaner

300 kg de cannabis saisis dans un camion de déménagement au péage de Toulouse-SudToute l'info sur le cannabis thérapeutique , éliminer le thc , le sativex

295 kg d?herbe cannabis ont été saisis par la douane toulousaine le 16 avril au péage de Toulouse-Sud. La drogue était dissimulée dans un camion de déménagement en provenance de Majorque (Espagne) et à destination du Royaume-Uni.

La valeur de cette saisie est estimée à plus de 2 3 millions d?euros sur le marché illicite ont indiqué les douanes dans un communiqué. La découverte a été rendue possible grâce au flair d?un chien de la brigade de Frouzins qui a immédiatement marqué l?arrête une fois monté dans la remorque du camion de déménagement qui contenait effectivement des meubles et deux véhicules.

Le chauffeur un Britannique âgé d?une quarantaine d?années a été mis en examen et placé en détention dans le cadre d?une information judiciaire ouverte à Toulouse.

En 2013 la douane française a saisi 84 tonnes de cannabis dont 1 9 tonne d?herbe.

Regarder l?article entier : 300 kg de…

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Rétropolitain

haschichins

…Quand le cannabis se consommait à la petite cuiller

Que vous dire du hachich que vous ne sachiez déjà ? Peu de choses, certainement… Toutefois peut-être ignoriez-vous qu’à une certaine époque et dans certains lieux, cette substance était considérée comme un outil de travail ?

Le XIXème siècle littéraire et ses appétits exotiques avaient redécouvert l’Orient, important ses couleurs mais aussi ses produits, jusqu’aux plus récréatifs : ainsi, artistes, savants -véritables ou proclamés-, et personnalités en vogue découvrirent-ils les effets du haschisch, colorant quelque peu notre monarchie de juillet de leurs délires, certes confidentiels, mais tout à fait savoureux.

Le bon docteur Moreau

En 1844, institutionnalisant une pratique certainement courante dans les milieux précédemment évoqués, le docteur Jacques-Joseph Moreau, revenu d’un long voyage en Asie Mineure, décida d’étudier très sérieusement les effets du cannabis sur la psyché humaine. Le brave médecin en consommait lui même régulièrement afin d’illustrer sa conception…

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civilwarineurope

imageLes rebelles prorusses ont attaqué mardi l’aéroport de Lougansk, dans l’est de l’Ukraine, jusqu’à présent contrôlé par les forces loyales à Kiev, a indiqué a l’AFP un militaire ukrainien sur place.

«Nous avons été attaqués au mortier et a l’arme automatique. Les rebelles ont concentré des forces autour de l’aéroport. Nous attendons des renforts» a déclaré par téléphone un parachutiste de l’unité qui assure la défense de l’aéroport de cette ville, devenue un bastion des séparatistes prorusses.

Les milices d’auto-défense qui ont pris position autour de l’aéroport de Lougansk, après avoir fait usage de lance-grenades et de mortiers sur les troupes de Kiev, ont proposé une issue honorable à leurs adversaires.

Le chef de la République auto-proclamée populaire de Lougansk Valeri Bolotov a offert aux 2 000 combattants de la Garde nationale, retranchés sur ce site avec de nombreux véhicules blindés, la liberté en échange de leur reddition.

Une sortie…

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Collectif Alternative Libertaire Bruxelles

10452327_698528110203443_4684212221822679339_nDepuis le 5 juin, les salarié-es du Métro de São Paulo sont en grève reconductible. Cette grève s’insère dans de puissants mouvements sociaux qui touchent tout le Brésil depuis des mois.

Les énormes sommes d’argent dépensées par les pouvoirs publics brésiliens pour satisfaire les demandes de la FIFA et des multinationales qui s’en mettent plein les poches à l’occasion de la Coupe du monde de football tranchent avec la pauvreté, la précarité, l’exclusion, qui demeure le lot quotidien de millions d’habitant-es de ce pays.

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civilwarineurope

imageLes partisans de la fédéralisation ont établi leur contrôle sur une partie de la frontière entre l’Ukraine et la Russie dans la région de Donetsk, annonce mercredi le service de presse de l’administration provinciale de Donetsk.

Kiev compte boucler complètement la frontière avec la Russie à l’est, a auparavant annoncé le conseiller du ministre de l’Intérieur Anton Guerachtchenko. Selon les autorités ukrainiennes, des hommes armés pénètrent sur le territoire ukrainien depuis la Russie, information démentie côté russe. « A Dmitrovka, la République populaire de Donetsk contrôle la situation à la frontière. Le bâtiment de la poste a été occupé. Les insurgés se déploient dans les maisons, les autorités locales ont été priées de fournir le plan du cadastre », indique le communiqué de l’administration.

Selon cette même source, des combats autour des points frontaliers ont lieu dans le district de Charkhtersk. En outre, l’armée ukrainienne a repris sous son contrôle le point…

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